Glenmorangie A Tale of Ice Cream

46%
 alc./vol.
La série Glenmorangie « A Tale of… » s’agrandit avec une autre expression qui reflète la gourmandise du directeur de la création du whisky, le Dr Bill Lumsden, inspiré de sa crème glacée préférée. Pour y parvenir, il a sélectionné des fûts riches en vanilline, le composé aromatique qui apporte des arômes de vanille au whisky. Cette édition est la première que la distillerie a utilisé des fûts grillés pour obtenir cet effet. Cela a suivi une expérimentation avec une variété de bois différents avant de sélectionner des fûts de chêne vierge grillés de cette manière particulière. Le whisky ne contient pas d’extrait de vanille, ce qui serait illégal dans le whisky écossais.

André 81%
Miel et vanille, mélange de poires et d’oranges, trace de gélato au citron. Nez sucré évidemment. La bouche est au départ sucré; abricot, poires, citron, extrait de vanille et sucre en poudre mais devient rapidement plus pointue sur les épices dont de fortes influences de gingembre. Heureusement les notes mielleuses calment un peu la donne. La texture n’a rien d’impressionnant, plutôt liquide et sans support gras. Aucune surprise entre le nez et la bouche. La finale est à la fois sucrée et franche, beaucoup de fruits à chair, de vanille et de caramel, de poivre et de gingembre. Plutôt ennuyeux et débalancé.

Patrick 82%
Je m’attendais à un whisky dominé par la vanille et le sucre, mais j’y retrouve plutôt des fruits tropicaux et du chêne. Et la finale m’a laissé un peu sur ma faim. Globalement, je ne peux m’empêcher de me dire que mes attentes étaient trop hautes… Nez: Le parfum est un peu boisé, avec de la vanille et de discrets fruits tropicaux. Bouche: La bouche déborde de fruits tropicaux: s’il s’agit de crème glacée, celle-ci n’est pas à la vanille, mais plutôt à la mangue! Finale: D’une longueur moyenne, boisée.

Martin 84%
Nez: Noix, vanille crémeuse, fruits à noyau, pêche, abricot, caramel. Intéressant sans toutefois casser la baraque. Bouche: Douceur immédiate de crème glacée vanille, suivie de notes de fruits tropicaux, de miel dilué et d’amandes. Finale: De texture et de longueur moyennes, sur des flaveurs de lait sucré, de noix et d’un soupçon de chêne doux. Équilibre: Un whisky ludique, tout en rondeur, qui privilégie des saveurs riches et sucrées sans lourdeur. Un dram parfait pour les amateurs de douceurs pâtissières. C’est dommage, je ne suis pas un fan de choux à la crème…

Kim 84%
Nez : Oh, le caramel! Après une semaine à boire du rhum, je ne peux que faire le parallèle. Il y a aussi un côté lacté qui rappelle la crème glacée pralinée. Bouche : Pralines dorées, encore les notes un peu lactées qui tirent sur le brioché. Le bois est quand même pas mal présent. Je ne sais pas si j’aime ou non ce côté boisé, mais ça apporte de la structure.

Glenmorangie Signet Reserve

46% alc./vol.
Nouvelle version du Glenmorangie Signet ayant bénéficié d’un affinage supplémentaire en PX Sherry Cask.

André 91%
Très gourmand du nez à la finale, exquis. Nez d’oranges, de pâte de fruits, gâteau aux fruits, raisins secs, dates, chocolat noir et de grains de café torréfiés. Bouche tout aussi intense; poudre de cacao, chocolat noir et grains de café torréfiés, mélange de fruits secs – oranges, raisins, dates, prunes -, bonnes épices plus pointues et tannins du bois bien présents, tarte au sirop d’érable et pacanes, réglisse et cannelle. À l’aération, les notes d’oranges et de nectarines sont hallucinantes. L’ensemble est très licoreux. La texture est moelleuse mais avec une solide touche épicée. La finale est moyenne en longueur, conduite par les fruits secs et les grains de café, le chocolat noir et les bois épicé. Belle expérience de dégustation, challengeante et qui demande du soin. Personnellement, je trouve cette édition plus épicée et on perçoit moins l’effet du chocolate malt que dans l’édition initiale.

Patrick 95%
Un scotch pour les grandes occasions où l’on souhaite célébrer tranquillement, en méditant sur les épreuves et le long chemin parcouru pour arriver au succès. Un whisky exceptionnel comme je n’en ai jamais goûté, exceptionnel dans la catégorie « une fois dans une vie ». Nez : Oh. Je vais prendre quelques minutes de plus ici… Wow! Un sublime mélange d’arômes de fruits mûrs sucrés, de café (avec son amertume), de truffes et de caramel avec une subtile note boisée. L’ensemble est si bien réussi que j’ai passé près d’une heure à le humer (et après, je me demande pourquoi je manque toujours de temps!). Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par un mélange de café amer et de chêne sec, puis s’y ajoute des fruits très mûrs, du chocolat noir, la saveur incomparable de l’orge torréfiée, du caramel écossais non sucré (ça se peut?) et une touche de fudge. Le tout est plus amer que sucré, et est porté par une superbe texture en bouche. Finale : D’une superbe longueur, amère, discrètement épicée et boisée.

Martin 94%
Nez: Espresso corsé, écorce d’orange confite, pain d’épices et truffe au chocolat noir. Caramel salé et voile de vanille française. Bouche: Ronde et veloutée, sur le moka, le sirop d’érable, la noix de muscade et la figue sèche. Une sublime orchestration de saveurs. Finale: Longue, riche, soyeuse, avec un retour de cacao, de chêne doux et de cannelle. La vanille et les fruits secs sont aussi de la partie. Équilibre: Je retombe en amour avec un autre whisky. Un dram somptueux et enveloppant, aux arômes profonds et maîtrisés, et je dois ici m’abandonner aux métaphores musicales, d’une harmonie presque symphonique.

Kim 88%
Nez : Café mocha, chocolat au lait, sucre d’orge et zeste d’orange confit. Bouche : Tannique, sur le café à fond sans être déplaisant (je déteste le café), tiramisu bien crémeux. L’amertume et le café restent en trame de fond. Belle richesse et complexité, une curiosité.

Glenmorangie The Cadboll Estate 15 ans – Batch 3

43% alc./vol.
Conçu à partir de l’orge cultivée exclusivement sur le Cadboll Estate, propriété de la distillerie. Cette édition a vieillie pendant 15 ans dans des fûts de bourbon, dont une partie en sherry Amontillado.

André 86%
Oranges et abricots, citron, ananas, cannelle et caramel très clair. Beaucoup sur le Bourbon cask comme livraison. La bouche est vanillée, bien épicée, sensation onctueuse. Zeste de citron et cosses d’oranges, abricots trempés dans le chocolat au lait, morceux de pommes saupoudrées de cannelle, sucre de confiserie. La finale est à saveur de bois sec, de fortes épices et offre une sensation sèche et astringente.

Patrick 89%
Un très bon scotch, avec un beau mélange de saveurs boisées, fruitées et épicées. Nez : Un beau parfum subtil fruité et sucré, avec aussi des noix et une goutte de caramel. Alléchant! Bouche : Très savoureux, avec du caramel, des fruits des champs, des dattes, de la vanille, des noix sucrées, de discrètes épices et du chêne sec. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée. 

Martin 86%
Nez: Crème, vanille, citron, noix et raisins. Un peu d’eau de rose. Bouche: Xérès, bois et miel. Poivre rose, raisins secs et crème anglaise. Finale: Longue et chaude, bien épicée. Notes de raisins, de noix, de vin, de clou de girofle et de miel. Équilibre: Expérience bien agréable, les saveurs sont au rendez-vous. Un dram bien aimable.

Kim 88%
Nez : La banane s’impose d’emblée, me rappelant certains whiskey irlandais. Viennent ensuite des bonbons «poudreux » style Rocket et une crème brûlée à la vanille. Bouche : Première réflexion « ça se boit comme de l’eau ». Heureusement pour moi, la banane a cédé place à une salade de fruits en conserve et des biscuits pain d’épice. Vraiment facile à descendre.

Glenmorangie The Cadboll Estate 15 ans – Batch 4

43% alc./vol.
Le Cadboll Estate Batch 4 a été créé avec de l’orge cultivée dans seulement huit champs du Cadboll Estate de Glenmorangie, situé près de la distillerie et récoltée en 2007. Maturation en American White Oak Ex-Bourbon Casks.

André 86%
Nez extra velouté et fruité. Melon au miel, cantaloup, poires, oranges et miel parfumé de vanille. La bouche affiche les mêmes saveurs et arômes; poires, abricot, cantaloup, bananes, melon au miel, zeste d’orange… mais s’additionne d’une sensation herbacée qui rappelle la menthe ou le camphre. En s’aérant, les notes d’oranges prédominent au nez. Texture ok sans plus. Aux gorgées subséquentes, bonnes notes de poivre et de gingembre prononcé, céréales nappées de miel et un bon apport de bois séché. Finale de longueur moyenne, un peu vive même si bien fruitée avec une touche d’eucalyptus et de menthe ainsi que de sucre en poudre.

Patrick 85%
Un bon dram offrant une belle complexité de saveurs. Nez : Parfum avec du fudge, des noix et des fruits tropicaux. Bouche : Fruits tropicaux servis sur une planche de chêne sèche, épices, poivre, gingembre et noix. Finale : D’une longueur moyenne, bien boisée et épicée.

Martin 86%
Nez: Biscuit au beurre, vanille, cantaloup, écorce d’orange et miel floral. Bouche: Douce et veloutée, avec des notes de nougat, de pêche mûre, d’épices pâtissières et une pointe de chêne toasté. Un brin mentholé. Finale: Moyenne, chaleureuse, sur la vanille et les fruits jaunes confits. Équilibre: Un dram rond, accessible mais nuancé, qui met en valeur le terroir d’origine sans sacrifier la gourmandise.

Kim 86%
Nez : Gros fruité de jujubes swedish berries, me rappelle étrangement un jambon sucré à l’ananas. Pointe de cannelle toute en subtilité. Bouche : Le jambon à l’ananas est encore là, mais ce n’est pas désagréable. Vient ensuite un mélange céréalier de porridge avec de la crème anglaise et des pêches en conserve. Bien sympathique, facile à boire et complexe.

Glenmorangie The Original 12 ans

46% alc./vol.
Le produit phare Glenmorangie Original a été réimaginé par la distillerie Highland, avec l’âge minimum du whisky relevé à au moins 12 ans. Cette édition replacera donc progressivement l’ancienne version de 10 ans d’âge.

André 86%
Citron confit et marmelade d’oranges, bananes, poires. Le côté pâtisserie se développe encore en bouche comme dans l’édition de 10 ans d’âge. Mélange de fruits tropicaux, abricots, miel et poires, oranges, citron. Finale de purée de bananes assorti d’une pincée de cannelle et de bois sec. Belle rétroolfaction d’oranges et de nectarines. Gourmand et hyper approchable. Le choix idéal pour l’introduction au monde du whisky pour les newbies?

Patrick 87%
Oui, il est meilleur que l’ancien Original de 10 ans. Celui-ci est plus fruité et offre plus de profondeur. Bref, un nouveau classique passe-partout. Nez : Frais, délicat et comptes, j’y trouve des agrumes, des pêches de la vanille et du miel. Bouche : Présenté sur une planche de chêne épicée, j’y retrouve de la salade de fruits tropicaux, de la vanille, du miel et une touche florale. Finale : D’une longueur moyenne, chaleureuse, avec du bois, du miel et des amandes.

Martin 86%
Nez: Miel et sucre blanc, vanille, fleurs, orge et bois. Bouche: Encore caramel dilué, miel et vanille. Parfum de fleurs, de boucane et d’orange. Finale: Douce et longue, sur des notes de poivre et de bois. Équilibre: Toujours une valeur sûre, même si la recette à passée de 10 à 12 ans. Peu importe où dans le monde, si vous voyez un glenmo sur la tablette, vous êtes en sécurité.

Kim 83%
Nez: crème anglaise aromatisée à l’orange, puis soudainement très floral, presque comme un shampoing. Après quelques minutes, le bois fait surface, couvert d’une mince couche de caramel. Bouche: oh l’explosion de fruits à noyaux! J’ai l’impression de boire un nectar de pêche et d’abricot, c’est curieusement rafraîchissant et soyeux. Là aussi le bois pointe timidement le bout du nez après quelques gorgées. Un très bon produit pour s’initier au whisky.

Hart Brothers Benrinnes 14 ans

46% alc./vol.
Distillé en novembre 1997 et embouteillé en avril 2012.
 
André 78%
Plat au nez, en bouche et en finale. Nez de fines épices baignant dans un nuage de sucre à glacer, de vanille agréable. La bouche est sans texture et n’aide en rien à porter les timides arômes et saveurs des épices timides. Seul le sucré de vanille accepte l’invitation et agaye le party. Les épices se développent avec plus de vigueur en finale de bouche mais l’ensemble demeure tout de même plat et sans nuances. La finale… quelle finale ?!? Comme certain disent « not my cup of tea »…

Patrick 90%
Riche, enveloppant, profond et chaleureux. Très bon. Nez : Sent le caramel à plein nez. Petite pointe de fruits mûrs. Bouche : Caramel chaleureux et planches de chênes brûlées. Finale : Longue et épicée.

Martin 81%
Pâle comme de l’herbe brûlée. Nez: Moins intéressant, sueur de poche à la Speyburn. L’orge est encore présente, mais avec une touche de soufre, d’agrumes et de vanille. Quelques faibles volutes évoquant un fût de xérès émergent en fin de nez. Bouche: Agréable et pesant à l’arrivée, notes de chocolat et de noix. Assez sec et vraiment surprenant. Raisins verts et blancs. Finale: Moyenne et sèche sur des touches de miel, de bois et de raisin. Légère fumée de bière moufette. Équilibre: Intéressant avec son soupçon de sherry, mais qui pourrait s’affirmer plus. On croirait que le côté sulfureux du fût est la raison pour laquelle ce dernier aurait été vendu par Benrinnes.

Kim 88%
Oh que ça sent bon! Ananas, papaye, crème glacée à la vanille et j’oserais même dire un peu de gomme balloune. J’ai presque envie de m’en servir comme parfum, au risque d’avoir l’air d’une alcoolique. La première gorgée vient fouetter les papilles avec une belle dose d’épices. Ça goûte le caramel brûlé versé sur des pommes, mais en version virile et musclée, un peu comme si un gros viking barbu vêtu d’un tablier rose cuisinait un dessert entre deux coups de hache. Un délicieux mélange entre viril et délicat.

Hazelburn 12 ans

46% alc./vol.
Hazelburn est le dernier né de la distillerie Springbank. Sa première distillation eu lieu en 1997 et la première mise en bouteille en 2005. Il porte lui aussi le nom d’une distillerie locale disparue en 1925. Le malt est intégralement séché à l’air chaud, et la maturation se fait à 100% dans des fûts de Bourbon. La distillerie pratique une curieuse et unique double distillation et demie ; la troisième distillation est en effet effectuée à partir d’un mélange des distillats issus de la première et de la deuxième distillation. Le whisky produit n’est pas filtré à froid, ni coloré artificiellement.

André 86.5%
Toast multi-grains légèrement brulées, caramel chauffé, chocolat noir. Bouche épurée (triple distillation ?) avec une belle wave très particulière où se démarquent avec ferveur la présence du bois du fût, les notes chocolatées et un genre de raisins des Glenfarclas (particulièrement du Glenfarclas 40 ans). Finale tranquille, remontée par le taux d’alcool où les influences boisées et de chocolats au caramel s’entrelacent amoureusement.

Patrick 88%
Nez suave et riche. Arômes maltée, vineuse avec une touche boisée. Au goût, toujours les le malt et les fruits, des cerises avec un raisin vineux. La finale est d’une longueur moyenne, mais laisse une agréable sensation de chaleur en bouche. Le tout est parfaitement balancé. Sans être une superstar par sa complexité, il est facile d’approche et se mérite des points supplémentaires car en fermant les yeux, j’avais l’impression de me retrouver dans un chalet au fond du bois, assis près du feu.

Martin 88.5%
Nez: Malt goulu et chêne vineux. Le nez transpire le caramel boisé avec une pointe de vanille. Bouche: Texture d’un poids moyen mais bien balancée. Chêne, vin, épices, raisin rouge. Le grain malté est dans l’oeil du cyclone. Finale: Longueur moyenne, mais sur de langoureuses notes de raisin, de bois d’épices, de chocolat et de caramel. Équilibre: Un malt très bien construit, avec une palette qui n’est pas sans rappeler certains grands Glenfarclas…

Kim 85%
Pour une raison obscure, je trouve qu’il sent étrangement la tequila, voire même une margarita, avec une bonne dose de sel autour du verre. C’est très inspirant. Au goût, on retrouve encore la margarita, mais servie dans une barrique. C’est doux et très boisé, avec un soupçon de réglisse rouge.

RV 82.5%
La fille du boulanger: pas les mêmes gênes que le reste de la famille, mais des traits déjà observés dans le village des whiskies. Au nez, on s’y méprendrait presqu’avec le caramel et le bois ultra-carbonisé du Auchentoshan 3 Woods, quoiqu’avec du miel (en respirant profondément) et le raisin du Glenfarclas. Il conserve sa noirceur au goût avec du porto et du chocolat, puis le bois caramélisé qui reprend le dessus avant d’être conclu par un aftertaste de pin et cèdre, pas tout à fait étranger à Springbank. En souvenir, j’en garde néanmoins un caramel brûlé presque aigre, un peu comme si l’on avait fait un vatted de Jura, de Springbank et de Glenfarclas. Pas mauvais, tout de même différent de sa sœur Springbank, mais rien d’original.

Heaven’s Door Straight Tennessee Bourbon

46% alc./vol.

Mashbill de maïs à 70%, seigle à 22% et 8% d’orge. Recette exclusive produite par une distillerie inconnue du Tennessee. Le whisky Heaven’s Door a été créée par Bob Dylan (oui, le vrai Bob Dylan, le légendaire auteur-compositeur) et Marc Bushala (fondateur d’Angel’s Envy Bourbon), et élaborée dans une église du Tennessee. Cette expression est vieillie pendant au moins 8 ans dans des fûts de chêne américain. La bouteille présente un design issu des propres travaux de fer forgé de Dylan, et le nom est bien sûr une référence à sa chanson « Knockin’ on Heaven’s Door ».

André 82%
Cerises marasquin enrobées de cire de chandelle, crème saveur vanille, une touche de cannelle tirée du rye et de savoureuses notes de chocolat au lait. La bouche s’ouvre sur des notes de bourbon typiques; cerises, cannelle, bois brûlé, caramel, miel et chocolat fourré de grains de poivre, cassonade. La texture est bien charnue, moelleuse avec un bon taux de sucre. Après aération, notes de cèdre rouge et de menthe verte fraiche relativement discrètes et une texture qui devient de plus en plus diluée. Courte finale, gavée de fruits sauvages, framboises et cerises, mélange de cannelle et de poivre, bois plus présent, sèche et légèrement tannique. Un bourbon sous le thème classique où la complexité n’est pas au rendez-vous.

Patrick 82%
Un assez bon whiskey, mais je dois admettre que mes attentes ont été déçues, probablement à cause d’un marketing trop efficace et de médailles reçues trop facilement par des concours un peu bidons. Quand même une bonne excuse pour écouter Bob Dylan chanter Knockin on Heaven’s Door! Nez : Du pain brun, de discrets fruits secs, du popcorn au beurre et quelques noix. Bouche : De belles épices provenant du seigle, du chêne toasté, des fruits mûrs, du poivre, de la cannelle, de la vanille, du caramel et une touche de noix. Finale : D’une longueur moyenne, fruitée et boisée.

Martin 84%
Nez: Caramel salé, pommes rôties, vanille boisée et un soupçon de butterscotch. Maïs et mie de pain. Bouche: Je dirais que la texture est assez ronde et généreuse, avec des notes de poire pochée, de pain d’épices, de chêne toasté et une pincée de clou de girofle. Le maïs et le chêne demeurent toutefois les vedettes. Finale: Moyenne mais chaude, sur le miel, les noix grillées et une épice légèrement fumée. Encore une fois on ne peut échapper au bois sec. Équilibre: Bien structuré, un dram plutôt polyvalent qui saura plaire autant au néophyte qu’au connaisseur.

Kim 77%
Nez : Banane en puissance qui me ramène aux classiques whisky irlandais, au point de douter du contenu de mon échantillon. Puis je me rappelle la filtration au charbon des Tennessee bourbon et la banane prend tout son sens. Sans surprise, il évoque un Jack Daniels. Cerise au marasquin, eau de fleur d’oranger, crème soda, des arômes qui me rappellent les « drinks » d’enfant. Bouche : Peu de corps, presque comme un drink d’enfant (non, je ne donnerais jamais de whisky à un enfant), mais au moins une généreuse dose d’épices à gâteau et une touche de poivre blanc pour me rappeler que je ne bois pas un shirley temple. C’est personnel, mais je trouve souvent que les Tennessee bourbon sont édulcorés, manquent de punch et de saveur, et celui-ci ne fait pas exception. 

House of McCallum – McElegance

43.5% alc./vol.
Antony McCallum, fondateur de House of McCallum a été directeur des ventes de Hart Brothers et a dirigé la série Chieftains de Ian Macleod. Après 24 années passées dans l’industrie du whisky, Anthony McCallum a créé sa propre entreprise et propose des whiskies sous son propre label, House of McCallum, en tant qu’embouteilleur indépendant.

André 81%
Un peu bizarre comme nez… Oranges sanguines et sucre en poudre, bois sec donnant une sensation effilée. La bouche est bien sucrée, légèrement licoreuse rappelant l’affinage en fût de Sauternes mais les saveurs proviennent du même coin de la palette arômatique; raisins verts, sucre en poudre, oranges, poires dans leur jus. Finale un peu courte, sucrée et fruitée avec une touche de soufre ou de chlore désagréable.

Patrick 86%
Un très bon whisky avec les saveurs auxquelles on s’attend avec le vieillissement en fûts de Sauternes. Très facile à boire! Nez : Un beau mélange de sucre blanc, de sève et de chêne. Bouche : Délicieux, avec la chaleur venant du chêne et du sucre du Sauternes, et la fraîcheur de la sève. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par la sève.

Martin 81%
Nez: Sucre blanc, zeste d’orange et cuir. Touche de vieux bois et de renfermé. Doux et mielleux, fleurs blanches, chair de pomme avec une pointe de chêne et de muscade. Salade de fruits en conserve. Pas méchant du tout. Finale: Les saveurs s’estompent tranquillement, pas mal même pour une texture qui semblait au départ très frivole. Une légère intonation sulfureuse ou métallique vient un peu troubler la fête. Équilibre: Pas trop pire, la finale est vraiment décevante et est propre à une fin de parcours ennuyeuse ou pire maladroite, comme trop de petits drams.

Kim 76%
Nez : Intensément vineux et herbacé, me rappelle un amaro. J’ai de l’eucalyptus, de la menthe, mais aussi de l’anis. Bref, vraiment curieux. Bouche : Là encore j’ai l’amaro à fond, avec un soupçon de fruits rouges et du gros menthol. Est-ce que c’est bon? Pas tant…

House of McCallum – McO’Isles

43.5% alc./vol.
Rum Casks

André 88%
Amalgame intéressant au nez, mélange iodé et maritime et festif sucré tropical. Tourbe sucrée, ananas, miel, sel de mer et poires. J’aime la douceur du nez et les images quelles inspirent en tête. En bouche, purée de bananes et tranches d’ananas, iode, sirop de poires, abricots, fruits tropicaux, miel et tourbe sucrée et saline à la fois. Très contextuel comme rendu. Les notes tirées du rhum cask sont bien ressenties sans monopoliser l’ensemble de la bouche. Beaucoup d’épices en finale jumelée d’une touche minérale avant la vague de tourbe de bonne puissance. Belle expérience de dégustation, une histoire racontée en saveurs.

Patrick 87%
Un superbe et délicieux whisky qui, par son intensité bien mesurée, permet d’en faire un dram de tous les jours très agréable. Nez : Un parfum somme toutes délicat, mais avec des arômes maritimes et de fumée de tourbe. Bouche : Très salée et maritime, avec aussi une petite pointe de fumée de tourbe. Le tout est présenté avec une intensité bien mesurée et une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, salée et légèrement fumée.

Martin 87%
Nez: Fruits rouges et sel de mer. Très attirant. Légère tourbe végétale, miel et purée de poires. Bouche: Salade de fruits tropicaux, pointe de fumée et de poivre blanc, vanille et sucre en poudre, bonne dose de sel marin. Finale: Très maritime et agréable. La tourbe et le poivre ressortent en premier, suivis de près par le bois et la poire, les fruits tropicaux et le fleurs sucrées. Équilibre: Un vrai dram des îles, salin, sucré, tourbé et épicée. J’aime bien.

Kim 82%
Nez : À la fois fumé et floral, caoutchouté, comme se balader dans un entrepôt de pneus neufs. Le tout, couvert de légumes verts. Bouche : Fumée sèche, pointe de sucre, écorce de pamplemousse. Sans être mauvais, plutôt quelconque.