J.P. Wiser’s 10 ans Triple Barrel

40% alc./vol.
Le JP Wiser 10 ans Triple Barrel est vieilli dans trois types de fûts différents : chêne neuf (chêne vierge), fûts ayant contenu du bourbon et fûts ayant contenu du whisky canadien.

André 78%
Pommes et cerises bing, caramel chaud et cannelle, sensation cireuse, réglisse. La bouche est bien épicée et marquée par le bois de chêne. Réglisse cireuse, cannelle intense, poivre moulu, clou de girofle, bois sec. Texture cireuse mais bizarrement très sèche aussi. Finale mettant en évidence l’apport du bois de chêne, les épices et la cannelle du seigle et le sucré des céréales de maïs.

Patrick 80%
Un bon whisky, mais honnêtement, plus pour l’effet que pour le goût. Ou encore, comme base de cocktail. Nez : Parfum typiquement canadien, avec du caramel, des petits fruits rouges pas encore mûrs, de la vanille et des épices. Bouche : Un beau mélange d’épices venant des céréales et du chêne, avec des fruits séchés, du miel et une touche subtile de pomme verte. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et marquée un peu par l’alcool.

Martin 87%
Nez: Bois jeune et vert, classique des épices du rye, tout en étant assez réservé pour un whisky avec un profil prédominant de seigle. Caramel grillé, pointe de salade de fruits. Cassonade. Bouche: Bois sec, vanille, caramel, épices du seigle et pâte de fruits rouges. Excellent. Finale: Longueur moyenne, marquée bien sûr par les épices du rye, le bois et la confiture de fruits rouges. Équilibre: J’adore, surtout pour le prix. L’entrée de gamme de Wiser’s est déjà une belle offre de semaine, alors si on veut allonger un p’tit Wilfrid Laurier de plus, on a droit au meilleur rapport qualité-prix depuis le Cutty Sark Prohibition. Dommage qu’encore une fois notre aimable SAQ nous prive de ce nectar.

Kim 87%
Nez : Comme s’il sortait d’une boite à lunch pour enfant, avec son mélange de compote de pomme, de salade de fruits et de punch aux fruits en petite boite de carton. Une trame sous-jacente de noix grillées et de tabac frais vient cependant rectifier le tir; ce n’est pas un whisky pour enfant (si une telle chose existait). Bouche : Les noix demeurent, mais cette fois caramélisées à l’érable et au gingembre, apportant un kick légèrement épicé. Autrement, ça reste doux, sucré, tellement facile à boire qu’on pourrait en mettre dans des petites boites de carton version ti-jus pour adultes.

Jack Daniel’s Bonded

50% alc./vol.
Mashbill composé de 80% de maïs, 12% orge maltée et de 8% de seigle.

André 86%
Trait d’union entre l’édition régulière et les single barrels? Nez parsemé d’oranges nappées de caramel fondu, cerises marasquin, pointe de bois brûlé et de bananes flambées, bois mouillé, cassonade et anis. La bouche est franchs et souple à la fois, l’alcool bien ressenti. Sirop d’érable, réglisse, avalanche de cerises. La touche de bois brûlé parvient aussi à se manifester en bouche. Le caramel et la cannelle servent de toile de fond à cet amalgame de saveurs typiques dans l’ensemble. Petite touche astringente en finale de bouche, qui offre des tonalités de cerises et de réglisse rouge. Le bois brûlé se marie aux notes de caramel et de cassonade. Peut-être pas à la hauteur de certains single barrels de la distillerie mais supérieur à l’édition régulière, mais pour les fois que Jack Daniel’s lancent de nouveaux opus, personne ne vas se plaindre…

Patrick 90%
Aucunement original, et c’est tant mieux! J’y retrouve tout ce que j’aime du Jack, mais en mieux !! Contrairement à ce que un rapporte le Whisky Magazine, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est le meilleur whisky de l’année, mais il m’a définitivement mis un sourire au visage et il va devenir mon Jack de tous les jours. Nez: Le parfum habituel du Jack, mais plus intense et raffiné. Bref, caramel, bois brûlé et délicieuses épices. Rudement alléchant! Bouche: Miam miam! Le caramel vient habilement adoucir l’intensité des épices, et sont balancées avec brio par de succulentes notes de chêne brûlé. Le tout est porté par une délicieuse texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Martin 87%
Nez: Caramel épais, banane mûre, vanille, chêne toasté. Bouche: Texture bien riche et huileuse pour un Jack, sur le sirop d’érable, les épices douces, la cacahuète grillée et une touche de charbon de bois. Finale: Moyenne à longue, chaleureuse, avec un retour boisé et sucré. Équilibre: Un Jack Daniel’s plus sérieux et better built, où puissance, texture et rondeur marchent de concert. Quand même solide.

Kim 83%
Nez : sucre d’érable, alcool plutôt présent mais sans que ça ne soit violent, sucre de betterave que je retrouve bien souvent dans les bourbons. Après presqu’un an sans produit états-unien, ça me rappelle des souvenirs de temps meilleurs. Bouche : à la fois classique et unique. Sur les épices douces, mais avec une intensité qui surprend mes papilles rendues un peu farouches. L’alcool est un brin trop exacerbé pour que ça coule bien. Finale longue et plaisante tout de même. 

Jack Daniel’s Tennessee Travelers « Sweet and Oaky »

53.5% alc./vol.
Mashbill composé de 80% corn, 12% barley et 8% rye. Édition de la série expérimentale Tennessee Travelers, Tennessee whiskey filtré au charbon d’érable puis mis en valeur par un profil accentué sur la vanille et le chêne.

André 84%
Chocolats fourré de compote de fruits rouges, belles notes de bois à la fois caramélisé et calciné, sirop de maïs et canne à sucre, cerises marasquin, macarons à la vanille cuits au four. Tout comme Martin, en bouche, j’ai des notes de pacanes que je retrouve souvent dans les bourbons. À cela s’ajoutent de la cannelle recouvrant des cerises marasquin, du caramel chauffé fondu, du bois légèrement épicé, le tout livré sur une texture liquide et sucrée. La finale s’aiguise rapidement à l’ingestion, notes de bonbons casse-grippe à la cerise, de menthol et de bois caramélisé. Agréable mais sans surprise.

Martin 84%
Nez: Caramel chaud, vanille intense, bois grillé, noix de coco, impression de sirop d’érable, touche d’écorce d’orange. Bouche: Texture relativement ample dès l’arrivée, sucre brun, maïs rôti, cacao, pacanes grillées, cannelle, avec un chêne épicé qui s’impose progressivement. Finale: Longue, vanille persistante, bois sec, café léger, chaleur enveloppante. Équilibre: Un dram riche et généreux, avec douceur et chêne en dialogue constant, puissance somme toute bien maîtrisée. Pas méchant.

Kim 87%
Nez : Caramel tirant presque sur la mélasse, en fait mélasse de grenade (si vous ne connaissez pas, c’est vraiment un produit délicieux), confiture de mûres et une touche résineuse douce, comme un biscuit sablé aux aiguilles de sapin. L’alcool semble bien intégré. Bouche : Crémeux, gingembre frais en quantité généreuse qui donne une sensation épicée, cerises au marasquin, une toute petite pointe astringente pas du tout déplaisante, mocha. Vraiment sympathique, mais plus « oaky » que « sweet ».

Jack Daniel’s Triple Mash Bottled in Bond

50% alc./vol.
Composition des différents mashbills utilisés; 60% Jack Daniel’s Tennessee Rye (70% Rye, 18% Corn, 12% Malted Barley), 20% Jack Daniel’s Tennessee Whiskey (80% Corn, 12% Rye, 8% Malted Barley), and 20% Jack Daniel’s American Malt (100% Malted Barley).

André 84%
Sirop pour la toux à saveur de cerises, petites framboises fraiches, touche végétale et Coca-Cola aux cerises. La bouche est herbacée, cerises dans leur jus, cannelle, bois de cèdre, cassonade et poivre. La mixture de saveurs est intéressante mais la texture très ordinaire, un peu sèche et terreuse. Cerises dans le chocolat, prunes, poivre, cassonade, cannelle et oranges. Finale légèrement amère, beaucoup de cerises et de cannelle poivrée.

Patrick 85%
Un très bon whiskey, c’est toujours plaisant de découvrir une nouveauté d’une distillerie aussi légendaire et pas spécialement reconnue pour ses nouveautés! Ceci étant dit, si les amateurs de Jack ne seront pas dépaysés, j’ai tout de même une légère préférence pour l’original. Nez: Le whiskey du Tennessee est définitivement présent au nez, mais avec plus de sucre qu’à l’habitude. J’y retrouve aussi de belles notes boisées typiquement américaines. Bouche: Du bois brûlé et sucré, du miel, de belles épices. L’ensemble est chaleureux, présentant un mélange assez intense de sucre et d’épices. Finale: D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Martin 86%
Nez: J’aime déjà. On part le bal avec une belle harmonie de vanille riche, fruits secs, miel et un tout petit vent de pain grillé. Bouche: Entrée en bouche chaleureuse, sur le seigle poivré, le caramel, le malt grillé et je dirais une touche de noisette. La texture est un peu fade, mais les fortes saveurs viennent supporter cette imperfection. Finale: De longueur moyenne, boisée, avec des relents épicés et une pointe de cacao amer. Équilibre: Une création originale, plus complexe qu’un Jack Daniel’s classique, qui offre une belle structure et un profil harmonieux. Pour ceux qui apprécient ce style bien sûr.

Kim 82%
Nez : Tarte fraises et rhubarbe encore chaude, betteraves rôties, beurre noisette et bien entendu le côté « mellow » et crémeux du maïs. Bouche : Rapinis cuits vapeur, avec l’amertume typique de ce légume, ce qui me déstabilise un peu. Une fois accoutumée à cette étrange impression, grains de cumin, piment de la Jamaïque et un piquant évoquant du gingembre fraichement râpé. Finale sur l’eucalyptus et le menthol. En fait, en cocktail Kentucky (ou Tennessee) Mule avec une bière de gingembre, ça doit être vraiment bien, seul un peu moins.

Jack Daniel’s Tennessee Travelers “Bold & Spicy”

53.3% alc./vol.
Mashbill composé de 70% rye, 18% corn et de 12% barley.

André 81%
Beaucoup plus épicé que l’édition #1 ‘’Sweet & Oaky’’. Le nez déborde de cannelle, de gingembre, de clou de girofle et de petits fruits rouges. L’apport du rye est très ressenti en bouche également. Réglisse rouge, bâton de cannelle, aspect hyper cireux, genre crayon de cire Crayola, petite touche herbacée très bizarre, pommes, puis cerises marasquin trempées dans le poivre et bois de chêne calciné nappé de caramel. Alcool bien caché mais texture un peu trop liquide. Il y a un p’tit quelque chose qui m’accroche en bouche sans que je puisse mettre le doigt dessus, une astringence difficile à exprimer, un accent terreux peut-être? La finale de bouche s’étire sur des notes de charcoal et de caramel, de réglisse rouge et d’énormément d’épices. Belle démonstration de l’effet du changement de mashbill sur le profil aromatique.

Martin 85%
Nez: Poivre noir, cannelle vive, caramel brun, zeste d’orange, chêne toasté accompagné d’une note de clou de girofle. Bouche: Texture ferme et engagée, maïs grillé, cassonade, gingembre, poudre de cacao, noix grillée, montée d’épices qui anime tout le palais. Finale: Longue, bois épicé, menthe poivrée, café léger, chaleur persistante. Équilibre: Profil franc et dynamique, épices dominantes mais bien soutenues par la douceur du maïs. Un beau dram américain qui s’affirme.

Kim 88%
L’itération « Sweet and Oaky » étant déja bien épicée, mes attentes sont hautes pour celui-là. Nez : me rappelle un cocktail Shirley Temple, mélangeant gingembre et grenadine, mais en version 7Up. Miel doré, dulce de leche, en fait carrément des churros bien saupoudrés de cannelle, que l’on trempe dans un dulce de leche encore chaud. Bouche : Jus de gingembre, poivre noir, le « spicy » est bel et bien là, légumes verts grillés (du brocoli?) et petit coin un peu brûlé d’une viande marinée. Je le prendrais volontiers en accompagnement d’un juteux morceaux de bœuf au BBQ.

Jack Wieber’s Classic of Islay Cask #409

56.2% alc./vol.
Cask #409, Bottled 2021. Possiblement un Lagavulin Cask Strength.

André 82%
A demandé beaucoup de temps pour s’équilibrer et exprimer ses saveurs. Fumée médicinale persistante coiffant un bol de fruits séchés. Embruns maritimes, caramel, cerises, oranges sanguines. Aspect de fermette et esprit agricole. La bouche offre une texture moelleuse agréable, mais migre rapidement sur des notes plus minérales et de cendre de feu de foyer refroidie, pour ensuite offrir des notes de fruits de mer et de bois brûlé intense. L’ensemble manque de profondeur et de nuances, de délicatesse aussi. Mélange de fumée de tourbe terreuse, grosse minéralité, cendre froide, fruits séchés, charcoal, poivre, caramel brûlé parfumé au sel de mer. Finale amère et un peu plate. Rochers séchés au soleil, fumée crasseuse et sel de mer.

Kim 85%
Nez : Évoque la cire d’abeille, kiwi, épinards poêlés et, oserais-je le dire… du bouillon de poulet (celui en poudre trop jaune). Je n’en reviens pas d’être en train d’écrire ça. Et le pire? Ce mélange hétéroclite ne me déplait pas. Bouche : Tous ces éléments s’amalgament de manière étonnamment cohérente. Même le côté chimique de bouillon de poulet jaune, qui glisse vers le pneu brûlé, a quelque chose de plaisant. Est-ce une merveille? Non. Ais-je du plaisir à la boire? Tout à fait.

Jameson Black Barrel

40% alc./vol.

André 84.5%
Hyper fruité, avec de savoureuses notes d’orange et de nectarine, vanille crémeuse, céréales et le fût brûlé. Ce qui étonne, c’est définitivement les saveurs intenses de fruits et de bois brulé. La texture en bouche est crémeuse et cache bien sa force latente. Céréales grillées, fût brûlé, fruits exotiques, vanille, banane. Le whisky est costaud en bouche et les saveurs du fût brûlé masquent un peu les autres saveurs. Rétro-olfaction épicée au gingembre. Finale longue, copeaux de bois brûlés, épices. Un Jameson qui tranche d’avec les autres expressions de la série. Ce whisky est plus ‘’sale’’, plus période industrielle, ça me rappelle ce que devait être travailler dans les mines de charbon et lorsque les gars allaient au pub se taper un dram avant de revenir à la maison. Un whisky Irlandais avec une forte personnalité et des saveurs définies.

Patrick 85%
Un whiskey qui livre ses promesses! Un très bon Jameson marqué par le bois brûlé. J’en ferais bien mon dram quotidien. Excellent rapport qualité/prix. Nez : Savoureux parfum épicé et marqué par le bois brûlé, avec des notes d’orge intense et de vanille. On jurerait presque avoir affaire à un single pot still au lieu d’un blend. Bouche : Épices, orge, bois brûlé et vanille, le tout porté par une belle texture huileuse avec des notes d’agrumes des plus subtiles. Finale : D’une belle longueur et marquée par le bois brûlé.

Martin 85%
Non seulement ambré, mais graine de citrouille. Nez : fruité et boisé tel qu’attendu d’un Jameson, mais avec une touche de douceur qui est quant à elle inopinée. Miel et céréales complètent bien le tableau. Légère sécheresse. Toffee. Bouche : frais et épicé à la fois, fruité et boisé. Légèrement fumé, avec de douces vagues fleuries. Vanille et noix. Orange et clémentine séchée. Finale : les saveurs de la bouche continuent et se transfigurent en notes de caramel et de chêne carbonisé. Équilibre : un excellent Jameson, une belle édition qui, quoi qu’abordable, reste malheureusement rare.

Kim 77%
Nez : Cerises au marasquin, ananas, jus d’orange. Bouche : Beaucoup plus doux que le nez laissait penser, presque sirupeux, petit soupçon de poivre blanc. Intéressant, mais manque de corps. Il serait parfait pour faire des cocktails, mais sinon tombe un peu à plat.

Jefferson’s Bourbon

41.2% alc./vol.
Batch #124, bouteille #1289.

André 82%
Très doux et docile, probablement trop. Même si les arômes habituels des bourbons s’y retrouvent, ils sont comme étouffés par une couche cireuse qui annihile l’expression des éléments les plus riches. Pas très distinctif; fruité, cerises sauvages et bien sucré. Représentatif des bourbons mais pas très imaginatif. Pourrait ressembler à un wheat whisky à quelques égards, surtout au niveau de la texture et de sa douceur en bouche.

RV 83.5%
La base, la terre ferme. Le terre du champs répandu sur le plancher d’entrepôt. Difficile de penser que l’on a pas réduit le maïs à la limite légale pour pousser sur le sucre du blé et un soupçon d’aigreur de seigle olfactif, même si le maïs reste toujours en vue. En bouche, c’est au seigle de faire sentir sa présence en donnant à l’ensemble un aspect sec et vinaigré. En finale, on remélange le tout en le versant sur des planches d’entrepôts de bourbon. Rien de nouveau mais pas mauvais, pas mauvais du tout.

Kim 90%
Nez : Jus de betterave en puissance, maïs en crème, vanillé épicée. Bouche : Gourmand avec un bon kick d’épices douces, mais aussi une rondeur sucrée, encore les betteraves mais cette fois-ci rôties au four, lime keffir. Vraiment bien, bel équilibre.

Jura 10 ans Edition 2023

40% alc./vol.
Aujourd’hui encore embouteillé dans un flacon dont la forme a été conçue à l’origine pour affronter les traversées en bateau les plus tempêtueuses. Élaboré avec des eaux-de-vie tourbées et non tourbées, Jura 10 ans a été élevé durant dix ans en ex-fûts de bourbon avec un affinage supplémentaire en fûts de xérès oloroso âgés.

André 77%
Orge malté et légèrement tourbé, beaucoup d’oranges, bonnes notes d’agrumes, de miel et poires en conserve, cerises. Accents maritimes bien discret. La bouche est limpide (ou insipide), aucune texture, de l’eau… Les notes fumées et salées deviennent passablement plus présentes. Cerises et oranges sanguines, poires, poivre et une touche de chocolat noir. Finale plus aiguisée maquillée de gingembre et de cannelle. Pommes, poires, cerises et oranges au menu.

Kim 80%
Nez : biscuit au blé, cassonade pâle, pelure d’ananas et de pomme. Bref, un mélange intéressant. Bouche : Si j’avais trempé un biscuit Breton dans le sirop simple, ça pourrait ressembler à ça. C’est plutôt de base, sur la céréale et le sucre. Un peu rapeux et simplet.

Jura 12 ans Edition 2023

40% alc./vol.
Édition est vieillie pendant dix ans en fûts de chêne blanc américain ex-bourbon avant d’être affinée en fûts de sherry Oloroso. Cette édition est la même que la 10 ans d’âge avec 2 années de plus de vieilissement supplémentaire.

André 77%
Pas bien bien différent de l’édition 10 ans d’âge… Nez de céréales maltées et mielleuses, fond de vieilles cerises noires, oranges sanguines hyper mûres, agrumes. La fuméeest plus discrète que dans l’édition cadette. Bouche remplie de fruits tropicaux, de cerises, oranges et chocolat avec une touche de fumée et un fond de sucre de fruits. La texture est moche, aucun support gras ou huileux, c’est presque flat. Finale timidement épicée et boisée, cassonade, même les fruits quittent le train tranquillement. Oh my…

Patrick 82%
Un bon dram, qui semble toutefois plus jeune que son âge et dont la texture est un peu trop aqueuse. MAIS, ça demeure un bon mix de saveurs que j’ai eu bien du plaisir à le boire. Nez : Un mélange relativement complexe de miel, de fruits tropicaux, de chocolat et de fumée vraiment, mais vraiment discrète. Bouche : La fumée de tourbe est ici plus présente, ainsi que de beaux fruits caramélisés nappés de chocolat. Finale : Un peu courte, marquée par le chocolat et de la fumée subtile.

Martin 82%
Nez: Miel et biscuits graham, quelques fruits tropicaux, timide tourbe et touche de chocolat noir. Bouche: Eau d’érable, miel, bois et épices. La texture est décevante, un taux d’alcool un peu supérieur aurait pu sauver la mise. Finale: Longue et un peu fade, accents de bois, de poivre éventé, raisons et miel dilué. Équilibre: Pas mauvais comme dram, mais j’ai l’impression que ça passe en coup de vent avec une texture sabotée par une dilution excessive.

Kim 60%
Nez : Le whisky, c’est fait avec du grain, et celui-là ne le cache pas. J’ai l’impression d’avoir le nez dans une miche de pain multigrain, tout en buvant un petit jus de raisin chimique (jamais un bon signe pour moi). Bouche : Un affinage en miche de pain, ça existe? Ça goute brun, un mélange de grain et de carton. Je n’ai pas de plaisir.