BenRiach 17 ans Solstice 2nd Edition

50% alc./vol.
Marqué par un affinage en fûts de porto, ce single malt très tourbé oscille entre l’ombre et la lumière. Baptisée Solstice, cette version porte bien son nom tant le passage des notes fumées hivernales aux notes fruitées estivales évoque le solstice d’hiver et le solstice d’été. A déguster dans une ambiance contrastée.

André 93%
Tourbe parfumée au porto, abondant et fruité tout en étant fort en bouche, bien soutenue par l’apport des fruits secs. En bouche; vague de tourbe appuyée par le port cask, influences fruitées de cerises, raisins mauves, fraises-framboises… Pour les amateurs d’ambigüité, le mélange est pour le moins exotique. De plus, le feeling poreux accentue la texture assez unique du whisky et la balance exacte des éléments rendent même agréable le taux d’alcool. J’adore l’audace de présenter des éléments si différents mais qui se complètent si bien en bouche.

Patrick 90%
Le scotch comme on l’aime : Robuste, savoureux et complexe. A inscrire sur ma liste de cadeaux de Noël svp. Nez : Fumée de tourbe crasseuse et cendreuse, avec une touche fruitée des plus subtiles. Bouche : Texture très huileuse de fumée de tourbe intense et portée par un jus de fruit sucré. Le tout, avec une bonne dose d’épices venant du fût de chêne. Finale : D’une longueur moyenne et portée par la fumée.

Martin 91%
Teinte dorée et orangée tirant dangereusement sur un rosé digne de son fût de porto. Nez: Relativement doux au nez. De joyeuses effluves de porto percent aisément son mince voile de tourbe et son taux d’alcool. Cerise, fraise et chêne complètent le nez. Bouche: Texture épaisse bardée d’un caramel riche et franc. Épices du xérès, bois et raisin. Dattes et tabac à pipe. La tourbe est très très subtile, mais supporte efficacement le tout. Finale: Très soutenue sur une proéminence de tourbe, suivi de dattes, de cerise et de chêne sec épicé. Cacao. Équilibre: On pourrait chiâler que c’est plutôt timide pour un embouteillage qui s’affiche « heavily peated », mais c’est un pari si réussi qu’on peut presque tout lui pardonner.

Kim 85%
Ça sent les pneus recouverts d’une bonne couche de confiture aux framboises, mais l’odeur de pneus finit par s’adoucir. En bouche c’est intense, du poivre fumé sur une planche de bois, un goût qui dure longtemps, longtemps. Après quelques gorgées, on perd un peu du punch du début. La finale est un peu étrange, voire décevante, comparativement à son entrée tonitruante.

BenRiach 21 ans Authenticus Peated

46% alc./vol.
Non filtré à froid provenant de l’assemblage de quelques fûts de chêne ayant contenu du bourbon. En dégustant ce Benriach, on se sent beaucoup plus proche des rivages de l’île d’Islay que de la tranquillité verdoyante du Speyside. Une version officielle limitée à 4 800 bouteilles.

André 92%
Il faut un bon 20 minutes au malt pour atteindre son apogée. Une attente liturgique hautement récompensée. Au nez, la tourbe se révèle rapidement, le malt lui est très croustillant et frais. On se croirait sur l’Ile d’Islay. La tourbe est si proche de ce que je connais de Laphroaig que j’ai même dû aller chercher ma bouteille de 10 ans d’âge afin de les sentir en même temps. Médicinal, éther, antiseptique et fumée. Au goût, une fine pointe de sel appuyée par la tourbe très douce (au souvenir, près du Ardbeg 17 ans). La finale est liquide mais très persistante.

Patrick 90%
Tourbe humide. Fumée. Plus léger au goût que l’odeur laisse présager. Clou de girofle un peu désagréable au palais… Et devrait être plus alcoolisé. Mais quand même très raffiné. J’aime.

Kim 91%
Nez : cendres froides, et c’est appétissant, souvenir de rallumer le feu de camp le matin en camping en soufflant sur les braises pour faire ses toasts. Melon de miel, papaye, un soupçon de grenadine. Mes attentes sont hautes!
Goût : Tranchant, c’est la première chose qui me vient en tête. J’ai l’impression que le whisky mène un duel avec mes papilles et que celles-ci ne peuvent que parer les coups. Pourquoi un duel et non un assaut? Parce que c’est tout en finesse. Bam, une pointe de vanille! Vlan, un embrun salin! Pow, un coup de tourbe végétale. C’est complexe et délicieux.

RV 93%
Chips poivre et sel Lays™. Algue plus humide au goût. Peat et algues séchées. Peat animal de Lagavulin.

BenRiach Birnie Moss Intensely Peated (48%)

48% alc./vol.

André 87%
Pour son jeune âge, ce whisky étonne de par sa complexité et sa maturité. Formidable vague de tourbe puissante bien assortie aux arômes de vanille extraite du fût de chêne, cendreux mais avec une belle tangente de citron-agrume. L’intégration de la tourbe et de la vanille est superbe et d’une puissance musclée et soutenue. La bouche est domptée par la tourbe et l’alcool mais l’aspect agrume, sorti de nulle part et associé généralement aux whiskies côtiers m’a grandement plu. Pommes vertes mûres, et brûlure d’alcool en prime. La cendre de tourbe en finale, l’alcool bien fort. Un jeune whisky qui s’en sort très bien considérant la cour de récréation dans lequel il a décidé de s’amuser.

Patrick 88%
Une belle création tourbeuse typique du Speyside, tout ce qu’il y a de plus savoureux et complexe. Nez : Tourbe terreuse et orge. Quelques notes de vanille et de chêne viennent compléter le tout. Bouche : Impressionnant… Fumée de tourbe, cire d’abeille, épices, vanille, quelques fruits tropicaux et pointe de caramel. Compte tenu du taux d’alcool, je me serais attendu à une texture plus huileuse. Finale : Relativement longue et épicée.

Martin 83%
Très pâle et un brin brumeux. Nez: Son nez de new make mélasse à l’horizon trahit son jeune âge. Un peu de vanille, un peu de terre mélangés dans son baril. Fromage cendré. Bouche: Assez léger comme texture. Vanille et agrumes sur fond d’épices. À peine de caramel, de colle à bois et de fruits tropicaux. Finale: À peine métallique, ce qui me fait débander un peu. Notes d’épices de tourbe et de miel. Équilibre: Je le coterais sûrement un peu plus en tant que jeune whisky tout seul, mais comparé au reste de la whiskysphère, il est plutôt bof.

Kim 88%
Vous avez déjà brûlé des feuilles mortes à l’automne? Le Birnie Moss y ressemble à s’y méprendre. Il dégage une belle tourbe sèche et fraîche, avec un léger relent de plastique (c’est ce qui arrive quand vous brûlez le sac de feuilles mortes). Au goût il se révèle piquant, mais étrangement frais, la tourbe ne s’éternise pas, mais cède place aux épices. La finale est un peu courte et rough, ce qui rend les premières gorgées agréables, mais les suivantes un peu moins.

Benromach 10 ans – édition 2020

43% alc./vol.
Cette expression a été distillée à partir de malt peated à 12 à 14 ppm, et vieilli à 80% bourbon et 20% fûts de sherry avant une dernière année en fûts de sherry.

André 85%
Sherry sucré et fruits tropicaux, caramel, pomme, oranges, cannelle, gingembre. Légère fumée discrète en background et grains de céréales séchés. La bouche offre peu de texture, la fumée est plus définie, mélange de pommes cannelle-caramel et d’oranges, fruits rouges, ananas. Le sherry est festif et épicé, poivré également. À l’aération, les notes de caramel s’intensifient. Finale sur les fruits secs nappés de caramel, saupoudrés de poivre, de cannelle et de gingembre.

Patrick 83%
Si c’est ça un scotch du Speyside traditionnel, j’aime bien! Par contre, j’ai l’impression d’avoir affaire à un whisky de quatre ou cinq ans, plutôt que dix ans… Nez: De la fumée de tourbe, du chêne et quelques gouttes d’huile à moteur. Bouche: Toujours la fumée de tourbe, avec du bois brûlé, une petite touche sucrée, du poivre blanc et une note rappelant un new make. Finale: D’une longueur moyenne, légèrement fumée et boisée.

Kim 67%
Nez : Assez fermé, alcool, boite en carton brun, un peu terreux mais plus style roche au soleil que terre noire. Bouche : Astringence pas super, vieux bois sec. Pas catastrophique mais pas vraiment bon. Au 2e tour, ohalala que c’est moche. Boite de carton humide, feuilles mortes en putréfaction. Benromach était avant une distillerie que j’appréciais beaucoup, mais je ne sais pas ce qui s’est passé là…

Benromach 2002 KWM Cask 969 – 21 ans

57,9 % alc./vol.
Distillé le 16 décembre 2002, embouteillé le 14 juin 2024 – First Fill Bourbon Barrel – Exclusif au Kensington Wine Market – 179 bouteilles

André 89%
Quel beau nez. Mélange de melon au miel et d’abricot, compote de banane sucrée, fine touche citronnée, belle crème à la vanille moelleuse. Bourbon barrel all the way au nez. L’équilibre en bouche est superbe, alliant les doux tannins du bois de chêne et les notes fruitées et tropicales. Nectarines, miel d’acacia, melon au miel, poires et abricots, chêne tannique, crème à la vanille et citron, fine pellicule fumée organique, sensation cireuse apportant une texture délectable. Aux gorgées suivantes, les couches de fumée gagnent en importance et se précisent. Longue finale tannique et oaky avec beaucoup de fumée également.

Patrick 94%
Andrew m’a présenté ce whisky en me disant « goûte à ça, on dirait un vieux Brora des années ‘90 » et il avait tellement raison! Meilleur de gorgée en gorgée, voici un scotch de contemplation, idéal pour les samedis soirs où on feel simplement heureux. Nez : De la belle fumée de tourbe « propre », avec du chêne frais, des abricots, des agrumes, de la cire, du beurre… Ça donne soif! Bouche : Toujours la belle fumée de tourbe propre et légèrement salée, avec des agrumes, du beurre, du chêne frais, de l’orge sucrée, du miel, des abricots et des kiwis. Succulent, et on ne ressent presque pas la brûlure de l’alcool malgré le presque 58%. Le tout, porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, fumée, avec des fruits tropicaux et un peu de chêne. Les saveurs reviennent en vagues successives, chaque vague me donnant le goût de donner un point de plus.

Kim 85 %
Nez : Cendre froide, mon manteau après avoir passé la journée auprès d’un feu au grand vent, poivron vert rôti au four, une touche de chlore mais pas déplaisante, olives vertes. C’est un curieux mélange. Bouche : Pain de blé, viande grillée au BBQ et légèrement noircie, sirop contre la toux, mais vraiment beaucoup sur le sirop Robitussin. En fait maintenant j’ai de la difficulté à percevoir autre chose. À noter que j’aime bien le goût du sirop, à l’occasion, donc ce n’est pas mauvais, juste étrange.

Benromach 2005 KWM Cask #14197402

58.5% alc./vol.
Distillé le 26 septembre 2005, embouteillé le 17 mai 2024. Élevé pendant 18 ans dans un fût de sherry de premier remplissage (n° 335) avant d’être mis en bouteille à 58,5 % – 274 bouteilles.

Patrick 94%
Un autre Benromach qui coche toutes les cases… Au moment d’écrire ce commentaire, la finale incroyablement délicieuse semble vouloir me tenter à m’en verser un dram de plus… Je n’ai pas le choix, ai-je donné la bonne note? En effet, le deuxième verre m’a fait réaliser que ce whisky méritait quelques points de plus. Nez : Mélange de fumée de tourbe, de xérès, de fruits tropicaux et de cuir, le tout équilibré parfaitement. Le genre de parfum que je passerais des heures à humer. J’en ai l’eau à la bouche. Bouche: D’abord une belle fumée de tourbe terreuse, mais avec tout de même une petite pincée de sel. Puis du cigare, des fruits tropicaux, du cuir, du chocolat noir et du bois grillé et épicé. Après quelques gorgées, de petits des champs semblent apparaître. Finale : D’une belle longueur, fumée, épicée et légèrement fruitée.

Martin 94%
Nez: Raisins noirs, marmelade et chocolat partent sur un registre plutôt ténébreux, bientôt rejoint par noix grillées, cuir et une fumée légèrement charbonneuse. Bouche: Le sherry se montre généreux sans devenir sirupeux, avec figue, cacao amer, espresso et orange brûlée. Au centre, la texture devient épaisse et huileuse, avec poivre noir et fumée sèche. Finale: Longue, sur le café, les fruits secs, le chêne et une cendre discrète. Équilibre: Un dram dense et robuste, mais jamais confus, qui réussit surtout par le contraste entre xérès riche et fumée épaisse.

Kim 92%
Nez : Caramel foncé, crème glacée à la vanille avec encore plus de caramel, une touche sulfurée, biscuit à l’avoine. Bouche : le soufre est encore là, mais s’accorde presque avec les saveurs tertiaires. Biscuits aux figues Newton, chocolat au lait, Glosettes aux raisins, caramel au tabac, gâteau reine Elisabeth.

Benromach Peat Smoke Batch #1

46% alc./vol.
La plus petite distillerie du Speyside innove avec une série limitée particulièrement tourbée de son single malt. Issue de fûts de bourbon de premier remplissage, son taux de phénol de 55ppm est encore plus élevé que celui du plus fumé des Islay. Tourbé, iodé et médicinal, le Peat Smoke se révèle également boisé-vanillé.

André 84%
Définitivement phénolique avec des pointes terreuses et médicinales enrobées de sucre de bois brulé. Manque de caractère en bouche au niveau textural, limpide et liquide ce qui ne procure qu’un résultat passager et momentané. Ce manque de permanence lui fait d’ailleurs perdre quelques points et ce même si celui-ci livre quand même une belle performance. La finale offre de bien belles notes tourbées accompagnées de saillies de teinture à patio et un attirant boisé fruité.

Patrick 78%
Phénol, tourbe, peppermint rose. Soufre (eurk!) en finale. Difficile à noter: La puissance et la richesse de ce whisky lui mériterait un 90%, mais la finale lui fait perdre de très nombreux points.

Kim 84%
La première chose que je sens est une tourbe florale puis… du fromage tortillon, du vernis, des feuilles mortes. En bouche on a la tourbe toute en douceur typique du Speyside avec des notes fruitées de papaye et de fruit de la passion. À la fois sucré, vert et astringent. Sans être mauvais, je trouve qu’il manque de rondeur. Par contre je l’imagine bien accompagner une fondue au fromage suisse.

RV 84%
Plâtre frais et Mono (calfeutrant à fenêtres). Ketchup aux tomates stocké dans le fond d’une armoire poussière de la cave sur le ciment. Prend plus de place en bouche, sur le même thème, de manière agréable mais sans surprise. Un beau petit whisky passe-partout, mais pas celui qu’on sert pour impressionner.

Berry Bros & Rudd « An undisclosed Islay Distillery » 18 ans 2007

56% alc./vol.
Cask #10004 – Finition en fûts de Pedro Ximenez – 673 bouteilles – La rumeur veut que ce soit en fait un Laphroaig…

André 93%
Ouf… ça c’est calissement solide. Quand la tourbe maritime se marie au sherry de bonne qualité, cela donne un dram de grandes occasions. Grosse fumée de tourbe cendrée, cerises marasquin et figues, iode, poussière de pierre, cannelle et cuir mouillé, caramel légèrement surchauffé. À l’aération, apparition de chocolat noir et de noix cuites au four enduites de caramel. La bouche est camphrée sur fond de minéralité, raisins secs, cendre froide, selle de cuir humide après une randonnée à cheval par temps chaud, terreau d’empotage après la pluie, caramel, iode, fond médicinal. Finale sur les barres énergétiques pour la randonnée de type pâte de fruits rouges, le chocolat noir et la fumée de tourbe maritime intense et de cendre sèche. Si je n’étais pas du tout jaloux que Patrick ait pu mettre la main sur le whisky chinois Goalong, j’avoues l’envier fortement pour celui-ci.

Patrick 95%
Heureusement, il y a des embouteilleurs tels que BB&R pour me rappeler pourquoi j’aime autant le scotch! Bref, Islay, 18 ans, PX, je n’ai pas hésité longtemps avant d’acheter. Mon seul regret est de ne pas en avoir pris une caisse. Nez : Mon parfum préféré, la fumée de tourbe enrobée de beaux fruits mûrs et sucrés! J’y trouve aussi du miel, du sel et du chocolat noir. Bouche : Porté par une superbe texture en bouche, la belle fumée de tourbe médicinale est enrobée de fruits des champs très mûrs, de sel, de miel, de chocolat noir, de viande rouge à « cuisson medium », d’une pincée de poivre et de bois grillé. Finale : D’une superbe longueur, fumée, fruitée et salée.

Martin 94%
Nez: La tourbe est sombre et cendrée, entourée de raisins secs, figues et caramel salé. Du chocolat noir et des noix grillées apparaissent ensuite, avec une touche de viande fumée. Bouche: Dense et huileuse, elle combine dattes, caramel brûlé et cacao avec une fumée de charbon beaucoup plus sèche. Muscade, réglisse et tabac viennent équilibrer la richesse du xérès. Finale: Très longue, sur les braises, le cacao, le poivre noir et une pointe médicinale. Équilibre: Le contraste fonctionne remarquablement bien, le fût apporte beaucoup de matière sans masquer une tourbe mature qui tient parfaitement tête au sherry et qui donne beaucoup de profondeur à l’ensemble.

Kim 89%
Nez : L’alcool prédomine, ainsi qu’un côté vieux bois imbibé d’alcool, beurre d’arachide nature, caramel au beurre et une impression étrangement vineuse. Il semblerait qu’il s’agit d’un Laphroaig, mais je ne l’aurais pas deviné. Bouche : Beurre de noisette (bye bye les arachides), poussière, vineux, avec une rondeur particulière mais intéressante et un petit kick rappelant le gingembre confit. C’est un bien bon whisky, mais un Laphroaig? J’ai mes doutes…

Berry Bros & Rudd Dailuane 12 ans 2010 KWM Cask

54.9% alc./vol.
Finition en fûts de vin Santo – Embouteillé en 2022 – Exclusif au Kensington Wine Market de Calgary – Cask # 312957 – 314 bouteilles

André 85%
Salade de fruits tropicaux, zeste de citron, oranges, assorti d’une petite touche herbacée. Superbe texture en bouche (beaucoup moins cireuse que l’édition Whisky Trail Knights), épices plus frivoles. Raisins verts, salade de fruits tropicaux, lime et citron, pommes vertes, amandes et yaourt à la vanille, poires, le tout se terminant par de bonnes épices et du gingembre. Légère effervescence à l’ingestion. Je trouve que l’apport tannique du bois est un peu trop présent en bouche. La finale est tropicale et relevée par les épices, de bonne longueur mais avec un alcool bien intégré.

Patrick 89%
Un superbe whisky complexe et savoureux, où le vin et le chêne combinent leur voix pour nous offrir un superbe duo pour le plus grand plaisir de nos papilles gustatives. J’étais aussi très curieux de voir ce qu’un fût de vin Santo avait à offrir, car c’est la première fois que je voyais une telle finition et je peux vous affirmer que c’est une belle réussite. Nez: Pommes et poires jaunes, pêches, chocolat au lait, miel, agrumes, l’ensemble étant léger, frais, fruité et sucré. Bouche : Porté par une superbe texture très huileuse, le vin de dessert Santo s’exprime avec volubilité, nous présentant des saveurs de raisins jaunes, d’abricots, d’anis, d’agrumes et de pommes. Le chêne parle lui aussi d’une voix forte avec du poivre, des épices à steak, du gingembre, du tabac et du cèdre. Finale : D’une très belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 88%
Nez: Abricot mûr, raisin doré et miel offrent un registre de départ plutôt généreux, avec noix confites, malt et zeste d’orange en retrait. Bouche: Le Vin Santo apporte figue, caramel et chocolat au lait, vite accompagnés par le clou de girofle et le fenouil. La texture est ronde et grasse, avec un côté légèrement charnu qui plait bien. Finale: Assez longue, plus sèche, sur l’abricot, le tabac, le cèdre et les épices, avec quelques notes tropicales. Équilibre: Le fût de vin colore nettement le profil sans l’envahir. Un dram riche et atypique, avec suffisamment de malt et de structure pour éviter l’excès de douceur.

Kim 90%
Nez : Encens d’église, tirant presque sur le patchouli, raisins de Corinthe, figues confites couvertes d’une réduction de balsamique, et surtout l’alcool qui chatouille les poils de narine. Bouche : Profond, riche et gourmand, évocateur de fruits secs macérés dans l’alcool et de sirop simple épicé au gingembre et à la cardamome. L’alcool est puissant, mais bien intégré, complémentant les saveurs gourmandes. Vraiment agréable!!

Big Peat 15th Anniversary Red Wine Cask Finish

49% alc./vol.
Étiquette barbouillée par la SAQ.

André 88%
Fumée de tourbe médicinale, grosse sensation terreuse, feu de plage avec bois mouillé, fruits rouges, sel de mer et zeste de citron. L’apport du wine cask est très en évidence, autant au nez qu’en bouche. La bouche est tendrement tannique, pas vraiment huileuse, beaucoup de petits fruits rouges sur un canevas de terre humide et de fumée de tourbe crasseuse. L’ensemble demeure tout de même très frais et aérien au nez, même si hautement phénolique ; fruits tropicaux, agrume, citron, poire et ananas flambés sur le feu de plage. Les fruits rouges sont plus du style bleuets et raisins mauves maintenant. Belle et longue finale, phénolique et médicinale, saveurs qui rappellent le vin rouge de Bordeaux bien tannique, les bleuets poivrés, le sel de mer et la terre humide après l’orage.

Patrick 89%
Je reconnais bien la « signature Big Peat » ici, et les créateurs du whisky se sont vraiment gâtés pour leur 15ème anniversaire! Nez : Fumée de tourbe huileuse, terre mouillée, cendres lavées par la pluie, gros sel, citron et de discrets petits fruits qui essaient de se frayer un chemin dans tout ça. Bouche : Fumée de tourbe très maritime, avec des algues et du sel. Puis, je retrouve fruits tropicaux, des agrumes et du chêne sec. La texture en bouche est bien huileuse comme il se doit. Finale : D’une belle longueur, fumée, tannique, salée et un peu fruitée.

Kim 92%
Nez : Ah, de la belle grosse tourbe sale, maritime, juteuse, grasse, fraiche, saline. Je sais, ça fait beaucoup de qualificatifs un peu contradictoires pour la tourbe, mais c’est honnêtement ce qui assaille mes narines. J’ai l’impression de griller du citron sur les braises d’un feu au bord du fleuve, les embruns salins embaumant l’air, pendant que m’attend un peu plus loin un verre de vin blanc grec bien minéral. Je me parfumerais volontiers avec ce whisky. Bouche : Toujours dans le même décor, mais cette fois s’ajoute un rôti de porc, qui aurait cuit tout doucement sous les braises et dont certains coins auraient légèrement brûlé. S’ajoutent des petites fraises des champs, une salade d’asperge et surtout beaucoup de plaisir. Honnêtement, c’est délicieux.