Clairin Casimir de Barraderès

48.3% alc./vol.
Faubert Casimir poursuit l’œuvre initiée par son père Duncan en 1979. A Barradères, à Haïti, il cultive 50 ha de cannes Hawaii blanche et rouge, cannes tendres non hybrides. Chaque canne n’est récoltée qu’à maturation totale. Selon la tradition, il ajoute au sucre de canne pur en fermentation des feuilles de citronnelle, de la cannelle et pour certaines cuvées du gingembre.

Patrick 91%
Un superbe mélange de saveurs, tellement facile à boire. J’adore! Nez : De belles épices, du gingembre, des herbes, de la canne à sucre et des fruits très discrets. Bouche : Oh, c’est bon, ça! Un superbe mélange d’épices chaleureuses, de sucre et de fruits. Finale : D’une belle longueur, riche, sucrée et épicée.

Clairin Sajous de Saint-Michel de l’Attalaye

54.3% alc./vol.
Alors que l’on dénombre à ce jour une cinquantaine de distilleries actives dans les Caraïbes, Haïti en compte à elle seule 532 ! Les productions de Clairins sont artisanales, authentiques et artistiques ! Les variétés de canne à sucre utilisées sont non hybridées et sont cultivées selon des méthodes complètement naturelles. La récolte est encore faite manuellement et le transport des cannes à la distillerie assuré par des ânes ou des charrettes à boeufs. Réalisés à partir de jus de canne frais, fermentés de façon spontanée, distillés dans des alambics chauffés à feu nu et embouteillés au degré naturel, les Clairins offrent des arômes inexplorés et surprenants. Sajous est située au Nord de Port-au-Prince, près de Saint-Michel de l’Attalaye. Ils cultivent biologiquement sur 30 ha plusieurs variétés de cannes à sucre dont la « cristalline ». Une fois le sucre de canne extrait, ils élaborent son clairin à partir d’un sirop de canne concentré avec la vapeur produite par la bagasse.

Patrick 90%
Mon tout premier clairin à vie! Je suis un peu appréhensif mais excité comme un gamin (je montre même des photos de la distillerie à ma femme!)… Et quelle expérience! Le nez le plus intense que je n’aie jamais vu dans un spiritueux quel qu’il soit et une avalanche de saveurs. Toute qu’une expérience : si vous avez la chance d’y goûter, n’hésitez pas une seconde, mais assurez vous d’être bien assis! Nez: Oh! Quelle puissance aromatique! Un vrai volcan! Un conseil de santé-sécurité : approchez le verre doucement de votre nez! Un parfum de fleurs, mais tsé, pas le bouquet, c’est la boutique du fleuriste au complet qu’on y retrouve! Aussi du beau sucre, quelques fruits tropicaux et une touche de citron et de lime. Bouche : Citron et lime, des fleurs, du sucre… Genre, pas besoin d’y ajouter quoique ce soit, le ti-punch est déjà prêt, version extra-galactique en terme d’intensité. Finale : D’une longueur moyenne… En fait, je devrais dire, « d’une longueur normale » ce qui est presque surprenant compte tenu de l’intensité. Mais ça demeure savoureux!

Clairin Vaval de Cavaillon

47% alc./vol.
Fritz Vaval est à la tête depuis 10 ans de la distillerie Arrawaks située à Cavaillon dans le sud d’Haïti. Il cultive sur 20 hectares de manière on ne peut plus naturelle la canne « Madame Meuze ». Le Clairin de type nazon, issu du sucre de canne pur, qu’il élabore est fermenté à partir de levures indigènes puis distillé dans une colonne en cuivre comportant 10 plateaux.

Patrick 88%
Si tous les clairins ressemblent à ça, je crois que je vais passer mes prochaines vacances à Haïti! Intense, savoureux et original. Nez : Parfum hyper intense avec du piment, du chocolat noir, le tout sur un riche lit de canne à sucre fraîchement coupée. L’intensité fait penser à un spiritueux de plus de 70% d’alcool, mais non, « seulement » 47%! Bouche : Beaucoup plus douce que le nez le laissait présager: Alors que le piment prévalait au nez, ici c’est plutôt le sucre. Puis la canne, le chocolat et enfin un peu de piment. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, légèrement pimentée.

Clan Denny Dumbarton 46 ans 1964

47.4% alc./vol.
Dumbarton était une distillerie située à Dunbarton, dans le West Dunbartonshire. Avec la distillerie d’Inverleven, également démolie depuis, elle forma le complexe de distilleries de whisky de grain de Dumbarton. La distillerie fut fondée en 1938 par la compagnie Hiram Walker & Sons dans la ville écossaise de Dumbarton. Elle produisait du whisky de grain. Après plusieurs changements de propriétaires, la distillerie entra dans le giron du groupe Pernod Ricard qui arrêta la production en 2002. Les bâtiments furent démolis en 2005. L’eau nécessaire à la production de Dumbarton provenait du Loch Lomond. La distillation s’effectuait dans un coffey still. Le whisky de grain de Dumbarton était destiné à l’élaboration de blends. Il n’existe pas d’embouteillage officiel. Dumbarton faisait partie des principaux fournisseurs de Ballantine’s.

André 84%
Orienté sur le bourbon cask, miel et vanille crémeuse, céréales. Passablement de belles aromes relativement rectilignes. De passer 46 ans en fut de bourbon aide à former un couple tissé serré avec l’alcool, l’ensemble est donc très doux et agréable mais ça manque un peu de rondeur en bouche. Les saveurs sucrées cachent d’ailleurs très bien l’alcool. Finale d’amandes, de miel épicé et de beurre crémeux où les céréales montrent bien l’importance de leur apport à un blend de qualité.

RV 84%
Immédiatement, au nez ça semble être évident qu’il s’agit d’un grain whisky. Avec beaucoup de vanille mais moins de profondeur que d’autres grain whiskies, il offre au moins des bonnes saveurs de bois d’érable brûlé. Rien d’exceptionnel, je m’attendais à plus, mais ça reste un beau dram d’après-midi.

Patrick 85%
Nez frais et fruité. Notes de chêne, d’épices et de cerise rappelant le bourbon. En fait, au nez, on pourrait croire un bourbon hyper-light. Bouche: Bourbon light, avec une bonne dose de caramel, de chêne et de vanille. Finale: Longue et savoureuse. Balance: Un whisky sans complexes, que l’on savoure en pensant au temps qui passe et au fait que bien peu de choses sont immuables. Dumbarton, qui fût en son temps la plus grosse distillerie d’Écosse, est disparue probablement bien avant son temps et dans l’indifférence de la plupart des amateurs de scotchs.

Martin 75%
Couleur d’un ambre riche et doré rappelant certains whiskeys de maïs américains. Nez: Semble plutôt simple. Bourbon, chêne vanillé et petits fruits dans un sirop de maïs très sucré. Bouche: Vapeurs d’alcool assez fortes au départ, bien que le nez ne laissait rien présager de tel. Raisins blancs, touche de vanille. Cannelle et menthol avec des notes d’eau municipale non-filtrée vers la fin. Finale: Quand même chaude, à la hauteur de son taux d’alcool. De faibles vagues d’amande et de noisette sont rapidement étouffées par une avalanche désagréable de poussière de pierre. On croirait que le fût a été trop longtemps oublié au fond de l’entrepôt. Équilibre: Décevant pour un whisky de cet âge. Manque flagrant de complexité. Plutôt poche, surtout au prix demandé.

Clan Denny Girvan 20 ans Vintage 1993

56.7% alc./vol.
Fût #10439

André 83%
Nez copieux de miel et de cannelle, d’oranges très épicées et bien porté sur le grain. La bouche est puissante et offre une livraison d’épices assez solide que tentent d’adoucir le butterscotch, le miel et la vanille qui en devient presque poivrée. La finale est musclée par les épices omniprésentes jumelées aux grains de céréales séchés. La texture est sèche et épineuse, avec des soupirs ennuyés de vanille et de miel. Un bon grain whisky, un peu trop rectiligne et prudent. Habituellement, les notes pour ce genre de whisky sont plus douces et de goûter de si fortes épices dans un grain whisky est presque inhabituel. Personnellement, le whisky me laisse un peu indifférent.

Patrick 83%
Un produit assez orginal en termes de saveurs, qui nous sort de notre zone de confort. Nez : Vanille et chêne avec une touche épicée et feuillue. Bouche : Donne l’impression de mordre dans une planche de chêne sur laquelle on aurait versé un trait de vanille. Le tout est complété par un délicieux caramel, une note d’oranges assez puissante et une pointe de miel. Finale : Longue et portée sur un mélange de vanille et d’orange.

Martin 85%
Doré à souhait. Nez: Vanille crémeuse et caramel onctueux. Légère vague affirmée de grain agressif ou du moins pas trop subtil. Bouche: L’attaque du cask strength décuple les épices. Cannelle et gingembre. Le miel et le caramel finissent par percer. La seconde gorgée est pas mal plus douce, sur des notes marquées d’orange, de beurre et de caramel écossais. Finale: Soutenue, sur de belles épices, avec encore l’orange et le miel qui veulent un peu de soleil eux aussi. Équilibre: Bon grain whisky, mais qu’en serait-il à un taux d’alcool moins élevé? On croirait que le cask strength se bat contre les saveurs au lieu de les supporter.

Clan Denny Invergordon 21 ans Vintage 1993

51.1% alc./vol.
Fût #10445

André 86%
Nez vraiment tricky pour un grain whisky… Avoir autant de fruits dans un whisky vieilli en bourbon cask est très singulier. Salade de fruits nappée de miel et d’un soupçon d’épices. En bouche, céréales au miel, sensation douce et soyeuse, beaucoup de miel et une texture de beurre fondu, chocolat blanc et croustade. Finale relevée, plus épicée et les céréales séchées concassées. L’alcool est plus approprié dans ce cas-ci et donne une chance aux notes d’agrumes un peu acide de se révéler doucement. Un whisky de grain singulier et de belle conception.

Patrick 90%
Un excellent whisky qui saura convertir ceux qui demeurent sceptiques face aux whiskys de grain. Nez : Parfum intense de caramel sucré et suave, avec de belles notes de fruits rouges et une touche de gâteau blanc qui sort du four. Bouche : Toujours le caramel sucré, au point où le whisky nous fat presque penser à un vieux rhum. Vanille et crème anglaise viennent compléter le tout. Finale : Longue et savoureuse, portée sur la vanille, la crème anglaise et une touche de chocolat au lait.

Martin 87%
Ambre à peine plus profond que le Girvan de la même série. Nez: Le grain est en vedette ici. Blé? Belles touches de caramel chauffé et de fruits séchés. Maïs? Bouche: Plutôt doux et mielleux, surtout fruité, avant que les épices du cask strength ne nous dévorent l’âme. On décèle une belle pointe de céréales derrière le tout. Finale: Les épices font perdurer les saveurs et les arômes précédents, sans toutefois les étouffer. Équilibre: Au contraire du Girvan, le taux d’alcool ici soutient à merveille les flaveurs proposées.

Clan Denny Invergordon 45 ans 1966

47.1% alc./vol.
Fût #HH7254

André 91%
Croustade aux pommes, grains de céréales un peu secs, miel et caramel chaud, vanille crémeuse avec une touche épicée un peu pointue. Si la patience ne vous dérange pas trop et que vous résistez à l’envie de prendre votre verre sans attendre, vous serez grandement récompensé. La bouche et le nez deviennent hyper crémeux, avec une progression de poires caramélisées, de coconut et de bananes flambées. J’avais fait mon idée un peu trop vite sur ce whisky la première fois où je l’avais dégusté… Ce qui est curieux, c’est que si on s’y attarde un peu, on peut continuer à discerner le fait que c’est un grain whisky, car les céréales séchées reviennent toujours en avant-plan. Après une bonne demi-heure dans le verre, des savoureuses notes de fruits séchés apparaissent avec discrétion mais affirmation. Une certaine sécheresse au goût de chêne aussi est latente sans cacher les autres saveurs plus discrètes. La finale est savoureuse avec ses accents de chocolat au lait et la vanille. Un beau dram, dans le style, il faut tout de même savoir à quoi s’attendre car c’est très différent des single malts. Tout comme la plupart des single grain, ce whisky demeure un travail de nuances plutôt que de contrastes, alors cela demandera peut-être un peu plus d’attention que normalement.

Patrick 93%
Un whisky riche et savoureux. Un whisky d’un grand âge, et ça paraît! Superbe, renversant même. Nez : Croustade aux pommes, vanille, caramel, poires mûres et bananes flambées. Appétissant. Bouche : Oh wow! Me fait presque penser à un très très vieux rhum, servi avec la croustade aux pommes susmentionnée, du bois bien épicé et de la vanille. La texture est superbe, et on jurerait que le taux d’alcool est plus fort qu’indiqué. Finale : D’une superbe longueur, avec une bonne dose de vanille.

Clan Denny Loch Lomond 21 ans 1995 Single Grain

50% alc./vol.
Single Cask #DMG12087, Distilled November 1995, Bottled August 2017, 348 bottles.

André 78%
Nez franc, je ne sais pas trop si c’est de par l’apport des céréales séchées ou du taux d’alcool, ou les deux… Céréales sèches, caramel, Sugar Crisp, oranges. La bouche est agressive et franche, épicée de surcroit, mélange de miel et de toffee, d’oranges et de petits fruits sauvages. Finale longue, astringente, sèche. Un whisky a l’effet chirurgical, froid et vif. Je ne suis pas fan.

Patrick 90%
Oh que c’est le fun en bouche ça! Juste comme je commençais à me dire que les whiskys de grain étaient soporifiques, bang! Dans ma face, un superbe Loch Lomond! Nez : Des pommes jaunes sucrées, de la vanille et du chêne très discret, surtout pour un scotch de cet âge. Bouche : Oh! Quelle belle texture huileuse! Toujours les pommes jaunes, mais ici, le bois est plus présent, avec de belles épices et toujours une savoureuse vanille. Finale : D’une belle longueur, marquée par la vanille et le bois légèrement brûlé.

Clan Denny Strathclyde 25 ans Vintage 1989

56.2% alc./vol.
Fût #10446

André 87%
Nez équilibré, dose et balance parfaite de sucre et d’épices, très liché et raffiné… Classy. Caramel brûlé ceinturant de paisibles épices, oranges sanguines, bois vanillé, cannelle. Le taux d’alcool frappe pas mal en bouche après la douceur du nez, de fines aiguilles d’alcool entrent dans la langue et accompagnent la vanille et le caramel et le miel et un peu brûlé du fût. Tout comme l’édition Girvan, je retrouve aussi du poivre noir en background et cela apporte une dimension plus punchée aux autres saveurs relativement douces. Agréable montée des épices en crescendo pour finale de bouche menant sur la vraie finale linéaire mais soutenue. Un grain whisky d’une superbe balance avec une dualité des saveurs et arômes intéressante, une texture juste. Une belle expérience de dégustation, si vous aimez cette catégorie de whisky.

Patrick 89%
Un whisky qui saura unir les amateurs de whisky de chaque côté de l’océan, qu’ils soient fans de bourbon ou de scotch! Nez : Si vous avez déjà visité un entrepôt de fûts de bourbon, c’est exactement ce que ça sent! Chêne, vanille, sous-bois après la pluie et réglisse rouge à la cerise, avec une touche d’épices de bourbon subtils. Bouche : Caramel, chêne brûlé, vanille, cerise, chocolat au lait et une touche d’épices qui vient relever le tout. A mi-chemin entre un bourbon et un scotch. Finale : D’une belle longueur et portée par le caramel et la vanille.

Martin 86%
Couleur de l’influence d’un bois assez riche. Nez: Doux butterscotch, céréales, crème anglaise. On perçoit plus ou moins son âge, tristement. Bouche: Douceur assez marquante pour un cask strength. Chocolat, vanille et caramel entament la danse, suivis de d’autres céréales, mais c’est ici que ça se termine. Finale: Longue et épicée quoique peu aggressive, voire même passive. Équilibre: Une réussite notable pour un whisky de grain, mais un peu trop domestiqué à mon goût. 25 ans serait-il trop long? Blasphème!

Clarke’s Court Superior Light Rum

43% alc./vol.
Iles Grenades. Rhum âgé de moins d’un an et vieilli en ex-fûts de bourbon et de whisky.

RV 78%
Canne de Noël et vodka. Porte très bien son nom de Light rum, car mis à part son aspect liquoreux et son arrivée un peu plus aigre, sa finale et son développement général n’est pas des plus palpitant. La seconde gorgée, quoiqu’un peu moins monotone, viens confirmer l’ennui de ce rhum. Un « next please » qui fait peut-être le travail en cocktail, mais pas à capella.

Patrick 79%
Sent l’eau. Bon, il y a des traces de canne dans l’eau. Goûte l’eau et le sucre. Pas vraiment de finale. Globalement, un verre d’eau sucré et alcoolisé. Rien de désagréable, doit être utile pour les cocktails et les chauds après-midi d’été.