SMWS 10.106 Bunnahabhain 10 ans

60.1% alc./vol.
Salted lemon sherbet – Distillé le 6 octobre 2006 – 198 bouteilles

André 90%
Incroyablement doux au nez avec un taux d’alcool si puissant. Vague de citron maritime, sucre à glacer, caramel salé, raisins secs, vanille. Si le nez se laisse autant approcher que les tigres exposés dans les cages au Festivent, en bouche, ça fesse solide avec le taux d’alcool décoiffant… Mais quel équilibre et les saveurs réussissent à s’exprimer librement sans trop d’entraves; beau mélange de miel et de vanille, de raisins secs, prunes, gâteau aux fruits, d’épices et de bois sec, gâteau au citron. Longue finale épicée et alcoolisée, fraiche sur les fruits tropicaux et la boisson au citron.

Patrick 89%
Un des whiskys les plus intense en agrumes que j’aie goûté. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’aime bien! Nez : Agrumes, biscuits sablés avec une touche de jus de citron et de pomme verte. Bouche : Agrumes très intenses, zeste de citron, bois frais, caramel salé, miel et une touche de thé noir. Finale : D’une belle longueur, et fumée avec brio, et une belle dose de zeste de citron.

Caol Ila 18 ans unpeated (Edition 2017)

59.8% alc./vol.
Distillé à Caol Ila, l’une des huit distilleries en activité sur Islay, ce single malt embouteillé au degré naturel est la douzième édition limitée de Caol Ila non tourbé. Issu d’une cuvée produite une fois par an, à partir de malt non tourbé, destiné aux blends de type “Highland”. Distillée en 1998, c’est le plus ancien compte d’âge de Caol Ila dans cette gamme. Vieilli en hogshead de chêne américain de second remplissage.

André 85%
Nez: Poires, citrus, ananas, vanille, un peu de tourbe, maritime et costaud et très sur le bourbon cask. La bouche est franche, on ressent beaucoup les influences du fût de bourbon; agrumes, citron, poires pêches, grosse vanille, tarte aux pomme vertes cuite, un peu de sel de mer et de poivre noir. Petite touche de fumée, intrigante car c’est une version unpeated. Finale un peu trop edgy, agrumes et oranges, de bonne longueur avec une rétro-olfaction d’épices et de réglisse noire. Intéressant mais pas dans ma palette aromatique.

Patrick 87%
L’un des meilleurs « unpeated » de Caol Ila que j’aie eu. Ceci étant dit, je le recommande pour la curiosité, car dans le style de saveurs, j’y préfère un Glenmorangie Astar. Nez : Parfum très discret et léger, marqué par les céréales, un peu de vanille, des agrumes et un peu de sciure de bois. Bouche : Me donne l’impression de mordre dans une planche de bois franc bien séchée! Puis, la « planche » nous laisse des notes d’agrumes et de discrètes épices. Et de la fumée très très très subtile. Finale : Un peu courte et boisée.

Gordon & Macphail Caol Ila 10 ans – KWM 25th anniversary

58.6% alc./vol.
Distilled May 2007, Bottled July 2017, Ex-Refill Bourbon Cask #310229, 224 bottles

André 85%
Beau nez tourbé, étrangement tranquille et calme pour une édition de 10 ans d’âge version cask strength. Tourbe phénolique et médicinale, oranges, miel et vanille, fumée industrielle, clou de girofle et cannelle, vieux feu de foyer presque éteint, sel de mer. La bouche est franche malgré les saveurs de fruits tropicaux et les oranges. La conjonction tourbe et alcool aiguise un peu la bouche malgré les efforts de la vanille onctueuse. Agréable mélange de sel de mer et de tourbe phénolique un peu crasseuse, en gardant en arrière-plan ce souvenir de cendre refroidie dans la maisonnette sur le bord de la grève et la langue saupoudrée de grains de poivre moulu. Longue finale, poivrée et tourbée, phénolique à souhaits mais qui manque de nuance et de tonalité.

Samaroli Islay Blended Malt Scotch Whisky

43% alc./vol.
Cask #1883

Patrick 90%
Selon moi, je dirais une bonne dose d’Ardbeg, avec un soupçon de Laphroaig. À moins que ce ne soit du Octomore avec du Kilchoman? Peut-être du Caol Ila? En tout cas, si vous aimez les scotchs « traditionnels » d’Islay, vous ne serez pas déçus! Couleur : C’est la première fois que j’écris au sujet de la couleur, mais ce whisky est si pâle que malgré l’étiquette, j’ai validé en le sentant si c’était vraiment un whisky. Vous savez à quel point Ardbeg est pâle? C’est deux fois plus pâle ici! Nez : Parlant d’Ardbeg, c’est justement ce à quoi ça me fait penser. Tourbe maritime intense, goudron, agrumes subtiles, chêne sec et beau bouquet d’épices. Bouche : Tonne de fumée et d’épices, sel de mer, agrumes et touche de goudron. Bref, ce qu’on attend d’un « blended malt » d’Islay. Finale: D’une longueur moyenne, fumée et épicée.

Martin 83%
Nez: Tourbe affirmée et camphrée dès le départ. Herbe et citron. Cendre. Bouche: Herbeux et boisé. Orge et tourbe. Assemblage en bouche plutôt maladroit à mon avis. Le nez était plus prometteur. Finale: Moyenne, cendrée, tourbée, boisée et épicée. Équilibre: Un Islay qui n’est malheureusement pas à tout casser, à moins que le prix de la bouteille ne soit honnête.

Kilchoman 2 ans « Anticipation »

61.9% alc./vol.
Bourbon Cask, Distilled 13/12/206, Bottled 27/04/2009 Cask 358/2006. N’ayant pas atteint le 3 ans de maturation minimale, cette édition ne peut être appelée ‘’whisky’’. Une pièce rare de l’histoire de cette distillerie.

André 87%
Dès son jeune âge et malgré une approche de fermette un peu coupée à la hache, on est en mesure de voir le potentiel de ce whisky. Le nez est strong, la tourbe féline et racée, fortes notes d’agrumes et de citron, de poires dans leur jus, de sel de mer parcellant des embruns maritimes, melon au miel ainsi qu’une texture au nez un peu ‘’papier sablé 400’’ rugueux, tu ressens que le whisky est bien jeune dans l’approche un peu maladroite et franche. L’arrive en bouche est soulignée par une baffe de tourbe phénolique que vient soulever le taux d’alcool respectable. La texture est tout de même huileuse, presque crémeuse, les saveurs de fruits sont les mêmes que celles détectées aux nez. Je perçois aussi des notes d’oranges et garnit cet arc-en-ciel fruité très intense que nuance des notes pointues de clou de girofle et de gingembre râpé. La finale est longue, un peu dépouillée car monopolisée en grande partie par les nuages de tourbe agricole et brute. Malgré son approche un peu maladroite et même brusque, cette édition offre une expérience de dégustation très agréable ainsi qu’une belle palette de saveurs. Une bouteille de collection et je suis conscient du privilège que j’ai eu de pouvoir y goûter (et regoûter…)… Merci à Emmett pour cette savoureuse expérience aux notes… historiques.

Kilchoman Summer 2010

46% alc./vol.
Cette édition de 3 ans d’âge était la 4eme parution de la distillerie.

André 88%
Nez minéral, maritime, antiseptique et tourbe phénolique, médicinal, fruits exotiques, agrumes et tarte aux citron. Quel whisky rafraichissant! La bouche est pleine d’agrumes, de fruits exotiques, la texture est crémeuse et vraiment huileuse, moelleuse à souhait. La tourbe est phénolique et camphrée, médicinale, ce qui accentue la sensation de fraicheur apportée par les fruits exotiques; poires, agrumes, nectarines, pommes vertes. J’adore! Finale souple et huileuse, la tourbe est plus gentille et les saveurs de fruits savoureux. Une belle présentation, juste et simple, rien d’extrême tant au niveau de l’alcool, des saveurs trop punchées ou de la tourbe coup de poing.

Patrick 86%
Kilchoman a démontré avec ses premiers embouteillages qu’il était possible de faire un scotch honorable en trois petites années. Impressionnant. Nez : Le parfum est plus évanescent que ce que les releases suivants de la distillerie nous ont présentés. Marqué par des arômes médicinaux, des agrumes, du sel et évidemment, de la fumée de tourbe. Bouche : La fumée et le sel sont ici beaucoup plus intenses, avec des fruits tropicaux, une bonne dose d’agrumes, du jus de pommes vertes et globalement un feeling très médicinal. Finale: D’une longueur moyenne, fraiche, salée et fumée

Martin 89%
Nez: Tourbe très verte et jeune, avec une pointe de poussière. Menthe, citron et miel. Ça promet. Bouche: Vanille, épices, tourbe, fruits et feuilles vertes. La texture est un tout petit peu aqueuse à mon goût, mais les saveurs sont bien à point. Finale: Très chaude et épicée, avec un vent médicinal. Équilibre: Les éléments sont tous bien en place, un excellent dram pour un bord de foyer ou de plage.

Bruichladdich Octomore Edition 08.1

59.3% alc./vol.
Octomore 08.1 révèle la subtilité de notre univers phénolique, nous conduisant le long d’une voie dans un monde pas comme les autres. Élaboré à partir d’orge 100% écossaise, cette version a été distillée en 2008 et affiche 167ppm au conteur de tourbe. Son caractère élégant et subtile lui vient de son vieillissement en fûts de chêne américain de premier remplissage, dont des fûts de Buffalo Trace, Clermont Springs, Four Roses, Heaven Hill Et Jack Daniels. 42 000 bouteilles seulement embouteillées à 59.3% degrés.

André 90%
Superbe et envoûtante tourbe camphrée, la terre mouillée et le sel de mer, asphalte chauffé par le soleil brûlant, bouchées de chocolat au poivre rouge, confiture d’orange, agrumes et citrons, caramel salé, vanille crémeuse. Bel équilibre général au nez, ce qui camoufle bien le fort taux d’alcool. Après le mordant su taux d’alcool qui se dissipe lentement tout comme les notes phénoliques, de belles saveurs apparaissent progressivement en bouche; petits fruits sauvages, chocolat noir, terre mouillée, bitume, puis sel et poivre broyé, vanille, oranges, agrumes, caramel salé. La finale est hyper longue, bien texturée et maritime. L’Aventure Octomore se poursuit!

Bruichladdich The Organic 2009

50% alc./vol.
Bruichladdich The Organic 2009 est un whisky gourmand, d’une grande pureté aromatique, composé uniquement d’orge bio et distillé en 2009. Il s’agit d’une expression non-tourbée dont la totalité du processus a été certifiée par la Biodynamic Association. Bruichladdich The Organic 2009 est une édition limitée à 18’000 bouteilles.

André 83%
Indéniablement maritime et organique, le ne zest axé sur les céréales maltées nappées de miel et les gousses de vanille fraiches, souligné aussi par des notes citronnées fraiches et d’agrumes qui rappellent les tropiques ainsi que des notes florales (fleurs blanches). La bouche est onctueuse et les céréales bien présentes; miel et vanille, ananas, marshmallow, bananes, touche de poivre, citron pressé, cosses d’oranges. Sensation rafraichissante et aérien. Finale fruitée, moyenne en longueur, où les céréales et les agrumes sont très présentes. Ce whisky n’est pas un mauvais whisky en soi, mais on se lasse rapidement de l’éventail de saveurs prévisible et pas très diversifié. Si vous aimez les céréales, un bon whisky pour partir votre journée.

Patrick 83%
Un whisky simple et efficace, qui ne dérangera personne dans son confort. Nez : Parfum dominé par de l’orge mouillée. Subtilement floral. Bouche : De l’orge délicatement sucré et du chêne discrètement épicé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le chêne.

Martin 83%
Nez: Orge fruitée, crème champêtre, malt et vanille, touche de citron. Bouche: Épices, sucre d’orge, miel, réglisse et bois. Texture un peu fade, quoique le degré d’alcool apporte un joli punch. Finale: Chaude et épicée, malgré sa courte durée. Bois, acétone, poivre blanc et un je-ne-sais-quoi qui laisse une trace amère en bouche. Équilibre: On aime toujours Bruichladdich, bien que le traitement bio ne fasse pas à tous.

Elements of Islay OC4

59.1% alc./vol.
La gamme Elements of Islay a été lancée par la maison de négoce Speciality Drinks, désormais connu sous le nom d’Elixir Distillers, et s’inspire des tableaux périodiques des éléments en empruntant les deux lettres acronymes de chaque distillerie. Ces embouteillages, sans filtration à froid ni d’ajout de colorant et disponibles en quantité limitée, dépeignent à merveille le paysage gustatif des distilleries de cette île écossaise iconique. Le plus tourbé de tous les whiskies d’Islay, présenté sous l’acronyme ‘Oc’ a été distillé en 2010 et embouteillé en 2017, fruit de 3 bourbon barrels.

André 93%
Nez accrocheur, à la fois élégant et brut. Il présente des notes d’agrumes et d’ananas, d’herbe mouillée, de tourbe huileuse et grasse médicinal, de vanille onctueuse et de poivre broyé, des accents maritimes, quelques éléments verdâtres et une touche de viande vieillie près d’un feu de plage. Quelle texture en bouche, hyper huileuse et qui aide à l’approche alcoolisée et très poivrée. Le whisky coule sur la langue dans un premier temps, puis on a droit à un uppercut de poivre assez direct puis l’alcool qui cache bien les saveurs d’agrumes, d’herbe verte mouillée et de tourbe brute et industrielle. La pérennité des notes poivrées est étonnante et propulse la finale sur une longue et langoureuse lancée épicée et tourbée. Une aventure aromatique et gustative qui me remémore des scènes du film Kalifornia, je ne peux expliquer pourquoi… Genre l’aventure inattendue très brute et ‘’in your face’’. On ne passe pas par quatre chemins pour cet embouteillage, attache ta tuque avec d’la broche. Seul hic; le prix exorbitant pour une bouteille de 500ml.

Lagavulin 35 ans 1982 Refill Sherry Cask, from the cask at distillery warehouse

53.5% alc./vol.

André 91%
Délicat pour un Lagavulin. Petits fruits sauvages, prunes, cerises, tourbe animale dompté, pelure de pomme, miel, chocolat noir, cannelle. Le nez est typique Lagavulin avec ses accents de tourbe très singulières, à la fois animales mais distinguées… Un peu difficile à expliquer mais les fans de la distillerie me comprendront. La bouche, en arrivée, est doucement tourbée et fruitée avec parcimonie. Il ne faut pas longtemps pour ressentir l’effet de l’alcool qui engourdit lentement la langue. Puis, les saveurs s’installent avec plus d’assurance; petits fruits sauvages, framboises, prunes, chocolat noir, beaucoup de poivre et d’épices Chili Flakes. C’est plus costaud qu’attendu. Étonnant de ressentir la tourbe avec plus de vivacité que l’on s’attendait. Finale tourbée, bien tourbée, fruitée, poivrée et épicée. Pas le préféré au niveau dégustation, mais niveau expérience générale…wow.