Kilchoman Loch Gorm 2018

46% alc./vol.
Fruit du mélange de 19 fûts de sherry Oloroso distillés en 2007, 2008 et 2011 et embouteillés à l’été 2018. Édition limitée de 15000 bouteilles.

André 90%
Magique, ces éditions de Loch Gorm conjuguent la tourbe et le xérès de façon magistrale. Au nez; fumée de tourbe terreuse bien calme, xérès aux notes de framboises et de cerises, caramel et chocolat, marmelade d’oranges, clou de girofle, cannelle, bonbons casse-grippe à l’eucalyptus. Quelle texture en bouche, veloutée et ronde, la tourbe est approchable, belle puissance cachée par l’apport affirmé du xérès, amalgame d’épices, de sel de mer et de poivre broyé, chocolat noir, oranges, raisins secs et cerises. On ressent l’apport des whiskies plus âgés qui arrondissent la vivacité un peu prompte de la tourbe terreuse. Ce virage ne plaira pas nécessairement à certains fans qui suivent la distillerie depuis plusieurs années, mais démontre définitivement l’évolution de ce whisky au travers les années. Finale hyper douce, caramel salé, tourbe drapée de sherry onctueux, notes de chocolat noir finement amer.

Patrick 92%
Loch Gorm, toujours un grand plaisir! Une autre superbe édition qui se boit tellement bien, j’adore! Nez : Fumée de tourbe, notes d’orange, épices et une touche de fruits très subtile. Bouche : Bois carbonisé et épicé, fumée de tourbe, belle dose de fruits sucrés. Finale : D’une belle longueur, épicée, fruitée et surtout fumée.

Martin 92%
Nez: Racé, distingué. Tourbe douce bien à sa place, laissant le sherry pleinement s’exprimer. Raisins, dattes, pruneaux, orange, cacao et tabac en feuilles. Touche de cuir tourbé. Bouche: Compote de fruits rouges, chène poussiéreux, tourbe huileuse, raisins juteux et explosion de xérès. Semble vouloir tomber dans l’excès, mais tout est contrôlé de main de maître. Finale: Longue et chaleureuse, sur le maintien de toutes les belles notes qui ont parsemé notre parcours jusqu’à présent. Équilibre: Rares sont les embouteillages qui allient tourbe et xérès à ce niveau de qualité. Loch Gorm livre la marchandise à tout coup.

Kilchoman Sauternes Cask Finish 2011-2016

50% alc./vol.
Limited Edition of 10000 bottles

André 88%
Une édition un peu dénaturée et bien cachée sous le Sauternes, où la tourbe et le sel de mer sont bien en retrait. Le nez est un peu effacé, calme et sucré, genre raisins verts, fumée de tourbe et accents maritimes, sel de mer, fruits tropicaux, une touche de citron. Frais au nez et rappelle un bon verre de limonade sous les tropiques. Le whisky semble un peu dilué en bouche malgré sa bonne dose huileuse et le taux d’alcool, lové sous l’édredon généreux du Sauternes, mais affiche tout de même quelques notes de tourbe terreuse rapidement dès les premières lapées. Fumée de tourbe terreuse, fruits tropicaux, raisins verts, citron, sel, poires, background un peu crasseux et même quelques notes de fruits rouges. Belle finale douche et finement épicée avec une rétro-olfaction sur la tourbe terreuse. Pas mon meilleur Kilchoman mais certainement une édition à présenter à de nouveaux adeptes de la distillerie. Approchable sans trop perdre la ligne directrice de la distillerie.

Patrick 86%
C’est très bon, mais… Je sais pas. Je l’aurais probablement laissé vieillir un peu plus, question de laisser la tourbe s’adoucir, et le Sauternes prendre plus de place. Rapport que si je n’avais pas vu l’étiquette, je n’aurais jamais deviné de quel type de fût il s’agissait. Nez : Fumée de tourbe avec une touche herbeuse et sucrée. Ça sent bon, mais c’est aussi légèrement étrange. Bouche : Une tonne d’épices, un tsunami de fumée de tourbe, du bois brûlé et du chocolat noir et amer, subtilement sucré. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, les épices et une note d’herbe sucrée.

Martin 83%
Nez: Raisins blancs, tourbe fraîche, fruits tropicaux et sucre blanc. Bouche: Herbeux, épicé et plutôt bizarre comme approche. Plus fort en bouche qu’il en donnait l’impression au nez. Le mariage de la tourbe et du vin dessert semble forcé. Finale: Citron amer, chène poivré et vin flat. Minéralité un peu irritante. Équilibre: On salue l’audace et l’innovation, mais parfois les résultats ne sont pas toujours à la hauteur.

Kilchoman Machir Bay 2016

46% alc./vol.

André 84%
Nez huileux agrumé, impression de cendreux et tourbé, citronné et frais, mais masculin dans l’approche des textures. En bouche, mélange de fruits tropicaux, de petits fruits séchés, de citron, d’agrumes et de cendre de feu de tourbe refroidi, sel de mer. La texture déçoit un peu, le côté huileux du nez n’est pas au rendez-vous-même si l’ensemble est agréable. Courte finale, douce même si tourbée et fumée. Un brin d’ambiguïté envers cet embouteillage qui me laisse sur ma faim.

Patrick 90%
Frais et intense, j’adore! Du superbe Kilchoman classique. Nez : La belle fumée de tourbe fraîche, pleine d’agrumes et légèrement malpropre qui est la signature de la ddistillerie. Bouche : De la belle fumée de tourbe huileuse, avec des agrumes, du sel et une discrète goutte de vanille. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée et fraîche.

Martin 85.5%
Nez: Doux pour son caractère, la tourbe n’occulte pas le reste. Citron, pierre lavée, frais et cendré à la fois. Bien beau. Bouche: Vanille, citron et meringue, un peu de miel d’épices et de bois. Clou de girofle et une touche de cannelle. Finale: Douce, posée mais quand même affirmée. Èpices, bois, tourbe et citron. Équilibre: Un embouteillage qui marque sur tous les tableaux, mais qui manque un peu de force dans le poignet. On en voudrait plus, plus de tourbe, plus d’alcool, plus de caractère.

Roe & Co Irish Whiskey

45% alc./vol.

André 78.5%
Nez typique; bananes, vanille, pommes vertes, miel, compote de poires, épices. Bouche plus épicée, la balance ok mais pas assez variée, les saveurs sont les mêmes que le nez annonçait. La texture est diluée et sans trop de structure et on ressent la jeunesse du whisky. La finale est sèche, notes de cannelle et de bois de chêne séché, vanille, prévisible et dont on se lasse rapidement.

Patrick 77%
Si tous les whiskys ressemblaient à ça, Québec Whisky n’aurait jamais vu le jour. Un autre Irish dont la seule ambition est de faire des shots ou d’aromatiser le café. Nez : Pommes vertes, miel et un peu d’épices. Très léger. Bouche : Sucré et boisé, au point qu’à l’aveugle je l’avais pris pour un whisky canadien low shelf. Un peu de cannelle et de vanille aussi. Finale : D’une longueur moyenne, d’une platitude assez intense.

Corriemhor 8 ans

46% alc./vol.
Créé spécifiquement par richard Paterson (Dalmore Cigar Malt) pour compléter les meilleurs cigares cubains. Maturation en fûts de chêne américains et en fûts de sherry.

André 87%
Sherry, confiture de fruits, compote de cerises, figues, dattes, noir chocolat, oranges, épices, agrumes. Un maelstrom de saveurs invitantes et bien présentées. Le nez est goulu, belle ampleur qui invite à la dégustation. En bouche, le whisky est souple, très fruité et affiche aussi de belles notes d’épices. Le chocolat noir sert de toile de fond à cet amalgame de saveurs fruitées, poignée de raisins secs et confiture de fruits variés. La richesse du whisky est étonnante pour son jeune âge et l’équilibre est vraiment bien également. La finale est fruitée, belles cerises juteuses, oranges confites, raisins secs et background de chocolat noir amer. J’aime bien cete présentation simple mais juste.

Provenance Tamdhu 12 ans

46% alc./vol.
Distilled March 2004, Bottled August 2016

André 84.5%
Oranges, agrumes, miel, oaky au nez, vanille, crème brûlée. La bouche est douce, mais punchée sur les épices, miel, vanille et agrumes, le fût carbonisé est très présent comme l’annonçait le nez, on y décèle aussi une touche de poivre noir broyé. La finale est rectiligne et douce, longueur moyenne, beaucoup d’accents de vanille et du bois de chêne.

Kilkerran 12 ans

46% alc./vol.

André 87%
Au départ j’avais au nez certains embouteillages bourbon cask de Balvenie. Puis j’ai eu quelques effluves de tourbe qui sont apparues progressivement, ensuite des agrumes et du citron, des notes de sherry et de confiture de fruits, d’oranges, raisins secs et de miel. Ce qui m’étonne par la suite c’est la texture hyper huileuse du whisky, genre huile d’olives dans une assiette blanche qui roucoule sur la langue et dans le palais. La table est mise pour un buffet de saveurs exquises; agrumes, citrons, oranges, confiture de cerises, raisins secs, miel, vanille, ainsi qu’une discrète touche saline. Pas de toute sur la proportion de bourbon casks mais aussi avec la touche de sherry avec les saveurs livrées. Douce finale, lente et langoureuse, fruitée et finement tourbée. J’aime bien cette édition un peu hors norme du scope habituel des whiskies maritimes.

Patrick 91%
Un superbe whisky dont la tourbe tout en retenue lui permet de présenter un superbe bouquet de saveurs. J’adore, et la meilleure preuve est que ma bouteille s’est vidée sans que j’en aille conscience (certes, il s’agit ici d’un argument un peu circulaire). Nez : Légère tourbe florale et maritime, avec une touche boisée et un peu de vanille. Alléchant. Bouche : Fumée de tourbe florale délicate, un peu de sel, de la cendre et une bonne dose d’épices et de bois. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe.

Martin 87.5%
Nez: Pommes et clémentines, miel et fleurs blanches. Fraises, framboises, herbe et léger cuir. Bouche: Pommes, cannelle, sucre d’orge, cuir, miel et oranges. Touche de chêne. Finale: Chêne, cuir, écorce d’orange, miel, fleurs blanches et généreux fond de tourbe presque orcadienne. Équilibre: Doux, sucré, équilibré et affirmé à la fois. La série « Work in Progress » a vraisemblablement porté fruit. Kilkerran nous offre maintenant un single malt mature et accompli.

Macallan Gold Double Cask

40% alc./vol.

André 76%
Eeech, ça sent le virgin oak vanillé et le bois verdâtre, crème Française, oranges et d’une touche d’agrumes et de fruits secs. La bouche est moche, aucune texture presque, beaucoup d’influences du fût de bourbon, saveurs verdâtres, pelures de pommes, oranges, le tout jumelé d’une grosse livraison de gingembre acéré. Finale sèche et épicée, le bois de chêne. On mix ça avec quoi?… Pour être honnête, je n’ai même pas terminé mon verre.

Patrick 79%
Bon, voici comment Macallan a su ramener les « age statements » : en rajeunissent abusivement le Gold! Bref, un whisky bas de gamme, indigne de la marque Macallan. Nez : Caramel, xérès et new make qui semble pas trop loin. Bouche : Toujours le caramel, le xérès, un peu de bois et toujours le new make. Finale : Un peu courte, marquée par le bois et le new make.

Martin 79.5%
Nez: Céréale de Macallan certes, mais sur une toile de fond de crème fraiche, d’herbe et d’agrumes. Fruits séchés et fût de bourbon. Caramel doré. Bouche: Texture fade, eau d’érable, rose, miel, pelure de granny smith, épices et bois. Le xérès y est, mais sans la finesse signature de la distillerie. Finale: Courte, épicée, fade et plutôt sèche. Pointes de chêne, d’épices et de raisin. Équilibre: Macallan, Macallan, Macallan… On commence à être tannés de se faire servir des expressions en-dessous des attentes à un prix exorbitant. Overpromise, underdeliver.

Kentucky Jack 3 ans

40% alc./vol.

André 85.5%
Nez un peu vif, beau fruité bien enrobé; petits fruits rouges, cassonnade, cannelle, une touche citronnée, cerises noires, miel, vanille. Simple mais agréablement bien construit. La bouche est limpide, un peu diluée mais les saveurs définies avec succès; petits fruits sauvages, cerises noires, poissons à la canelle, réglisse. On ressent un peu plus le baril brûlé en finale de bouche ainsi que la jeunesse du whisky, volée d’épices et de cannelle plus acérée aussi. Belle petite découverte de vacances Crétoises.

Jim Beam White Label (2010)

40% alc./vol.

André 87%
Tout aussi typique que Jim Bram peut le faire; avalanche de petits fruits rouges, cannelle et réglisse rouge, fût brûlé, oranges, vanille, miel. Beaucoup d’influences du maïs en bouche, onctuosité intéressante, beau taux de sucre qui calme les épices, on dévine aussi le charred du fût avec les notes de bois carbonisé en background, vanille crémeuse, une touche d’épices tirées du seigle aussi. Avec le temps, la texture devient plus cireuse même si hyper fruitée. Finale de bonne longueur, poussée par les vagues épicées du rye un peu terreux.