Lagg Inaugural 2022 Batch 1

50% alc./vol.
Maturation complète en Ex-Bourbon Cask, édition limitée de 10,000 bouteilles.

André 81%
Au nez, fond de new make spirit parfumé au citron, bois vert et tourbe organique, iode. Texture plus agréable que l’édition Kilmory, plus ronde et sucrée, sucre caramélisée, vanille, grains de céréales séchés au miel, citron vert, menthe et camphre, esprit maritime général. Même sensation minérale perçue que dans l’édition Kilmory. Finale de tourbe clean et végétale, mentholée et minérale. Un peu ennuyeux à évaluer.

Patrick 82%
Un beau (très) jeune whisky prometteur. Je me vois boire ça sur le bord d’un feu dans le bois, ça serait parfait ! Nez : Fumée de tourbe fraiche et intense avec un peu de plastique carbonisé. Bouche : Fumée de tourbe d’une belle intensité, avec du plastique carbonisé, des agrumes sucrés et une touche salée. Et le new make qui n’est pas trop loin. Finale : D’une longueur moyenne, fraîche et fumée.

Martin 80%
Nez: Fruits tropicaux et menthe, herbes, céréales, tourbe légère et poivrée, le tout bardé par un chêne un peu terreux. Bouche: Sucre brun, vanille, fleurs et orge. Épices et caramel. La tourbe verte enrobe le tout. Finale: Longue, chaude et sèche. Notes bien sûr de tourbe et de craie. Bois, poivre et cassonade. Équilibre: Pas si mal, mais le degré d’alcool couplé à sa jeunesse donne un résultat plutôt agressif, même si l’amalgame de saveurs est agréable. Lâchez-pas.

Kim 81%
Nez : Incroyablement floral et parfumé! Les fleurs blanches s’entremêlent avec du zeste de pamplemousse et d’orange amère, mais aussi un côté chimique un peu déplaisant de vernis à ongles. Ce côté chimique s’amplifie et prend le dessus après quelques minutes dans le verre. Bouche : On ne se le cachera pas, c’est jeune, mais ça paraît beaucoup moins que ce à quoi je m’attendais. Le chimique que j’avais au nez s’est métamorphosé en café bien corsé et en chocolat noir, une amertume qui se marie bien avec des tannins bien intégrés. Sans être un grand whisky, c’est un début prometteur.

Lagg Inaugural 2022 Batch 2

50% alc./vol.
Deuxième opus de la série Inaugural de la distillerie Lagg sur l’île d’Arran. Ce whisky fortement tourbé a été distillé deux fois, avant de mûrir pendant deux ans et demi dans des fûts de bourbon et de subir un affinage de six mois dans des fûts de sherry oloroso Firkin de 55 litres fabriqués sur mesure. 10 000 bouteilles.

André 86%
J’ai souvent mentionné qu’un sherry trop intense cache parfois certains défauts. Cette édition est un exemple réussi de comment d’intenses saveurs masquent un spirit beaucoup trop jeune, marqué de bois vert et agressif. Nez plutôt rond, rempli de fruits rouges dont la cerise et les raisins secs, le chocolat au lait et le coconut, le citron, le caramel. Le tout a pour toile de fond une fumée de tourbe terreuse et maritime. La bouche est bien fruitée, les oranges en saveurs de tête, puis les cerises, prunes et le raisin parfumées de cannelle, caramel, chocolat au lait et tourbe mesurée mais bien affirmée. À l’ingestion, notes poivrées et camphrées ainsi que de bonbon casse-grippe. Texture huileuse fort agréable. Longue finale fumée et poivrée, notes maritimes en bonus mais où la jeunesse du whisky est un peu plus apparente. Le whisky de la série à acheter, celui qui surpasse les autres de très loin.

Patrick 83%
De la grosse fumée de tourbe et un gros fût de xérès, la recette parfaite pour un superbe whisky, même s’il est très jeune. Nez : Le parfum est dominé par un xérès sucré, fruité et capiteux qui dissimule presque entièrement la fumée de tourbe et le chêne brûlé. Bouche : Du beau xérès chaleureux et intense, du chocolat noir, du chêne brûlé et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, pleine de fruits mûrs, de fumée de tourbe et de sel intense.

Martin 84%
Nez: Le xérès perce facilement le voile du jeune whisky. Malt grillé, fruits, chêne et oranges. Touche de raisin. Bouche: Caramel et zeste d’orange. Sucre brun, sherry, bois, muscade et cannelle. Vanille. Finale: Longue et chaude, texture moyenne. On y retrouve quelques notes de raisins secs, d’agrumes et de xérès. Par contre, la tourbe se perd un peu dans tout ça. Équilibre: Un dram bien agréable pour une distillerie qui débute, mais qui a du beat 😉

Kim 76%
Nez : Me rappelle un peu l’armagnac, ce qui est surprenant pour un whisky vieilli en ex-oloroso sherry. Noix grillées, le bois est encore très présent, écorces d’oranges confites. Bouche : Tourbe fraiche sur le poivron vert grillé, bacon à l’érable, le bois prend beaucoup de place et l’alcool pourrait être mieux intégré. On voit que le whisky est jeune.

Lagg Inaugural 2022 Batch 3

50% alc./vol.
Troisième et dernier opus de la série Inaugural. Comme pour les éditions 1 et 2, le Batch 3 est distillé deux fois à partir d’orge maltée Concerto tourbée à 50 ppm, puis élevée dans des fûts de bourbon de premier remplissage pendant deux ans et demi, avant d’être affiné dans des fûts de vin rouge Firkin de 55 litres de Rioja fabriqués sur mesure pendant six mois. Édition de 10,000 bouteilles.

André 84%
Nez de fumée de tourbe terreuse intense sur fond de vin rosé, de petits fruits sauvages et de framboises. À l’aération, cendre froide et bleuets. Belle bouche huileuse et ronde. La fumée de tourbe terreuse est plus précise et définie. J’ai des notes tirées du bourbon cask telles la vanille et l’abricot, le melon au miel qui j’ajoute aux petits fruits rouges couronnés de poivre. Le tout s’accompagne d’une touche herbacée & mentholée. Finale de bleuets et de petits fruits sauvages, fumée de tourbe terreuse, poivre et iode. Ressemble peut-être à certains Ledaig.

Patrick 84%
Un beau gros whisky jeune et intense, auquel on a accordé un vieillissement dans un fût intense. Nez : Les arômes d’un vin rouge charnu et débordant de fruits mûrs, du caramel, du chocolat noir et une discrète fumée de tourbe. Bouche : Un beau mélange de sel, de vin rouge épicé et de fumée de tourbe. Le tout est porté par une belle texture et est chaleureux. Finale : D’une belle longueur, fumée, fruitée et salée.

Martin 81%
Nez: Fruits des champs, malt, menthe et cuir réservé. La tourbe est lointaine. Chêne et poivre blanc. Bouche: Bois, poussière et touche de cassonade. Poivre blanc, herbe, menthe. Le degré d’alcool est un peu maladroitement intégré. Finale: L’agressivité de la jeunesse est mise en évidence ici. Les saveurs y sont, mais leur intensité frise la perte de contrôle. Équilibre: Un dram correct, un peu perdu entre le vin et la tourbe, toujours en quête d’identité…

Kim 76%
Nez : Ça sent jeune! Odeur chimique un peu déplaisante de vernis à ongles, mures et framboises, savon à main de station service. Bouche : Très astringent sur l’attaque, et le bois prend ensuite pas mal de place, cédant en finale à l’alcool pas super bien intégré. J’essaie d’identifier l’apport du fût de rioja dans le produit… peut-être dans le côté tannique.

Lagg Kilmory Edition

50% alc./vol.
Maturation exclusive en First Fill Ex-Bourbon barrels.

André 79%
Nez un peu plat, orienté sur l’alcool encore jeune, accents verdâtres et bonne présence d’eucalyptus, menthe et de citron sur fond de tourbe végétale. À 50% d’alcool, la bouche est presque diluée, texture relativement souple. Menthe poivrée, tourbe végétale, citron, vanille, sensation minérale et iodée bizarre, sucre à glacer. Saveurs provenant du même coin de la palette aromatique et où l’alcool pas encore assez vieilli est hautement perceptible. Finale oraganique et végétale, verte et mentholée.

Patrick 80%
Un assez bon whisky, mais encore trop jeune, le new make étant encore bien trop présent en bouche. Nez : Fumée de tourbe florale et herbeuse, avec des agrumes carbonisés. Bouche : Toujours la fumée de tourbe florale et herbeuse, de juteux agrumes et… le new make qui est pas mal intense. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, pleine d’agrumes et qui s’étire sur la saveur du new make.

Martin 82%
Nez: Tourbe crasseuse, charbon de bois, céréales et caramel. Air maritime, touche d’épices. Bouche: Cannelle, pastilles, menthe poivrée, fruits à chair blanche. Un peu de bois, de charbon et de tourbe, mais qui prend malheureusement un siège arrière. Finale: Bien poivrée, chêne et menthe, tourbe et sucre blanc. Équilibre: Intéressant pour ce nouvel essai de cette nouvelle distillerie. Patience, on pourrait avoir droit à de belles choses dans l’avenir.

Kim 80%
Nez : M’évoque étrangement la fumée de tourbe que l’on sent en se promenant sur Islay par une froide soirée, une fumée froide J’arrive même à m’imaginer sur le quai du petit village de Port Charlotte, avec les embruns salins. Bouche : L’image idyllique de cette balade sur Islay se brouille un peu lorsque le whisky entre en contact avec mes papilles. Apparaissent d’intéressantes notes sucrées et épicées rappelant les petits poissons à la cannelle. Prometteur pour un si jeune whisky

Laphroaig Càirdeas 10 ans 2024 Cask Favorites

52.4% alc./vol.
Le Càirdeas 2024 est un Laphroaig de 10 ans d’âge qui présente une combinaison provenant des fûts de deux versions précédentes très appréciées : le Triple Wood de 2019 et le PX Cask de 2021.


André 92%
Définitivement un des meilleur Cairdeas depuis un bout. Équilibre et justesse, diversité de saveurs et d’arômes. La fumée de tourbe est feutrée au nez, dans un édredon de fruits rouges séchés, d’un feu de plage, d’iode porté par le vent du large. Belles notes de raisins de Corinthe et de cerises, figues, tourbe médicinale feutrée, citron. Texture moelleuse et huileuse en bouche portant bien les notes médicinales de la tourbe et les bonnes épices du bois. Prunes, figues et raisins de Corinthe, oranges, tourbe médicinale, sel de mer et poivre moulu, bois caramélisé. Longue finale, sur la pérennité et non la force des éléments; fumée de tourbe médicinale, éléments maritimes, fruits rouges séchés, caramel et chocolat. Belle palette de saveurs, variété des éléments, texture juste et respect de l’épine dorsale qui définit la distillerie.

Patrick 93%
Oh wow, nous avons ici l’un des meilleurs Càirdeas que j’aie eu, ce qui n’est pas peu dire!  Tout y est, les saveurs, la complexité, la balance…  Il m’en faut quelques bouteilles de plus !!  Nez : Alléchant, avec de la belle fumée de tourbe très aromatique, de délicieux fruits mûrs séchés et sucrés et une légère pointe de gingembre frais. Bouche : La superbe fumée de tourbe de Laphroaig, avec une pointe maritime, des fruits séchés et sucrés rappelant le porto, du bois brûlé et une touche de gingembre frais. Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et fruitée.

Martin 93%
Nez: Ça part en douceur dans la fumée de tourbe pas trop agressive. On poursuit avec le feu de camp et les raisins secs, le bois et les agrumes. Gingembre et citron. Bouche: Le texture y est, la douceur aussi. Épices et tourbe sèche, bois poussiéreux et citron. Très bien construit. Finale: Bois sec, poivre et gingembre, tourbe très cendreuse. Un régal de longue durée. Un dram de grande qualité, Laphroaig était dû pour un petit Home Run depuis un bout. Un Cairdéas assemblé avec intention.

Kim 86%
Nez : Avant même que mon cerveau ne commence à démêler les odeurs, j’ai cette impression de complexité, d’être pratiquement submergée. Alors en vrac : caramel salé, panais braisé, noix de Grenoble, chocolat au lait, graines de carvi et de cumin. Bouche : Les graines de carvi sont encore très présentes, ce qui me déstabilise un peu. C’est terreux, cire d’abeille et grué de cacao.

Laphroaig Càirdeas 2023 – White Port & Madeira

52.3% alc./vol.
Cette édition limitée est une combinaison de whisky vieilli en fûts de Madère et de Porto Blanc. Les trois quarts du whisky sont vieillis dans des fûts de Madère de deuxième remplissage, tandis que le dernier quart a été fini en fûts de Porto de premier remplissage.

André 86%
Nez plutôt neutre au départ, puis des notes sucrées qui rappele le jus de salade de fruits en conserve, puis de l’orange et de l’abricot. Miel et caramel, fruits tropicaux. Belle texture en bouche sans être exceptionnelle. Noix salées, miel, iode, fumée distante, petite morsure de gingembre et poires. Je trouve le résultat un peu dénaturé et j’ai de la difficulté à percevoir la fibre Laphroaig dans le rendu final. Finale d’ananas, poires, de fumée de tourbe, sèche avec un bon kick d’épices.

Patrick 89%
J’ai eu besoin de beaucoup de temps pour apprécier cette bouteille. Ou peut-être fallait-il la laisser respirer ?  Enfin, 6 mois après mon achat, je peux enfin dire que j’aime bien ce Càirdeas ! Nez : La belle fumée de tourbe crasseuse de Laphroaig est évidemment présente, mais adoucie par des notes de fruits tropicaux et du verger juteux et sucrés. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, la fumée est au premier plan, avec des épices chaleureuses, des pneus brûlés du poivre, du bois craquant et brûlé, des fruits mûrs sucrés et une touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, les pneus brûlés, le chêne brûlé et de discrets fruits tropicaux bien mûrs.

Martin 89%
Nez: Tourbe iodée, embruns marins, zeste de citron, fruits rouges mûrs et vanille douce. Bouche: Texture vive sans toutefois offrir une rondeur exceptionnelle, sur la fumée cendrée, le caramel, les fruits des champs mijotés, la figue sèche et une touche de poivre blanc. Finale: Longue, saline, épicée et légèrement vineuse, avec un retour de chêne grillé et de citron confit. Équilibre: Un beau dram d’Islay où la fumée ancestrale se fond avec l’influence du vin fortifié, offrant complexité et authenticité dans une expression malheureusement encore à tirage limité.

Kim 91%
Nez : bien que je sache sciemment que ce soit un affinage en fut de porto blanc, je ne peux m’empêcher de penser à un mezcal plutôt doux. Ça évoque la fumée, les jalapeños frais, le zeste de lime, avec en trame de fond des notes terreuses, presque de sous-bois.
Bouche : le porto fait ici son apparition, avec une richesse et un sucre bien rond. C’est enveloppant et ça contraste à merveille avec la tourbe très typée de Laphroaig. Finale en longueur sur les épices et le poivre blanc. Délicieux!

Loch Lomond Darkness Inchfad 13 ans

49.9% alc./vol.
Inchfad est le nom que la distillerie Loch Lomond utilise pour son single malt fortement tourbé, et avant que celui-ci ne soit mis en bouteille pour la gamme Darkness, il a été élevé dans un fût octave de sherry Pedro Ximénez. Les minuscules fûts octaves offrent un rapport surface/volume plus important que les fûts ordinaires, ce qui permet une plus grande interaction entre le bois et le whisky.

Patrick 92%
Je dois admettre avoir été triste de constater qu’il s’agissait ici d’un embouteillage indépendant, et donc quasi-impossible à retrouver. Un whisky de compétition! Nez : Un enivrant parfum où du délicieux xérès fruité et caramélisé est supporté par une suave fumée de tourbe, du chêne et un onctueux gâteau au chocolat. Bouche : De beaux fruits mûrs et sucrés, de la fumée de tourbe épicée, du chocolat noir, du cuir et du caramel. Le tout est portée par une sublime texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, surtout boisée et salée, mais aussi subtilement fumée et fruitée.

Martin 88%
Nez: Fumée douce, fruits noirs, miel et une goutte de cuir. Bouche: Riche et épicée, sur le chocolat noir, la prune, la cendre froide et une touche de café torréfié. Finale: Longue et chaleureuse, avec des notes de fruits secs et de bois toasté. Équilibre: Un beau dram profond et harmonieux, où la tourbe et le sherry s’unissent dans une belle intensité aromatique.

Kim 84%
Nez : Goudron, guimauve légèrement grillée, le PX s’exprime bruyamment sur la confiture de bleuets et la slush à la framboise bleue. Bouche : Oh boy que le bois s’impose! C’est épicé (muscade, girofle, cardamome), avec du miel de sarrasin, encore de la confiture de bleuet mais vraiment concentrée et une finale sur le poivre blanc. Intéressant, mais c’est un peu trop un coup de poing sur la gueule de la part du PX.

Longmorn 16 ans

48% alc./vol.

André 88%
Très intéressant en bouche, gras & enrobant. Cette caractéristique disparait à mesure qu’on le laisses respirer. Au nez: pruneaux, plus prononcé sur le 15 que le 16. L’arrivée en bouche du 15 ans est plus intéressante. Finale et retro superbe, chocolat et douce fumée.

Patrick 88%
Définitivement plus fin et subtil, plus riche que le 15 ans. Les prunes sont plus présentes dans la version 16 ans. L’augmentation du prix est justifiée, celui-ci est définitivement meilleur et plus sophistiqué. Donc prunes mûres, légères épices poivrées et salées. Huileux. À 48%, on approche du taux d’alcool idéal.

Martin 85.5%
Or pâle vers un brin d’orangé. Nez: Malt grillé mollement fumé et sucré. Petits fruits, miel, fleurs et chêne épicé. Bouche: Vanille et bois avec plus ou moins de personnalité. Céréale poivrée. Quand même une amélioration sur le nez. Finale: Faible fumée et gomme ballonne. Courtes épices un brin décevantes. Équilibre: Pas tout-à-fait un gagnant. On raconte qu’il sert à beaucoup de blends, alors peut-être bien devrait-il continuer comme ça…

Kim 85%
Des arômes de tarte aux pommes et au sucre à la crème se dégagent de mon verre, avec des notes plus fraîches qui rappellent le cari et le curcuma. Très appétissant. Dès la première gorgée j’ai l’impression d’avoir pris une bouchée de cette tarte, qui révèle une saveur riche et sucrée, légèrement épicée, mais équilibrée par une belle fraîcheur. Malheureusement, ça se gâte un peu avec l’arrière-goût, qui me donne l’impression d’avoir aussi mangé la boite de carton qui contenait la tarte, c’est un peu sec et… brun.

RV 92%
À l’image de la bouteille un scotch très lustré, travaillé et ravissant, avec une wave plus intrigante que le 15 ans. Et probablement le plus balancé des single malts à mon humble avis. Pruneaux mauves et très fruité en bouche, les volutes de pruneaux se transforment tranquillement en fumée à mesure qu’il respire. Avec le Lagavulin 16 ans et le Bowmore 1991, 16 ans serait-il l’âge parfait pour les scotchs ? À 48%, Longmorn montre qu’Il est capable de bien gérer un taux d’alcool plus élevé. À quand un cask strength? Une grande bouteille, fougueusement sensuelle, bonne pour toutes les occasions.

Longrow Peated – Batch #24/94

46% alc./vol.
Bottled 21/5/2024. Nommé d’après une autre distillerie disparue de Campbeltown qui opérait autrefois juste à côté de Springbank et dont l’entrepôt abrite aujourd’hui la salle d’embouteillage de la distillerie. Longrow a été produit pour la première fois en 1973 pour apporter une touche tourbée, huileuse et robuste à un assemblage en cours de création. Cette édition est plus fortement tourbée que le Springbank traditionnel et est doublement distillé. Maturation en Ex-Bourbon et Ex-Sherry Casks.

André 86%
Nez mielleux et citronné, avec une touche de petits fruits sauvages et une pincée de sel. Plutôt straight comme approche. La bouche est maritime, la fumée de tourbe est terreuse et agricole et évoque des notes d’huile à moteur souillée accompagnée d’un peu de minéralité. Ananas, citron et miel, fumée de tourbe terreuse, iode, poivre moulu et petits fruits. La texture est charnue et souple, légèrement huileuse. Finale de tourbe phénolique et saline, éléments terreux et un mélange de fruits à chair et de fruits séchés s’étirant sur des notes de poivre soutenues. Le fil de dégustation est un peu déséquilibré.

Patrick 87%
Un bien bon dram, qui semble un peu jeune, mais qui compense avec sa fougue bien mesurée. Nez : Fumée de tourbe présentant un intriguant mélange de fruits tropicaux discrets, de caramel et de… chlore ? Bouche : Fumée de tourbe très aromatique et sel d’une belle intensité. J’y retrouve aussi des fruits tropicaux, mais ça demeure vraiment subtil. Finale: D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 89%
Nez: Tourbe grasse, fumée de feu de bois, bacon fumé et citron confit. Bouche: Vive, musclée, portée par une tourbe huileuse qui se mêle à des notes de réglisse, d’orge torréfiée et de fruits à chair jaune mûrs. Un air salin traverse l’ensemble, équilibré par un voile de douceur maltée. Finale: Longue, sèche, avec des accents de charbon, de poivre blanc et de suie. Équilibre: Un embouteillage fougueux mais sincère, sans maquillage. Brut de caractère, ce dram déploie une tourbe terreuse authentique, fidèle aux racines ouvrières de la région.

Kim 88%
Nez : La céréale s’impose d’emblées, accompagnée d’effluves évoquant la tequila. Caoutchouc chauffé, mais pas brûlé, caramel foncé, belle fumée propre sans trop de créozote. Suivent ensuite un peu de fruits à noyaux (abricots, pêches) et des légumes verts grillés. Bouche : À la fois sec et gourmand. La fumée et l’austérité du grain sont bien balancés par un caramel salé qui amène une rondeur agréable.

Meikle Toir 5 ans The Chinquapin One

48% alc./vol.
« Meikle Toir » signifie « Grand Poursuit ». Titrant 35 ppm, ce whisky présente un caractère fumé grâce à la tourbe continentale de St. Fergus utilisée pour torréfier l’orge ainsi qu’une longue fermentation de 160 heures. Maturation initiale en fûts de chêne américain, avant une maturation en fûts de chêne vierge Chinquapin pendant trois années supplémentaires. Le chêne de type Chinquapin provient de la région des Ozarks dans l’état du Missouri.

André 83%
Bois toasted, fumée de tourbe terreuse distante, cosses d’oranges trempées dans le caramel et le miel. C’est plutôt docile comme approche. La bouche est plus affirmée. Fumée de cigarette et bois de charcoal, chocolat fourré au caramel, oranges, anis et gingembre, sensation légèrement cendreuse. La texture est un peu mince, pas d’éléments gras ou huileux. La finale est un peu courte, poivrée et épicée, boisée et caramélisée, avec une touche de fumée éphémère.

Patrick 81%
Un gros whisky tourbé, brut, intense, sauvage et… chimique! Intéressant, mais encore trop rough à mon goût. Nez : Fumée de tourbe assez chimique, avec une touche d’oranges, de miel et de caramel. Bouche : Fumée de tourbe chimique, avec du chocolat noir, des amandes grillées, de l’anis, du gingembre et de la cendre froide de feu de camp. Finale : D’une belle longueur, fumée, chimique et boisée.

Martin 85%
Nez: Tourbe terreuse et végétale, menthe fraîche, citron et pierre lavée. Bois cramé et touche de caramel poivré. Bien plaisant. Bouche: Sirop simple, poivre blanc, pointe de bois, de jus de raisin blanc, le tout bardé par tourbe et citron. Finale: Épicée, réglisse noire et gingembre. Chêne, poivre, fumée et accent de caramel. Équilibre: J’aime bien, un dram fumé, pas piqué des vers.

Kim 90%
Nez : popcorn au beurre, pain doré couvert de crème fouettée, beigne farci à la gelée de framboise… bref, on navigue dans le domaine du pâtissier. Une légère trame fumée soutient toute cette gourmandise. Bouche : l’impression de sucrosité s’impose même au goût, mais vraiment agréablement, alors que la trame fumée cède plutôt place à une tourbe assumée mais balancée. La finale apporte un peu d’astringence, mais rien qui gâcherait mon plaisir. Un très, très bon dram.