Battlehill Bunnahabhain 9 ans

53% alc./vol.

Patrick 83%
Mouin. Disons que les embouteillages que j’ai goûté venant de la distillerie étaient en général pas mal meilleurs que ça. Bref, c’est bon, mais je vais continuer d’investir sur les embouteillages réguliers. Nez : Orge maltée, un peu de bois et des fruits exotiques. Pas le parfum auquel je m’attendais. Bouche : Le new make n’est pas loin, mais on a tout de même des saveurs boisées, une touche discrète de fumée, des épices et des fleurs. Finale : D’une longueur moyenne pour un whisky à 53% d’alcool, et très boisée.

Martin 81%
Nez: Fruits tropicaux et sucre doré. Bois sec et céréales. On est un peu à l’écart du parfum traditionnel de Bunna. La tourbe est presque inexistante. Du moins bien cachée sous la jeunesse de cet embouteillage. Bouche: Sucre, new make, menthe, épices, bois vert. Je ne suis pas très excité, même à ce taux d’alcool. Finale: Le dit degré d’alcool parvient à soutenir les saveurs pour un parcours moins long qu’espéré. Légère cannelle, poivre, chêne vert, céréales et déception. Équilibre: J’avais il faut croire de trop grandes attentes envers ce dram. Comme quoi il faut parfois laisser aux experts de la distillerie le soin de mettre en marché leurs propres trucs.

Shieldaig Speyside 18 ans

40% alc./vol.

André 77%
Vite comme ça, le nez pourrait inspirer un Aberlour 10 pour le style disons. Confiture de petits fruits, cerises poudreuses, poudre de bubblegum, oranges, bois brûlé caramélisé, toffee, une touche d’agrumes aussi en background. Si le nez était agréable sans être exceptionnel, la bouche elle est vraiment très ordinaire. Aucune structure définie, aucun support aux saveurs, tout est fade et diffus comme une aquarelle diluée avec trop d’eau. Les saveurs sont presque muettes et aplanies. Un peu de sherry grandement dilué, notes de bruyère et de miel, tranches d’oranges cuites au four, pommes, caramel. Courte finale, légèrement boisée et épicée.

Patrick 84%
Un beau whisky savoureux, mais que j’aurais souhaité un peu plus intense. Nez : De beaux petits fruits sucrés, mariés agréablement avec du chêne. Bouche : Chêne, un peu d’épices et de beaux fruits des champs. L’ensemble, quoique délicieux, manque un peu d’intensité à mon goût. Finale : D’une longueur moyenne, du bois et un peu de sucre.

Kingsbarns Dream to Dram

46% alc./vol.
Nouvelle distillerie des Lowlands crée en 2015 commercialise sont tout premier single malt distillé en 2015 mis en bouteille en 2018. »Dream to Dram » (un rêve de whisky) expression élaborée en assemblant des whiskies élevés dans deux types de fûts.Tout d’abord des fûts de bourbon en premier remplissage de la Heaven Hill Kentucky Distillery à 90% ainsi que des barriques STR poncées, toastées et re-bousinées pour 10%. Cette parution est la première édition du Single Malt de la Distillerie Kingsbarns.

André 82%
Poires, ananas, bananes, abricots, une touche d’herbe verte mouillée et des grains de céréales séchées trempées dans le miel et nappées d’une crème fouettée à la vanille. La bouche est sucrée et fruitée, douce mais avec une fine touche de gingembre. Notes de miel, vanille, poires, ananas, citron, melon au miel, oranges, pommes vertes et herbe, gâteau aux bananes qui a légèrement cramé au four. La texture de bouche est un peu flat et manque de profondeur mais ce whisky démontre une incroyable maturation pour seulement 3 ans de maturation. La finale est bien pointue, effilée par les épices dont le poivre, la cannelle et le gingembre. Grosse différence entre la douceur de la bouche et la finale généreusement épicée.

Patrick 85%
Un whisky riche et intense, qui est assez original pour être intéressant. Nez : Un mélange de fruits tropicaux, d’herbes et de vanille subtile. Bouche : Toujours les fruits tropicaux et l’herbe, mais avec ici une bonne dose de bois épicé et une touche de caramel. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois épicé et par une bonne dose de gingembre.

Martin 85.5%
Nez: Foin séché et fruits tropicaux. Malt et miel, touche de crème anglaise. Vanille et bois. Assez straightforward et simple, mais au moins on évite d’autres tendances des Lowlands qui ont moins bonne réputation. Bouche: Herbe, fruits tropicaux, ananas et touche de menthe. Bois, poivre blanc, touche de cannelle et de mangue. Crème onctueuse sur le tout. Finale: Longue, chaude et épicée. Notes de gingembre, de bois et de miel. En bouche tout se passait bien, mais si vous n’êtes pas prêts pour l’intensité de la finale, vous risquez la surprise. Équilibre: Somme toute c’est un whisky qui me réconcilie avec les Lowlands. Saveurs bien franches et agréables, avec une intensité qui n’est pas toujours maîtrisée à toutes les étapes, mais bon. J’haïs pas ça.

Bladnoch 10 ans

46.7% alc./vol.

André 84%
Fruits à chair, agrumes, ananas, poires, melon au miel, miel, vanille, une touche herbeuse. Très simple, bien construit mais hyper simple. Avec un taux d’alcool de près de 48%, je m’attendais à quelque chose de plus franc que le rendu très lisse qui est livré. Alternant entre le miel et la vanille, les fruits tropicaux et les notes de jus de citron, crème pâtissière. On a un amalgame de poires, d’oranges, d’ananas ainsi qu’une touche de coconut et d’herbe mouillée aussi. La finale est courte, une pincée de gingembre et des fruits à chair sur une conclusion de bois séché et vanillé.

Patrick 87%
Un whisky qui m’a laissé sur mon appétit la première fois que j’y ai goûté. Mais à chaque fois que j’y reviens, il semble s’améliorer. Un whisky avec lequel il faut être patient. Nez : Un beau parfum d’agrumes recouverts de sucre blanc et de gelée aux pommes. Bouche : Sucré, avec des pommes, du caramel, des épices discrètes et quelques agrumes. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices, du gingembre en particulier.

Martin 81%
Nez: Agrumes, prosciutto tranché mince, miel, poires et sucre blanc granulé. Mijoté de pommes et de caramel, touche de bois sec. Bouche: Sucre blanc, pommes et poires, quelques agrumes, touche de gingembre frais. Herbe séchée et bois grillé. Finale: Épicée comme il le faut, mais la longueur nous laisse sur notre appétit. Retour du bois et du gingembre, avec quelques notes d’agrumes. Équilibre: Pas méchant, mais il y a qui plane au-dessus de tout une sorte de céréale un peu pourrie que justement pourrit tout autant le reste de l’expérience. Je ne sais pas, c’est peut-être juste moi qui accroche.

Johnnie Walker Blender’s Batch – Red Rye Finish

40% alc./vol.
Experiment #1

Martin 81%
Nez: Grain original Johnnie, avec une touche de rye bien épicé, voire même du concombre. Vanille et pommes mijotées. Muscade et fond de pêche trempée dans le miel. Pas bête du tout. Bouche: Vanille, seigle et épices. Bien sucré, touche de caramel chauffé et petits fruits. Pommes rouges un peu molles. Chêne et choco-noisettes. Finale: Poivrée, boisée et fumée, elle rappelle les meilleurs atouts d’un blended scotch et d’un whisky canadien de semaine. C’est un peu le but visé selon moi. Équilibre: Une autre expérience écono-audacieuse pour JW. Juste pour le prix je crois que ça vaut la peine d’être au moins essayé. Ne serait-ce pour meubler la conversation.

Gordon Graham’s Black Bottle 10 ans

40% alc./vol.

André 82%
Tarte aux pommes et coulis de caramel parfumé au feu de tourbe, miel, on perçoit l’Influence de l’Ile assez rapidement mais sans haute voltige. Background de fruits rouges, cerises et cœur de pommes, une touche de cannelle. La bouche manque de texture et la dilution se fait sentir. Belles notes de tourbe poivrée, miel et vanille et une sensation de cendre refroidie qui colle sur les dents, ça ressemble aussi à de la poussière de calcaire, quelque chose de rocheux. Épices bien présentes mais on a délesté une bonne partie des fruits rouges au passage. La finale est très poivrée et tourbée, d’une longueur étonnante.

Patrick 89%
Un superbe scotch. Quelques degrés d’alcool de plus, et ça serait une bête de compétition. Nez : De la délicieuse fumée de tourbe, avec du chêne, de la cassonade, des pommes, du miel et une touche de fleurs. Bouche : De la fumée de tourbe, du bois, des pommes, de la banane et des poires et un peu de sucre brun. La texture est un peu aqueuse, mais c’est autrement délicieux. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la belle fumée de tourbe aromatique.

Martin 85.5%
Nez: Miel et malt, quelques belles notes de fumée. Pommes, fleurs et caramel. Léger cuir. Fond de chêne, très bel assemblage. Bouche: Céréales tourbées et salées. Épices et grain. Belle chaleur, texture quand même solide pour un blend de classe moyenne. Quelques fruits lointains. Finale: Assez courte, mais les saveurs sont bien au rendez-vous, sans toutefois parler plus fort que les autres. Poivre rose, bois de chêne, grain et miel dilué. Équilibre: Quand même un très beau caractère, des beaux piliers d’Islay pour supporter une expérience qui vaut amplement son 50$ la bouteille.

Grangestone 12 ans

40% alc./vol.
Highland Single Malt Scotch Whisky

André 78%
Oranges poudreuses et sherry, petits fruits sauvages, pommes, poudre sucrée des gommes Bazooka. Agréable mais pas complexe. Texture pauvre en bouche, très axée sur les notes de bois sec et bien épicées, gingembre, cannelle, orange, sherry. Saveurs délavées et fades, vanille et un rendu au final qui tire presque de la menthe poivrée. Finale tannique, fruits sauvages.

Patrick 84%
Un bon whisky, et surtout un beau rapport qualité prix. On y retrouve l’intensité des saveurs typique d’un single malt, ainsi que la complexité d’un bon blend. Nez : Beau parfum de malt écossais, avec des fruits murs, du chêne, des fleurs, de la vanille et une pointe de fumée de tourbe très discrète, mais agréable. Bouche : Savoureux, avec du chêne brûlé, des fleurs, des fruits, du malt, des épices et toujours cette discrète fumée de tourbe. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et subtilement fumée.

Martin 79%
Nez: Jus d’orange Tang, chêne et poignée de fruits avec une touche de sucre en poudre. Un peu de malt, un peu de gomme balloune. Vanille, fleurs et légère pointe de poivre. Bouche: Poivre et chêne sec. Vanille diluée, orange et herbe. La texture est extrêmement décevante. Finale: Une relativement belle intensité, mais qui s’évapore ultra-rapidement. Sherry, bois, poivre et fruits des champs, le tout qui devient de plus en plus fade en quelques secondes. Équilibre: On pourrait faire mieux, bien mieux. Ce n’est pas vraiment mauvais, mais ça me fait tout de même verser une larme pour le temps que j’y ai perdu.

Bruichladdich Port Charlotte PC9 An Ataireachd Ard

59.2% alc./vol.
Édition limitée de 6000 bouteilles, distillée en 2002, embouteillée en 2011. Tout comme son nom l’indique, le PC9 est âgé de 9 ans et est le fruit d’un asemblage de single malts ayant maturé séparément en fût de xérès et de bourbon.

André 89%
Pas vraiment ce que je m’attendais. Parsemé de fruits rouges déséchés (prunes?) sur un tapis de sel de mer et de sable de plage mouillé près d’un feu brûlant des mottes de tourbe encore humide. Ode à la mer et ses éléments; algues, pierre, sel marin, citron festif. Beaucoup de céréales maltées et séchées au feu de tourbe en bouche, notes de poivre, de jambon fumé et café au bodum, de sherry aussi entremêlé de prunes et de vieilles cerises. Varech, sel de mer et pierre mouillée à l’eau de mer séchée au soleil, huile à moteur de bateau. Le whisky gagne beaucoup à respirer afin d’extirper ses notes d’alcool et laiser cours aux saveurs et arômes. Un peu franc tout de même en bouche, en pleine gueule comme on dit. Aux gorgées subséquentes, grosses notes de cendre de foyer froid et de poivre noir broyé. Longue finale, tannique et franche, tourbée et (très) indéniablement maritime.

Patrick 92%
Oh que c’est bon ça. Riche, intense, savoureux et superbement bâti. C’est tout ce qu’on peut désirer d’un scotch d’Islay. Nez : Fumée de tourbe avec du sel et des algues. Bouche : De la belle fumée de tourbe huileuse, salée, un peu de bois brûlé et une touche fruitée très discrète. Finale : D’une très belle longueur, marquée par la tourbe et l’huile.

Old Perth Cask Strength Bottling No.2 Limited Edition

62.3% alc./vol.
Bourbon barrels matured, affinage en ex-red wine cask.

André 80%
Pelures de pommes rouges, cannelle, vanille, toffee. Assez linéaire comme palette aromatique et très axé sur les céréales séchées. Le nez est agressif et franc malgré les notes crémeuses de beurre baratté. En bouche, j’ai des notes de gâteau des anges aux fraises, de chocolat blanc, de céréales séchées, vanille, beurre, les pelures de pommes, miel. Si vous prenez le temps afin de laisser l’alcool s’évaporer, vous verrez les notes de fraises et de pommes prendre beaucoup d’importance. Agréable texture, belle rondeur cassée par l’alcool et les fortes épices. Fruits rouges en finale, beaucoup de cannelle et de clou de girofle et une rétro-olfaction sur les fruits rouges.

Glenmorangie The Quinta Ruban 14 ans

46% alc./vol.

André 85%
Truffes fourrées de chocolat, tarte aux fruits tout juste sortie du four, oranges, gros raisins mauves frais, une touche de gingembre et d’agrumes, fruits secs, une trace de citron aussi. En bouche, la qualité et la justesse indéniable de Glenmorangie, hyper onctueux et soyeux. Cerises, oranges, prunes, raisins secs, abricots, chocolat au lait. Longue finale plus aiguisée par les épices surprendra un peu, auquel s’ajoutent des notes de poivre noir broyées, de bois de chêne sec et de gingembre. Personnellement, je trouve que cela débalance un peu trop la finale du reste des étapes de la dégustation. Le nez prometteur et une finale un peu trop abrupte. Je reste sur ma faim versus la version de 12 ans d’âge.

Patrick 88%
Nez : Un agréable parfum où se mélangent des oranges de Séville, du chèvrefeuille, du chocolat noir ainsi qu’une pincée de muscade. Bouche : Porté par une belle texture en bouche, l’ensemble est très chaleureux et épicé. J’y retrouve donc de la muscade et de la cannelle, mais aussi du chocolat noir, du chêne craquant, de la rose, des oranges de Séville et de discrets fruits des champs.

Martin 89%
Nez: Réglisse, vin rouge et raisin sec. Bois, cuir et caramel. Malt grillé, chocolat au lait et touche de poivre. On a affaire à quelque chose de sérieux ici. Bouche: Somptueuse texture dans laquelle on reconnait bien l’échine de la distillerie. Porto, poivre, dattes, chêne et cacao. Oranges et cigares. La force de l’alcool est adéquate. Finale: Astringente sur les bords, on perd un peu de sucre épicé au profit des tannins qui sont légèrement surpuissants. Équilibre: Un excellent choix, même si sa finale qui manque de finesse sucrée m’empêchent de lui donner dans les 90.