Dalmore Port Wood Reserve

46.5% alc./vol.
Maturation initiale en American White Oak Casks et affinage en port cask du producteur W&J Graham’s.

André 86.5%
Cerises et oranges sanguines, raisins secs et prunes, agréable sucré, cassonnade. Évoque un aspect pâteux compact et lourd. La bouche est monopolisée par les fruits secs, les raisins et les cerises noires, le chocolat noir amer. On devine l’épine dorsale de saveurs habituelles de la distillerie en plus d’un ajout au niveau lourdeur générale. Ensemble visqueux et huileux, un peu tannique aussi et boisé. Bonne longueur en bouche aidée par le taux d’alcool supérieur aux autres versions. Café au lait avec des bâtons de cannelle. Finale grandement influencée par les épices et le bois sec, petits fruits sauvages séchés, oranges et prunes.

Patrick 88%
Un très bon whisky, offrant une belle intensité de saveurs. Si vous aimez le porto dans votre whisky, vous ne vous y tromperez pas! Nez : Des noisettes, du chocolat et évidemment, les arômes envoûtants d’un riche porto. Bouche : D’une belle intensité et très chaleureuse, avec du bois brûlé, des fruits mûrs et de savoureuses épices. Finale : D’une belle longueur, marquée par le porto.

Martin 88%
Nez: Doux et sucré, miel, dattes et pelure d’orange. Cacao, vanille, chêne et gingembre. Porto et amandes grillées. Super! Bouche: Hyper sirupeux et sucré. Tornade de cassonade, de raisins juteux et d’épices. L’arrivée en bouche est un peu surpuissante, mais le tout arrive à reprendre assez rapidement le contrôle. Finale: Longue, douce et épicée à la fois. Notes de bois, de noix et de fruits rouges mijotés. Équilibre: Très agréable. On a eu une petite frousse lors de l’entrée en bouche, mais somme toute c’est un excellent Dalmore. Points bonus pour le taux d’alcool.

Kim 75%
Nez : Fromage à la crème, Boursin à l’ail, étrange mais appétissant, sucre d’érable, vraiment gourmand au nez quoique déstabilisant. Bouche : Le fromage à la crème est encore là, mais c’est moins réussi en bouche, grain et un côté légumes verts cuits. Déstabilisant mais pas nécessairement dans le bon sens, pas mauvais mais un peu trop étrange pour être vraiment agréable.

Deacon Blended Scotch

40% alc./vol.
En écossais, un « Deacon » désigne un artisan chevronné et compétent. Le Deacon propose un assemblage de single malts d’Islay et du Speyside.

Patrick 80%
J’ai l’impression qu’on a passé dans ce blend des whiskys d’Islay qui goûtaient plus le bois cramé que la fumée de tourbe, et qu’ainsi on a pu masquer un peu la jeunesse de l’ensemble. Ce n’est pas mauvais, mais je ne suis pas un fan, malgré une stratégie marketing bien pensée. Nez : Assez étrange, avec un mélange de créosote et d’oranges. J’y trouve aussi des notes acidulées et de biscuits sucrés. Bouche : Belle texture en bouche, supportant du bois calciné, ou en fait, cramé, des biscuits sucrés, des oranges, des bonbons acidulés et l’impression d’avoir affaire à quelque chose d’assez jeune. Finale : D’une longueur moyenne, sucrée et fumée.

Kim 89%
Nez : Belle tourbe maritime et presque saline. Je l’imagine déjà avec des huitres. Je me sens au bord de la mer, sur Islay, juste à y plonger le pif. Bouche : Tourbé mais très léger, plutôt fumé même. Créozote pas déplaisant, bacon et une curieuse touche de beurre d’arachide. J’ai vraiment du plaisir à boire ça.

Distillerie de Montréal – Rosemont Smoky

40% alc./vol

Élaboré à partir de grains du Québec (traduire par « ce n’est pas un single malt, et on ne veut pas mêler les gens en partageant notre mashbill ») puis affiné en barriques fumées à la tourbe.

André 75%
Nez de bois toasted et mélange de sirop d’érable et de cassonade, du sirop de maïs peut-être, poires et vanille. Fumée singulière pas facile à cerner pour les amateurs de scotch tourbé, celle-ci est beaucoup plus fondue et éthérée. La bouche offre des saveurs de fumée terreuse et sucrée, encore le sirop de maïs, le chêne caramélisé, de la cassonade puis s’étire sur des notes légèrement mentholées, herbacées et poivrées puis de caramel brûlé. À la gorgée suivante j’ai quelques fruits à chair mais l’ensemble est plus astringent.

Patrick 80%
Je suis heureux de voir enfin un whisky québécois fumé sur les tablettes de notre monopole d’état et ce, à un prix très raisonnable. En termes de goût, si vous ne vous attendez pas à un scotch d’Islay, vous devriez être satisfait. D’ailleurs, mon seul reproche est le manque d’information sur whisky, autant sur la bouteille qu’en ligne : quel est le mashbill, d’où provient la tourbe utilisée pour fumer les barriques, etc… Il semble que l’équipe n’ait pas réalisé que quelqu’un qui achète un whisky québécois fumé, c’est quelqu’un de curieux! Et que, tant qu’à produire du whisky au Québec, pourquoi pas lui donner un nom francophone? Nez : Créosote et feu de gazon, avec une note florale, une touche de vanille et du chêne sec. Bouche : Toujours le créosote et le feu de gazon, des fleurs séchées, de la vanille sucrée et du chêne grillé. Finale : Un peu courte et marquée par la fumée.

Kim 81%
Nez : Bacon à l’érable et… saucisse à hot-dog? C’est vraiment étrange, mais comme j’adore les hot-dogs « baseball » je ne déteste pas. La fumée s’approche aussi du menthol. Je n’ai jamais fait fumer de menthe poivrée, mais j’ai l’impression que ça s’y rapprocherait. Ça me donne soudainement envie d’essayer pour « pimper » un mint julep. Bref, je digresse. Sauce tabasco, avec un côté un peu viandé qui tire vers le umami. Bouche : Le combo viande et menthe s’impose encore de manière déstabilisante, la sauce tabasco aussi, avec un côté grillade. C’est franchement intéressant, je le déguste avec curiosité, mais je ne suis pas encore certaine de l’équilibre et d’où tout cela s’en va.

Distillerie des Marigots – Opus No.1

46% alc./vol.
Single Cask de 3 ans d’âge, Cask #10, bouteille #251 de 331. 100% distillé à la distillerie, uniquement à partir d’orge maltée québécoise, fermentation longue de 5 à 6 semaines (habituellement 6 à 7 jours dans le monde du whisky), distillation dans un alambic charentais 100% cuivre, sur flamme nue, ce qui apporte la caramélisation des sucres et la réaction de Maillard, non filtré à froid. Vieillissement de 3 ans en chêne américain neuf, séchage air libre 24 mois, chauffe profonde char 2. Lancé le 7 juillet 2025.

André 86%
Sur l’autoroute des lancements de whisky québécois, on se fait dépasser par la gauche, nous ne l’avions pas vu venir dans l’angle mort de l’expectative et du manque d’une parution à point. Mis à part le Côte Des Saints PX Cask Strength qui sort du lot, les whiskies québécois n’offrent présentement que peu d’alternative lorsque l’on recherche de la qualité et un rendu agréable. Mais ce whisky… Bravo! Le nez s’ouvre sur les odeurs de cerises et de pommes fraiches, de caramel épicé, des notes de pacanes et de sirop d’érable. Le bois est présent mais agréablement bien équilibré, aucune note de bois vert et d’alcool neutre, tout est bien intégré et équilibré. La bouche est grasse, la texture provenant de la non-filtration est bien ressentie. Mélange d’oranges et de pommes, petits fruits sauvages, cassonade-caramel épicé, noix cuites au four, bois toasted. Aux gorgées suivantes, le tout est rehaussé de gingembre et d’épices des Caraïbes, du clou de girofle peut-être, bois à la fois sucré et épicé pas trop tannique. La finale est fruitée et épicée, bois brûlé un peu plus apparent et beaucoup de sucres naturels boisés et caramélisés. Une très belle surprise.

Patrick 87%
Une superbe surprise, un whisky vraiment riche et savoureux. Vous voulez savoir ce que ça change une fermentation de 5-6 semaines, essayez ce whisky! Nez : Parfum riche et peu orthodoxe, avec des céréales séchées et nappées de miel, de la pomme verte, de la pomme verte, des noix, du bois grillé et des fleurs séchées. Bouche : Boisée et fruitée, avec des pommes vertes, du caramel salé, des noix, des agrumes, des fleurs séchées et du miel. Finale : D’une belle longueur, boisée et légèrement fruitée.

Martin 87%
Nez: Céréales grillées, miel pâle, pomme verte, chêne frais, beurre salé, effluve florale rappelant la brise du fleuve, bien entendu on se sette soi-même des attentes. Bouche: Texture ronde et légèrement huileuse, biscuit malté, caramel maison, poire, noix, herbes sèches. Finale: D’une longueur qui demeure bienvenue, avec vanille, bois toasté, zeste de citron et amandes. Équilibre: Un dram incroyable pour les circonstances, qui démontre une jeunesse perceptible mais qui offre aussi un charme rustique prometteur pour la suite.

Kim 87%
Nez : M’évoque à la fois un rhum et un rye. La mélasse de grenade s’impose d’emblée, baba au rhum, lait de coco, coing poché au vin rouge et aux épices. Bouche : Mea culpa, j’ai encore des préjugés envers les whiskys québécois, la plupart étant mis en marché trop jeune. Cependant, avec ce premier opus, la Distillerie des Marigots joue dans la cour des grands. Simple mais bien fait, sur le sucre brûlé et la vanille, ça me plait vraiment.

Distillerie des Marigots – Opus No2: Édition 150eme anniversaire de Caplan

46% alc./vol.
Single Cask de 3 ans d’âge, Cask #11, 307 bouteilles. 100% distillé à la distillerie, uniquement à partir d’orge maltée québécoise, fermentation longue de 5 à 6 semaines (habituellement 6 à 7 jours dans le monde du whisky), distillation dans un alambic charentais 100% cuivre, sur flamme nue, ce qui apporte la caramélisation des sucres et la réaction de Maillard, non filtré à froid. Vieillissement de 3 ans en chêne américain neuf, séchage air libre 24 mois, chauffe profonde char 2. Lancé le 18 août 2025.

André 86%
Comme tous les albums de groupe musicaux, la production d’un deuxième album est une expérience périlleuse, surtout quand l’album initial a connu du succès. L’Opus #1 de cette distillerie m’avait grandement impressionné et j’avais très hâte de plonger dans le second opus dopé par mes grosses attentes. Le nez développe des notes d’oranges sanguines et de pommes caramel que l’on retrouvait dans les fêtes foraines, de la cassonade, notes de Cracker Jack peut-être. Belle onctuosité pour la texture en bouche offrant un bon support aux notes de cerises, oranges et pomme. J’ai de bonnes notes de sucre en poudre et de sucre caramélisé également avant une pointe boisée et épicée. En finale, une pointe de menthe poivrée avant une montée de poivre moulu intense et d’un mélange de fruits rouges séchés et d’essence d’orange et de vanille sur une planchette de chêne toasted.

Patrick 89%
Riche, complexe et surtout original! Je vais surveiller le prochain opus de cette distillerie, l’air marin de la Gaspésie semble être génial pour le whisky! Nez : J’ai souvent plongé mon nez dans un dram en me disant « c’est quoi ça » de manière négative, mais ici, je le dis de manière très positive! Bref, de la poire, des herbes, des noix, des oranges, des pommes-caramel et du miel. Bouche : Wow, compote de pommes, caramel salé, brioches, cerises nappées de vanille, un petit air marin subtil et un peu de bois grillé. Je n’ai jamais goûté un whisky qui ressemblait à ça! Finale : D’une belle longueur, avec des amandes et du bois grillé.

Martin 87%
Nez: Compote de poire, miel de trèfle, céréales dorées, bois ciré, fleurs des champs, avec un léger rappel d’écorce d’orange. Bouche: Arrivée douce malgré une infime morsue d’alcool, caramel au beurre, pomme rôtie, noisette, pain brioché, herbes sèches, pour finir avec une bonne cuillerée de cassonade. Finale: Une faible mais longue lueur persiste, vanille, chêne grillé, citron confit, amandes. Petite touche de poivre rose. Équilibre: Profil plus pâtissier que l’Opus No.1, avec une structure simple mais chaleureuse, une harmonie tranquille. J’adore ce que cette distillerie nous offre, on est 2 en 2, ce n’est plus prometteur, c’est excitant.

Kim 87%
Nez : Il y a de ces impressions qu’on peut difficilement partager, qui sont si intimes qu’elles se mettent mal en mots. Pour moi, ce deuxième opus de la distillerie des Marigots vient donc directement frapper une corde sensible. Celle me ramenant à un chalet particulier au bord de la rivière Ste-Anne, à Chute Panet, un dimanche de Pâques. L’odeur du feu dans la cuisinière antique, qui réchauffe la maisonnée, le jambon piqué aux clous de girofle, la bouteille de bulles (à la fois minérale et gourmande) sur la terrasse au froid soleil d’avril, et même une touche du chien mouillé qui rentre après une brève averse. Je sais, outre pour 5-6 personnes, cette description n’est pas la plus exhaustive, je m’en excuse. Mais quand un dram nous transporte ainsi dans le temps, difficile de résister. Bouche : Si je devais rester par l’imaginaire dans ce chalet de Chute Panet, je songerais immédiatement au sirop d’érable versé sur le jambon et au saumon fumé au cidre de glace de Daniel. Viennent ensuite quelques brins d’herbe qui tentent de percer une fois la neige fondue, un côté vert tendre, mais pas déplaisant. Il y a certes le petit côté raisin chimique de jeune whisky que je ne retrouvais pas dans l’opus 1, mais ça demeure un très bon whisky, en plus de m’avoir offert un voyage dans le temps.

Dràm Mòr Benrinnes 10 ans 2013

57.5% alc./vol.
Cask No. 300745, Refill Bourbon Hogshead, 278 bouteilles.

André 81%
Notes tropicales et sucrées pour débuter; citron, vanille, ananas et poires. Taux d’alcool relativement en retrait. La bouche est étoffée et ferme; avalanche de poivre, bois sec intente, alcool brûlant et astringent … difficile d’y retrouver les saveurs plus frivoles. Alors on laisse le verre respirer de longues minutes avant d’y revenir. Fruits tropicaux dans un bol de bois, cerises marasquin, pincée de cannelle, coconut, zeste de citron, crème à la vanille. Finale de pommes poires, de bananes et crème vanille saupoudrée de poivre.

Patrick 86%
Un bon dram facile à boire dont le seul défaut est son rapport qualité/prix… Nez : Bois frais, sève, agrumes. L’ensemble est frais et d’une intensité bien mesurée. Bouche : Pendant une seconde ou deux, j’ai goûté le bourbon dans mon verre comme je l’ai rarement vu dans un scotch. Puis, le tout évolue vers le chocolat blanc, du poivre de Sichuan, une grosse dose d’épices venant du chêne et une subtile touche de pommes grillées qui apportent dans leur sillage une pincée de sucre bien agréable. Finale : D’une belle longueur, fruitée avec une goutte de vanille et une bonne dose de chêne.

Martin 84%
Nez: Fruits mijotés et compotés, toffee, malt grillé avec un beau gros caramel épais. Bouche: Pleine et texturée, sur le raisin sec, le cake aux épices, le vieux cuir et un soupçon de noisette torréfiée. Finale: Longue, huileuse, légèrement tannique et bien épicée. Je remarque malheureusement une vague de soufre en queue de parade. Équilibre: Un dram généreux et structuré, bien ancré dans un style old-school que j’adore, malgré la note sulfureuse en fin de parcours.

Kim 77%
Nez : Gourmande explosion de fruits tropicaux (ananas, papaye), de sucre vanillé et d’épices (cannelle, cardamome). Évoque certains bourbons plus doux, mais sans le maïs. Bouche : Alors qu’au nez j’avais affaire à une véritable salade de fruits, là j’ai plutôt l’impression de lécher le bol en bois qui l’a contenue. Pain grillé, pratiquement brûlé, écorce de cacao et grains de café viennent asséner un coup de poing un peu trop malté, qui déséquilibre le whisky.

Dràm Mòr Blair Athol 10 ans 2011

54.7% alc./vol.
Cask No. 300943, Finished in first fill Bourbon Hogshead, 265 bouteilles.

André 77%
Bourbon cask à l’honneur avec la livraison de tarte au citron et meringue bien vanillée et un soupçon caramélisé, de poires dans leur sirop, de miel. La bouche est franche, tant sur la sensation d’alcool, que sur la jeunesse du whisky et l’apport verdâtre et herbacé du bois de chêne. Bol de céréales séchées, zeste de citron, vanille soupoudrée de poivre moulu. C’est très maigre comme livraison d’arômes et saveurs. Finale trop longue pour la qualité de l’expérience, citronnée, boisée et herbacée.

Patrick 80%
Un bon scotch, mais dont les saveurs de bois sec épicé donnent l’impression d’un taux d’alcool beaucoup plus élevé qu’en réalité. Nez: D’abord les céréales, avec une goutte de vanille et un soupçon de poires. Bouche : Plein de bois sec et épicé, mais avec aussi de la rhubarbe et des pêches. Finale : Plus longue que ce que le nez laissait présager, s’étire longtemps sur le bois sec, brûlé et épicé.

Martin 85%
Nez: Fruits secs, caramel foncé, cuir et un soupçon de tabac aromatisé. Bouche: Dense et veloutée, sur la prune et la datte, le chocolat noir, les épices douces et un bout de zeste d’orange. Finale: Persistante, chaleureuse, avec un retour légèrement boisé mais bien sec et épicé. Équilibre: Un whisky riche et classique, idéal pour ceux qui aiment les profils fruités bien construits. En contraste avec mes comparses j’aime beaucoup ce dram.

Kim 81%
Nez : Poire verte, anis étoilé, muffins aux bleuets, zeste d’orange, son de blé et un côté de saveur chimique que j’ai du mal à nommer, évoque un peu l’aneth. Bouche : Poivre blanc, pain au levain voire même brioche à la vanille, confiture d’abricot sur un craquelin au seigle. Un peu simplet mais pas moche.

Dràm Mòr Caol Ila 9 ans 2015

55.2% alc./vol.
Cask No.302611, Finished in French Oak Oloroso Hogshead, 288 bouteilles.

André 86%
Pas de subtilité ici, on va droit au but. Tsunami de tourbe médicinale et terreuse, sur fond très sucré, écorce de citron et ananas flambés sur le feu de camps, suie de cheminée ramonée, citron et sel de mer. La bouche est sucrée, vraiment sucrée, la texture huileuse mais le whisky n’offre malheureusement aucune longévité en bouche, les saveurs s’affadissent très rapidement. Sucre de confiserie, iode, malt vert, citron, cendre froide, un peu d’eucalyptus et une poignée de petits fruits rouges dans un nuage de fumée de tourbe médicinale. À l’aération, les notes cendreuses gagnent du terrain, tout comme les fruits rouges. L’ensemble demeure agréablement doux compte tenu du taux d’alcool et des saveurs prononcées de tourbe. La finale est de bonne longueur et dévoile quelques fruits tropicaux absents depuis le début de la dégustation sur un édredon de fumée de tourbe sale et médicinale.

Patrick 91%
Tout ce que je suis en droit d’attendre d’un dram de single malt d’Islay se retrouve ici. Intensité et subtilité se côtoient admirablement bien pour mon plus grand plaisir. Nez: Un envoûtant de fumée de tourbe, d’embruns maritimes, de fumée de cigare et de très discrets petits fruits sucrés. Bouche : Dès les premiers instants, la fumée de tourbe, de cigare et les embruns marins se livrent une bataille épique afin de satisfaire mes papilles gustatives. Une fois que les protagonistes se sont légèrement essoufflés, les discrets petits fruits sucrés viennent faire une courte apparition pour nous séduire à la va-vite. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, fumée, salée et subtilement fruitée.

Martin 91%
Nez: Fumée maritime, citron confit, coquille d’huître et algue humide. Pierre lavée et gros sel. Bouche: Une approche franche et tranchante, sur la tourbe minérale, le zeste d’agrumes, la cendre froide de cigare et une touche bien médicinale. Finale: Longue et persistante, iodée, avec une amertume fine et poivrée. Toujours le cigare froid à la fin. Équilibre: Un Caol Ila droit, direct et marin, qui capture l’essence d’Islay dans une de ses formes les plus pures. J’adore ce dram.

Kim 75%
Nez : Empyreumatique, sur la grosse fumée goudronnée, même médicinale. J’ai l’impression d’avoir le nez dans une vieille trousse de premiers soins poussiéreuse. Ça ne fait pas dans la dentelle, mais j’y discerne de petites pointes de fruits verts comme le kiwi et le raisin. Bouche : Eh boy! Ça fesse dans le dash encore là, avec un imposant côté torréfié qui s’ajoute à l’empyreumatique, amenant du chocolat noir, de l’écorce de cacao et des grains de café. Bien que ces saveurs soient intéressantes, l’ensemble manque d’équilibre et de raffinement pour être plaisant.

Dràm Mòr Glen Elgin 8 ans 2014

56.8% alc./vol.
Cask No.#301308. First Fill bourbon Barrel – 244 bouteilles.

André 86%
Arômes de poires et d’oranges, de vanille, citron, fines herbes, le tout sur un tapis herbacé. La bouche est céréalée, sous l’égide des saveurs découlant du bourbon cask. Purée de bananes, sucre en poudre et vanille, poires et citron. Tonne de fruits tropicaux dans un bol en bois. L’alcool est bien maitrisé, la texture agréable, plus que dans les autres éditions disons. La finale est tropicale, boisée et sucrée, avec une rétro-olfaction légèrement poivrée.

Patrick 90%
Une belle surprise que ce dram : La saveur de beurre qui est omniprésente est quelque chose d’assez rare, au point que je sois en train de considérer de m’en payer une bouteille pour compléter ma « bibliothèque de saveurs ». Nez: Un parfum de beurre onctueux, avec de la citronnelle, de la cardamome et une touche de poivre. Bouche : Toujours du beau beurre, mais avec ici une bonne dose d’épices venant du chêne, toujours un peu de citronnelle, de la vanille et du poivre blanc. Le tout est porté par une superbe texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, avec du popcorn au beurre.

Martin 88%
Nez: Pêche mûre, sucre en poudre, gousse de vanille, zeste d’orange et pointe cireuse. Bouche: Texture un peu aqueuse, mais expérience vive et beurrée, sur la pomme verte, la crème pâtissière, le poivre blanc et une infime touche de gingembre. Finale: Moyenne, quand même épicée, avec un retour de fruits et de fleurs blanches. Équilibre: Un jeune Speysider expressif qui manque peut-être un peu de texture, mais pas de charme.

Kim 89%
Nez : Évoque un tiroir de vieille commode en bois, puis l’alcool et une vague épicée viennent me frapper directement en pleine poire. Après quelques minutes à respirer, il s’ouvre sur des pétales de rose séchées et de l’écorce d’orange confite. Bouche : Je craignais que l’alcool ne soit trop brutal, mais il offre une belle charpente au whisky qui, sans laisser derrière complètement la commode en bois, y ajoute un bouquet fleuri de roses, pensées, muguet et sarrasin. Vraiment très agréable à boire.

Dràm Mòr Inchmurrin 10 ans 2013

55.7% alc./vol.
1st Fill Oloroso Finish, Cask No. 1186, 209 bouteilles.

André 87%
Conseil: aérer un bon 20 mins avant de goûter. Nez gourmand et lourdaud. Petits fruits rouges pâteux, réglisse, zeste d’orange et bois de cèdre, figues et dates, cannelle et tarte aux pommes, une touche de vernis à bois. Belle texture un brin huileuse adoucissant le taux d’alcool, caramel brûlé, dates, cerises noires, chocolat noir au poivre noir. Finale sucrée au fudge et au chocolat au lait fourré de caramel, gâteau aux fruits, cerises, réglisse rouge et une pincée de poivre, gingembre et de cannelle. Tannins du bois bien ressentis mais relativement bien intégrés.

Patrick 88%
Un superbe cocktail de fruits tropicaux mais présentés avec une dose de chaleur à la manière écossaise! Nez: Les arômes venant de mon verre débordent d’un beau mélange de fruits tropicaux mûrs et de caramel. Bouche: Chaleureuse et présentant des fruits tropicaux mûrs et sucrés, ainsi que du chêne brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Martin 86%
Nez: Ananas grillé, cire chaude, bonbon surette et zeste d’orange. Bouche: Franche et vivante, avec des notes de fruits tropicaux, de gâteau aux agrumes et aux épices, de bois sec avec un soupçon d’herbes amères du bas du fleuve. Finale: Assez longue, à la fois sucrée, herbacée et bien poivrée. Équilibre: Un dram bigarré, presque insolent, qui sort des sentiers battus sans avertir.

Kim 72%
Nez : Poignée de jujubes surs ou de Skittles, comme un mélange de saveurs artificielles de fruits, boite à cigare, réglisse rouge, une touche qui me rappelle du plastique brûlé, mais c’est tellement léger que je me demande si je l’hallucine. Bouche : Ah non, je n’ai pas rêvé ce côté plastique! Au goût il vient voler la vedette, amenant avec lui des légumes verts bouilli (choux de bruxelles, brocoli), du fromage bleu et des noix caramélisés. Bref, pas le mix le plus plaisant dans un whisky. La finale sucrée vient sauver le tout de la catastrophe.