Amrut Single Malts of India Kurinji

46% alc./vol.
Batch #1, Bottled 12/2022. Alors que la réputation du single malt indien continue de croître, la maison Amrut propose cette gamme de whiskies provenant des plus petites distilleries du pays, moins connues à l’international. Amrut Kurinji est un single malt originaire d’une région montagneuse (Kurinji) et présentant des caractéristiques uniques. Inspiré par la fleur bleu-violet de Kurinji, qui fleurit une fois tous les 12 ans. Édition de 16,000 bouteilles.

André 85%
Nez très doux, à la fois sucré et floral. Poires dans leur sirop, miel chaud, fruits tropicaux, cosses d’oranges, ananas et un zeste de lavande discret. La bouche est poivrée, mielleuse. Ananas, poires, abricots, melon au miel et miel d’acacia, mélange de bois de chêne séché et de poivre moulu. Finale tropicale, remplie d’oranges et de poivre, poires et melon au miel accompagné d’une sensation épicée de bonne force et de sucre en poudre.

Patrick 79%
D’approche agréable, ce dram a perdu des points tout au long de la dégustation… Rendu à la finale, j’avais plutôt hâte que ça finisse. Nez: Floral et mielleux, le tout présenté sur la traditionnelle planche de chêne. Bouche : Le chêne est ici à l’avant-plan, avec une bonne d’épices, du miel et des fleurs. J’y retrouve aussi peu de fruits légèrement moisis et des herbes. Finale : D’une longueur moyenne, boisée avec des fleurs en train de pourrir.

Martin 86%
Nez: Fleurs sauvages, miel clair, raisins blancs et une touche de pâte d’amande. Bouche: Douce et aérienne, avec des notes de poire pochée, de vanille, d’agrumes confits et de céréales légèrement beurrées. Finale: Moyenne, florale et légèrement épicée, avec une persistance subtile de fruits tropicaux. Équilibre: Un dram délicat et parfumé, qui met de l’avant une fraîcheur florale et une maturation bien maîtrisée.

Kim 78%
Nez : Évoque un vin rouge sur le fruit (mûres, cassis, cerises), des notes de noix de grenobles et d’épices à gâteau, un soupçon de fleur d’oranger… et de la slush à la framboise bleue. Bouche : Mais où sont passées toutes les délicieuses arômes que j’avais au nez? Je retrouve un peu la framboise bleue, mais sous une couche de bois rapeux et plutôt astringent. Feeling d’Anis en finale qui me rappelle un peu l’orzo.

Amrut Triparva Triple Distilled

50% alc./vol.
Batch #3, Bottled 09/2022. Édition limitée d’Amrut, Triparva signifie « en trois parties » en hindi, car ce whisky est triplement distillé. Il s’agit du tout premier single malt triplement distillé d’Amrut.

André 93%
Complètement sorti de ma zone de confort. Wow, rarement senti un nez comme ça… Papaye, nectarines, purée d’ananas et de bananes. On est transporté sous les chauds tropiques dès la première gorgée. La bouche est sucrée et suave ; melon au miel, nectarines, ananas, papaye et mangue, crème à la vanille et coulis de miel. Le tout est parfumé d’une pincée de cannelle. Hallucinant ! Longue finale tropicale et festive sur le jus de fruits tropicaux et quelques épices. Me rappelle un Teeling Sauternes que j’avais adoré. Je suis sur le cul, vraiment.

Patrick 85%
À l’aveugle, je me serais cru en Irlande! Une belle réussite dans le genre, on a laissé le grain et le bois s’exprimer afin d’en apprécier toutes les subtilités. Nez : Un beau parfum de malt, débordant de fruits tropicaux, de noix de coco, de vanille et d’amandes. Bouche : Huileuse, fraiche et chaleureuse à la fois, j’y trouve des fruits tropicaux, du malt grillé, de la vanille, des fleurs et de la noix de coco. Finale : D’une longueur moyenne, boisée, épicée et avec des notes florales.

Martin 89%
Nez: Pêche mûre, fleur d’oranger, crème anglaise et voile de caramel blond. Impression boisée et végétale tout en restant profondément exotique. Bouche: Veloutée, sur des notes de melon miel, de vanille, de zeste d’orange et d’amande, avec une touche de noix de coco et de fumée. Bien poivré, on croirait entrer chez La Route des Indes. Finale: Longue et tropicale, marquée par le chêne vanillé et une chaleur subtile. Équilibre: Une version étonnamment corsée d’Amrut, qui reste toutefois raffinée et gourmande, un dram résolument saugrenu.

Kim 85%
Nez : Cire d’abeille, zeste de citron et une solide dose de litchi, voire même de pelure de lichi car c’est aromatique et un peu « rapeux ». Ananas pas mûr. Bref, on sort des sentiers battus, mais j’aime ce que je renifle. Bouche : Le litchi et l’ananas sont encore bien présents, avec une étrange mais agréable dose de bergamote, qui me rappelle un thé english breakfast. J’y discerne aussi une pointe de caramel salé. Un pot-pourri particulier, mais agréable.

Amrut Two Continents – Batch #4

46% alc./vol.
Batch #4, Bottled 07/2022. Produit à partir d’orge cultivée dans les provinces du nord-ouest de l’Inde, il a été distillé dans le sud de l’Inde, à Bangalore, où il a été rempli dans des fûts de type Refill Ex-Bourbon cask pour commencer sa maturation dans le climat tropical du sud de l’Inde, avant d’être transporté en Europe dans un endroit non divulgué pour sa dernière période de maturation.

André 84%
Grains de céréales nappées d’une couche de purée de bananes et de poires, de l’ananas et de la vanille. La bouche s’ouvre sur la poire et le malt séché au miel, crème brûlée, vanille et zeste de citron, tannins de chêne, gingembre et sucre brun. Texture plutôt franche et aux tannins épicés bien présents. Finale à saveur d’oranges, de mangue et de fruits tropicaux divers, oak spices et caramel suivi d’un épilogue de purée de bananes.

Patrick 74%
J’avais goûté la première batch de ce whisky il y a plus de 10 ans et je n’avais pas été impressionné. J’espérais toutefois que le tout se soit amélioré depuis, mais il semble bien que le contraire soit arrivé. Nez : Céréales ayant trempées trop longtemps par terre dans les rues de Bangalore pendant la mousson. Bouche : Un mélange de céréales humides et de métal, avec une touche poussiéreuse qui, quoique désagréable, améliore tout de même l’ensemble. Finale : D’une longueur moyenne, métallique, avec de subtiles notes de bois sec.

Martin 85%
Nez: Crème pâtissière, fruits exotiques, céréales maltées et pointe de bois ciré et lavé au Murphy’s. Bouche: Texture quand même onctueuse avec des notes de fruits jaunes mûrs, de vanille, d’amande grillée et de poivre doux. Finale: Moyenne à longue, sur le bois noble, le sucre brun et une chaleur épicée persistante. Équilibre: Un single malt lumineux et nuancé, bien construit entre douceur fruitée, chaleur d’épices et structure boisée.

Kim 80%
Nez : Odeur chimique de gomme balloune, réglisse rouge, graines de carvi et quelques chose d’un peu terreux sans être déplaisant, un mélange de pétrichor et de feuilles mortes. Bouche : Une petite bombe d’épices; encore le carvi, mais aussi du curcuma, nigelle, cari de Madras, cardamome noire. Ça me sort de mes pantoufles!

Angel’s Envy

43.3% alc./vol.
Kentucky straight bourbon whiskey affiné en barriques de porto.

André 82%
Salade de fruits, oranges, sous une étoffe très soyeuse au nez. C’est un bourbon ça ??? En respirant, oui, peut-être… avec ses arômes distinctifs de fruits sauvages rouges et cette typique touche d’épices. Ça ressemble à ces feuilles de pâte de fruits que l’on achète et que les enfants roulent pour manger. En bouche, c’est plus ambivalent avec une tendance vers le bourbon (les fruits rouges et les épices) et une texture quelque peu cireuse en finale de bouche. La finale confirme le statut de bourbon, affublé d’un voile orangé et de fruits épicés.

RV 81%
La corne d’abondance se réduit à ce point à mesure qu’on s’y enfonce? À l’image de la bouteille, beaucoup de personnalité, avec un fond de Glen Garioch, de miel, de trèfle et de lilas, mais déjà à l’olfactif on peut se douter que le caramel va pousser trop fort la note. En bouche, d’abord le sirop caramélisé, puis le fût, et enfin le bourbon standard qui domine jusqu’en finale où du blé remonte. Pas vraiment impressionné par ce qui semble du Knob Creek au blé.

Patrick 79%
Nez très léger de bourbon, épices et chêne, avec touche de fruits. En bouche, gros chêne brûlé, épices et jus de fruit. La finale est épicée avec une touche de sucre. Le porto n’est définitivement pas un plus. L’ensemble manque d’équilibre.

Kim 84%
Nez : Fruité sur la cerise rouge, voire même les jujubes, cassonade dorée, mais aussi un côté boisé qui rappelle un vieux meuble vernis. Bouche : Épicé, sucre vanillé, maïs en crème. Bien plaisant, facile à boire quoiqu’un peu simple, et me rappelle ma visite au Kentucky.

Annandale Man O’Swords STR Peated Ex-Wine Cask #361

59.3% alc./vol.
STR Peated Ex-Wine Cask #361, 2017-2023.

André 89%
Belle complexité ce whisky qui allie une multitude de saveurs et une confection raffinée. Viandes fumées sur le bbq, caramel lourdaud, oranges sanguines, petits fruits rouges sauvages, poivre et fumée de tourbe prononcée. Les notes de bois brûlé et calciné sont importantes. En bouche, la fumée de tourbe est à la fois crasseuse et herbacée. L’apport du wine cask est bien ressenti et calme bien la donne. La texture est ronde, huileuse, chaleureuse. Cerises, raisins secs, caramel et poivre, noix cuites au four, charbon de bois, viandes fumées. Très challengeant comme palette aromatique. Les notes d’oranges sont superbes. Finale de viandes fumées et poivrées cuites sur charbon de bois, sauce aux fruits sauvages, caramel, confiture d’oranges, framboises. Impressionnant!

Patrick 90%
Le parfum d’herbe brûlée m’a un peu déstabilisé mais, une fois en bouche, OMG : La balance des saveurs est magistrale et je découvre une nouvelle couche de saveurs à chaque gorgée. Un grand whisky de dégustation qui m’a apporté beaucoup de plaisir, idéal pour les samedis soir où on veut prendre le temps de se faire plaisir! Nez : Fumée d’herbe brûlée, chêne carbonisé, vanille et caramel. Bouche : Belle texture huileuse en bouche, supportant des saveurs de fumée épicée et sucrée, des notes herbeuses, du caramel, de la vanille, du poivre, de cannelle et de chêne carbonisé. Après quelques gorgées, je remarque aussi les subtils fruits du vin rouge. Finale : D’une superbe longueur, s’étire sur une belle fumée sucrée et discrètement fruitée.

Martin 89%
Nez: Fumée grasse, fruits noirs, cassis, cuir, cacao, bois toasté, nuance de vin rouge concentré. Bouche: Texture dense et enrobante, tourbe terreuse, prune macérée, chocolat noir, orange sanguine, poivre, tannins présents qui structurent fortement l’ensemble. Finale: Longue, braise, café, chêne épicé, fruits noirs persistants, chaleur soutenue. Équilibre: Alliance audacieuse, fumée et vin s’entrelacent sans se dissoudre, un dram définitivement au profil intense et marqué. J’adore! Rarement un lowland m’aura autant jeté par terre.

Kim 87%
Nez : L’alcool sert d’assise au lieu de s’imposer en masquant les arômes, comme c’est malheureusement le cas dans certains cask strength. Fruits séchés, eau de fleur d’oranger, vin de macération (orange), mélasse de grenade, herbes de Provence (thym, origan, romarin, lavande) et coffre en bois ayant jadis contenu un sachet de pétales de fleurs. Bouche : Alors que je m’attendais à de la rondeur, des arômes tertiaires, mes papilles se heurtent d’emblée à une palissade de bois, à travers laquelle se faufilent après quelques minutes du sucre d’orge, de la feuille de cigare, du germe de blé et finalement les fruits séchés, qui ont rattrapé le cortège. Je n’ai pas parlé de la tourbe hein? C’est parce qu’elle s’intègre si subtilement aux autres saveurs, qu’elle s’y camoufle presque. Sympathique, quand on le laisse respirer.

Annandale Man O’Words STR Ex-Wine Cask #322

60.2% alc./vol.
STR Ex-Wine Cask #322, 2017-2023.

André 87%
Surprenant d’un whisky avec aucunes attentes. Nez vineux et fruité, beaucoup d’oranges sanguines et de framboises, tranché par des notes de bois brûlé, du raisin sec et de la pelure de pomme. La bouche affiche un beau mélange de fruits rouges séchés nappés de poivre moulu, du caramel et du miel, réglisse rouge dans son emballage de cellophane, des oranges sanguines juteuses, compote de framboises sucrée, du bois de charcoal et une touche de cannelle. Avec l’aération, les notes de caramel gagnent en force et une sensation cireuse s’intalle. La finale est sèche, l’alcool plus soutenu, le bois brûlé jumelé d’épices frétillantes et de poivre affinent la sensation d’alcool. Beau produit, belle conception. Rien de très original mais ça a le mérite d’être bien construit.

Patrick 89%
Comme première impression de la distillerie Annandale, je suis agréablement impressionné. Un beau scotch bien construit, où la force de l’alcool supporte admirablement les saveurs. Meilleur de gorgée en gorgée, du genre que tu en prends un verre et tu dis au barman « finalement laisse la bouteille ici, je vais m’en occuper! ». Nez: Les fruits mûrs sont au premier plan, mais sans dominer l’ensemble. J’y retrouve des framboises, des bananes encore un peu vertes, du caramel, du chêne doux, une goutte de vanille et une note subtile de noisettes. Bouche : Porté par une belle texture, j’y goûte de savoureuses framboises des champs (pas celles de-la-Californie-au-Costo qui goûtent l’eau), des bananes vertes, du bois carbonisé, une pincée de poivre et de piment, des noisettes et une trace de caramel. Finale : D’une belle longueur, marquée par le vin rouge et le bois carbonisé.

Martin 88%
Nez: Fruits noirs, cerise, cassis, cacao, vanille sombre, bois toasté, nuance vineuse marquée. Bouche: Texture dense et serrée, caramel épais, prune macérée, chocolat noir, orange sanguine, épices chaudes, tannins du fût qui structurent le milieu de bouche. Finale: Longue, café, chêne épicé, fruits secs, chaleur persistante. Équilibre: Profil puissant et vineux, influence du STR dominante mais cohérente, un dram intense et affirmé.

Kim 76%
Nez : Hum, je suis perplexe. Orangeade du McDonald’s (celle sans pétillant de ma jeunesse), zeste de citron, feuillage de céleri, une trace de basilic et de caramel pâle, mais aussi un côté foin séché. Bouche : Ouin… j’ai l’impression de boire du savon à main mélangé a du savon à lessive. Un côté abominablement floral, mais aussi chimique. Une finale sur l’intense torréfaction vient ensuite trancher, mais pour moi ça ne fonctionne pas. Je suis franchement surprise, car la version Peated, le Man O’Swords, m’avait bien plu.

Arbikie 1794 Rye Single Grain Original

48% alc./vol.
Pour cette édition, l’alcool de base a été élaboré à partir d’un mélange de 60 % de seigle d’hiver, 25 % d’orge maltée de printemps et 15 % de blé d’hiver. Cet alcool tourbé a ensuite vieilli dans des fûts neufs de chêne américain carbonisés.

André 63%
Le nez est très spécial mais pas dans le bon sens du terme ici. Rye herbacé teinté d’accents de pastilles à l’eucalyptus, de Pinesol, les cerises et le bois calciné. Notes qui rappellent aussi une vieille brouette rouge sous la pluie dont le fer est rouillé. Très Canadian rye whisky artisanal dans le style. En bouche, l’ensemble est marqué par une sensation artificielle presque chimique, les pastille casse-grippe à l’eucalyptus, grosses notes de cannelle cireuse, la sève de arbres de pin tout juste coupés, la cerise chimique et une pincée de poivre. Le rye est très évident et très organique aussi. Aux gorgées suivantes, ça goûte l’alcool bon marché vieilli mais loin d’être à point. Finale chimique de cannelle, cerises et d’eucalyptus. C’est pas bon, pas loin d’être dégueulasse. Note de 60% pour avoir eu l’audace d’embouteiller et 3% pour l’effort.

Patrick 80%
Voici un whisky auquel je suis revenu plusieurs fois avant de me décider à écrire cette évaluation. Ma première impression en ouvrant ma bouteille en a été une de déception : Le seigle était dilué dans le blé et l’orge, et le whisky ne semblait pas avoir passé suffisamment de temps en fût… Comparativement à la compétition (Ryelaw d’Inchdairnie et Teaninich), il désappointe… un peu. Car je dois admettre d’en prendre afin de le « comprendre », j’ai fini par l’apprécier un peu. Mais sans plus. Nez: Le parfum me fait penser un peu plus à du gin que du rye… Énormément d’herbes aromatiques, du zeste d’orange, un peu d’épices, de subtiles baies sauvages et des biscuits de malt. Le tout présente aussi un feeling de jeune spiritueux, ce qui accentue mon impression d’avoir affaire à un gin. Bouche : Les épices et les herbes se battent ici pour la première place, et sont finalement mariées ensemble par un trait de caramel et des baies sauvages. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et surtout marquée par le bois cramé.

Martin 80%
Nez: Pain de seigle chaud, poivre doux, miel, pomme rouge, bois toasté, nuance prononcée d’aneth. Bouche: Texture adéquate et souple, caramel brun, gingembre, orange confite, céréales grillées, clou de girofle, épices franches qui s’étendent sur le palais. Finale: Assez longue, sur menthe fraîche, chêne sec, noix grillée, avec une légère chaleur poivrée. Un bon restant de sandwich au smoked meat et à l’aneth. Équilibre: Un dram au profil épicé affirmé, avec un grain bien mis en valeur et une structure quand même nette et cohérente. Pas top, mais je ne peux lui en vouloir.

Kim 58%
Nez : Un « newmake » qui sort de l’alambic a habituellement une bien sympathique odeur; un whisky affiné suffisamment longtemps en fût développe une belle complexité aromatique. Entre ces deux phases, on a souvent affaire à un solide « yark » au nez. Et c’est le cas ici. Mélange de vernis à meuble, de décapant à l’acétone, de bois résineux traité. Bouche : Malgré tout, le newmake est intéressant, le seigle apporte une belle touche épicée et une rondeur en bouche, mais ce n’est pas prêt à boire. Je suppose que si je mettais suffisamment de sucre dans une bouteille de Pine Sol, ça ressemblerait. À regoûter dans quelques années.

Arbikie 1794 The Peated

48% alc./vol.
Le Peated Highland Rye d’Arbikie s’inspire de leur rye Original 1794 en l’affinant dans des fûts ayant contenu du whisky tourbé d’Islay. Sa composition, de la plantation à la bouteille, comprend du seigle d’hiver, de l’orge maltée de printemps et du blé d’hiver. Plus précisément 60% seigle, 15% blé, 25% orge maltée.

André 73%
Avec la mauvaise expérience des 2 autres opus de la série, aucune chance et je laisse s’aérer une bonne heure avant de faire l’évaluation… et ce n’est guère mieux. On est encore du coté bizarre de la palette aromatique. Encore les notes d’oranges sanguines industrielles, un amalgame de fruits à chair et d’agrumes qui se marient boîteusement à des notes rouges de rye à la cannelle et herbacées sous un ciel gris de fumée de tourbe organique industrielle. J’avoue que le duo rye et fruits à chair est déboussolant de confusion. La bouche est à la fois sucrée et fumée à la tourbe, avant de passer à des notes chimiques et de grains de céréales séchés au feu de tourbe puis d’une montée prononcée poivrée et tourbée. Finale pointue sur les céréales séchées, la cannelle et le poivre sous une couverture de fumée de tourbe. Grosse pm d’évaluation ces trois Arbikie, j’ai les papilles sans dessus-dessous…

Patrick 84%
J’avais tellement hâte de découvrir ce rye tourbé! L’expérience est à la fois plaisante et un peu décevante. Plaisante car le whisky parvient assez bien à dissimuler sa jeunesse pour nous offrir une agréable expérience de dégustation. Décevante car il ne s’agit pas vraiment d’un whisky tourbé (où les grains sont fumés par un feu de tourbe), mais d’un whisky normal qu’on a fait vieillir dans un ancien tonneau de scotch d’Islay. Bref, il semble que je devrai encore attendre avant de goûter un « vrai » rye tourbé écossais. D’ici là, je ne devrais pas trop avoir de misère à patienter en buvant cette bouteille! Nez : Intéressants arômes où se mélangent une volatile fumée de tourbe maritime, de la vanille, du caramel, du thé noir, du bois humide et l’unique parfum d’une bibliothèque emplie de très vieux livres. Bouche : L’arrivée en bouche donne l’impression d’un scotch encore (trop) jeune, mais cette impression est rapidement emportée par la fumée de tourbe, du sel marin et des épices à steak. Le tout est complété par un mélange de bois humide et de bois grillé, du thé noir et du caramel salé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois grillé, le sel et le thé noir.

Martin 84%
Nez: Fumée sèche, le familier pain de seigle chaud de cette série, miel, citron confit, bois toasté, vent lointain de cendre froide. Bouche: Texture nerveuse mais ronde, caramel brun, poivre noir, zeste d’orange, céréales grillées, tourbe terreuse qui s’étend progressivement. Finale: Longue, braise persistante, chêne épicé, menthe fraîche et cacao amer. Équilibre: Rencontre originale entre les épices du rye et la fumée écossaise, un dram certes à l’ensemble robuste et distinctif. Un refill please!

Kim 61%
Nez : La tourbe à ascendant bacon fumée parvient mal à masquer le whisky trop jeune, qui s’exprime dans un tourbillon déplaisant de vernis à meuble, de décapant à l’acétone et de bois résineux traité. Malheureusement c’est trop jeune et ça parait. Bouche : L’épicé du seigle et la fumée de tourbe semble une idée originale, mais dans ce cas le mélange n’est pas tout à fait convaincant. C’est intéressant, mais maladroit et beaucoup trop jeune.

Arbikie 1794 The PX

48% alc./vol.
Arbikie pousse encore plus loin son programme novateur de seigle écossais avec The PX, un whisky élaboré à partir de grains cultivés sur les terres d’Arbikie. La recette est un assemblage de seigle d’hiver, d’orge maltée de printemps et de blé d’hiver, puis vieilli d’abord en fûts de chêne américain neufs et carbonisés avant une finition en fûts de sherry Pedro Ximénez. 60% seigle, 15% blé, 25% orge maltée.

André 75%
Quand té lette comme un cul pis que tu penses que des beaux vêtements pis une belle coupe de cheveux font de toi un king… Bin c’est ça. Un mauvais whisky avec un gros manteau de sherry PX bien sucré, ça reste un mauvais whisky pareil. Au nez, mélange d’oranges sanguines et de bonbons à la cerise artificielle sur fond de rye vert parfumé de cannelle, caramel lourdaud, sucre de canne. La bouche s’ouvre sur des notes de céréales toastées à la Balvenie, puis devient plus pointue sur le poivre et la cannelle sur fond de produits chimiques, d’oranges sanguines, raisins secs, de fruits rouges séchés et de sucre naturel que l’on retrouve sur les dattes. Ça peut paraitre attrayant écrit comme ça mais ça ne l’est pas tant… La jeunesse du whisky se dévoile très rapidement en bouche, le nez lui s’équilibre un peu plus avec le temps. La texture est ronde jusqu’à l’ingestion, beaucoup plus épicée et aux notes de bois brûlé très intenses. Finale de réglisse noire, de poivre et cannelle, charbon de bois et mélange de fruits rouges séchés nappés de caramel surchauffé. Moins pire que le rye original mais faut quand même voir l’esprit aventurier pour vouloir essayer.

Patrick 81%
Le PX réussit ici à masquer les manquements de l’Original, en particulier le feeling d’être trop jeune. Si cet artifice parvient à redonner de nombreux points au nez et à la bouche du whisky, la finale en souffre cruellement. Bref, une belle curiosité comme j’aime tant, mais c’est ce que ça va rester pour moi. Et avant de m’en racheter une bouteille, faudra que le produit évolue un peu. La supériorité des Canadiens dans la fabrication de rye de qualité n’est pas encore menacée. Nez : Oranges sanguines, baies sauvages, thé noir, rack à épices et un peu de caramel. Bouche : L’arrivée en bouche est sucrée et fruitée, portée par l’influence du fût de PX. Cette influence sait toutefois restée suffisamment en retrait pour laisser les épices s’exprimer. Le tout est complété par un étrange mélange de clous de girofle, de jus d’orange et de sirop d’érable. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois grillé et les clous de girofle. Après quelques minutes, ce sont toutefois des prunes trop mûres, presque pourries, qui me restent en bouche.

Martin 82%
Nez: Raisin sec, datte, miel sombre, encore pain de seigle chaud, cacao, bois sucré. Je ne sais pas trop à quel point le grain d’origine sied bien au traitement sherry cask. Bouche: Texture généreuse dès l’arrivée, caramel épais, figue, pruneau, chocolat noir, cannelle, épices du seigle qui émergent comme un couteau sous la richesse du xérès. Finale: Longue, fruits noirs, chêne épicé, café doux, sucre brun. Équilibre: Je ne déteste pas. Alliance convaincante entre douceur vineuse et caractère épicé du grain, un dram au profil ample et gourmand malgré sa singularité au niveau du grain.

Kim 60%
Nez : Tout comme le Arbikie Original, il est clairement trop jeune et ça s’exprime en un mélange de vernis à meuble, de décapant à l’acétone, de bois résineux traité. Tout ça masque l’apport beaucoup trop subtil du xérès, que j’hallucine plus que je ne le discerne au nez. Bouche : Le PX a heureusement fait son œuvre ici, ce qui adoucit un peu l’épreuve en lui apportant une touche de café mocha et de toffee. Ne nous méprenons cependant pas, c’est encore trop jeune et franchement pas plaisant.

Ardbeg 10 ans

46% alc./vol.
Le plus tourbé des single malts d’Islay dans une version officielle non-filtrée à froid qui renoue avec la tradition. Élu meilleur single malt au monde en 2008 par Jim Murray.

André 88.5%
Le seul scotch que j’ai craché dans ma vie (ne me lapidez pas) la première fois que je l’ai goûté. C’était avant de me faire la bouche et le palais afin de l’apprécier à sa juste valeur. Wow, merveilleux: peat, sel, fumée mais j’ai toujours une nette préférence pour l’ancienne version 17 ans et je me prosterne devant le 1977. Reste à ouvrir mes bouteilles de Airigh Nam Beist et ma bouteille personnelle vintage 1977.

RV 93%
Bien qu’avec un franc-parler maintenant un peu plus peaufiné, il s’agit toujours à la base d’une perky next door girl sympa et avec un honnêteté de terroir exemplaire. Tourbe très verte, salée et cuivrée ainsi que racines humides de cèdre brûlé, mais beaucoup plus fruité que les éditions d’il y a quelques années. Elle s’installe tranquillement, très tranquillement, mais évolue pour ne laisser de doute sur ce qu’elle est et ce qu’elle vaut. La finale est toute en tourbe et en fumée, celle qui s’échappe au-dessus d’une pile de pneus usagés. Une bouteille qu’une fois apprivoisée jamais on ne laisserait tomber.

Patrick 94%
Nez: Smoke, brine, iodine dryness, salty; Goût: Smoke, grassy, peat. Finale: Lots of iodine. Spices and smoke. À marier avec fromage italien « Vento D’Estate », un fromage robuste et exquis qui a été vieilli dans le foin.

Martin 91%
Très très pâle, presque du new make. Nez: La guimauve grillée du Galileo enveloppée d’un nuage de tourbe fumée. Citron-limette et poivre noir. Bouche: À peine fumé en comparaison du nez. Un peu citronné, un peu chocolaté. Poivre et cannelle. Assez sucré pour un Islay. Finale: Chaude et longue, mais moins intense que je ne l’aurais souhaité. Elle compense son côté faiblard par une durée inépuisable. Tourbe jusqu’au lendemain. Équilibre: Pour une expression d’entrée de gamme, ça décoiffe. La pointe de « l’Ardbeg ».

Kim 83%
Nez : fumée fraîche, cônes de pin, petrichor (cette odeur dans la forêt après la pluie), zeste de citron confit, savon.
Bouche : terreux, sur les feuilles mortes et la feuille de tabac, sciure de bois, presque sévère sans être déplaisant. Un classique, qui sert de base à des trucs vraiment flyés.