Aberlour Casg Annamh – Batch 01

48% alc./vol.
Casg Annamh signifie “rare cask” en Gaélique. Cette expression a vieilli dans 3 types de futs, dont des futs de Xérès et deux types de futs de chêne Américain.

André 84%
Une version qui rappelle le 16 ans DoubleCask en version un peu pimpée côté alcool. Je suis un peu ambigu sur l’approche adoptée pour la commercialisation de cette version et la place qu’elle trouvera dans le portfolio de la distillerie. Au nez; raisins secs un peu pâteux, biscuits au beurre, sherry volatile, pelure de bananes et ananas, cerises, cœurs de pommes poires, caramel. Beaucoup d’ambivalence au nez, on est un peu malmené dans tout les sens sans vraie ligne directrice. La texture en bouche est pauvre et liquide malgré le taux d’alcool appréciable, sensation de gomme savon, de lilas en fleur, violette, raisins secs, poivre, bananes et poires. Finale épicée de cannelle et de poivre, la canne en bonbon du temps des fêtes, tarte aux pommes nappée de caramel, raisins secs, prunes. Mmmmm… pas convaincu… Un Aberlour qui se cherche.

Patrick 84%
Plus boisé que ce qu’Aberlour nous a habitué, mais le xérès demeure tout de même bien présent. Un beau mélange de boisé et de fruité, mais un petit quelque chose m’accroche au niveau de la balance. Nez : Plutôt épicé, ou plutôt épicé. Après quelques secondes, les notes fruitées commencent à apparaître, puis les notes chocolatées. Agréable. Bouche : Ici encore, nous sentons d’abord le bois et ses épices, puis les fruits mûrs du xérès, des pommes rouges, quelques oranges et une pointe de chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs et une touche boisée.

Martin 85.5%
Nez: Fruité, épicé et crémeux. Herbe, malt, miel et compote de fruits rouges. Raisins, xérès, bois et punch aux fruits. Touche de caramel. Bouche: Légèrement aqueux comme texture, mais de belles saveurs sont au rendez-vous, avec les fruits et le bois à l’avant-plan, bardées de miel et de légère fumée. Quand même solide. Finale: Assez plaisante, épicée et boisée. Malheureusement sa longueur laisse à désirer. Bof, au pire on se sert un autre verre. Équilibre: J’aime bien le mélange de fûts, j’aime bien le degré d’alcool, mais on dirait que son absence de mention d’âge vient ternir un peu le paysage.

Aberlour Hand-Filled 13 ans

58.1% alc./vol.
Batch A16, bouteille 267, embouteillé 24/01/20177, Bourbon Cask rempli à la main à la distillerie.

André 91.5%
Raffiné et hyper soyeux. Bananes, coconut, vanille, fruits séchés, huileux, fruits tropicaux, wine gums. Étonnant et très challengeant comme nez. La bouche est musclée, brassée de fruits et de bananes, fruits tropicaux coupés en dés, le tout nappé de vanille crémeuse et d’une pincée d’épices (gingembre, cannelle). Sérieusement, je suis très surpris de l’avalanche de fruits secs et tropicaux, surtout en provenance du bourbon cask. Belle présence en bouche, l’alcool est perceptible mais loin d’être omniprésent. La finale est sucrée et très fruitée, vers en gélatine, bananes, recouvert d’épices. Un Aberlour atypique et énigmatique à l’équilibre indiscutable et aux saveurs étonnantes.

Patrick 90%
Un superbe whisky ! Si c’était pour ressembler à ça, un peu comme pour la série des Glenlivet Nàdurra, j’amerais bien qu’Aberlour fasse une édition « bourbon » de leur A’Bunadh. Nez : Noix de coco, jus de fruits tropicaux, sucre blanc, gâteau à la vanille et bananes. Bouche : Superbes agrumes, vanille chaleureuse, bois épicé, gingembre et fruits tropicaux. Le taux d’alcool semble être 10% plus faible. Finale : D’une belle longueur et savoureuse, marquée par les agrumes.

Martin 92%
Nez: Très fruité, fruits rouges et bois gorgé de bourbon. Raisins, caramel et pruneaux. Très riche. Bouche: Texturé à souhait, raisins blancs, cannelle, caramel, épices et bois. Exquis. Finale: Longue et chaude, parsemée de cannelle, d’épices et de raisins. Équilibre: Excellent, superbe. Malheureusement un embouteillage unique.

Abhainn Dearg Single Malt 3 ans

46% alc./vol.
Bouteille #1126 de 2011 provenant du fût 07-2008. Le premier embouteillage de la première production légale de single malt de cette distillerie des îles écossaises.

André 81%
Nez un peu crispy, affichant son jeune âge. Le lien avec le new make spirit est assez évident; céréales organiques, les pommes vertes, le miel et la vanille du fût. Le côté organique et traditionnel est indéniable, c’est presque agricole comme produit. En bouche, il étonne par sa douceur à l’arrivée, fond de langue un peu huileux, passablement de saveurs de vanille et de miel, céréales et quelques fruits exotiques peut-être. On dirait un whisky vieilli en virgin oak cask. Finale courte où prédominent les céréales, un côté organique certain, quelques notes de citrus. Une expérience sur la signification historique plus que pour le “trip” du whisky lui-même.

Patrick 87%
Nez : Puissant fruit, malt et sucre d’orge. Intense et intriguant. Bouche : Belle orge épicée et sucrée (caramel en fait). On sent que le whisky est jeune, mais l’ensemble demeure chaleureux et complexe. Finale : Longue, savoureuse et épicée. Balance : Un belle surprise que j’ai définitivement hâte de voir vieillir. J’aime le fait que cette distillerie n’ait pas pris le chemin « facile » de la tourbe pour nous offrir quelque chose de tout autant savoureux, mais qui sera aussi un challenge pour l’amateur moyen.

Martin 82%
D’une extrême pâleur, on en tire deux hypothèses ; soit un vieilissement en fût de bourbon, soit une jeunesse flagrante. On nous informe que le second choix est juste. Nez: Nez très jeune et affranchi. Un fond de mélasse nous rappelle que nous ne sommes pas très loin d’un new make. Une myriade d’arômes, pommes, figues, chêne, herbe et fleurs pour finir sur une croûte de fromage coulant, un peu comme le Secret de Maurice. Bouche: Sucré et huileux à l’arrivée, surfant sur des notes de mélasse, de chêne puissant et de champ de fleurs. Un fond de céréales au miel et aux noix apaise un peu son côté fougueux. Finale: Légèrement fade, légèrement métallique. On garde longtemps l’impression de chêne neuf en bouche. Équilibre: Excellent choix au niveau du taux d’alcool. Ce n’est que le début, c’est un malt qui a avantage à vieillir bien plus. Plein de promesses.

Abhainn Dearg Spirit of Lewis

46% alc./vol.
Le “Spirit of Lewis” est un single malt produit à la distillerie Abhainn Dearg située sur Isle of Lewis et est âgé de mois de 3 ans et pour cette raison ne peut pas porter l’appellation officielle de “whisky”.

RV 91%
L’automne, le ciel du crépuscule, le petit chemin de terre et les récoltes de fruits et de grain. Nez de bois concentré, à un tel point que j’ai peur qu’il soit trop fort en bouche. En même temps, du bleuet et du blé, pas désagréable du tout. Éclos de manière tranquille sur la langue avec le bleuet devenu confiture, et le bois qui se maintient bien au travers du grain. Très belle finale toujours en grain, saupoudré de cassonade et une ou deux gouttes de bière à base de gruau, dans une longueur étonnante (bon, dépendant de l’âge). Avec le côté fruité de HP Ambassador Cask et le côté grain de certains Tuthilltown, levures un peu bizarre en moins, c’est un très bon whisky plus agricole qu’industriel.

Patrick 80%
Nez: Sardines pas fraiches et touche de malt. Bouche: Toujours les sardines, avec une pointe de malt sabloneuse. Finale: Le sable, sur lequel un poisson très salé repose depuis quelques jours. Balance: Bien balancé, mais c’est vraiment n’importe quoi. J’hésite entre une note de 70% et 90%… On va couper la poire en deux, coudonc.

Adams Antique 1968

40% alc./vol.
Blended whisky fabriqué par Seagram à Toronto en Ontario. Fondé par Samuel Bronfman après son rachat de United Distiller’s en 1953, distillerie qu’il renomma Thomas Adams Distillery. Les whiskies utilisés dans ce blended sont âgés d’environ 10 ans.

André 78%
Corn whisky, très sucré, grosse vanille ronde, fleurs blanches, miel, amandes. La bouche est diluée et claire mais la texture intéressante, légèrement huileuse et très soyeuse. Malheureusement, les saveurs sont unidirectionnelles. Très porté sur les céréales, le maïs, belles tonalités de caramel, toujours cette vanille, amandes dans le miel, puis salves de cannelle en finale de bouche et céréales concassées. Finale qui surprend par sa longueur en bouche, propulsée par la cannelle et le poivre.

Patrick 80%
Un bon whisky, sans plus. En tout cas, ça confirme que ceux qui vous disent que « c’était bien mieux dans le bon vieux temps » commencent parfois à être un peu séniles. Nez : Beau parfum sucré typiquement canadien et subtilement fruité et floral. Bouche : Ce qu’on a senti se confirme en bouche, du sucre, des fruits, des fleurs mais aussi un peu de miel et une touche boisée. Finale : Un peu courte et sucrée.

Martin 79%
Nez: Plutôt bien sucré avec une touche de vernis, bien typique des whiskys canadiens de l’époque. Maïs, fleurs, fruits et miel. Peu d’autres surprises. Bouche: Peu de texture, eau d’érable, miel et sucre blanc. Quelques épices, maïs, bois et fruits. Finale: Colle à bois, légèrement poivré, chêne, fruits rouges, le tout un peu trop dilué à mon goût. Équilibre: Pas trop mauvais, mais comme bien des whiskys de ce temps-là, on aurait préféré voir un taux d’alcool un peu supérieur. Mais bon, que voulez-vous, ce n’était pas dans les moeurs.

Adelphi Glen Elgin 20 ans 1995

51.7% alc./vol.
Cask #3220, 258 bottles.

André 90%
Orge maltée, sirop de poires, salade de fruits, vanille, gaufres couvertes de miel, tarte au citron. Équilibre indéniable, agencement d’odeurs certain. À vue de bouche…lol… ça me rappelle un whisky des Lowlands, surtout de part l’apport des notes herbeuses et des notes de poivre noir broyé; vanille, jus de salade de fruits, poires, miel, sac à tondeuse rempli d’herbe mouillée, poivre moulu, petite morsure d’épice en préparation de la finale, jus d’orange en poudre Tang. Belle finale douce hyper texturée, un peu collante et mielleuse, les oranges sortent du lot avec ferveur. Juicy juicy whisky. Loved it! 2e évaluation (2023): 90% Wow… Fais penser à un sherry old style bien dosé niveau intensité, savoureux. Fruits séchés éventés, sensation vieillotte et poussiéreuse, un peu terreuse même avec les fruits tropicaux comme toile fond. En bouche, des notes de citron dansent avec les fruits secs, fruits rouges, melon au miel, coconut. La texture est superbe, charnue et moelleuse, sans grande intensité du côté saveurs. Ananas, poires, cerises, miel, coconut. Pour la douceur du whisky, le whisky offre une finale appréciable niveau longueur, les fruits demeurent à l’honneur et s’affadissent longuement pendant de nombreuses minutes.

Patrick 90%
Un superbe whisky, ça valait la peine d’attendre 20 ans: Ma seule déception est d’en avoir seulement un tout petit échantillon! Nez : Délicat parfum de poires, de salades de fruits, des pommes et une touche miel. Bouche : Oh, c’est bon ça! De belles poires, du miel, de la salade de fruits, de la vanille et juste une pincée d’épices pour nous rappeler qu’il s’agit d’un scotch. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices du bois et des agrumes.

Adelphi Liddesdale Bunnahabhain 21 ans

46% alc./vol.
Batch 10 – 1011 bouteilles

André 90%
Fruits tropicaux, melon au miel, oranges, ananas, vanille crémeuse. Wow, quelle texture, crémeuse et amoureuse, poires, ananas, oranges, melon au miel, vanille, caramel. Avec le temps des notes de poivre apparaissent et nuancent les notes fruitées on croirait même avoir droit à quelques notes de tourbe terreuse et verdâtre. Finale lente et langoureuse, sirop de fruits, ananas, melon au miel, fruits tropicaux, une touche de cerises noires. Superbe, langoureux et inspirant.

Patrick 87%
Le nez m’a grandement déconcerté, mais une fois en bouche, ça se tasse pour devenir un superbe dram. Nez : Étonnant parfum de sève, d’herbe fraîchement coupée, d’agrumes et de bois frais. Bouche : Un peu de fumée, du chêne brûlé et épicé, des agrumes, une touche de sucre et un peu d’herbe. Finale : D’une longueur moyenne, épicée, boisée et légèrement fumée.

Adelphi Lochside 46 ans 1965 Single Blend

52.3% alc./vol.
Distillé en 1965 et transférés dans le fût numéro de sherry #6778 où il restera pour les 46 prochaines années avant d’être embouteillé par Adelphi en 2011. Embouteillé à la force du fût, ce fût unique a produit seulement 499 bouteilles. Ce single blend est constitué à la fois de « grain whisky» et de « malt whisky » distillé à la même distillerie et mariés dans un fût unique dès la première journée de maturation.

André 94%
À voir la différence de couleur avec le 47 ans, on pourrait penser que celui-ci provient d’un fût de sherry de premier remplissage tellement il est foncé. Vraiment bold au nez avec de la pâte de fruits rouges, les toasts brûlées, le café noir. Bouche de gâteau au fruits avec coulis de chocolat noir, la torréfaction et une texture légèrement cireuse. Finale longue sur ces mêmes notes, l’alcool est présent et s’accompagne bien des notes de toffee brûlé. Inévitablement, le whisky à lequel je n’ai pu manquer de le comparer est le Glendronach 1972 lui aussi évalué récemment, mais force de constater que cet embouteillage est de loin supérieur. De la noblesse liquide, de la candeur alcoolisée. Mémorable !

RV 86%
Les sports extrêmes ne font pas biens à tous. À défaut d’être subtil, il n’est pas gêné du tout : baies diverses, d’éclisses de cèdres, un peu de colle à bois Lepage et du grain de baril à la fois mielleux et juteux. Et pourquoi pas de la confiture de citrouille, alors qu’il gagne à respirer dans le verre. Arrivée un peu bizarre, miel, orange et caramel industriel, mais dans une belle chaleur. Finale dans le blé et la chaleur, la cassonade et beaucoup de houblon. Un peu trop agressif malgré une large palette olfactive, la descente est mouvementée mais j’aime mieux un gros saut que 38 bosses de file.

Patrick 94.5%
Nez: Xérès sucré et chêne. Pointe de vanille. Bouche: Xérès, expresso sucré, rhum, chêne brûlé, cuir et vanille. Enveloppe la bouche de façon… Débile. Finale: Longue et envoutante. Chêne et xérès. Balance: Sublime. C’est un blend ça???

Adelphi Lochside 47 ans 1965 Single Blend

54.6% alc./vol.
Située dans les Highlands, la distillery Lochside a été fondée en 1898 et fût fermée en 1992 puis démolie en 2005. Cet embouteillage de Adelphi a été distillé en 1965 et est livrée ici après un impressif 47 ans de maturation. Cet embouteillage tout particulier est un single cask blend fabriqué à la fois de « grain whisky » et de « malt whisky» distillé à la même distillerie et mariés dans un fût unique dès la première journée de maturation.

André 87%
Il y a quelque chose dans le sherry qui m’accroche, genre poussiéreux humide, mais pas dans le bon sens du terme. Cerises marasquin, bien fruité mais pas mal moins fortement que le même embouteillage de 47 ans, il se révèle lui aussi être un « énorme sherry monster ». Bouche de bonne puissance sur les fruits séchés sur fond asséché. Éclisses de bois et finale plus corsée au niveau textural. Le 46 ans était plus rond en bouche mais on sent aussi que l’on a pas ici affaire à un jeune whisky. Un bloc massif de sherry, moins diversifié que le 46 ans au niveau aromatique.

RV 81.5%
La pédale au plancher (de bois) avant de commencer, les pneus tournent dans le vide. Avant même de le sentir, la couleur semble menaçante, très foncée et à l’apparence pesante. Arrivée très brûlée au nez, les éléments du 46YO mais dominés par le caramel trop foncé et la surpuissance du bois au travers de la cassonade compacte. Arrivée d’abords de miel et de vanille brûlée, puis le grain et la sève de vieux est beaucoup trop forte. Finale de café, de bleuet torréfié et encore une fois de chêne, à l’image de certains rhums foncés. Trop de caoutchouc reste sur le bitume malheureusement.

Patrick 94%
Nez: Xérès, vanille et chêne. Semble si chaleureux. Bouche: Xérès, caramel brûlé, cuir… Et poivre! Rappelle aussi un vieux rhum. Finale: Riche, extrêmement longue et épicée. Balance: Parfaite.

Adelphi Selection Caol Ila 12 ans

58.1% alc./vol.
Distillé en 2003, embouteillé en 2015, 285 bouteilles, chêne espagnol, ex-fûts de xérès.

André 90.5%
Belle tourbe enrobant une poignée de fruits séchés, poivre noir moulu, bacon, suie de cheminée et asphalte chaude tombant de la benne ouverte du camion 10 roues. La bouche étonne par sa douceur et les saveurs sont bien variées et se présentent en montée crescendo. Douces au départ avec la vanille crémeuse et le chocolat noir, puis le poivre moulu et les épices des Caraïbes plus musclées précédent le bitume fraichement passé au rouleau compresseur et le feu de plage mourant dans la brise matinale. Notes ténues de sherry et de fruits secs. On a même droit à quelques soupirs de camphre en finale de bouche qui se mélangent avec la suie de cheminée et la tourbe maritime. Wow, du solide comme présentation.

Patrick 94%
Le meilleur Caol Ila que j’aie jamais goûté, présentant une belle complexité équilibrée à merveille pour permettre à chaque composante de s’exprimer à merveille. Nez : Fumée de tourbe et algues marines, vanille, chêne et quelques succulents fruits. Bouche : Sel intense, tourbe, poivre, épices et puissant chêne avec une touche de vanille. Le tout demeure enveloppé par les algues. Finale : Longue et savoureuse.