Heaven Hill 7 ans Bottled-In-Bond

50% alc./vol.
Mashbill composé de 78% de maïs, 10% de seigle et de 12% d’orge.

André 88%
Un bourbon au nez gêné mais à la bouche charnue et moelleuse. Le taux d’alcool passe complètement sous le radar au nez, qui offre des notes de cerises, de caramel et de sirop de maïs, pincée de cannelle et bois carbonisé discret. La bouche est moelleuse et affirmée, sirop de cerises, cuir naturel, caramel, vanille, bois brûlé, cannelle et réglisse, pommes rouges. À l’ingestion le whisky est plus effilé et épicé, l’alcool fait sentir sa présence un peu plus fermement. L’ensemble devient plus sec, poivré et épicé au fil des gorgées. Finale sèche, à saveur de cannelle et de réglisse trempée dans le caramel.

Patrick 89%
Vous voulez savoir c’est quoi une valeur sûre ? Essayez ce whiskey, plaisir garanti! En fait, si vous n’aimez pas, c’est que vous n’aimez pas le bourbon, celui-ci étant l’archétype du style. Nez : Un beau parfum de bourbon avec du délicieux maïs et de beaux petits fruits. Classique et réussi avec brio. Bouche : La chaleur et les épices du bois brûlé, le sucre du maïs, la vanille du chêne et les petits fruits nous présentent un bourbon classique et savoureux. Finale: D’une longueur moyenne, épicée au début, puis de plus en plus sucrée.

Martin 88%
Nez: Assez frais et doux pour un bourbon à 50%. Cerise muette, caramel et vanille, bois et maïs. Petit bol de fruits rouges nappés de crème. Bouche: Bois et épices, cerises et cassonade, cannelle et crème. Bel assemblage, texture aguichante. Finale: Légèrement acérée sur le chêne épicé, avec de chaudes notes de cannelle, de vanille, de petits fruits et de caramel. Équilibre: Un beau bourbon classique qui se tient droit. À ne pas manquer si vous le voyez passer.

Kim 83%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Saveur chimique de framboise bleue, tarte au citron à la meringue, douceur de seigle. Bouche : Quand même sur la céréale et les champignons, ce qui est intéressant, astringence moyenne, finale sèche. Il est sympathique, mais manque un peu de finition pour que je l’apprécie pleinement.

Heaven’s Door Straight Tennessee Bourbon

46% alc./vol.

Mashbill de maïs à 70%, seigle à 22% et 8% d’orge. Recette exclusive produite par une distillerie inconnue du Tennessee. Le whisky Heaven’s Door a été créée par Bob Dylan (oui, le vrai Bob Dylan, le légendaire auteur-compositeur) et Marc Bushala (fondateur d’Angel’s Envy Bourbon), et élaborée dans une église du Tennessee. Cette expression est vieillie pendant au moins 8 ans dans des fûts de chêne américain. La bouteille présente un design issu des propres travaux de fer forgé de Dylan, et le nom est bien sûr une référence à sa chanson « Knockin’ on Heaven’s Door ».

André 82%
Cerises marasquin enrobées de cire de chandelle, crème saveur vanille, une touche de cannelle tirée du rye et de savoureuses notes de chocolat au lait. La bouche s’ouvre sur des notes de bourbon typiques; cerises, cannelle, bois brûlé, caramel, miel et chocolat fourré de grains de poivre, cassonade. La texture est bien charnue, moelleuse avec un bon taux de sucre. Après aération, notes de cèdre rouge et de menthe verte fraiche relativement discrètes et une texture qui devient de plus en plus diluée. Courte finale, gavée de fruits sauvages, framboises et cerises, mélange de cannelle et de poivre, bois plus présent, sèche et légèrement tannique. Un bourbon sous le thème classique où la complexité n’est pas au rendez-vous.

Patrick 82%
Un assez bon whiskey, mais je dois admettre que mes attentes ont été déçues, probablement à cause d’un marketing trop efficace et de médailles reçues trop facilement par des concours un peu bidons. Quand même une bonne excuse pour écouter Bob Dylan chanter Knockin on Heaven’s Door! Nez : Du pain brun, de discrets fruits secs, du popcorn au beurre et quelques noix. Bouche : De belles épices provenant du seigle, du chêne toasté, des fruits mûrs, du poivre, de la cannelle, de la vanille, du caramel et une touche de noix. Finale : D’une longueur moyenne, fruitée et boisée.

Martin 84%
Nez: Caramel salé, pommes rôties, vanille boisée et un soupçon de butterscotch. Maïs et mie de pain. Bouche: Je dirais que la texture est assez ronde et généreuse, avec des notes de poire pochée, de pain d’épices, de chêne toasté et une pincée de clou de girofle. Le maïs et le chêne demeurent toutefois les vedettes. Finale: Moyenne mais chaude, sur le miel, les noix grillées et une épice légèrement fumée. Encore une fois on ne peut échapper au bois sec. Équilibre: Bien structuré, un dram plutôt polyvalent qui saura plaire autant au néophyte qu’au connaisseur.

Kim 77%
Nez : Banane en puissance qui me ramène aux classiques whisky irlandais, au point de douter du contenu de mon échantillon. Puis je me rappelle la filtration au charbon des Tennessee bourbon et la banane prend tout son sens. Sans surprise, il évoque un Jack Daniels. Cerise au marasquin, eau de fleur d’oranger, crème soda, des arômes qui me rappellent les « drinks » d’enfant. Bouche : Peu de corps, presque comme un drink d’enfant (non, je ne donnerais jamais de whisky à un enfant), mais au moins une généreuse dose d’épices à gâteau et une touche de poivre blanc pour me rappeler que je ne bois pas un shirley temple. C’est personnel, mais je trouve souvent que les Tennessee bourbon sont édulcorés, manquent de punch et de saveur, et celui-ci ne fait pas exception. 

Hepburn’s Choice Blair Athol 10 ans

46% alc./vol.
Single cask, distillé en 2002 et embouteiilé en 2013, 378 bouteilles.

André 78%
Porté sur la poire et la pomme poire, les céréales fraiches nappées de miel, un peu de caramel, de la crème vanille. Pas de mauvaise conception mais aussi avec rien de bien singulier. La bouche est agréable et sans prétention, les poires encore, texture crémeuse et les grains de céréales concassés. Il y a quelques saveurs qui me rappellent encore le virgin oak cask, un edge fruits tropicaux crémeux bizarre, les noix, les raisins et le caramel. Finale douce et un peu trop dilué à mon goût personnel. Bien qu’agréable, ce whisky manque de panache et est un peu chancelant. Le rapport qualité-prix laisse peut-être lui aussi un peu désirer mais n’en demeure que les éditions de Blair Athol sont fort rares sur les tablettes de la SAQ alors question d’explorer, c’est un détour fort agréable.

Patrick 81%
Un bon whisky , sans plus.  Nez : Bel orge sucré avec une subtile touche de fruits et d’agrumes.  Le tout est complété par le sucre d’orge et une note de chêne.  Bouche : Orge sucré et épicé.  Touche de poivre et de… Sable.  Finale : D’une longueur moyenne et poussiéreuse.

Martin 81%
Une autre expression de la pâleur d’un chardonnay sec. Nez: L’orge sucrée est au rendez-vous, suivie de quelques fruits dans un yaourt nature avec un filet de miel. Très facile d’approche. Bouche: Caramel, vanille, et crème anglaise sont immédiatement ce qui marque le plus au palais. Quelques fruits tropicaux avec un peu de chêne salé viennent en complément au corps principal. Finale: Épices, poussière, noix et restant de caramel nous accompagent sur cette déscente excessivement courte, quoique plaisante. Équilibre: Bien que ce soit un dram très agréable et facile d’abord, son prix et sa rareté en font une curiosité, pas plus.

Hepburn’s Choice Caol Ila 9 ans

46% alc./vol.
Sherry cask

André 91%
Une bonne pointe de fumée et de bois brûlé à la première sniff et avant l’avalanche de fruits secs et de pâte de fruits. J’ai des arômes de dattes, de raisins secs, de cerises noires, cendre de feu de foyer et d’oranges sanguines. Une fois le whisky stabilisé après quelques minutes dans le verre et l’alcool un peu évaporé, la fumée est plus ronde mais plus intense. Texture en bouche très ronde et presque huileuse, les saveurs de fumée sont encore tout aussi puissantes, franches et un peu sale dans le style, notes de caramel brûlé et de viande fumée, fruits secs et un fond de fruits tropicaux frais et de sucre aussi. Longue finale, un peu tannique, sur les fruits sechés et de bois de charcoal.

Patrick 90%
Un scotch superbe, riche et intense. La tourbe écossaise à son meilleur. Un whisky surprenant par sa complexité et sa balance. Nez : Fumée de tourbe agréable, d’une intensité moyenne, avec un peu de cendres et une bonne dose de chêne. Bouche : De la délicieuse fumée de tourbe, avec de la suie, du sucre blanc et une tonne d’épices. Finale : D’une belle longueur, avec des notes de vanille qui adoucissent la fumée de tourbe.

Martin 93.5%
Nez: Oh my la belle tourbe pleine de viande fumée et d’épices à steak! Chêne brûlé, sauce BBQ, jerky et raisins secs. Dattes et xérès. Je capote! Bouche: Belle texture ronde mais pas trop, poivre et cannelle, raisins et vanille, touche de vin rouge et de bois. Bel amalgame, même si je trouve que par moments l’alcool veut nous livrer un petit uppercut sournois. Finale: On surfe sur une vague de sherry tourbé, les pieds bien ancrés sur une douelle de chêne bien carbonisée. Équilibre: Un superbe whisky, j’aurais été curieux de le goûter s’il s’était rendu à 10, 12 ou même 15 ans. Comme quoi il ne faut pas lever le nez sur les expressions d’embouteilleurs indépendants.

Hepp Single Malt Uberach

55% alc./vol.
Le single malt Uberach, appelé aussi WAT, pour l’expression bien française « Whisky Authentic Terroirs », provient de la distillerie HEPP située à Uberach en Alsace (France). Cuvée limitée à 350 bouteilles, élevée en barriques de vin jaune et disponible chez seulement 6 « cavistes » en Alsace. Merci à Guy (le voyageur) et Patrick (le caviste) pour cette opportunité!

André 84%
Oranges confites, poires, céréales au miel, pommes poires. Aspect licoreux au nez saupoudré d’épices. Encore plus d’oranges et de poires en bouche, la texture arrondit le taux d’alcool. Oranges et poires, agrumes, poivre, pomme poire, zeste de citron, céréales au miel, vanille, quelques notes de chêne. Style craft distillery. Finale plus effilée, poivrée et épicée.

Patrick 90%
Nez : Effluves riches et agréables marquées par des notes vineuses et sucrées, rappelant en fait des pommes jaunes bien mures. Bouche : Sucre trèèèèès intense comme j’en ai rarement vu dans un whisky. Mais n’allez pas vous attendre à un doux! Ce whisky est plutôt un poids lourd de l’intensité qui mettra KO le poids plume qui n’est pas sur ses gardes. Les pommes jaunes sont toujours présentes, avec une bonne note de chêne épicé. Finale : Interminable. Balance : Unique! Quel punch! Quelle originalité! Les producteurs de ce whisky ne sont pas des artisans, mais des artistes!

Martin 86%
Nez: Semble assez jeune et fougueux. De généreuses notes de vin ouvrent le bal, suivies de pommes et d’épices. De pain d’épice en fait. Bouche: Le sucre et les épices ne laissent pas place à trop d’interprétation. Assez intense au niveau du taux d’alcool, presque trop. Le chêne sec conclut l’expérience. Finale: Forte et longue, sur les notes susmentionnées. Équilibre: Très singulier, un whisky comme on en voit peu. Je trouve personnellement son éventail de saveurs un peu limité. Peut-être en coupant, blasphème, un ou deux degrés d’alcool?

High River Canadian Whisky

40% alc./vol.

André 78%
C’est comme ça que je m’imagine ce qu’est de passer une semaine à Saskatoon l’hiver à -40. Juste platte. Nez légèrement cireux, cerises noires, oranges et poivre broyé, caramel, cassonade et sirop d’érable, très axé sur les céréales séchées. À l’aération, note de peroxyde. En bouche, planche de cèdre rouge, cassonade et sirop d’érable, gros caramel chaud, bois d’oranger. Finale plate, sucrée et boisée.

Martin 85%
Nez: Caramel grillé, noix, bois et orange. Épices et fruits rouges. Beau mélange de grains, bel équilibre. Bouche: Fruits au sirop, miel et eau d’érable. Belle épices avec une touche d’acétone subtile. Finale: Fruits, rye et épices. On sent bien ici le combo maïs et seigle. Touche de chêne. Équilibre: Un beau blend d’entrée de gamme. Je le mesurerais sans gêne à mon bon chum le Wiser’s Deluxe.

High West American Prairie Bourbon – Batch #16F01

46% alc./vol.

Patrick 89%
Wow, c’est bon ça. Super savoureux, avec une intensité bien mesurée. Pour ceux qui, comme moi, aiment les bourbons épicés! Nez : Mélange d’épices sur un fond sucré et subtilement fruité. Appétissant. Bouche : De belles épices, un peu de sucre et des fruits, le tout présenté sur une planche de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, épicée et boisée.

Martin 88%
Nez: Un beau vent de fruits goulus, chêne, même cèdre. Cerise et orange nous dévoilent un soupçon de réglisse rouge et d’amande. Bouche: Agréable texture. Épices, caramel et vanille. Pêches, oranges et fleurs. Bois de chêne très présent. On goûte bien le fameux Four Roses derrière tout ça, si on en croit les rumeurs. Finale: Les fruits épicés et le chêne nous laissent sur une impression de vanille sèche. Équilibre: Un super bourbon, la preuve que des fois il faut sortir de nos pantoufles des marques connues.

High West Campfire Batch 19J10

46% alc./vol.
Fait avec du whiskey de seigle, du bourbon et du scotch tourbé

André 85%
Un whisky hybride à chemin entre l’Amérique et l’Écosse. Nez de butterscotch, de caramel coiffant une coupe de fruits sauvages, les raisins secs et la cerise, sirop de maïs, tourbe terreuse discrète, pommes caramel, cannelle. On demeure plus dans la cour des ‘’bourbons’’ disons que dans celle des whiskies tourbés Écossais. Texture diluée en bouche, passablement de cannelle qui même si bien aiguisée est réconfortée par des draps douillets de sirop de maïs. Oranges, cerises, raisins secs, caramel, feu de camps, cannelle. Aucune persistance (ou presque) sauf pour la forte saveur de cannelle jumelée de la fumée de feu de camp, finale écourtée dans l’ensemble mais sur un bel amalgame de saveurs.

Patrick 89%
Un superbe whiskey original et savoureux. Si, comme moi, vous aimez le rye, le bourbon et le scotch fumé, ça vous en prends une bouteille. Nez : Wow! Un peu de fumée de tourbe, les épices du seigle, du bois brûlé, du sucre et un peu de fruits. Original et appétissant. Bouche : Un beau mélange d’épices venant du bois brûlé et du seigle, le tout enveloppé par une belle fumée. Finale : D’une belle longueur, épicée et fumée.

Martin 88%
Nez: Maïs et vanille épicée dans une seule vague. Fruits rouges et vin chaud. Raisins et caramel, bois et butterscotch. Bouche: Sirop, réglisse et cerise de terre. Bois épicé, grain et vanille juteuse. De beaux gros fruits rouges. Finale: Épices et bois commandent le reste de l’expérience, mais laissent briller vanille, fruits et caramel de superbe manière. Équilibre: Son nom le dit bien, ça se prend bien au bord du feu de camp. Personnellement je trouve que c’est un dram de canicule idéal. Quoique, du bourbon, c’est crissement bon n’importe quand…

High West Distillery Bourye – Batch 18530

46% alc./vol.
Mélange de whiskeys de plus de 10 ans

André 86%
Nez cireux, rye épicé et poivré, pomme caramel, cerises, fruits secs, vanille, herbe verte mouillée, cannelle, une touche de bois brûlé aussi. C’est toujours étonnant de voir comment le rye peut prendre de la place sur le tableau des saveurs, tout comme la tourbe dans les whiskies Écossais. La bouche livre une belle onctuosité et beaucoup de fruits secs, d’oranges et de cerises. Sensation cireuse encore présente que des épices poivrées tranchent avec force. La finale de bouche est meublée de bois de chêne brûlé et de cannelle, de rye poivré et de pelures de pommes recouvertes de cire.

Patrick 88%
Un whiskey qui a su rencontrer toutes les attentes de l’amateur de bourbon et de rye que je suis! Superbe! Je suis bien content de mon achat! Nez : Le parfum est celui qu’on est en droit de s’attendre d’un whiskey nommé « Bourye », soit un mélange d’arômes de bourbon et de rye. Bouche : Un bourbon bien épicé par le seigle, ou un rye avec le délicieux sucre du maïs typique du bourbon. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Délicieux! Finale : D’une superbe longueur, intense et savoureuse.

Martin 88%
Nez: Caramel chauffé, zeste d’orange, seigle bien poivré et une flèche de tabac aromatisé. Bouche: Texture ronde et onctueuse, sur des notes de vanille, de cannelle, de miel, de cuir et de fruits secs. Finale: Longue, boisée, légèrement mentholée et sucrée. Équilibre: Un whiskey élégant et harmonieux, alliant complexité et buvabilité avec la signature raffinée de High West. Bon, je retourne mettre une bûche dans le feu.

High West Son of Bourye

46% alc./vol.
Batch 8, bouteille 213. Créature étrange issue d’un Bourbon de 5 ans (75% maïs 20% seigle 5% orge non malté) et d’un RYE de 3 ans (95% seigle 5% orge malté).

André 87.5%
Définitivement le rye, enrobé de cire. Les éléments épicés mis entre parenthèse par les oranges et les jujubes aux fruits. Rien d’épique en bouche c’est même un peu discret et tout en sous-entendus, doux, avec beaucoup de sucre et des vanilles du bois. C’est une bataille de tranchée, au corps à corps , presque intime entre le bourbon et le rye et ça se sent, se goûte à tout les niveaux. Beaucoup de saveurs d’orange et de sucre jusqu’à la finale, toute paisible et en finesse. Un whisky innovateur, intriguant et inhabituel.

Patrick 86%
Sent le bourbon… Ou presque! On sent le whisky de maïs légèrement épicé, mais pas la cerise typique. Tout de même très agréable. En bouche, de belles épices de bourbon, du maïs, se terminant sur une finale un peu sèche. Simple et efficace.

Martin 77.5%
Nez: L’alcool prend énormément de place au début. Il faut donner la chance à cette expression de respirer et de s’ouvrir un peu. Elle nous récompense par la vanille du bourbon, lavande et savon avec une pointe de bubblegum. Bouche: Le maïs du bourbon frappe à la porte en premier, on ouvre et il nous présente ses amis vanille et petits fruits. Le seigle est excessivement timide, on lui offre un verre et il nous dit après huit fois qu’il veut juste de l’eau. Finale: Solide finale bourbonnée. Maker’s Mark en pleine gueule. Je dois lui reprocher par contre d’être aussi original que son nom. Équilibre: À souligner la présence sur l’étiquette de Jackalopes, une sorte de croisement mythique farfelu entre un lièvre et une antilope. Un animal dangereux selon les experts de la distillerie. Voyage au pays de l’étrange. Je ne serais pas surpris de me faire offrir un verre de ça dans le whisky room de David Lynch.

RV 84.5%
Lignes sobres, couleurs simples; l’esthétisme ne nécessite pas toujours la complexité. Tenant plus du bourbon que du rye, malgré tout le genièvre pur et très végétal se fait sentir. Un bon blend chaud et indéfini, autant en bouche qu’en finale il s’agit du même jeu: d’abord le bourbon poussiéreux, puis une étonnante transition au rye qui est très naturelle. Côté originalité on repassera mais ce whisky « 2 pour 1 » vaut le détour, si ce n’est que pour le construire et le déconstruire gustativement parlant.