Boulder American Single Malt Whiskey – Bottled in Bond

50% alc./vol.

André 85%
Fruits tropicaux, compote d’oranges, poivre noir moulu, cerises et pommes. La bouche est musclée, relevée par la cannelle, le poivre et le gingembre ainsi que par les notes de bois tannique. Cerises et compote de pommes, grains de café trempés dans le chocolat, charbon de bois, caramel. La texture est un peu quelconque malheureusement même si les saveurs sont définies et statuées. La finale est épicée et très poivrée, tannins et charbon de bois très présents et poignée de fruits rouges, de chocolat et de caramel.

Patrick 86%
Un très bon malt, facile à boire et efficace, bref, typiquement « bottled in bond ». Nez: Le chêne est ici bien présent, à la fois plus sec que les autres éditions de cette distillerie, mais aussi avec ce qui m’apparaît comme une touche de sève. Bref, bois sec, sève, discrets fruits des champs. Alléchant. Bouche : Belle arrivée en bouche modérément intense, boisée, épicée et chaleureuse en bouche, complétée avec une touche fruitée subtile et agréable. Finale : D’une belle longueur, boisée.

Martin 87.5%
Nez: On reste dans les raisins secs et la cerise, mais on décèle ici une belle chaleur épicée et boisée. Chêne affirmé, fruits des champs mijotés. Je suis content. Bouche: Bois, cerise, raisin juteux, les épices prennent leur temps pour arriver. Poivre noir et touche de réglisse. Finale: Épices et bois chaud. Les belles notes de la bouche sont soutenues ici. Équilibre: Superbe surprise, une coche plus fruitée et épicée sur l’offre originale. Un exemple de texture dans le mille.

Kim 81%
Nez : Grain, mais super sucré et riche, caramel salé, cerises noires et slush à la framboise bleue. Bouche : Rough, manque un peu d’équilibre, les angles sont trop carrés au début (oui, des angles dans un whisky, c’est une première pour moi aussi). Une fois qu’on s’y fait, le caramel salé refait surface, avec un peu de toffee.

Boulder American Single Malt Whiskey – Leave No Trace

53.5% alc./vol.
Mélange comprenant des whiskies Straight peated malt âgés de 4.5 à 6.5 ans, de Straight malt de 6 ans d’âge, de Sherry cask finish 7 ans, Secondary aged Ten Essentials âgés entre 5.5 et 7.5 ans et finalement de Root Shoot roasted malt whiskey de 4.5 ans d’âge. Édition limitée de 1401 bouteilles.

André 85%
Pas du tout ce que je m’attendais. Gros nez bold de prunes, compote de pommes et de raisins secs, d’oranges sanguines et petits fruits sauvages, caramel et fond de fumée forestière. La bouche est plus corsée, le bois caramélisé (au départ)
plus évident, puis se perd rapidement en des notes de bois carbonisé très intenses. Cerises, prunes et raisins, caramel et bois toasted, oranges. Aux gorgées suivantes ; charcoal, sirop d’érable et cassonade, vieux bois vernis. Belle texture qui demeure huileuse malgré l’astringence importante du bois de charcoal. Finale fumée et fruitée, parfumée de cannelle et de caramel, de bonne longueur.

Patrick 91%
Ça c’est du whiskey comme je les aime : Le taux d’alcool parfait, la fumée tout en retenue qui nous permet de goûter aux autres saveurs et justement, plein d’autres saveurs superbement équilibrées. J’adore! Oooh! Ça c’est un parfum comme je les aime! J’y détecte une agréable quoique subtile fumée de tourbe, de discrets fruits mûrs ainsi que quelques gouttes de caramel et de vanille. Le genre de whisky que je peux passer une heure à humer lorsque j’y goûte pour la première fois! Bouche : Oh. Il y a eu un peu trop d’action pour que je sois capable de prendre des notes à ma première gorgée!! Bref, de la fumée de tourbe, des fruits, du caramel, du chêne brûlé, une touche de café et un soupçon de vanille. Finale : D’une belle longueur, légèrement fumée et fruitée, avec une pincée de café et surtout brûlée.

Martin 89%
Nez: Gâteau aux fruits, douces épices parfumées, timide cannelle, fruits des champs, caramel, bois et vanille. Touche de sirop simple. Bien intriguant. Bouche: Fruits rouges, cerise et framboises. Bois, chêne et un peu de foin. Poivre blanc, belle sécheresse du bois. Finale: Assez acérée, mais avec des saveurs qui essaient de trancher de par leur douceur et leur sucre. Équilibre: Pas méchant, j’avais de plus grands espoirs, mais ça reste un maudit bon dram malgré ma pointe de déception.

Kim 80%
Nez : Évoque d’emblée un old fashioned, mais plus riche, avec un côté écorce d’orange grillée, sucre d’orge et cerise noire. Vient ensuite un crémeux un peu céréalier, mais pas déplaisant, comme un gruau dans lequel on aurait mis quelques gouttes de vanille et une bonne dose de cassonade. Bouche : Alors qu’au nez il était tout en rondeur et en douceur sucrée, il se révèle en bouche un peu rapeux. Sous des poires et des pommes jaunes se pointe une grosse planche de bois pas planée, qui vient un peu gâcher une expérience si prometteuse.

Boulder American Single Malt Whiskey – Peated Malt

46% alc./vol.
Produit à partir de 100% d’orge provenant d’angletterre, ayant un taux de 35ppm. Maturation en New American Oak Casks pendant 4 à 6 ans.

André 85%
Comme l’écrit Kim, définitivement de la fumée de tourbe terreuse et du pétricor, soda à l’orange, pêches, caramel. La bouche est souple, agréable texture. Oranges sanguines, citron, melon au miel, chocolat noir, poivre, fumée de tourbe terreuse et humide. Finale un peu courte par contre. Mélange de sucre à glacer, de fumée de tourbe terreuse et grasse, fruits à chair. J’ai des images de mes randos dans la Hoh Rain Forest dans le Parc National d’Olympic dans l’état de Washington.

Patrick 89%
Un très bon whiskey savoureux et complexe, le genre que je boirais sur une base quotidienne sans m’en lasser. Nez: Belle fumée de tourbe évanescente, épinette, chêne brûlé et discret malt caramélisé. Bouche : La fumée de tourbe est ici aussi toute en retenue, portée par un beau malt sucré et caramélisé, des épices, du chêne brûlé, de subtils fruits des champs et de la vanille. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe et le chêne brûlé.

Martin 89%
Nez: La fumée de tourbe est discrète et agréable, loin des arômes auxquels on peut s’attendre dans la catégorie tourbée. Toujours raisins et cerises, mais fumées sous une cloche et un fumoir. Céréales, caramel et fruits rouges. Bouche: Fumée timide qui accompagne bien les saveurs qu’on retrouve dans leur single malt standard, saveurs qui sont légèrement mutées mais qui se marient bien avec la fumée qui se dégage jusqu’ici. Finale: Chaude et longue, légèrement poivrée et boisée, avec fruits et douce fumée qui barde l’expérience. Équilibre: Un beau mélange, une expérience douce mais assumée, chaleureuse, complexe et équilibrée.

Kim 85%
Nez : Belle tourbe terreuse, hummus, carrément du pétrichor, cette odeur incroyable qu’on a dans la forêt lorsqu’il pleut après une longue période sèche (désolée pour la référence obscure de randonneuse). J’adore ces arômes forestiers, sous lesquels se cachent des agrumes (citron, mandarine) et des pêches. Bouche : Même si le Colorado est loin de l’Écosse, je retrouve le petit côté poivron vert grillé de certains tourbés d’Islay. Le feeling forestier, résineux, revient aussi, par contre c’est un peu carré.

Boulder American Single Malt Whiskey – The 10 Essentials

49.5% alc./vol.
Provenant d’un mélange de 5 fûts, dont 3 affinés pendant 1 ans et 9 mois en Ex-Armagnac, Ex-Tawny Port et Ex-Sherry Cask. Édition de 1800 bouteilles.

André 80%
Nez au départ sur les prunes et les raisins secs mais migrant sur le melon au miel, l’ananas et l’abricot à l’aération, puis d’oranges sanguines. Les notes de charbon de bois sont passablement plus en retrait que dans les autres éditions. La bouche est musclée et laisse apparaitre les fameuses notes de charbon de bois et de chêne brûlé. Beaucoup d’épices (poivre), de tannins, un peu déséquilibré. Ces épices et tannins laissent peu de place aux influences tirées de l’armagnac, Porto ou du xérès, très peu de notes rougeâtres. La texture est franche et hyper épicée, principalement sur le bois brûlé. La finale est tannique et épicée, quelques notes de fruits à chair bien discrètes. En revenant au nez, j’ai la confirmation que c’est définitivement la meilleure partie que le whisky a à offrir.

Patrick 86%
L’intensité et la profondeur des saveurs de ce malt est remarquable. Un whisky idéal pour apporter en camping et boire au coin du feu en méditant! Nez: Un beau mélange d’épices et de fruits mûrs, avec un subtil trait de vanille, une goutte caramel, le tout reposant sur du chêne brûlé. Bouche : L’arrivé en bouche est marquée par le bois brûlé, mais j’y retrouve ensuite de belles notes de fruits mûrs et d’épices chaleureuses. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 85%
Nez: Raisins secs et caramel grillé, fruits rouges et vanille, le tout sur une belle planche de chêne carbonisée. Bouche: Caramel et raisins encore, poivre rose, bois sec, fruits mûrs en compote. Fond de réglisse. Finale: Belle longueur et chaleur, fruits et bois encore au tableau. Équilibre: Un peu agressif dans son ensemble, un peu comme si le combo ou l’assemblage ne cadrait pas à son meilleur. Ça reste bon, mais quelques autres expressions de la distillerie lui sont supérieures.

Kim 86%
Nez : Gros jujubes rouges (vous vous rappelez les gros pieds en bonbons?), c’est gourmand. J’y discerne même des saveurs évoquant les carrés au Rice Krispies de ma mère, dans laquelle elle ajoute toujours un peu de flocons de noix de coco. Bouche : Oh, comme c’est juteux! Les jujubes sont encore présents, mais avec une structure vraiment intéressante. Grosses notes de caramel salé en finale.

Boulder Cask Strength Straight Bourbon Whiskey

64% alc./vol.
Mashbill composé de 51% corn, 44% malted barley et 5% rye, fruit d’un mélange de 15 fûts vieillis pendant un minimum de 7 ans et 4 mois. Édition limitée de 1984 bouteilles.

André 89%
Ode aux grains de céréales. Sensation moelleuse au nez. Oranges sanguines, céréales Honey Comb au miel, abricot, une touche de cerises marasquin. Cannelle et caramel en fond de scène. La bouche est huileuse, superbe texture. Onctuosité du pain frais sorti du four et des céréales sucrées. Figues, raisins, oranges sanguines, abricot, gingembre, cannelle, miel, caramel. Les tannins du chêne sont bien maitrisés, l’alcool se perçoit mais est bien encadré. Longue finale fruitée, beaucoup de notes d’oranges, de miel et d’abricot. Superbe.

Patrick 92%
Voici la preuve qu’il faut sortir des sentiers battus : D’une qualité égale, voire supérieure aux poids lourds du marché, si celle-ci est sensiblement au même prix, consolez-vous en vous disant qu’aux moins Boulder n’a pas d’économie de volume. Bref, comme ils disent en South Saskatchewan (la joke va probablement mal vieillir, faudra vous référer à l’Infoman du 31 décembre 2024), buy, buy, buy! Nez: Le parfum est intense sans être agressif malgré le taux d’alcool catégorie « poids lourds ». J’y retrouve le sucre du maïs, des fruits des champs mûrs, du sucre brun chauffé, des noix caramélisées, de la vanille et de discrets fruits tropicaux. Bouche : Ici encore, je ne ressens pas la force de l’alcool. Bon, pas au point de me dire que c’est un whiskey dilué à 40%, mais certainement pas plus de 60%! Bref, du sucre brun chauffé, du chêne brûlé, du sucre de maïs, des fruits des champs et de belles épices chaleureuses. Impressionnant! Finale : D’une très belle longueur, chaleureuse, boisée et épicée.

Martin 93%
Nez: On commence avec quelque chose qui au nez s’annonce corsé. Fruits au rendez-vous, maïs sucré, vanille et pointe de caramel. Bois sec et bien cramé, on frappe dans le mille pour les saveurs classiques d’un bourbon cask strength. Le mashbill vise les extrêmes tout en étant le plus assumé et transparent possible. Bouche: Maïs, vanille, bois, poivre enflammé, cannelle, cassonade. Chêne et maïs, Maximus, chêne et maïs. C’est gros, et c’est bon. Finale: La force du fût, les épices et le bois transportent tout ce qu’il faut pour une ostie de belle soirée. Équilibre: Un autre dram des grandes occasions. On a pris toutes les caractéristiques d’un bourbon parfait, on y est allé de manière extrêmement calculée, à un niveau presque ridicule, et ça paye.

Kim 90%
Nez : L’alcool est si bien intégré que malgré les 64,2%, ça ne prend pas toute la place. Évoque étrangement une barre tendre maison, pleine de graines de tournesol, canneberges, céréales, pépites de chocolat noir, servie avec un café mocha. Bouche : À des milles d’un classique bourbon, mais ce n’est pas un défaut. Plus robuste, sur le grain et plein de saveurs maltées. Je trouve souvent que les bourbons se ressemblent, mais Boulder ont su innover en respectant les règles en place.

Bowmore 10 ans Tempest Batch #5

55.9% alc./vol.

André 87%
On peut difficilement faire plus Bowmore au nez… Pastilles Fisherman’s Friend, notes coastal, le sel de mer, les agrumes, beaucoup de vanille, les oranges. La bouche est huileuse et franchement sexy en approche de bouche, puis un bon déferlement d’oranges, de nectarine, de sel de mer et de tourbe camphrée qui demeure d’une belle douceur malgré la force de l’alcool. En s’aérant, belles vagues d’amandes salées et de nectarines, caramel. Le tout remonte en finale et s’accentue avec quelques notes d’épices (clou de girofle, réglisse noire) pour ensuite redescendre en pentes douce vanillées, d’agrumes et d’orange fumées. Moins punché que les 3 premières éditions, mais représentatif et nuancé.

Patrick 90%
Une autre preuve qu’à la question « quelle est la meilleure distillerie au monde », Bowmore fait définitivement partie des plus sérieuses candidates. Un autre excellent whisky. Nez : Air salin et agrumes. Huileux, vanillé et fumé. Bouche : Très huileuse, salée et fumée. Puis, les agrumes, le caramel, le bois brûlé et quelques noix. Finale : Longue, savoureuse et marquée par le sel, la fumée et les épices.

Martin 89%
Beau coloris d’un ambre riche qui transcende sa futaille de bourbon. Nez: La familiarité de la distillerie nous saute au nez. La fumée laisse rapidement place à l’air salin et au citron, des arômes bien de Bowmore, et pourtant un vent de renouveau tente de s’installer sur vanille et mûres. Bouche: Texture soyeuse mais assumée, sur d’agréables notes d’iode, de vanille, d’agrumes et de miel, pour boucler le voyage sur un retour inattendu d’une tourbe qui s’était faite trop discrète jusqu’ici. Finale: Ici se présente un beau vent d’eucalyptus et de diachylon qui m’avait mis sur le cul quand j’ai goûté il y a des lustres à mon premier Bowmore 12. On s’étend ensuite tout en douceur sur un peu d’épices et de noix. Équilibre: Objectivement, un sacré bon whisky. Subjectivement, dû à la mémoire olfactive et à la nature humaine, cette expression me relance dans la nostalgie de mes débuts dans le monde du whisky, et juste ça, ça vaut un point de plus.

Kim 94%
Une tempête sur l’île d’Islay, c’est ce que nous promet le nez de ce whisky : sel marin des vagues qui viennent lécher le quai de Bowmore, fumée tourbée des cheminées du village, algues qui roulent sur la plage. En bouche on assiste à la tempête, mais de l’intérieur du pub. L’air salin et la fumée sont toujours présents, mais enrobés de la chaleur du bois et de caramel épicé. Les effluves typiques d’Islay, qui peuvent rebuter certains, se trouvent adoucies, créant un délicieux équilibre.

Bowmore 15 ans Sherry Oak Cask

43% alc./vol.

André 82%
Moins catastrophique que la nouvelle l’édition de 12 ans d’âge, mais sérieusement en dessus des dernières éditions. Nez de réglisse rouge et de cerises éventées, l’essence géographique de la distillerie est plus évidente. Sel de mer, chocolat fourré de caramel, fumée plutôt effacée, oranges, raisins secs et bois de cerisier. La bouche est plus épicée et parfumée d’épices du chêne. Chocolat au lait, cannelle diffuse, fruits secs, oranges, raisins, fumée lointaine, sel de mer, touche de menthol. Texture ordinaire. Finale précipitée, sur les vieilles cerises et la fumée et l’iode diluée. À 170$ la bouteille, y’a moyen de trouver pas mal mieux sur les tablettes.

Patrick 87%
Un très bon Bowmore comme je les aime, me rappelant un peu le stock « du bon vieux temps! » Nez: D’abord le sel et le xérès, puis du caramel et enfin une touche de fumée et de chêne. Bouche: Une belle arrivée salée et fumée en bouche, supportée agréablement par le xérès et le chêne. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par le sel et le xérès.

Martin 86.5%
Nez: La fumée reste en retrait au profit des fruits secs, du chocolat noir et de l’orange confite. Quelques notes de noix, de cuir et de caramel brûlé apparaissent ensuite, tandis qu’un léger vent marin rappelle immédiatement son origine insulaire. Bouche: Les saveurs évoluent entre raisins macérés, cacao, café torréfié et braise. La texture est crémeuse sans être trop riche, presque veloutée, puis des épices douces et une pointe de mélasse prolongent la dégustation avant le retour d’une fumée timide. Finale: Longue, saline et iodée à fond, sur le chêne toasté, la noix et une agréable amertume de chocolat noir. Équilibre: Le sherry enrichit le profil sans étouffer l’ADN maritime de Bowmore, offrant un dram profond, harmonieux et très satisfaisant.

Kim 83%
Nez : Feuilles mortes presque terreuses, tabac, une très intéressante touche de lime kéfir, bref un curieux mélange plutôt agréable. Bouche : Encore terreux, même que ça se développe vers la finale, chocolat noir, mais il n’y a plus la même complexité qu’au nez. Ça reste bien plaisant, sans être super.

Bowmore 18 ans Sherry Oak Cask

43% alc./vol.
Vieillissement dans des fûts de bourbon et de sherry Oloroso sélectionnés à la main, avec une finition en fût de sherry Pedro Ximenez.

André 89%
Nez à la tourbe plutôt effacée, le sherry est puissant et très sucré. Les dernières versions de Bowmore étalaient une sécheresse tellement boisée… Nez agréable mêlant les fruits tropicaux et les fruits rouges ; ananas, poires, cerises, pommes, fumée plutôt docile et une pincée d’iode. La bouche est ronde, pulpeuse et généreuse. Beaucoup d’oranges et de cerises, notes de caramel bien chaud très persistantes, gras de bacon sur le bbq, bois brûlé, fumée de tourbe disciplinée, sel de mer. Aux gorgées suivantes j’ai de légères notes de lavande (parma violet) et un brin de cannelle poivrée sur le bout de la langue. La finale affiche des notes boisées, de la belle cerise juteuse, du zeste d’orange vivifiant, finement iodée et fumée, avec un twist floral, mais est un peu courte en longueur. Gros hic pour le price tag…

Patrick 90%
Je m’en serais acheté une bouteille sur le champ… S’il n’était pas si cher. Nez: Le xérès est au premier plan, avec une petite pointe salée-sucrée bien agréable. La fumée de tourbe est ici trèèèès discrète. Bouche: Un beau mélange intense de xérès et de sel, avec une belle lune de fumée très agréable. Finale: D’une belle longueur, marquée par le chêne brûlé, le sel et le xérès.

Martin 90%
Nez: Plus posé et complexe que le 15 ans, il révèle des arômes de figue, de prune, de miel artisanal et de chocolat noir. La fumée est subtile, presque fondue dans des notes de cuir, de zeste d’orange et de vieux bois ciré. Bouche: L’ensemble s’installe avec calme. Une texture satinée accompagne le café, les fruits noirs, la mélasse et les noix grillées, avant que des épices douces et une fine salinité ne viennent allonger la dégustation. Finale: Longue et chaude bien sûr, élégante, sur le cacao amer, les braises, le tabac et une touche de fruits secs. Équilibre: Très belle maîtrise, où chaque composante trouve naturellement sa place, offrant un Bowmore plus nuancé, plus profond et nettement plus accompli que son cadet. Un peu cher, mais c’est la vie.

Kim 73%
Nez : Quelque part entre une boite à cigare, un vieux meuble vernis et un garage rempli de solvants à peinture, de vieille huile à moteur et autres produits, il me donne décidemment une impression de monsieur d’un certain âge. J’ai l’impression d’être moyennement le public cible, mais qui sait ce qu’il peut réserver. Bouche : Bien que les impressions un peu typées « papi » soient encore là, ce sont les légumes verts bouillis (asperge, brocoli, chou de Bruxelles) qui se démarquent, et je ne suis pas une grande fan. Je cherche vraiment du positif, vraiment…

Bowmore 25 ans 2018

43% alc./vol.
Vieillissement en ex-bourbon cask & Spanish Sherry Cask.

André 88%
Élégant mélange de fruits secs, raisins mauves séchés, tourbe terreuse et chocolatée, sel de mer séchés sur les galets, prunes, oranges, cerises marasquin, réglisse. La bouche est souple mais légèrement trop diaphane, on dirait que les saveurs extraordinaires n’ont pas le support sur lequel s’attacher; fruits sauvages, cerises, réglisse, prunes, cerises marasquin, oranges, salé et iodé avec une belle vague de tourbe maritime terreuse et chocolatée, caramel. Sensation minérale également en bouche. Petite touche de lilas et de volette en fleur en supplément. Ce que ce whisky gagne en intensité des saveurs, il le perd en texture très ordinaire. La finale rappelle plus la compote de rhubarbe et de framboises, le sel de mer et la tourbe terreuse. Belle constance des saveurs fruitées et de l’ambiance maritime.

Kim 85%
Nez : sur la pêche, mais plutôt hermétique, fleurs d’oranger. Bouche : le bois est très présent, après 25 ans il ne reste plus beaucoup de tourbe, céréalier, pêche et abricots.

Breckenridge Port Cask Finish – Batch #13

45% alc./vol
Le mashbill de Breckenbridge est composée de 56% maïs, 38% seigle et 6% orge maltée. Affiange de 6 mois en Tawny Port Casks. Bryan Nolt n’a pas hésité à viser haut lorsqu’il a fondé la distillerie Breckenridge en 2007. Située dans une petite ville de montagne à 2 900 mètres d’altitude, Breckenridge est la distillerie la plus haute du monde en production. Si la logistique d’implantation d’une distillerie à cet endroit a pu s’avérer complexe, les raisons de ce choix sont simples. Bryan souhaitait que sa distillerie soit aussi proche que possible de la source d’eau naturelle la plus pure qu’il ait pu trouver.

André 88%
Nez soyeux et sucré, très dessert dans l’approche, qui rappelle aussi un wheat whiskey. Cerises et framboises, prunes, chocolat fourré au caramel. La lune de miel avec l’onctuosité du nez se poursuit en bouche, qui est sirupeuse et hyper texturée même si elle n’offre point de nouveauté versus ce que le nez nous a livré. Framboises, cerises, oranges, sirop d’érable, cannelle, réglisse, prunes et chocolat au lait. La jeunesse du whisky ne transparait pas du tout en bouche. Avec 38% de seigle, les notes pointues de cannelle sont apaisées par les bonnes notes tirées du Port Cask. La finale est longue et planante, rougeâtre, sucrée et moelleuse. Ce bourbon dénaturé vaut définitivement le détour. Savoureux!

Patrick 84%
C’est bien, mais je trouve que la balance des saveurs n’y est pas tout à fait… La texture en bouche laisse aussi un peu à désirer. Nez : Parfum de fruits des champs servis sur une planche de chêne sèche avec un trait de caramel. Bouche : Chaleureuse, débordante de fruits des champs bien mûrs et de cerises, avec un peu de miel, du chêne grillé, des oranges, de la cannelle et du chocolat noir. La texture en bouche est malheureusement un peu mince à mon goût. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne et des céréales séchées.

Kim 89%
Nez : Mais pourquoi est-ce que la première chose qui me vient en tête c’est un mélange entre de la fraise des champs… et de la soupe poulet et nouilles en sachet? Un côté bord de mer, un peu vaseux mais pas tant iodé, des framboises bien acidulées. Bouche : Là on jase! Les baies explosent, rappelant la confiture de fraises (très sucrée) de mon père, un gâteau au fromage avec coulis de bleuets, mais aussi un caramel à l’érable. Bien, bien chouette, comme un dessert dans un verre.