Springbank 9 ans Gaja Barolo Cask Finish

54.7% alc./vol.
Distillé en février 2004 et embouteillé en octobre 2013.

Patrick 80%
Manque de finition et de balance.  Pas mauvais, mais ben ordinaire.  Nez : Vieux vin intense et fruits trop mûrs.  Touche de caramel écossais.  Bouche : Chêne et fruits, avec un bon fond d’épices.  Très chaleureux et marqué fortement par l’alcool.  Finale : Longue, épicée et dominée par l’alcool.

Glenfiddich 15 ans Refill Bourbon Cask Sample

54.5% alc./vol.

André 92%
Toffee et céréales Sugar Crisp, le bois de chêne vanillé et le encore le toffee. Superbe texture, caramel fleur de sel, fruits tropicaux, melon d’eau, nappés de toffee et étrangement beaucoup d’épices un peu acérées et boisées, chêne sec. Finale éternelle mais si douce, l’alcool est discret et les saveurs présentées au nez et en bouche s’évaporent lentement dans des bribes d’alcool sucrées, de toffee et de vanille. Un gros merci à Beth Havers et à la distillerie Glenfiddich pour cette belle opportunité.

Patrick 92%
Incroyable, d’une balance extraordinaire!  Glenfiddich pur et à son meilleur!  Merci à Beth Havers pour avoir apporté cet échantillon avec elle lorsqu’elle est venue visiter le Club.  Nez : Frais, chêne, vanille, caramel salé.  Bouche : Caramel salé à l’arrivée, chêne et épices à steak.  Bien charpenté, très boisé et épicé.  Finale : Longue, sucrée et épicée.

Martin 91%
Beau doré un peu trouble. Nez: Le bois poussiéreux, le malt et les épices sont dans l’oeil du cyclone. Miel et vanille autour, c’est un nez qui cache bien son jeu au niveau de son taux d’alcool. Bouche: Miel et sucre d’orge au départ, suivi de fruits secs avant de laisser le feu prendre avec les épices. Finale: Retour du chêne et de la poussière, accompagnés de plein de pointes bourbonnesques, le feu de la cannelle en prime. Équilibre: Bien que l’on comprenne les raisons derrière le fait que c’est embouteillé tel quel, c’est quand même dommage qu’on ne reverra probablement plus cela…

Kim 93%
Au nez il se passe beaucoup de choses, des fleurs, de l’herbe, des noix, un peu de bois et même du kiwi. Étonnamment, on ne sent pas l’alcool. En fait, ça me fait penser à un beau viking propre; très viril, mais pas crasseux. En bouche il se révèle doux et épicé, avec un bel équilibre. Je détecte encore la présence de noix et un goût de miel. Bref, un très bon whisky, malheureusement pas en vente. Glenfiddich devrait considérer l’embouteiller comme tel.

Cragganmore Distiller’s Edition 1998

40% alc./vol.
Embouteillé en 2012, Port Pipe Finish.

André 87.5%
Voici un affinage qui dénature complètement la fine nature d’un whisky si discret. Fort nez hyper fruité, fruits rouges séchés, le côté langoureux du porto, d’oranges confites, de discrète vanille. Je dois avouer que le nez me plait agréablement si je réussi à mettre de côté mon côté puriste et harcore d’amateur de whisky. Le whisky est tout de finesse, l’apanage fruité en séduira plusieurs avec son parfum approchable et racoleur. Malheureusement, sa dilution à 40% lui enlève sa vitalité et l’on peine à reconnaître le whisky d’origine derrière ce rideau opaque de saveurs (fruits rouges, pommes, poires. La finale est douce et limpide, jus de fruits dilué avec un peu trop d’eau, rehaussé d’épices frivoles, ce qui aidera à en prolonger la longueur. Encore une fois, je suis conquis par ce superbe nez qui ne réussira pas à séduire la bouche.

Patrick 85%
Un très bon whisky, mais comme trop souvent pour les Distiller’s Edition de Diageo, le vieillissement supplémentaire n’a fait que masquer la complexité du dram.  Nez : Parfum chaleureux dominé par le raisin du porto, le chêne et une touche de chocolat noir.  Bouche : Onctueux, avec de chaleureuses notes de vin, de chêne et de chocolat noir, le tout enveloppé d’un manteau de délicieuses épices.  Finale : Longue et dominée par un chaleureux vin épicé.

Four Roses Barrel Strength 2014 Edition

55.9% alc./vol.
Bouteille 2399 de 12516. Recette: OBSK 9 ans, OBSV 13 ans, OESV 12 ans, OBSF 11 ans.

André 86.5%
Nez très fruité, mais très réservé au niveau alcool. Fruits rouges, oranges, miel et cire d’abeille. Je trouve le nez plutôt effacé et discret, tant au niveau arômes que de l’alcool lui-même. Texture chaude et veloutée, puis affirmée par les fortes épices (particulièrement le clou de girofle), et le charcoal, le bois brûlé, le caramel, les cerises, amandes grillées, essence de vanille. Saveurs en coup de vent, affirmées en arrivées de bouche mais en grande partie éphémères pour la plupart des saveurs. Finale ponctuée d’épices et de pelures d’oranges, de caramel et puck de charcoal.

Patrick 90%
Un excellent bourbon offrant un savoureux mélange sucré-épicé complexe et suave. Évidemment, non disponible à la SAQ, comme bien des bons bourbons. Nez : Superbe parfum sucré rappelant des céréales Honeycomb, avec une touche de chêne et une subtile note de vanille. Ca donne soif! Bouche : Une belle vague d’épices et de chêne, avec une touche de réglisse rouge subtile, le tout baignant dans un savoureux maïs plutôt tannique. Finale : Longue et intense, marquée par le chêne et ses épices.

Martin 91.5%
Ambre dénaturé moins roux que le bourbon moyen. Nez: Les fruits et la réglisse rouge d’abord, ce qui surprend un peu, dans le bon sens. Céréale grillée, chêne et vanille. Bouche: Très doux pour son taux d’alcool. Les fruits et le chêne laissent briller les saveurs secondaires de maïs et de sirop de table. Finale: Chaude avec un kick de maïs et de cannelle. Le chêne brûlé et épicé nous ramène sur terre en prenant tout son temps. Équilibre: Un superbe bourbon. Idéal pour clore un repas de filet-mignon sur le BBQ une chaude soirée d’août.

Poit Dhubh 12 ans

43% alc./vol.

André 83%
Impressionnant comme nez sans être singulier. Fortes flaveurs de sherry drapées dans la fumée de tourbe fine et calme, caramel savoureux un peu salé, oranges, fruits secs, miel chaud. La texture en bouche est malheureusement un peu molle, mais livre bien les saveurs du nez; tourbe assaisonnée au sherry, oranges, miel et caramel, fruits séchés divers, avec une finale salée et poivrée accompagnés d’une touche de citronné de fruits de mer. La finale est courte mais certaines saveurs très persistantes (sel et poivre) et le sherry de bonne qualité. Un whisky avec une petite twist maritime agréable, de belles saveurs mais qui manque un peu d’aplomb et de caractère.

Patrick 87%
Un bon dram agréable. Nez : Fumée de tourbe adoucie par le xérès et le caramel salé. Bouche : La fumée de tourbe est ici plus évidente, avec quelques épices, des fruits séchés, des notes de chêne et une bonne dose de poivre. Finale : Poivre et chêne s’étirant longuement.

Martin 85.5%
Un brin plus foncé que le 8 ans, mais semble moins trouble. Nez: Doux, sucré et fruité. Ce nuage de quasi-sherry cache bien un petit côté tourbé très timide et chétif. Les céréales sont en retrait et offrent une ambiance moins festive. Bouche: Texture plus sirupeuse et douce mais aussi moins goûteuse. Fruits confits, miel, épices et bois. Peu ou pas de fumée. Finale: Une mince boucane laisse la scène aux épices boisées. Le peu de tourbe semblait inquiétant mais en fin de compte il ne nous manque pas. Un peu plus de complexité ne serait pas de trop par contre. Équilibre: Meilleur que le 8 ans, mais encore une fois son prix n’en vaut pas la chandelle. Il y a trop de single malts exceptionnels sous la barre des 100$ sur le marché pour porter trop attention à ce blend.

Hepburn’s Choice Tamdhu Single Cask 12 ans 2001

46% alc./vol.
Embouteillé en 2013, 367 bouteilles.

André 86%
Nez herbeux et vanillé, saveurs d’oranges et de miel. Je ne m’attendais pas à être désarçonné mais j’avoue que le nez est un peu soporifique. La bouche étonne par sa force et sa stature, épicé avec conviction, beaucoup de saveurs d’herbe et de céréales, cosses d’oranges, chocolat noir et encore cette sensation de virgin oak latente qui s’exprime via des notes de citron et de liqueur Limoncello. Finale sèche et épicée, le whisky étonne définitivement malgré son jeune âge, la finale est longue et bien soutenue.

Patrick 87%
Un whisky très estival. Heureusement que j’y ai goûté en juin, car dans 6 mois il n’aurait probablement pas eu une si bonne note!! Toujours est-il que ce soir, il fait chaud et que ce whisky est donc parfait pour l’occasion! Nez : Très herbeux, avec des notes d’orange et de miel. Agréable. Bouche : Herbes et épices en premier lieu, avec des notes plus subtiles d’orange, de chocolat noir et d’agrumes. Finale : Un peu courte, mais agréable.

Hepburn’s Choice Auchentoshan Single Cask 11 ans 2001

46% alc./vol.
Embouteillé en 2013, 396 bouteilles.

André 88.5%
Un Auchentoshan Virgin Oak en plus docile, c’est frappant le lien qu’il y a à tirer entre les deux expressions. Poires et pêches, vanille crémeuse, fruits exotiques, citron, rehaussé d’une pincée d’épices poivrées avec parcimonie, touche boisée distinctive du fût de chêne. La bouche est un peu trop ‘’flat’’ en approche, je ne comprends toujours pas l’idée d’embouteiller un single cask à 46% d’alcool… Arrivée feutrée, belle texture huileuse, puis montée en puissance du poivre et des épices avant que le citron et les agrumes reprennent du terrain. Je dois dire que le poivre étonne étant donné la douceur du nez et du taux d’alcool. La sensation en bouche s’en retrouve décuplée, bien charpentée sans être agressive. Finale parsemée d’herbe fraichement coupée, de vanille, de citron et d’agrumes, de noix non salées, le tout recouvert de poivre et d’épices. Une belle découverte, qui a su garder la ligne directrice de la distillerie.

Patrick 77%
Presque mauvais, mais définitivement une déception. Nez : Poche de hockey après les finales. Puis, pêches crémeuses, fruits exotiques et vanille. Bouche : Arrivée sans relief, mais suivie d’une vague d’agrumes et de poivre, malheureusement démolie par le jus de la poche de hockey. Finale : Longue et poivrée, mais un peu tout croche.

SMWS 10.76 Bunnahabhain 8 ans

61.4% alc./vol.
“Duelling banjos dram” – Distillé le 3 octobre 2003 et vieilli en ex-fûts de bourbon, 196 bouteilles.

André 77%
Nez vif de bonbons en gelée à saveur de fruits, vanille et miel, avec de bonnes poussées d’alcool épicé. La bouche est relevée et fumée, fortement alcoolisée et la balance reflète bien la vivacité d’un whisky si jeune. Passablement d’agrumes et de citron, de saveurs maritimes et de tourbe à saveur de charcoal, de sel de mer et de fruits bien épicés. Finale puissante et rectiligne où les épices se mélangent bizarrement avec les saveurs de chalcoal et de fumée. Pas mon style de whisky, équilibre déficient, alcool prédominent, du tape à l’œil, trop facile et sans créativité.

Patrick 80%
Un dram jeune et vigoureux. Assez bon, mais je l’aurais fait vieillir quelques années de plus. Nez : Bois humide, cuir humide, miel, poire, agrumes et vanille. Bouche : Sucré, avec des notes de noix, de chocolat amer et de subtiles pointes de fumée et de poivre. Finale : Relativement courte, avec des notes de chêne.

Martin 82%
Jambes très grasses sur fond de paille désaturée propre aux jeunes tourbés. Nez: Assez frais, mais jeune et vif, certainement. Vanille, herbe et melon, avec une fougue plus ou moins retenue. J’ai presque peur que ça me pète en pleine face une fois en bouche. Jeune chêne vert. Bouche: Miel et pommes. Poires et vanille. Le taux d’alcool est extrêmement sûr de lui et frappe rapidement. Fumée poivrée et tourbe salée parviennent à percer. Finale: Assez courte, bien qu’on aurait pu croire que son degré d’alcool l’aurait portée plus longtemps que ça. Noisettes. Équilibre: De belles saveurs assez subtiles combattues par un taux d’alcool des plus agressifs. Des banjos? Je dirais plutôt The Duellists sur l’album Powerslave.

SMWS 10.77 Bunnahabhain 6 ans

61.4% alc./vol.
“Beware of the monster” – distillé le 25 mai 2005 et vieilli en ex-fûts de bourbon, 229 bouteilles.

André 78.5%
Les mêmes odeurs de bonbons nounours en gélatine – que l’édition 10.76 – en introduction de nez, herbe verte tondue, miel et une fine couche de tourbe docile herbeuse et citronnée. Le nez est hypocritement posé et l’alcool se déchainera en bouche. La vivacité du jeune whisky, jumelé au taux d’alcool décoiffant en tuera pratiquement toute les saveurs en approche de bouche. Même dilué avec beaucoup de salive, le whisky demeure vif et musclé, on dirait que la fumée de tourbe est encore plus apparente qu’elle était au nez même si adouci par le miel et la douce vanille. Finale alcoolisée, asséchante avec un background un peu salé maritime. Définitivement un whisky immature, fougueux et un peu gauche.

Patrick 84%
Si on aime les jeunes scotchs, c’en est un superbe! Sinon, ça demeure une belle curiosité. Nez : Parfum délicieux et sucré, avec une subtile pointe de fumée. Le new make n’est pas loin, avec des notes de poires, de pomme jaune et de vanille. Bouche : New make, tourbe, fumée, fleurs brûlées, charbon. Très floral. Mais surtout new make! Finale : D’une belle longueur, marquée par le new make et la vanille.

Martin 79.5%
Teinte d’huile de canola coupée à l’eau. Nez: Céréale jeune et alcoolisée au départ, suivie d’une espèce de tourbe un peu maladroite. Une mélasse de new make plane au-dessus du portrait. Bouche: Extrêmement jeune et épicé. Vanille, fleurs et fond d’alambic métallique. Mélasse et anis, ça goûte le new make à fond. Finale: Chaude mais raide. Un peu de chêne et beaucoup de poivre. Restant de métal peu invitant. Équilibre: Une chance que c’est un cask strength parce que dans le cas d’un Bunnahabhain, on dirait que 6 ans ce n’est clairement pas assez.

SMWS 29.115 Laphroaig 22 ans

55.8% alc./vol.
“Candy floss in a fairground” – Distillé le 9 novembre 1989 et vieilli en ex-fûts de xérès, 617 bouteilles.

André 88.5%
Ha oui, ma sherry… Beau nez de fruits secs, pelures de raisins, noix, fumée de tourbe, d’épices. En bouche, texture huileuse, saveurs fruitées et encore les noix salées et la tourbe intense se pavanant dans des draps satinés de sherry un peu secs. Le chocolat noir devient plus apparent avec le temps et s’associe bien avec les saveurs de noix salées. Il y a une sensation de corde de bateau rêche en fond de bouche qui rend le whisky plus pointu que le nez le laissait supposer, je dirais même que cela ressemble même presque à des cendres froides. La finale est pointue, on aurait pu s’attendre à un effet arrondissant du sherry mais ce n’est pas le cas, même si les saveurs qui y sont associées sont bien là. Bouffée d’épices, fumée de tourbe et salé maritime. Un whisky qui ne se livre pas complètement, réservé et farouche.

Patrick 94%
Une autre démonstration de la qualité des embouteillages de la SMWS. Je n’en reviens tout simplement pas! Un autre whisky extraordinaire fait exactement mes goûts! Nez : Fruits sucrés, chocolat, noix, raisins et une pointe de fumée. Bouche : Sel, tourbe, fumée, vanille et fruits. Touche de chêne. Finale : Longue et salée, avec une pointe de fruits et de chêne.

Martin 93.5%
Un pâle Laphroaig digne de la teinte de son tube original ou bien de la tourbe qu’il contient. Nez: Médicaments, xérès, tourbe subtile, fruits doux et rouges, chocolat, nougat et noisettes. Bouche: Vanille et coco-noisettes. Malt grillé, noix grillées et chêne tout aussi grillé. Asphalte et goudron. Caramel brûlé. Exquis. Finale: Longue, épicée et tourbée, avec un retour des céréales. On surfe longuement sur des notes de chocolat, de caramel, de mûres et de noix. Équilibre: Épique. On comprend tout de suite la valeur d’un embouteillage de la SMWS et aussi pourquoi notre bien-aimé prince Charles a donné son mandat royal à Laphroaig.