Caol Ila Distiller’s Edition 2003-2015 Moscatel Finish

46% alc./vol.
Caol Ila est le nom gaélique du «Sound of Islay», le bras de mer qui sépare l’île d’Islay de sa voisine, Jura, dans l’une des régions les plus sauvages et les plus belles de la côte occidentale écossaise. Les fûts de Moscatel sélectionnés pour sa seconde maturation confèrent à cette expression de Caol Ila une très belle délicatesse et une richesse aromatique remarquable.

André 89%
Le Moscatel confère une souplesse et une tranquilité au nez habituellement plus fougueux de Caol Ila, on dirait que le cavalier un peu impulsif a trouvé sa muse pour lui procurer plus de maturité. Le nez est maritime, un peu industriel, rappellant les cheminées crachant leur fumée huileuse et peu sale, notes de tourbe terreuse avec un léger brin sucré, la pommade à odeur de camphre pour soigner la grippe et même une poignée de fruits tropicaux et exotiques. L’apport de saveurs maritimes et de salade de fruits rend le whisky presque festif et tropical ce qui donne une belle conjoncture de saveurs et d’arômes entre la tourbe industrielle et masculine et les fruits plus sensuels. La texture en bouche est singulière, un peu poreuse, rappellant les galets polis par la mer, on a même droit à une sensation cendreuse et poussiéreuse un peu insolite qui sert bien de toile de fond à la fumée camphrée, au sel de mer et au poivre. Ce qui retient particulièrement mon attention, ce sont les saveurs gourmandes de poires, de vanille et d’ananas, de jus de salade de fruits en conserve, une tengeante festive fort agréable pour des saveurs habituelles de Caol Ila qui sont plus ceux tirés de l’Atlantique Nord et des océans nordiques. La finale est sucrée…et poivrée, fruitée et tourbée. Les papilles gustatives se font chahuter un peu mais l’expérience est particulièrement challengeante. Les éditions Distiller’s Edition sont une belle alternative pour les amateurs qui trouvent les saveurs originales de la distilerie un peu trop tranchées. L’apport du cask finish, sherry, moscatel ou autre adoucit les sautes d’humeur et la fébrilité de la tourbe masculine et industrielle ainsi que le côté un peu terreux de celle-ci. Enjoy, c’est un tasty whisky.

Patrick 89%
Un très bon whisky, avec tous les bons arômes et qui serait vraiment exceptionnel si ce n’était d’un léger manque d’intensité. Lors du lancement des Classics Malts par Diageo, 43% pouvait sembler un taux d’alcool acceptable, mais aujourd’hui, des produits d’une telle qualité ne devraient jamais être dilués sous les 46%… Nez : Fumée de bois avec une note vineuse, une tonne de cendres, une bonne dose de poivre et quelque chose nous rappelant la mer. Bouche : Un verre de cendres liquides ! Avec du poivre, du bois brûlé, un subtil jus de fruits et une touche de sel. Finale : D’une belle longueur, fumée, fraîche fruitée et salée.

Martin 89%
Nez: Tourbe iodée, abricot sec, miel floral et une touche de cuir bien éphémère. Bouche: Texture douce et équilibrée, sur la fumée sèche, les fruits à chair pochés, le sucre brun et un trait d’agrumes. Finale: Longue, légèrement vineuse, avec des notes boisées et salines. Les fruits sucrés restent aussi. Le degré d’alcool supporte aisément le tout avec élégance. Équilibre: Une édition bien maîtrisée, qui enrichit le caractère marin de Caol Ila avec de beaux fruits sans le dénaturer.

Caorunn Gin

41.8% alc./vol.
Produit à la distillerie Balmenach.

Patrick 89%
Un très bon gin, fort bien construit et agréable à boire. Peut être pas le plus complexe sur le marché, mais après tout, l’important est qu’il se boive avec plaisir! Nez : Parfum dominé par les agrumes masquant presque le genièvre et quelques subtiles notes fruitées. Très vif et frais. Bouche : Toujours les agrumes, accompagnées de notes feuillues. Finale : Finale un peu sèche, où finit par s’exprimer le genièvre.

Caperdonich 21 ans Peated Secret Speyside Collection

48% alc./vol.
La distillerie Caperdonich, qui se trouvait sur les rives de la Spey, n’existe plus. Ouvert en 1898 et démonté brique par brique en 2011, ce Single Malt est ce qui reste du whisky du «secret well – Caperdonich en Gaélique », un endroit où les gens se rencontraient en secret. La distillerie Caperdonich est toujours restée confidentielle, créant des whiskies tourbés et non tourbés en petites quantités. Bien que le bâtiment n’existe plus, le savoir-faire du distillateur se perpétue dans le portefeuille Secret Speyside, avec une collection tourbée et non tourbée.

André 90%
Belle complexité cachée dans un nez timide au départ mais une bouche ferme et bien tourbée. Le nez s’ouvre sur les oranges et la nectarine, puis quelques notes évoquent le feu de plage mourant dans le froid du matin. À l’aération, sirop de poires, nectarine, zeste de citron et canevas épars de fumée de tourbe et de poivre. La bouche est remplie de notes de céréales séchées aromatisées d’orange et d’abricots, puis d’ananas flambés sur le feu de camp sur la plage. Sensation poussiéreuse un peu bizarre en bouche mais une texture huileuse dans l’ensemble. Finale d’une agréable douceur, de très bonne longueur, sur les céréales séchées, la fumée de feu de tourbe et les agrumes. Un single malt bien gourmand d’une distillerie disparue de surcroit, on aime.

Patrick 87%
Un très bon dram, simple et efficace. Quand même cool de goûter au whisky d’une distillerie disparue. Nez : Parfum de fumée de tourbe enveloppante, avec une touche d’agrumes et d’air marin. Bouche : Une belle texture huileuse apporte des saveurs de fumée de tourbe, d’agrumes, de fruits tropicaux, de bois carbonisé, d’épices à steak, de piments, de sel de mer… Le sel de mer semble d’ailleurs gagner en intensité à chaque gorgée. Le taux d’alcool semble plus intense que les 48% affichés. Finale : D’une belle longueur, salée, fumée et avec une discrète touche d’agrumes.

Cardhu 12 ans

40% alc./vol.
Speyside, 1824. La distillerie Cardhu, que l’on nomma aussi parfois Cardow, fut fondée en 1824 par John Cumming.Dirigée par Elizabeth Cumming à partir de 1872, la distillerie fut entièrement reconstruite en 1884 sur un nouveau site puis agrandie en 1887. Les anciennes installations furent partiellement cédées à W. Grant qui les utilisa pour équiper sa nouvelle distillerie Glenfiddich. Agrandie en 1960, le nombre d’alambics passa alors de 4 à 6 ; des travaux furent également entrepris en 1988 avec notamment la création d’un centre d’accueil pour les visiteurs. A noter que Cardhu fut en décembre 2003 à l’origine d’une polémique qui secoua momentanément le microcosme malté : afin de répondre à une demande sans cesse croissante des blended Johnnie Walker, les propriétaires avaient en effet décidé de commercialiser sous le même nom et avec le même emballage, non plus un single malt, mais un « vatted malt » (assemblage de plusieurs single malts). Face aux protestations des autres producteurs qui ne tardèrent pas à affluer, Cardhu a finalement retrouvé sa nature originelle…et tout est rentré dans l’ordre en 2006.

André 81%
Yaourt à la vanille avec morceaux de pommes vertes. Clean et aéré avec un manque au niveau de la substance. Finale légèrement fruitée, suivi d’un flash pas agréable au goût de rouille et de métal qui demeurera jusqu’à la rétro-olfaction. Une expérience de nez plus que de bouche et une mauvaise expérience pour le portefeuille compte tenu du prix demandé versus ce qui est livré. Un scotch ordinaire le sera encore plus lorsqu’il aura été payé chèrement.

Patrick 84%
Nez : Caramel, cassonade et biscuits, une pointe très subtile d’herbe. Bouche : Herbes, pomme verte et un peu de caramel et de vanille. Finale : Finale sucrée, d’une longueur moyenne. Balance :Définitivement meilleur que la première bouteille que j’avais goûté de cette édition.

Martin 69.5%
Entre or pâle et ambre, avec une goutte de rosé. Plutôt clair pour son âge. Nez: Orge, pomme verte et vanille. Acétone, savon et menthe avec une pointe d’herbe. Bouche: Peu de corps. Le goût prend du temps à se présenter. Ça commence par les épices, pour ensuite passer par caramel, menthe, chêne, noix et sel en finissant par une forte impression métallique. Finale: Comme un poignée de monnaie dans la bouche. Équilibre: Incroyablement surestimé et surévalué. Chapeau à Johnnie Walker pour avoir trouvé un profil utilisable dans ce malt.

RV 79.9%
Déception en deux temps, d’abord le portefeuille puis les papilles. Foin très ordinaire mais rien d’autre. (bon peut-être que ce n’est pas par le nez qu’elle essaie de charmer). Un peu plus sucrée et peut-être épicé mais pas de manière suffisante pour la certitude (on doit avoir gardé la surprise en finale). Finale dans le même ton, c’est à dire assez ordinaire. Comme achat de barils douteux d’un revendeur peut-être, mais à plus de 100$ trop cher, une honte comme produit phare d’une distillerie.

Cardhu 12 ans – Embouteillage des Années 70

43% alc./vol.

André 81%
Nez abondant de fruits tropicaux, de poires fraiches, d’oranges, jus de citron, raisins verts, pommes poires, miel et vanille. On est propulsé dans la cour d’une maison de campagne au plein de cœur du plus chaud de l’été. La texture est savoureuse, léchée et paisible, rehaussée par des tonalités de gingembre et de poivre survolant un bol de salade de fruits exotiques, de pommes. Le miel se marie avec les notes de caramel, des notes de céréales aussi, avec une bonne dose sucrée, crème anglaise nappé de miel. Légère sensation cireuse en finale de dégustation, comme la cire sur les pommes poires de l’épicerie. Longue et douce finale avec des pointe de coconut, fraiche et principalement sur la salade de fruits et le miel.

Patrick 82%
Un bon whisky, frais et bien construit. Ça ne valait pas la peine d’attendre 50 ans pour ça, mais ça demeure une belle curiosité. Nez : Le parfum est léger, avec du malt, du chêne, un peu de pomme verte et une touche de caramel. Bouche : Du chêne, de l’orge, de la pomme verte et une petite dose sucrée. Globalement, épices, pommes vertes et une touche sucrée. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et sucrée.

Cardhu 14 ans – Special Release 2021

55.5% alc./vol.
Finition en fûts de vin rouge.

Patrick 85%
Très bien comme whisky, mais un rapport qualité/prix douteux si on oublie le beau packaging. Ça revient cher pour un cylindre de carton, aussi bien décoré soit-il. Nez : Arômes sucrés de raisins verts, de litchis, de miel et d’un bouquet de fleurs fraichement coupées. Bouche : Un bel ensemble sucré et fruité, avec une bonne dose de miel, de fleurs, de petits fruits rouges et une pincée de poivre blanc. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, avec du miel et des fruits exotiques.

Cardhu 16 ans – The Hidden Paradise of Black Rock – 2022 Special Release

58% alc./vol.
Jamaican Pot Still Rum Finish

André 88%
Pommes vertes et caramel croquant, crème à la vanille, miel, papaye, bananes, nectarines, cassonade et ananas. Mélange hétéroclite… La bouche est savoureusement sucrée et tropicale; pomme poire, citron, mangue, ananas, sirop de fruits, cassonade… et pincée de cannelle. Bel équilibre et une texture moelleuse, estival et tropical. Finale sur le bois sucré et vanillé, bananes flambées et caramélisées, de belle longueur, épicée et langoureuse.

Patrick 84%
Un whisky qui serait superbe si l’alcool n’était pas aussi agressif. Nez: Un beau parfum présentant des arômes sucrés exotiques, avec de la vanille, des mangues juteuses et de la pomme jaune. Bouche: Intense, boisée et épicée, avec aussi des fruits tropicaux et de discrets agrumes. Finale: D’une belle longueur, marquée par le chêne épicé et les agrumes. 

Cardhu 18 ans

40% alc./vol.

Patrick 86%
Nez : Chaleureux caramel, qui masque légèrement le côté herbeux. Aussi des notes d’orange, cannelle et cognac. Bouche : Caramel chaleureux et quelques fruits mûrs. Finale : Longue et enveloppante. Balance : L’effet qu’on s’attend d’un 18 ans. Très bien balancé et surtout une superbe texture en bouche.

Cardrona – Single Cask 682

68.8% alc./vol.
Whisky de la Nouvelle-Zélande – Âgé en ex-fûts de pinot noir de Felton Road – Distillé le 12 mai 2018, embouteillé le 13 janvier 2026

Patrick 91%
Tout qu’une expérience que ce whisky, avec une intensité et des saveurs qui scorent « 11 sur 10 ». Du gros bonheur en bouteille. Je ne saurai jamais remercier assez mon ami Pierre-Luc qui m’a rapporté cette bouteille en cadeau après avoir visité la distillerie lors de son voyage de noce en Nouvelle-Zélande. Mon chum, tu connais rudement bien mes goûts! Nez : Il m’a fallu perdre mon gros sourire niais au visage avant d’écrire ces lignes! De belles framboises nappées de vanille et de caramel, mais aussi quelques fraises et un ou deux bleuets. L’ensemble est sucré et sent rudement bon. Bouche : Toujours les fruits des champs nappés de caramel et de vanille, mais aussi du beau gros chêne carbonisé, du poivre, du cuir et des épices à steak. Si je sens la force de l’alcool, j’aurais juré que le % était au moins 15% plus bas. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, un peu fruitée et surtout marquée par le bois carbonisé.