Loch Lomond 12 ans

46% alc./vol.

André 77.5%
Oh boy… un whisky soporifique, j’pensais pas que cela pouvait exister… Vanille anonyme, confiture de pomme, sucre à glacer, cassonnade, la meringue, fruits divers. Belle onctuosité en bouche, les poires, prunes, notes d’agrumes et mélange de céréales, sucre divers. On fait rapidement le tour de ce que la bouche a à livrer. La finale offre la surprise de quelques bouffées de fumée de tourbe presque gênées mais qui tranchent agréablement avec les saveurs douces et sucrées. Been there, got the t-shirt.

Patrick 87%
Un whisky unique, tout comme cette distillerie tout à fait unique en son genre en Écosse. Complexe, bien équilibré, unique, que demander de plus? Meilleur de gorgée en gorgée! Si vous êtes le moindrement sérieux dans votre passion du whisky, il vous en faut une bouteille! Nez : Fruits des champs, marmelade de pommes, céréales, chêne et très subtile fumée de tourbe. Appétissant. Bouche : Mmmh, c’est très bon ça! Un superbe mélange de fruits des champs, de pommes, d’épices, de chêne et de discrète fumée de tourbe. Complexe et très bien équilibré, porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, épicée et fumée.

Martin 85%
Nez: Malt, caramel goulu et vanille. Fruits des champs bien mûrs, chêne légèrement poussiéreux avec une pointe de fumée. Pas pire pantoute. Bouche: Texture agréable, beau sherry fruité, bois, épices et marmelade d’orange. Assez fort en fin de bouche. Finale: Marquée par les épices et le chêne mal contrôlé, elle s’étire tout de même sur une belle longueur. Équilibre: Quand même solide, de belles saveurs, bien que la force semble peu ou pas contrôlée. J’aurais voulu le Loch Lomond Original à 46%, et bien je vais changer d’idée et souhaiter un embouteillage à 43% pis je pense qu’on va y arriver.

Copper City Bourbon

45% alc./vol.
Arizona Distilling Co.

Patrick 88%
Un bon bourbon dont l’Arizona peut être fier! Je me verrais très bien dans le désert avec une telle bouteille! Nez : Parfum de bourbon typique, avec des notes de cerises, de maïs sucré, de caramel et d’une touche de bois brûlé. Bouche : D’abord les épices du bois brûlé, puis du sucre, des herbes et un peu de cassonade. Le nez était plutôt sucré, alors qu’en bouche, c’est les épices qui prennent le dessus. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Bunnahabhain Stiùireadair

46.3% alc./vol.

André 84%
Ensemble verdâtre et foin mouillé, aspect de new make spirit ou de whisky pas très âgé, virgin oak ou bois de chêne vert, vanille, raisins secs, framboises, sel de mer, prunes, chocolat noir. La bouche est crémeuse mais un peu trop évasive, caramel nappant des raisins secs et des prunes, petits fruits sauvages, une touche de sel de mer et une finale poivrée et épicée un peu fade. L’influence du sherry est indéniable mais pour ma part les notes verdâtres et de chêne sont un peu trop présentes. J’ai adoré laisser le verre s’aérer un bon 40 minutes afin de découvrir de savoureuses notes de chocolat et de café expresso intense nappant des vagues de sherry onctueuses. Malheureusement la texture générale manque de hook même si le whisky demeure très agréable à savourer.

Patrick 86%
Un très bon whisky, avec une tonne de fruits mûrs. Pas la plus grande balance que j’aie jamais vu, mais tout de même efficace. Nez : Parfum vineux avec beaucoup de fruits mûrs, en fait, avec des mûres justement! Avec aussi un peu de caramel et du bois très subtil. Bouche : Fruité, sucré et épicé, avec du bois brûlé, des fruits mûrs et du caramel. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs intense.

Martin 87%
Nez: Impression de new make refoulée par des gros fruits rouges et mûrs, ainsi qu’un terrain gazonné après une matinée de pluie. Raisins, vanille, caramel et de fleur de sel. Pas de subtilité ici, ce qui n’est pas toujours une mauvaise chose. Bouche: Texture légèrement onctueuse, fruits secs et épicés. Caramel et vanille. Chêne saupoudré de poivre, noix et vin chaud. Herbe verte qui surplombe l’expérience. Finale: Verte et jeune, épicée et boisée. L’intensité y est, mais la longueur laisse à désirer. Cacao et café noir. Équilibre: Une fois que le whisky respire, on perd les notes de jeunesse au profit d’un gros sherry bien goulu. La texture en bouche gagne légèrement, mais la finale pressée s’envole trop rapidement et nous laisse sur notre soif. Quand même un solide single malt.

Bunnahabhain Moine – Sweden Exclusive

46.3% alc./vol.

André 81.5%
Nez de tourbe verdâtre et herbeuse, huile industrielle, sel de mer, terre mouillée qui rappelle l’ancien Bunnahabhain de v’là 10 ans, sensation de vieux bonbon peppermint de ma grand-maman avait dans un plat proche de sa chaise berçante, mentholé ou d’eucalyptus. La bouche est légèrement diffuse, on croirait le whisky plus dilué, saveurs de bois de chêne séché, ananas et banane, vanille épicée, tourbe terreuse et fumée industrielle huileuse, bonbons case-grippe, sel de mer. On comprend rapidement que le whisky est bien jeune avec ses expressions un peu vives et presque incontrôlées, cette vivacité que l’on associe aussi parfois à une texture un peu déficiente et malhabile. La finale est courte mais les saveurs de tourbe industrielle s’accrochent en bouche et laissent une sensation rafraichissante mentholée et verdâtre un peu bizarre. Patrick écrivait qu’il y avait ressemblance avec un new make et il avait raison. Pas le meilleur Bunnahabhain évalué dernièrement, beaucoup trop jeune et manquant de complexité.

Patrick 83%
Un bon whisky tourbé, avec un bel ensemble d’épices. Un peu jeune toutefois. Nez : Fumée de tourbe intense et légèrement sucrée. Mais tsé, vraiment légèrement sucrée. Bouche : Belle fumée intense et épicée et poivrée. Aussi de belle notes de bois brûlé. Un bon whisky, mais avec un petit quelque chose qui me fait penser à du new make. Finale : Courte, mais épicée et poivrée.

Martin 83%
Nez: Un vent lointain de tourbe nous appelle, même si le verre est plus loin sur la table. Sans être trop crasseuse, cette tourbe est très fruitée et épicée, on a même l’impression que le degré d’alcool est supérieur à ce qui est indiqué sur la bouteille. Menthe, framboises et cendre. Bouche: Cuir et tourbe, caramel et vanille, touche de pain aux bananes. Cannelle et poivre noir. Fruits tropicaux et pastille Halls. Finale: La texture adéquate laisse les saveurs s’accrocher pour un petit bout. Chêne poivré et tourbé, menthe et eucalyptus. Équilibre: On reconnait bien la marque de la distillerie, mais ici on est un peu dans le jeune et l’agressif, et ce n’est pas toujours les saveurs qu’on veut conserver qui sont les saveurs qui restent.

Loch Lomond Inchmurrin Madeira Wood Finish

46% alc./vol.
Produit par la distillerie Loch Lomond, Inchmurrin Madeira Cask rend hommage au caractère unique de l’île écossaise du même nom. Vieilli tout d’abord en fûts de chêne américain, le whisky a ensuite reposé dans d’anciens fûts de vin de madère.

André 84%
Tartelette au poire et à la pêche, amandes, miel et vanille, confiture d’orange, pâte de fruits, beau sucré goulu et agréable. Belle bouche ronde et pulpeuse, très fruitée et citronnée, les belles poires bien mûres, les amandes et la salade de fruits, cannelle. Quelques notes qui rappelent aussi le sherry et les pelures de pommes rouges. Belle finale un peu acérée et poivrée. Il semble que Loch Lomond ont finalement trouvé un fût pour bonifier leur whisky généralement très ordinaire (pour ne pas dire médiocre).

Gordon & MacPhail Glentauchers 1996-2016

43% alc./vol.

Patrick 80%
Ouin. Plutôt ordinaire comme whisky. Perdez pas votre temps avec ça. 20 années de vieillissement pour un tel résultat? Il y a des coups de pied au cul qui se perdent. Nez : Parfum très léger, avec des agrumes et des notes de biscuits sucrés. Bouche : Boisé, avec des touches d’agrumes, un peu de sucre et un peu d’épices. Pas très complexe. Finale : Courte, légèrement épicée.

Martin 81%
Nez: Agrumes, fruits tropicaux et malt. Biscuits thé social avec une touche de vanille boisée. Pas méchant, mais pas incroyable non plus. Bouche: Miel et melon, sucre en poudre, bois frais et crème fouettée. Petite astringence en fin de parcours. Finale: Épicée, boisée, d’une longueur moyenne. Le bois frais et le poivre sont les seules notes qui prennent la peine de perdurer un peu. Équilibre: Je ne sais pas trop ce qui arrive avec cet embouteilleur, mais plus souvent qu’autrement, G&M déçoit.

Bunnahabhain 12 ans Moine Rum Finish

56.1% alc./vol.
Distillery Exclusive, bottle #15 of #242. En 2014, les gens de la distillerie transféraient leur whisky tourbé Moine dans des American White Oak Casks tout juste arrivés de la tonnellerie Kelvie à Bardstown Kentucky. Quelle surprise lorsqu’ils découvrent au travers les 1000 fûts de la livraison, deux ex-Caribbean cask. Il n’en fallait pas plus pour l’expérimentation. Dix années en ex-bourbon cask en plus de deux années supplémentaures en ex-Carribean rum casks…

André 93%
Holy fuck, quel nez. Définitivement le rhum… et la tourbe puissante et phénolique, le sucre brun, les bananes super mûres, copeaux de noix de coco, étrangement, un brin de sherry aussi ou de fruits rouges, sel de mer. La bouche livre des saveurs de canne à sucre épicée, la cannelle et la tourbe phénolique, sherry. La texture est onctueuse et ronde, l’apport de sucre arrondit beaucoup le côté masculin du whisky avant la montée de l’alcool tourbé et salé en toute finale de bouche. La finale est de caramel salé, de tourbe brute, de canne à sucre, le sirop pour les gauffres et de poivre. Comme on dit, du cr***s de bon jus…

Patrick 93%
Whisky as it should be. Excellent, savoureux, intense et superbement balancé. J’adore. Nez : Délicieux parfum de caramel, de cassonade, de succulents petits fruits et de belles volutes de fumée dont l’intensité va en tranquillement en croissant. Bouche : Contrairement au parfum, en bouche, la première chose que j’ai remarqué est l’intensité de la fumée. Puis, on sent de beaux petits fruits sucrés, du caramel et de puissantes épices venant du bois. Finale : Longue, intense et savoureuse. Marquée par le bois épicé et la fumée.

Martin 93%
Nez: Wow, wow, wow. Rhum brun, sucre doré, coconut, fruits tropicaux, miel et céréales. Caramel chaud et boucane de tourbe. Incroyable! Bouche: Épices chaudes, poivre et canne à sucre. La tourbe reprend une bonne place ici. Feu de camp cendreux. Ça surprend! Petits fruits pour couronner cette phase. Finale: Chaude, cendreuse, fumée, tourbée et longue. Bois carbonisé, sel de mel, caramel, vin rouge et cassonade. Équilibre: Une expérience exquise et inattendue. Un dram comme il ne s’en voit (boit) pas souvent.

Millstone – Oloroso Sherry

46% alc./vol.
La distillerie Zuidam produit cette version plus jeune et plus abordable de leur Sherry Oloroso 12 ans. Pour ce whisky, ils ont utilisé des fûts de 250 litres, plus petits, composés à partir de fûts de sherry d’environ 500 litres.

André 79%
Intéressant comme nez. Mélange de noix cuites au four enduites de miel, d’oranges et de cerises, prunes trempées dans le chocolat, puis de caramel. À l’aération, notes de céleri trempé dans le sel, notes bizarres souvent trouvées dans certains rye. La bouche oscille entre les tonalités de fruits rouges (cerises, prunes), les notes de vieux cuir huilé, de chocolat et de caramel entremêlées de tonalités de céleri salé humé au nez. Gros apport d’épices tirées du bois, de la cannelle et du clou de girofle à profusion. Texture assez bien. Finale amère qui rappelle le chocolat noir amer et le marc de café.

Patrick 79%
Un succulent parfum, mais ça se gâte en bouche. J’aime bien une touche de xérès dans mon whisky, mais ici, ça donne l’impression d’être l’inverse, soit un xérès avec une légère touche de whisky. Nez : Wow! Superbe caramel fruité, avec une touche de bois brûlé. L’ensemble est extrêmement sucré. Bouche : On jurerait avoir affaire à un brandy bon marché tellement le whisky est fruité et sucré. Une subtile note épicée nous rappelle qu’il s’agit bien d’un whisky. Finale : D’une longueur moyenne, sucrée, fruitée et boisée.

Martin 79%
Nez: Raisins secs, caramel brun, cuir humide et noisette grillée. Le nez apporte des impressions jusqu’ici assez inusitées, j’ai hâte de découvrir la suite. Bouche: Plutôt linéaire, sur le sucre brûlé, le bois sec, une pointe de prune et un soupçon de fruits des champs allié à un retour du bois. Un étrange vent de clafoutis se présente. Biscuits avoine et raisins du Metro. Finale: Très courte, assez amère, avec des traces poussiéreuses mais sucrées. Équilibre: Un dram aux intentions nobles mais brouillon à l’arrivée, dont le sherry trop marqué masque une base un peu trop fragile et difficilement prête à la diffusion à grande échelle. Un grand potentiel marqué d’un peu trop d’imperfections pour l’instant.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Caol Ila – 2004-2017

46% alc./vol.

André 89%
Gras de viande coulant sur les grilles incandescentes du bbq, pastilles casse-grippe au miel, citronné frais qui se mélange d’huile à moteur, gros agrumes frais, ananas cuit sur un feu de plage, poires, sel de mer. Présentation diversifiée et qui invite au challenge de dégustation. La bouche offre beaucoup plus de punch. La tourbe est bien phénolique, poivrée et à saveur de terre mouillée et de cendre froide. Le sel de mer très présent, le caramel salé, les oranges, agrumes, ananas et tarte au citron, vanille et une touche de gingembre. Belle texture douce et légèrement huileuse. Finale cendreuse, phénolique et médicinale sur les agrumes. Belle découverte.

Patrick 90%
Un superbe Caol Ila complexe et parfaitement balancé. J’en veux encore! Nez : Viande séchée, agrumes, bois séché, mais surtout une belle fumée de tourbe très aromatique. Bouche : Fumée de tourbe fraîche, viande séchée, agrumes et bois. Et une petite touche d’agrumes et de fruits sucrés. Finale: Longue, fumée et poivrée.

Martin 90%
Nez: Belle tourbe, belle fumée, épices à steak, bois, malt et vanille. Bouche: Texture agréable, caramel salé, tourbe herbeuse, miel, vanille, épices et chêne. Touches de fruits tropicaux et de crème. Sirop de table. Finale: Bien tourbée, sur des accents de bois, de poivre noir et de chêne grillé. Vanille et restant de tourbe. Citron. Équilibre: Superbe expérience. Encore un succès pour Gordon & MacPhail… Avoir été Caol Ila, j’aurais gardé ce baril là…

Dewar’s 18 ans

40% alc./vol.

Patrick 88%
Un blend comme je les aime, complexe et superbement balancé. Nez : Riche et complexe, tout en subtilité. Dans le désordre, on y retrouve des épices, des fruits frais, du bois, des agrumes et de vanille. Bref, un peu de tout. Bouche : Riche, complexe et savoureuse, avec de délicieuses céréales sucrées et légèrement épicées, quelques fleurs, des fruits, du caramel et une note subtile de vanille. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les céréales et les épices du bois.