Caol Ila 11 ans « Ambrosial Feast » Special Release 2024 Unpeated

57.3% alc./vol.
Insolite pour une production Caol Ila, cette version non tourbée a vieilli 11 ans dans une sélection d’anciens fûts de vin, de fûts remis à neuf et de fûts de second remplissage. Cette édition spéciale 2024 est également atypique, car elle est élaborée à partir de « moûts troubles » et d’une fermentation courte.

André 87%
Intéressant, très singulier, unique pour sûr. Nez très réservé, sur la vanille et le bois, le miel et les poires dans leur sirop, l’abricot. En bouche, des céréales au miel, de la poire, des amandes grillées, une touche de vanille et d’iode, un peu de zeste d’orange et une pincée de gingembre. Aux gorgées suivantes je détecte quelques timides notes de fruits rouges séchés qui pourraient vraiment passer inaperçue. La texture est vraiment superbe, tendre et moelleuse, sensation de beurre température pièce. Finale sur les biscuits à l’avoine, la poire, le miel et la vanille sous un couvert de pluie iodée. Je cherche les influences apportées par le wine cask. Travail remarquable pour cacher le taux d’alcool, ça se boit comme de l’eau, c’est très impressionnant ! Impossible d’associer ce whisky à Caol Ila à l’aveugle.

Patrick 88%
Un très bon Caol Ila. Les versions non tourbées de cette distillerie sont inégales, mais ici, je retrouve ce qu’ils font mieux. Nez : Parfum frais et léger avec de la vanille sucrée, du bois frais et humide, des noix et des pommes jaunes. Bouche : Belle arrivée en bouche savoureuse et portée par une texture huileuse. J’y retrouve des saveurs de pommes jaunes, d’amandes, de vanille et de bois grillé. Après quelques gorgées, jai aussi l’impression d’y retrouver un bouquet de fleurs séchées. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur une belle note boisée et épicée.

Martin 89%
Nez: Pomme verte fraîche, noisette grillée, brioche légère avec une subtile touche de vin et de vanille. Bouche: Ronde et crémeuse avec des notes de poire au sirop, d’ananas, de poivre blanc et d’amande douce; la tourbe est quasi absente, laissant place à une texture fruitée et un beau boisé fin. Finale: Moyenne à longue, sur la cire d’abeille, le cacao amer et un brin d’iode léger qui rappelle discrètement son origine tourbée et insulaire. Équilibre: Un dram différent, affichant une signature douce, harmonieuse et non conforme à l’ADN tourbé habituel de la distillerie, mais superbement maîtrisée dans son concept.

Kim 84%
Un Caol Ila non tourbé… hérésie? Avec un nom comme « Ambrosial Feast », les attentes sont élevées. Nez : Du sake à pleines narines! Cet alcool m’a toujours fait penser à une sorte de solvant mélangé à du riz, et c’est ce que j’ai là. S’ajoute de la mie de pain de blé, un soupçon de sucre d’érable et des asperges un tantinet trop cuites. Bouche : J’ai l’impression que la céréale est vraiment mise en valeur. Je trouve souvent que les whiskys trop sur le grain sont moches, mais celui-ci sort quand même du lot. Retailles d’hosties, pain de seigle (même sans rye), pâte brisée, on est dans le céréalier à fond. Intéressant sans me jeter à terre.

Caribou Crossing Single Barrel

40% alc./vol.

André 83%
Fruits tropicaux, un brin végétal, sucre, cassonade, melon d’eau. Bouche se drapant des arômes de céréales et de pacanes éventées. Rafraichissant et agréable. Rétro-olfaction épicée et poivrée. Différent et bien présenté.

Patrick 86%
Un très bon whisky qui est un cadeau idéal « made in Canada » pour la visite de l’étranger! J’espère qu’ils en sortiront un jour une version plus forte en alcool, ça sera une superstar! Nez : Du cuir chaud, du caramel, de douces épices et de discrets petits fruits. Bouche : L’arrivée en bouche est vraiment plaisante, avec un beau mélange de bois et d’épices, avec une touche fruitée, un soupçon de noix et une goutte de miel. Finale: D’une longueur moyenne, douce et fruitée.

Martin 84.5%
Brunâtre et orangé. Jambes menues et perlées. Nez: Salade de fruits et cassonade, caramel et chêne. Un beau sucre brun arrive en fin de nez mais reste insuffisant pour sauver les meubles. Bouche: Fruits, caramel et épices au départ, mais se dégonflent en vernis et décapant à peinture. Une légère vague de seigle vient donner un coup de pouce à l’ensemble. Finale: Longue, chaude et épicée, persillée de vanille, de chêne et de noix. Aisément son meilleur aspect. Caramel Grenache. Équilibre: Un assez juste portrait du sipping canadian whisky moyen. Je n’en achèterais pas une caisse, mais je n’en refuserais certainement pas un verre devant un bon feu dans un chalet en bois rond.

Kim 83%
Nez : Marmelade, rhum, cassonade foncée, ça sent très gourmand. Bouche : Un peu aqueux, mais saveurs intéressantes de caramel à l’érable, finale un peu métallique. Bien chouette, sans grand défaut outre d’être un peu léger et de manquer de complexité.

RV 83%
On l’écoute jusqu’à la fin, ça se déroule bien mais ça manque de péripéties. En introduction, cuir plus aigre que la moyenne et poussière. Léger pierreux en bouche, qui demande doux avant la finale tout à fait à l’image des whiskies de l’unifolié. Par contre, l’aftertaste de bonne longueur et de chaleur manque de variété malgré une belle vanille.

Càrn Mòr BenRiach 8 ans 2013

47.5% alc./vol.
Embouteillé en 2022, 1805 bouteilles, sherry butt

André 76%
Je ne me ferai pas d’amis aujourd’hui avec cette review mais juste pour être certain, j’ai évalué ce whisky en 2 survols sur 2 jours différents. Ouf… C’est singulier mais pas dans le bon sens du terme ça… Sherry très intense, bois vert, Vick Vaporub et caramel, cannelle et raisins secs. J’ai toujours un peu peur que l’on veuille cacher quelque chose lorsque l’on nous présente un whisky si fort sur le sherry. La texture au moins est agréable, belle rondeur générale. En bouche; très tannique, bois vert également, eucalyptus, pâte de fruits, dattes, caramel fondant et chocolat au lait. La finale est bizarre, il y a quelque chose dans le mariage du bois et du xérès qui détonne, le bois trop présent peut-être et une impression d’alcool mûrie dans le bois verdâtre pas agréable. Vous aurez compris que je ne suis pas fan. Je m’explique mal que ce whisky ait été élu le meilleur whisky dans une soirée de dégustation du club.

Patrick 90.5%
Wow, Benriach comme je l’aime avec plein de délicieux xérès! Je me répète, mais c’est une autre belle réussite de Càrn Mòr! Nez: Un superbe parfum de fruits des champs mûrs nappés de caramel et de vanille. Alléchant! Bouche: Du beau gros xérès riche et fruité, du bois brûlé, de la vanille et du caramel chauffé. Finale: D’une belle longueur, riche et savoureuse.

Martin 87.5%
Nez: Malt et sherry, tabac et caramel, raisins et cassonade. Fumée et touche de cerise. Bouche: Fruits rouges cireux, réglisse et cuir fumé, cassonade et agrumes. Notes de bois et de poivre noir. Finale: Bien boisée et poivrée, touche de caramel astringent. Pas piqué des vers. Équilibre: Bien aimable, bien aimable, un beau sherry cask qui prouve une fois de plus la supériorité des embouteilleurs indépendants.

Kim 85%
Nez: tellement fruité, salade Del Monte surtout les poires, notes de chocolat noir et de noix de Grenoble. Totalement gourmand. Bouche : encore là très juteux, fruits rouges, compote de pommes aux framboise.

Càrn Mòr Miltonduff 9 ans 2014 PX Sherry Butt Finish

47.5% alc./vol.
Limited Edition of 1204 bottles.

André 81%
Gros sherry pas subtil et bois ‘’seasoned’’, tannique et caramélisé, chocolat noir, oranges confites, pâte de fruits, raisins et prunes. Très unidimensionnel au nez. Texture intéressante en bouche, moelleuse et presque sirupeuse, cannelle, pelure de pommes, raisins. Les notes tanniques du bois sont tellement ressenties… Personnellement, ça me dérange. Un sherry si intense semble vouloir cacher les défauts d’un whisky trop jeune. Finale courte en longueur, rougeâtre, caramel, cannelle, pommes et raisins, prunes.

Patrick 88%
Un mélange intéressant de douceur du xérès et de brutalité du bois carbonisé. Le genre de mix qui me donne bien du plaisir au niveau de la dégustation, enfin un « sherry cask » qui n’est pas monotone! Nez : Délicieux parfum de figues, de sirop d’érable, de chocolat noir et d’une touche de chêne carbonisé. Bouche : Un beau mélange de bois carbonisé et de fruits mûrs, avec des figues, des pruneaux, des raisins secs, du chocolat noir et des noix grillées. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois carbonisé.

Martin 88%
Nez: Raisins secs, caramel, chocolat au lait, pruneaux et un brillant rayon de miel. Bouche: Onctueuse texture, reposant sur un bel équilibre de figue, de vanille, de noix grillées et de cannelle. Finale: Longue et chaleureuse, marquée par le chêne toasté et le sucre brun. Équilibre: Un dram gourmand et accessible, où la douceur du sherry s’allie à une finesse maltée de Miltonduff pour un résultat harmonieux, généreux et appétissant.

Kim 81%
Nez : Wow, une vague gourmande m’assaille les narines. Sucre à la crème à l’érable, crème brûlée, crémage à la vanille. En fait, je pourrai énumérer une pléthore de délices sucrés. Bouche : Ça pourrait se résumer en trois temps « miam – yish kessé ça – ah ok ». On commence vraiment fidèlement au nez, mais vient ensuite une certaine âpreté. C’est comme si le bois était un peu trop présent, trop « rough ». L’impression ne dure pas et le doux nectar revient, mais sans réussir à chasser complètement cet étrange arrière-goût.

Chichibu II – Ichiro’s Malt

55,5% alc./vol.

Premier single malt issu de la nouvelle distillerie Chichibu, située juste après la distillerie Chichibu d’origine, maturation majoritairement en ex-bourbon casks. Située dans la préfecture de Saitama, à environ 100 kilomètres au nord-est de Tokyo, Chichibu II a commencé la distillation en octobre 2019. Ce premier opus provient d’un assemblage de whiskies vieilli entre quatre et cinq ans dans différents types de fûts.

André 90%
Quelle surprise que ce Chichibu! Singulier et de superbe conception. Nez alléchant, bourré de fruits tropicaux; mangue, melon au miel, poires, compote de bananes, miel et céréales séchés. Fond de tourbe végétale. La bouche est sucrée; notes de sucre en poudre des gommes Bazooka, meringue et vanille, mangue fraiche, poires et pêches… une tonne de fruits tropicaux. La bouche demeure franche sur le taux d’alcool et les céréales séchées sur feu de tourbe même si la texture est crémeuse et moelleuse. Quelques notes de bois poivré apparaissent aussi un peu plus tard. Les notes de fruits tropicaux sont VRAIMENT impressionnantes. En finale, les grains séchés à la tourbe prennent l’avant-scène et les fruits tropicaux sont en acteurs de soutien. J’adore le style et l’audace des saveurs, la confection juste pour un whisky si jeune. Impressionnant.

Patrick 93%
Chichibu II n’a rien à envier à sa grande sœur si je peux me fier à ce premier opus de la nouvelle distillerie d’Ichiro! Un whisky superbe, typiquement japonais par sa complexité et sa balance hors pairs. J’adore! De plus, dangereusement facile à boire malgré son taux d’alcool assez élevé! Nez : Un parfum crémeux, vanillé, avec des poires, des fruits tropicaux, légèrement boisé et discrètement fumé. Bouche : Porté par une superbe texture en bouche, j’y retrouve d’abord des fruits tropicaux, du miel, de la vanille et puis une vague de fumée de tourbe qui, bien qu’elle ne soit pas si intense que ça, emporte tout sur son passage, ne laissant que quelques épices venant d’un beau chêne carbonisé et craquant. Finale : D’une très belle longueur, légèrement fumée mais intense sur le bois carbonisé et épicé. Puis après que tout ce beau monde se soit calmé pendant quelques minutes, les fruits tropicaux reviennent faire un petit tour en fermeture de rideau.

Kim 87%
Nez : Plastique ou caoutchouc, il y a une trame un peu chimique derrière. Rayon de miel, jus d’orange fraichement pressé et zeste d’orange rapé, gâteau aux carottes et ananas avec glaçage au fromage à la crème. Étrangement, la trame chimique me plait lorsqu’accompagnée de ces arômes plus fruités. Bouche : Comme un bon verre de jus de pamplemousse avec un soupçon de sirop de grenadine, l’amertume est prononcée et surprenante, mais pas tout à fait déplaisante. Jus de raisin, mais pas comme je trouve souvent dans un jeune whisky, ici c’est riche et agréable. Avec un tel taux d’alcool, la finale s’étire, jouant entre bois et fruits confits.

Collingwood

40% alc./vol.
Whisky assemblé par les fabricants du Canadian Mist.

André 79%
Pas très représentatif des whiskies canadiens ce Collingwood… Oranges et saveurs habituellement associées au bourbon. Superbe fruité – côté cerises noires – puis fortement épicé, cannelle et saveurs de ces anciens bonbons en forme de poissons rouges qui étaient sur la table du salon de grand-maman. Finale du style « bonbon en gelée à saveur de cerises » effacées par les fortes arômes épicées.

Patrick 83%
Fruité sucré et érable brûlé au nez. Douce texture très sucrée et marquée par les cerises. Le tout est enveloppé dans l’érable brûlé. La sensation de brûlé s’étire longuement sur la finale, avec une pointe de caramel. Un bon rapport qualité/prix qui plaira à ceux qui ont la dent sucrée!

Martin 83%
Jambes indépendantes sur fond ambré légèrement beige. Nez: Oranges sucrées et vanille. Quelques petits fruits rouges font surface avec une dose respectable d’épices. On dirait presque un de ces bourbons dont on a torqué la proportion de rye. Caramel. Bouche: Frais et sucré. Cassonade et fruits séchés. Retour de l’orange et des épices. Le chêne brûlé nous emmène vers la finale. Swedish berries. Finale: Le chêne et la cannelle clashent avec les fruits sucrés dans leur sirop. Un vent sous-jacent de vernis à bois vient enrober et gâter un peu la sauce. Équilibre: Un whisky relativement bien construit, mais qui gagnerait un peu à remplacer quelques notes de fruits sucrés par une bonne dose d’épices du seigle.

Kim 84%
Nez : Sucre d’érable et panne en métal pour faire la réduction de l’eau d’érable, mocha, pacanes caramélisées. Belle gourmandise. Bouche : Ça me fait penser au Forty Creek copper pot, un de mes premiers whisky canadiens. Encore le petit érable métallique, à défaut d’un terme plus approprié. Réconfortant, même si plutôt simple, se boit presque comme du jus si ce n’est de la finale un peu aride.

RV 74%
Excellent rendu d’une mauvaise recette. Très fruité au nez, assez (et heureusement) différent de sa cousine. La cerise lève une appréhension que la texture soit très sirupeuse, mais la bouche est limpide et soyeuse, où le poivre s’ajoute avant une finale redoutée, avec de la cerise à l’excès conclue avec un élan de brûlé. Encore une fois un whisky où la cerise est poussée à son paroxysme, mais au moins, c’est bien fait.

Collingwood Town Collection Double Barreled

45% alc./vol.
Whisky Canadien fait à partir d’une recette high rye mashbill, vieillissement initial en Ex-Bourbon casks, ensuite affiné en heavily toasted Virgin Oak Casks et marié dans une cuve en acier dans lesquelles des planchettes de bois d’érable sont aussi mises à tremper.

André 83%
Jus de cerises, cannelle, bois chauffé, caramel et miel, prunes, une touche de terre humide et de chocolat au lait. Un peu plus acéré par le bois en bouche, sirop de cerises, sirop d’érable, cannelle et cassonade, pommes, anis, chocolat au lait, bois de chêne séché, miel, caramel. Finale poivrée et sèche, bois de cerisier, caramel et cannelle.

Patrick 90%
De loin le meilleur Collingwood, j’en ai adoré chaque goutte et je suis bien heureux d’en avoir une pleine bouteille ! Dès que vous aurez fini votre verre, vous voudrez vous en verser un autre! Nez : Oh, ça sent bon ça! Du sucre d’érable, du chocolat au lait, du chêne, un peu de rye et une touche florale. Alléchant ! Bouche : Épicée et marquée par une bonne dose de bois brûlé, un peu de sirop d’érable, du poivre, du seigle et de la cannelle. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 89.5%
Nez: Caramel poussiéreux, chêne sec, épices du rye vert et sucre d’orge. Touche de minéralité. Fleurs roses. Bouche: Eau de rose, sucre d’orge, épices, bois et seigle. Finale: Épices du rye, chêne sec et vague de cannelle. Fruits rouges. Équilibre: Solide rye avec un sacré caractère, les couilles de Collingwood!

Kim 73%
Nez : Sur le bois à fond, presque résineux, avec un peu de poussière. Impression de sentir un vieux meuble verni. L’alcool ne semble pas super bien intégré. Bouche : Oh boy, ça a du torque, c’est son avantage. Mais sinon les saveurs sont plutôt perturbantes. Ras el hanout, raisins secs et cumin viennent chatouiller les papilles, mais ça commence par une attaque de whisky trop jeune. Je sens que dans quelques années ça sera intéressant, mais là c’est pas prêt.

Colonel EH Taylor Single Barrel Bourbon Bottled in Bond

50% alc./vol.
Mash #1 de Buffalo Trace, serait composé de 75% corn, 10% rye, 15% barley.

André 88%
Pommes caramel, cerises noires, cannelle, céréales de mais sucrées. Aspect cireux au nez très agréable. Après aération, profondes notes de réglisse et une touche de bois brûlé. La bouche est sucrée. Sirop de cerises, oranges, réglisse, bonne cannelle et pelures de pommes, poivre. Texture vraiment superbe, belle rondeur, grasse et qui adhère aux bajoues. La cannelle ressort beaucoup en finale de bouche et s’entremêle aux saveurs de réglisse.

Patrick 89%
Comme tout ce qui sort de la distillerie Buffalo Trace, c’est une valeur sûre. Pour ceux qui aiment leur bourbon assez épicé! Nez : Parfum de beaux fruits mûrs, un peu de bois frais et du caramel. Bouche : Du beau bois brûlé et sucré, des céréales épicées qui semblent fortes sur le seigle (du moins, pour un bourbon) et des fruits discrets. Finale : D’une belle longueur, plutôt intense et marquée par le bois brûlé.

Martin 88%
Nez: Le beau maïs classique du bourbon, avec vanille, chêne et poivre. Le tout un peu adouci dans la présentation. Fruits des champs, caramel et banane mûre. Je suis fébrile! Bouche: Fruits rouges, vanille, caramel, poivre, chêne, cannelle, muscade et maïs, tout y passe. Bien ficelé, voyons où cela nous mène. Finale: Un peu abrupte sur le maïs et le poivre noir. Notes successives de bois, de fruits et de sucre. Équilibre: Un bon bourbon, qui surprend à quelques étapes, en bien ou en mal, c’est selon. À acheter quand ça passe, ça ne brise pas trop le portefeuille et c’est une bouteille unique à garder dans sa collection.

Kim 82%
Nez : un duo de zestes d’orange, confit et frais, gingembre confit, riz basmati, l’alcool est manifeste sans agresser le nez. Bouche : il débute tout en onctuosité, sur du miel, mais un punch attend dans le détour. J’ai l’impression d’avoir mangé une des planches du baril en pleine gueule, ça surprend. Ça se corrige sur la finale, longue et briochée. 

Colonel EH Taylor Straight Rye Bottled in Bond

50% alc./vol.

André 87%
Bien que l’étiquette annonce le rye, le nez est quand même discret à l’approche et laisse plus entendre au départ l’utilisation de fûts neufs, bien représenté par les notes de fruits rouges et de petits fruits sauvages. Au nez, la réglisse rouge, les cerises marasquin, la cannelle, les oranges, les prunes séchées, le gâteau aux épices. La bouche est poivrée et les céréales séchées plus en évidence, bonbons à la cannelle et rye typique, la réglisse rouge et la cerise noire, sensation cireuse enrobante, les fruits séchés. Rien qui tranche de l’ordinaire et rien qui rompt l’équilibre. La première gorgée, la finale m’a tellement déçu, la fluidité et le manque de consistance de la texture, les saveurs éphémères… Mais en ajoutant quelques gorgées, les aveurs semblent s’accumuler en couches successives et gagner en pérennité; poivre, cannelle, sécheresse et astringence du bois de chêne, coses d’oranges, réglisse rouge. Un rye peut-être un peu trop prodent selon mes attentes mais une qualité indéniable. On reconnait la signature de la justesse propre à Buffalo Trace.

Patrick 87%
Un très bon whiskey, surtout si vous êtes amateur de rye intense en épices. Par contre, le rapport qualité/prix ne m’a pas impressionné. Nez : Aucun doute possible, c’est un rye! Les épices du seigle sont intenses, tout comme celles du chêne. Et avec un peu d’imagination, j’y sens aussi de la vanille et de la cerise. Bouche : Toujours les épices du seigle en premier plan, soutenu par les épices du chêne. La vanille et la cerise sont moins discrètes qu’au nez, mais demeurent tout de même à l’arrière-plan. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par les épices du bois brûlé.

Kim 87%
Nez : Mielleux à souhait, avec une généreuse dose de seigle (et donc d’épices), bel équilibre. Bouche : Le seigle est tellement intense que ça donne presqu’une impression de fumée et de concentré de raisin. Crème glacée à la vanille, chocolat noir, la finale est un peu terreuse, mais agréablement.

Compass Box Celestial

Compass Box Celestial – 50%
Lancé fin 2023 et dernier-né de la série ‘’Extinct Blends Quartet’’, Celestial s’inspire d’un whisky des années 1960 et puise son inspiration dans les whiskies de malt des distilleries Ardbeg et Caol Ila, deux maisons que Compass Box avait déjà assemblé il y a six ans pour l’édition ‘’No Name’’ original. Édition limitée de 5532 bouteilles.

André 91%
Dès que l’on plonge le nez dans le verre, on perçoit immédiatement que l’on a droit à une bête totalement différente. C’est plus nuancé et fondu, plus complexe que le Peat Monster. Le mot d’ordre ici est nuance et non contraste, cela demande de l’attention et du temps afin de livrer ses secrets. Saveurs évoquant à la fois les fruits tropicaux et les petits fruits forestiers. Fines herbes fraiches, zeste de citron, framboises, abricots, cosses d’oranges, fumée de tourbe équilibrée. La bouche est moelleuse et mielleuse avec une fine touche de gingembre en background. Douce fumée de tourbe, bonbons au miel et menthol, abricots, poires, agrumes et cerises séchées, cocotes de pin, feu de plage accompagné d’une petite touche de minéralité et de cendre froide. La finale est plus sèche et épicée et expose ses éléments maritimes de façon plus directe. Superbe rétro-olfaction de fruits tropicaux et de notes cendrées et mentholées, le tout parfumé de sel de mer, de gingembre et de poivre concassé. L’art du blending à son meilleur.

Patrick 94%
Avec une telle présentation marketing et un tel prix, mes attentes étaient (très) élevées. Et elles sont rencontrées! Un whisky avec lequel j’aimerais passer la soirée seul en tête à tête, à réfléchir sur les débuts de l’Univers, le sens de la vie et mes bons coups pendant celle-ci! Nez : Ma première impression est marquée par le miel et la vanille, puis j’y retrouve des fruits tropicaux tels que les abricots et les ananas. J’y retrouve aussi un peu de bois sec. Bouche : Toujours le miel et la vanille en premier, mais rapidement rejoint par de belles volutes de fumée boisée, mais aussi les fruits tropicaux et les épices typique du chêne sec. La texture en bouche est sublime. Finale : D’une superbe longueur, fumée, boisée et enrobée de miel.

Martin 90.5%
Nez: Fumée de feu de plage, tranche de pomme grillée, miel épais, gingembre frais, zeste de citron et algue bien sèche. Bouche: Texture dense et mielleuse, sur tourbe côtière, caramel, pain grillé, poivre blanc, vanille chaude ainsi qu’une nuance de fruits mijotés. Finale: Longue, sur le caramel salé avec chêne toasté, réglisse et fumée persistante. Équilibre: Un dram audacieux et maîtrisé, où la puissance tourbée et le bois épicé s’intègrent à une richesse fruitée et épicée avec brio. J’adore!

Kim 88%
Nez : Avec un nom comme Celestial, je ne m’attendais pas à de la tourbe, mais c’est frais et vif, comme le premier feu extérieur du printemps, quand quelques feuilles mortes finissent immanquablement dans le foyer. Bouche : Le temps ayant fraichi en soirée, on rentre à l’intérieur, les vêtements sentant encore la fumée, et on s’attable devant un plateau improvisé de figues, salami doux, confit d’oignon et autres délicatesses. Je trouvais le nom un peu pompeux, mais je suis finalement bien d’accord.