Gordon & MacPhail Millburn 1978-2008

46% alc./vol.
Maturation en Refill Sherry Butts.

André 87%
Très doux évoquant une avalanche de fruits tropicaux; ananas, bananes, poires, raisins verts, pomes poires, melon au miel, notes citriques aussi, avec un background de grains de céréales séchés et d’herbes verdâtres. La bouche est soutenue, portée par les notes de poivre et de sel (plus discrètes), puis par de bonnes épices qui se mélangent d’une odeur de bois carbonisé. Les fruits tropicaux tiennent la tone aussi, auxquelles se sont ajoutées les oranges et des petits fruits sauvages plus gênés. Le tout est nappé de crème vanillée et de miel. Finale puissante, épicée et poivrée, mais toujours sur un fond de fruits tropicaux et de fruits rouges.

Patrick 89%
Un très bon whisky avec tout ce qu’il faut! Il manque un petit quelque chose pour être vraiment « wow », mais ça reste vraiment le fun à déguster grâce à sa grande complexité (à laquelle mon évaluation ne rend malheureusement pas justice). Nez : Un riche parfum, avec un peu de fleurs, des fruits subtils, du chêne, du caramel et de la vanille. Bouche : Tel que le parfum, et porté par une belle texture. Finale : D’une belle longueur, épicée et sucrée.

Gordon & MacPhail Miltonduff 10 ans

40% alc./vol.
La distillerie occupe l’emplacement d’un ancien moulin ayant appartenu aux Bénédictins. En 1824, un an après l’adoption de « l’excise act », Andrew Peary et Robert Bain acquirent à la fois la licence et le terrain afin de fonder Miltonduff. En 1964, deux alambics de type Lomond furent ajoutés ; cela permit de fabriquer un single malt différent, plus corsé, diffusé sous le nom de Mosstowie (en plus de la production traditionnelle de Miltonduff) ; mais en 1981, ces alambics furent démontés et remplacés ce qui permit de répondre à la demande croissante de whisky Miltonduff. La distillerie, avec ses 6 alambics, fait désormais partie des unités de production importantes d’Allied Distillers.

André 81%
Salade de fruits, miel, pomme poire, vanille, raisins verts, belles notes d’agrume un peu citronnées, passablement sucré dans l’ensemble. Whisky super approchable autant dans les saveurs que dans la présentation générale, le taux d’alcool. Ce qui étonne en bouche c’est les notes de sherry qui étaient absentes au nez qui tiennent agréablement la main aux saveurs de salade de fruits et les saveurs de poire et de raisins verts. Succulentes saveurs de caramel Écossais, vanille sucrée et une finale précipitée qui s’estompe très rapidement. Après quelques gorgées, notes herbeuses et camphrées plus prédominantes. Ce whisky n’est pas mauvais, il n’a juste pas de quoi de singulier qui le distingue de la marée de whisky très communs du Speyside.

RV 84%
Une bouteille statisticienne a courbe de distribution normale: départ lent, fin lente mais toute une bouche. Se présente au nez avec la coquille d’œuf, un léger chêne aigre, les raisins verts sans pépins et une vanille dissipée. En bouche, c’est le trèfle séché qui prend la tête, plus tard remplacé par une douce vanille un peu sucrée très agréable. Malheureusement, le chêne revient en aftertaste.

Patrick 84%
Au nez, marqué par le raisin vert et le vin blanc. Léger malt et vanille. Au goût, on retrouve le raisin, le vin blanc, le malt et la vanille, malheureusement un peu débalancé. La finale, marquée par le sucre, est un peu courte, mais quand même délicieuse. Je sens que cette bouteille va se boire très très rapidement grâce à sa facilité d’accès.

Gordon & MacPhail Mortlach 15 ans

40% alc./vol.

André 81%
Très céréale et fruité. Léger et agréable, une touche florale accompagné d’un ruban d’épices. Pas mal meilleur que je m’attendais, pas le genre de single malt qui vous renversera, mais rien à vous marquer négativement au point que vous voudriez vous rouler en boule comme un hamster dans un coin en pleurant. Je suis heureux que ce soit la bouteille de Pat, car avoir été la mienne , j’aurais été déçu.

RV 79%
Doux au nez avec léger malt et grain. Développement sur le blé, assez uniforme, avec une belle petite explosion de céréales à la déglutition. Trop uniforme et tranquille à mon goût: une promenade sans surprises dans un champs de blé sous un ciel passager.

Patrick 80%
Au nez, bas de laines mouillés dans du jus malté. Au goût, l’orge mouillée rappelle un bol de céréales qui ont trempées trop longtemps dans leur jus… La finale? Trop courte. Malgré cette description un peu rébarbative, ce whisky demeure quand même bon. Mettons qu’il y a aussi une légère cerise quelque part. Intéressant si votre objectif est de découvrir les différentes distilleries de l’Écosse.

Gordon & MacPhail Mortlach 15 ans

43% alc./vol.

André 89%
Superbe équilibre des éléments. Beaucoup de céréales d’orge bien maltées, mélangées de caramel brûlé et de miel. Le caramel est chaud et vraiment agréable, c’est un vrai délice en bouche… Bonbon carré au caramel, fruits secs, sherry, pommes rouges passées date avec un peu de brunâtre dessus, gâteau aux fruits et quelques épices dispersées. La texture en bouche est un peu poreuse et sèche, bien épicée quoique douce et sucrée, à la limite feutrée, mais on fait ici dans les saveurs usuelles et qui s’accordent naturellement ensemble et non dans l’audace. À la longue, vanille du fût de chêne et jus de salade de fruits. Finale longue, principalement axée sur les fruits, le xérès et les épices.

Patrick 91%
Un dram tout à fait unique, dont j’ai atteint trop rapidement le fond de la bouteille. Cette distillerie utilise la méthode de distillation la plus tordue de l’industrie, et nous sommes bien heureux : le scotch est complexe, bien balancé et surtout unique. Nez : Viande rouge à la sauce aux petits fruits des champs. Chêne épicé et crémeux. Bouche : Texture suave. Viande vineuse avec une pointe de caramel. A la seconde gorgée, on détecte le chêne et ses épices. L’ensemble est sucré, chaleureux, fruité et épicé. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et sucrée.

Martin 89.5%
Ambre classique avec des jambes grasses et rapides. Nez: Xérès et orange sanguine nous sautent au nez, suivi d’épices, de pruneaux et de beau malt grillé. On ne peut plus alléchant. Bouche: Plutôt léger à l’atterissage, on s’attendrait à un poids et à une richesse supérieures pour un whisky vieilli 15 ans en fût de sherry. On apprécie tout de même sans grogner la vanille et les épices du chêne, des fruits séchés et une touche de gingembre. Finale: Épices astringentes du sherry nous accompagnent pour une douce déscente sur une planche de chêne vers une couverture réconfortante, douce et sucrée. Équilibre: Un très respectable sherry cask, provenant d’une distillerie qu’on ne voit, grâce à Diageo, malheureusement pas assez.

Gordon & MacPhail Old Pulteney 8 ans

40% alc./vol.

André 81%
Gras et semble très âgé, plus de 25?? Goûtes le « Sapino ». Sucré et légèrement salé en finale. Idéal pour se taper le chemin de Compostelle en compagnie de Marcel Lebœuf tout en auto-flagellant.

RV 88%
Odeur indéterminée. Sent la vieille écorce et la gomme de sapin. Légère réglisse rouge très mince et la gomme de sapin se poursuit. Se dirige tranquillement vers les épines de sapins brûlés. Finale avec un doux sucré moelleux. Manque un peu de kick, mais est quand même capable de botter le cul à son grand frère de 21 ans!

Patrick 87%
Lointain sel de mer au nez. Au goût, il se révèle définitivement comme « coastal whisky » avec son goût de sel de mer extrêmement marqué. Légère réglisse rouge.

Gordon & MacPhail Private Collection Linkwood 1991

45% alc./vol.
Finition en fûts de vin rouge Côte Rôtie, édition limitée à 1900 bouteilles.

André 90%
L’influence du cask finish est autant perceptible à l’œil qu’en nez et en bouche. Le nez se développe généreusement, beaucoup de fruits secs et des arômes se situant près de saveurs découlant de l’utilisation de fûts de sherry. Beau mélange sucré et vanillé, très noble. Les premières secondes de l’arrivée déçoivent un peu mais de manière très passagère, pour ensuite laisser la place aux oranges et aux fruits secs, un beau mélange accompagnant agréablement la texture grasse et fluide. En finale de bouche ce sont plus les pelures de raisins et les mûres fraiches qui sont prédominantes. Le taux d’alcool est parfait. NI trop doux, ni trop fort et est à peine relevé d’une touche d’épices. J’aime !

RV 90%
Côte rôtie, aux fruits? Peu importe, goûtez celui-ci. Inévitable le sucre olfactif, mais le grain pousse au travers du léger cigare et malgré le baril de vin, le raisin est absent… jusqu’à la bouche. Les fruits même alors toute l’expérience, mais de main de maître, tout en pruneaux, oranges et raisin. Puis en finale on s’élève en fumée, pleine de caractère, fruitée à souhait jusqu’au jello. Quand on parle de « wood expression », c’est tout une expression.

Patrick 93%
Nez extrêmement riche, marqué par les fruits confits et le sucre brulé. En bouche, du caramel avec du bonbon fruité (raisins, évidemment, mais aussi des prunes et un soupçon d’agrumes). La finale est très longue et délicieuse. Une balance incroyable, un ensemble superbe. On me demandait récemment quelles étaient les caractéristiques que l’on devait attendre d’un whisky luxueux? Vous les trouverez dans cette bouteille!

Gordon & Macphail Rare Old Glenlochy 1979-2015

46% alc./vol.
Distilled 1979, bottled 2015, Lot #R0/15/02. Cette distillerie qui était située à Fort William fût fermée en 1983 et démantelée en 1986.

André 93.5%
Ouf… quel nez! Compote de pommes et de poires, nectarines, acents de fruits à chair très frais, miel, amandes, vanille, xérès ainsi qu’une pincée de gingembre. La bouche est succulente; saveurs de chocolat noir poivré et finement fumé, fruits confits (cerises, poires et pommes), mangue et melon d’eau, saupoudrés d’un nuage d’épices aux accents très bien contrôlés. Je ne sais pas pourquoi mais le nez me rappelle aussi le Glenmorangie Nectar d’or, une visite chez le pâtissier du coin avec ses pâtisseries au fruits, amandes et miel. Longue finale langoureuse, persistante. De l’or liquide. 930$ pour un whisky de 36 ans d’une distillerie démolie, deal!

Patrick 88%
Un très bon whisky, d’une intensité surprenante pour son grand âge. Superbe. Nez : Poires, pêches, crème anglaise et pommes vertes. Bouche : Copeaux de bois brûlés emportés par la mer! Le tout avec une touche de beurre et de poivre. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel et les pommes vertes.

Gordon & Macphail Rare Old Lochside 1981-2015

46% alc./vol.
Bottled 2015, Lot #R0/15/10, Refill Remade Sherry Hogshead, Limited Edition of 173 bottles

André 91%
Wow, wow et rewow. Melon d’eau, sherry, ananas, coconut, cassonnade et tarte aux pommes, chocolat noir. Exquises textures raffinées en bouche, une dentelle de saveurs fines et distinguées; bananes et poires, pommes cuites, ananas, xérès, framboises bien mûres, sucre brun caramélisé. Avec le temps, on retrouve même des notes de zeste de citron rafraichissant, céréales au miel. La finale quant à elle nous amène dans un virage serré de poivre et d’épices qui surprennent un peu. Texture exquise du nez à la finale, saveurs singulières.

Patrick 89%
Exactement ce que j’attendais d’un Lochside. Très agréable à boire, il ne déçoit pas! Nez : Parfum subtilement maritime, avec une touche de pommes vertes. Bouche : Oranges, menthe, sel, miel et un beau bouquet de fleurs séchées. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les fleurs séchées et le sel.

Gordon & MacPhail Rare Vintage Linkwood 46 ans 1946-1992

40% alc./vol.
Distilled 1946, Bottled 1992, Sherry Cask #73, 500 bottles

André 93%
C’est rendu rare pas mal de pouvoir évaluer un whisky plus vieux que moi… J’en ai profité à plein. Le raffinement pur, une délicatesse incroyable sur le sherry velouté, une dentelle de fruits secs. Sherry moelleux, vieux cuir, oranges sanguines, pincée de cannelle, pelures de pommes, vieux chêne essoufflé. La texture est souple, étonnamment relevée pour un whisky à 40% d’alcool. Le bois ne domine en rien le whiskey, le sherry a su garder sa place lui aussi sans monopoliser toute la bouche. Sherry pétillant, framboises, oranges hyper mures, cannelle, un brin d’anis, légère sensation tannique en fond de bouche, une teinte boisée et de chocolat au lait, du cacao peut-être, fruits séchés. Longue finale, comme un vol en planeur qui se laisse porter dans des courants de xérès, d’une exquise douceur. Pas le whisky le plus varié aromatiquement mais une qualité exceptionnelle dans la façon que les saveurs sont amalgamées. À 7500$ la bouteille, on s’attend à ça aussi.

Patrick 95%
Un whisky décadent. Le genre que je pourrais boire à tous les jours si j’étais milliardaire. Une expérience gustative incroyable et mémorable. Et, considérant l’année de distillation, mémorable est en effet un mot approprié: le distillateur de l’époque, au sortir d’une guerre épouvantable, aurait-il pu m’imaginer en train d’écrire une évaluation de son travail 75 ans plus tard, sur un téléphone et ensuite partager le tout en quelques secondes avec l’ensemble de la planète via le web? Nez: Du xérès sucré, avec de beaux fruits des champs, un peu de cuir, du chocolat au lait, de la crème brûlée… Je pourrais humer ce whisky sans arrêt jusqu’en 2046! Bouche: Toujours le xérès sucré et le cuir, avec la crème brûlée et une touche de chocolat. Finale: D’une belle longueur qui s’étire et s’étire, fruitée et sucrée.

Gordon & MacPhail Reserve Blair Atholl 15 ans

46% alc./vol.
Distillé en 1995 et embouteillé en 2010, fût # 4837, édition limitée à 342 bouteilles.

André 79%
Purée de bananes, essence de vanille, copeaux de bois et graines de lin. Un nez singulier et prometteur qui se gâche malheureusement en bouche. L’effet du fût est très présent, écorce de grains de céréales et relents de cendres froides en background. La finale est une vague indéfinie et mal structurée. Comme l’autoroute 30, un grosse job qui n’est pas finalisée.

Patrick 83%
Nez de malt, goût de malt, finale maltée. Bon, on peut aussi voir un soupçon de sucre fruité et une touche épicée en finale… Aucune faute, mais rien pour me renverser. Une bonne « réserve spéciale » qui a l’avantage d’être rare!

Martin 82%
Nez: Malt, vanille et bananes. Très très doux à l’approche. Melon, sucre en poudre, herbe séchée et fleurs blanches. Léger raisin vert. Bouche: Frais et légèrement boisé. Touche de poivre, raisins et pommes vertes. Vent mentholé. La texture et relativement fade et n’aide pas les saveurs à exploser pleinement. Finale: Douce, moyennement longue, elle s’écrase un peu suite au manque de texture. Équilibre: Pas mauvais pour explorer les Highlands, mais ça reste un embouteillage qui a de la difficulté à se démarquer.

RV 83.5%
Se démarquer dans une bande de perdants: on peut se contenter de cesser de perdre ou comme dans le cas suivant, gagner un peu. Beau petit grain sympathique et tout naturel, avec une suite du grain et de malt avec une petite finale d’herbes séchées intéressante et de vanille. Un Speyside anonyme… mais supérieur.