Adelphi Glen Elgin 20 ans 1995

51.7% alc./vol.
Cask #3220, 258 bottles.

André 90%
Orge maltée, sirop de poires, salade de fruits, vanille, gaufres couvertes de miel, tarte au citron. Équilibre indéniable, agencement d’odeurs certain. À vue de bouche…lol… ça me rappelle un whisky des Lowlands, surtout de part l’apport des notes herbeuses et des notes de poivre noir broyé; vanille, jus de salade de fruits, poires, miel, sac à tondeuse rempli d’herbe mouillée, poivre moulu, petite morsure d’épice en préparation de la finale, jus d’orange en poudre Tang. Belle finale douce hyper texturée, un peu collante et mielleuse, les oranges sortent du lot avec ferveur. Juicy juicy whisky. Loved it! 2e évaluation (2023): 90% Wow… Fais penser à un sherry old style bien dosé niveau intensité, savoureux. Fruits séchés éventés, sensation vieillotte et poussiéreuse, un peu terreuse même avec les fruits tropicaux comme toile fond. En bouche, des notes de citron dansent avec les fruits secs, fruits rouges, melon au miel, coconut. La texture est superbe, charnue et moelleuse, sans grande intensité du côté saveurs. Ananas, poires, cerises, miel, coconut. Pour la douceur du whisky, le whisky offre une finale appréciable niveau longueur, les fruits demeurent à l’honneur et s’affadissent longuement pendant de nombreuses minutes.

Patrick 90%
Un superbe whisky, ça valait la peine d’attendre 20 ans: Ma seule déception est d’en avoir seulement un tout petit échantillon! Nez : Délicat parfum de poires, de salades de fruits, des pommes et une touche miel. Bouche : Oh, c’est bon ça! De belles poires, du miel, de la salade de fruits, de la vanille et juste une pincée d’épices pour nous rappeler qu’il s’agit d’un scotch. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices du bois et des agrumes.

Adelphi Liddesdale Bunnahabhain 21 ans

46% alc./vol.
Batch 10 – 1011 bouteilles

André 90%
Fruits tropicaux, melon au miel, oranges, ananas, vanille crémeuse. Wow, quelle texture, crémeuse et amoureuse, poires, ananas, oranges, melon au miel, vanille, caramel. Avec le temps des notes de poivre apparaissent et nuancent les notes fruitées on croirait même avoir droit à quelques notes de tourbe terreuse et verdâtre. Finale lente et langoureuse, sirop de fruits, ananas, melon au miel, fruits tropicaux, une touche de cerises noires. Superbe, langoureux et inspirant.

Patrick 87%
Le nez m’a grandement déconcerté, mais une fois en bouche, ça se tasse pour devenir un superbe dram. Nez : Étonnant parfum de sève, d’herbe fraîchement coupée, d’agrumes et de bois frais. Bouche : Un peu de fumée, du chêne brûlé et épicé, des agrumes, une touche de sucre et un peu d’herbe. Finale : D’une longueur moyenne, épicée, boisée et légèrement fumée.

Adelphi Lochside 46 ans 1965 Single Blend

52.3% alc./vol.
Distillé en 1965 et transférés dans le fût numéro de sherry #6778 où il restera pour les 46 prochaines années avant d’être embouteillé par Adelphi en 2011. Embouteillé à la force du fût, ce fût unique a produit seulement 499 bouteilles. Ce single blend est constitué à la fois de « grain whisky» et de « malt whisky » distillé à la même distillerie et mariés dans un fût unique dès la première journée de maturation.

André 94%
À voir la différence de couleur avec le 47 ans, on pourrait penser que celui-ci provient d’un fût de sherry de premier remplissage tellement il est foncé. Vraiment bold au nez avec de la pâte de fruits rouges, les toasts brûlées, le café noir. Bouche de gâteau au fruits avec coulis de chocolat noir, la torréfaction et une texture légèrement cireuse. Finale longue sur ces mêmes notes, l’alcool est présent et s’accompagne bien des notes de toffee brûlé. Inévitablement, le whisky à lequel je n’ai pu manquer de le comparer est le Glendronach 1972 lui aussi évalué récemment, mais force de constater que cet embouteillage est de loin supérieur. De la noblesse liquide, de la candeur alcoolisée. Mémorable !

RV 86%
Les sports extrêmes ne font pas biens à tous. À défaut d’être subtil, il n’est pas gêné du tout : baies diverses, d’éclisses de cèdres, un peu de colle à bois Lepage et du grain de baril à la fois mielleux et juteux. Et pourquoi pas de la confiture de citrouille, alors qu’il gagne à respirer dans le verre. Arrivée un peu bizarre, miel, orange et caramel industriel, mais dans une belle chaleur. Finale dans le blé et la chaleur, la cassonade et beaucoup de houblon. Un peu trop agressif malgré une large palette olfactive, la descente est mouvementée mais j’aime mieux un gros saut que 38 bosses de file.

Patrick 94.5%
Nez: Xérès sucré et chêne. Pointe de vanille. Bouche: Xérès, expresso sucré, rhum, chêne brûlé, cuir et vanille. Enveloppe la bouche de façon… Débile. Finale: Longue et envoutante. Chêne et xérès. Balance: Sublime. C’est un blend ça???

Adelphi Lochside 47 ans 1965 Single Blend

54.6% alc./vol.
Située dans les Highlands, la distillery Lochside a été fondée en 1898 et fût fermée en 1992 puis démolie en 2005. Cet embouteillage de Adelphi a été distillé en 1965 et est livrée ici après un impressif 47 ans de maturation. Cet embouteillage tout particulier est un single cask blend fabriqué à la fois de « grain whisky » et de « malt whisky» distillé à la même distillerie et mariés dans un fût unique dès la première journée de maturation.

André 87%
Il y a quelque chose dans le sherry qui m’accroche, genre poussiéreux humide, mais pas dans le bon sens du terme. Cerises marasquin, bien fruité mais pas mal moins fortement que le même embouteillage de 47 ans, il se révèle lui aussi être un « énorme sherry monster ». Bouche de bonne puissance sur les fruits séchés sur fond asséché. Éclisses de bois et finale plus corsée au niveau textural. Le 46 ans était plus rond en bouche mais on sent aussi que l’on a pas ici affaire à un jeune whisky. Un bloc massif de sherry, moins diversifié que le 46 ans au niveau aromatique.

RV 81.5%
La pédale au plancher (de bois) avant de commencer, les pneus tournent dans le vide. Avant même de le sentir, la couleur semble menaçante, très foncée et à l’apparence pesante. Arrivée très brûlée au nez, les éléments du 46YO mais dominés par le caramel trop foncé et la surpuissance du bois au travers de la cassonade compacte. Arrivée d’abords de miel et de vanille brûlée, puis le grain et la sève de vieux est beaucoup trop forte. Finale de café, de bleuet torréfié et encore une fois de chêne, à l’image de certains rhums foncés. Trop de caoutchouc reste sur le bitume malheureusement.

Patrick 94%
Nez: Xérès, vanille et chêne. Semble si chaleureux. Bouche: Xérès, caramel brûlé, cuir… Et poivre! Rappelle aussi un vieux rhum. Finale: Riche, extrêmement longue et épicée. Balance: Parfaite.

Adelphi Selection Caol Ila 12 ans

58.1% alc./vol.
Distillé en 2003, embouteillé en 2015, 285 bouteilles, chêne espagnol, ex-fûts de xérès.

André 90.5%
Belle tourbe enrobant une poignée de fruits séchés, poivre noir moulu, bacon, suie de cheminée et asphalte chaude tombant de la benne ouverte du camion 10 roues. La bouche étonne par sa douceur et les saveurs sont bien variées et se présentent en montée crescendo. Douces au départ avec la vanille crémeuse et le chocolat noir, puis le poivre moulu et les épices des Caraïbes plus musclées précédent le bitume fraichement passé au rouleau compresseur et le feu de plage mourant dans la brise matinale. Notes ténues de sherry et de fruits secs. On a même droit à quelques soupirs de camphre en finale de bouche qui se mélangent avec la suie de cheminée et la tourbe maritime. Wow, du solide comme présentation.

Patrick 94%
Le meilleur Caol Ila que j’aie jamais goûté, présentant une belle complexité équilibrée à merveille pour permettre à chaque composante de s’exprimer à merveille. Nez : Fumée de tourbe et algues marines, vanille, chêne et quelques succulents fruits. Bouche : Sel intense, tourbe, poivre, épices et puissant chêne avec une touche de vanille. Le tout demeure enveloppé par les algues. Finale : Longue et savoureuse.

Adelphi’s Breath of the Isles 11 ans

58.7% alc./vol.
Distilled 2007, Bottled 2019, 662 bottles.

André 85%
Sel de mer et cassonade, réglisse rouge et cerises, dates, raisins secs, pelures d’oranges, fond de fruits à chair dont la poire, de l’ananas aussi. Beaux sucre naturels tirés des fruits. Après quelques minutes, douces notes de poivre. Le tout s’accompagne de notes de fruits rouges soutenus; cerises, framboises, dates, raisins puis de la savate rouge en bouche, de la cannelle abondante également, pour ensuite livrer des saveurs de melon au miel et de poires. La texture est sublime, presque sirupeuse. Légère touche de soufre bien éphémère. L’alcool se fait par la suite sentir, d’où émerge des soupirs de poivre et de tourbe maritime. Sensation de roche calcaire en finale de bouche, de fruits rouges séchés, de sherry, de tourbe et de sel de mer.

Patrick 94%
Oh que c’est bon! Un extraordinaire mélange de tourbe, de fruits, de sucre et de sel. Que demander de plus? Nez : Au premier abord, du riche xérès qui semble vouloir prendre toute la place, puis j’y retrouve aussi des éclairs au chocolat, du miel et une discrète note maritime. Oh, j’oubliais : il y a aussi une petite dose de fumée de tourbe. Bouche : Du chocolat, rapidement emporté par une vague de fumée de feu de camp. Le tout vient avec un peu de caramel et finit sur une bonne dose de sel. Le tout porté par une belle texture huileuse, et on ne ressent presque pas la force de l’alcool. Finale : D’une belle longueur, fumée, discrètement fruitée et surtout salée.

Martin 90%
Nez: Tourbe et sucre brun, gros sel et cerises noires. Raisins secs, pelure d’orange et sherry bien goulu. Les fruits, le miel, la vanille et une pointe de cannelle complètent l’entrée. Bouche: Chocolat au lait, miel, poivre rose, fumée discrète, xérès et bois poussiéreux. La texture ample porte bien les saveurs. Le degré d’alcool est quant à moi inutilement élevé. Finale: Sherry, bois sec, boucane et poivre, sur une interminable piste de décollage. Équilibre: Un excellent ré-embouteillage highlander, avec ses airs des îles. Les meilleurs gardent leurs origines secrètes… Je vais garder mes jokes de Zelda pour moi.

Aerodrome Distilling 4 ans Straight Bourbon Whiskey Maple Syrup Finish

60% alc./vol.
Mashbill composé de 75% maïs, 21% seigle et 4% d’orge maltée.

André 90%
Certains puristes crieront au sacrilège (j’avoue avoir été suspicieux moi aussi) à la vue d’un bourbon en fût de sirop d’érable mais le résultat est exquis. Le nez s’ouvre sur les fruits rouges intenses, le poivre, la cannelle épicée et le sirop d’érable. L’imposant sirop d’érable adoucit agréablement la volée d’épices et l’alcool puissant, en se mariant aux notes sucrées des céréales de maïs. La texture en bouche est collante et gourmande. Le mariage des fruits rouges épicés, de la cannelle et des différents sucres offrent un rendu agréable et superbement bien équilibré. L’alcool est bien discret sous cet édredon sucré. À l’aération, grosses notes de cerises marasquin, de framboises. Finale sur le sirop d’érable poivré et parfumé de cannelle, de cerises marasquin dans leur jus et de sirop d’érable. Relativement limité côté saveurs mais quel plaisir à boire… ou encore mieux, à déguster nappant un bol de crème glacée à la vanille… Jouissif!

Martin 90%
Nez: Caramel bien chaud, douce vanille, érable et une pointe de maïs sucré. Bouche: Texture dense et chaleureuse, sur la tarte aux pacanes, le sirop d’érable, le chêne toasté et une touche de cannelle. Finale: Longue, épicée, légèrement tannique avec un retour de cassonade dorée. Équilibre: Un bourbon qui flirte vec le corn whisky, mais riche et audacieux, où la finition en bois d’érable ajoute une gourmandise maîtrisée sans masquer la puissance du distillat.

Kim 85%
Nez : Au-delà des arômes traditionnels d’un bourbon, il y a quelque chose de profond et riche, presque terreux et vraiment plaisant. Zeste d’orange confit, l’alcool est très présent, pétrichor, mais pas de sirop d’érable pour le moment. Bouche : Ah, là par contre le sirop s’exprime sans grande subtilité. C’est sucré, presque trop, mais la solide trame d’alcool et de bois vient soutenir tout ce sucre de belle façon. Est-ce que j’en boirais tous les jours? Non, c’est trop sucré. Mais est-ce que je trouve ça bien fait? Tout à fait.

Aerodrome Distilling Single Barrel Straight Bourbon Cask Strength Whiskey 19 ans

56.9% alc./vol.
Bottle #16 of 43. Mashbill compose de 84% corn, 8% rye et 8% Malted Barley, distillé à Cascade Hollows (George Dickels distillery). Maturation en partie au Tennessee et à Corpus Christi au Texas.

André 93%
La peur avec ces vieux bourbons c’est que la longue maturation en fût de chêne prenne le dessus sur toutes les saveurs et arômes. C’est parfois le cas et parfois on a aussi droit a de petites belles hyper bien équilibrées comme c’est le cas ici. Wow, quel nez alléchant, typiquement bourbon dans le style. Cerises marasquin, aspect cireux très puissant, pommes, cannelle cireuse, caramel, oranges sanguines. Mot d’ordre; équilibre et harmonie. La bouche est ronde et grasse, cireuse et souple. Cerises marasquin, oranges sanguines, cannelle, clou de girofle, chocolat noir fourré de caramel. L’alcool est à peine ressenti, hallucinant. Finale de réglisse et de cerises marasquin, de cannelle et de fruits secs, le tout sans se départir de la sensation cireuse agréable. Richesse, équilibre et complexité. Divin.

Patrick 94%
Délicieux ! Un bourbon trèèèès classique mais réussi de façon exceptionnelle. Je suis en amour! Nez : Un superbe parfum débordant du sucre et des petits fruits rouges du bourbon. Alléchant ! Bouche : Oh wow! La cassonade, le miel, les petits fruits rouges et une bonne dose de bois brûlé et épicé. Ça ne semble pas original, mais maudit que c’est bien fait! Finale : D’une superbe longueur, fruitée et pleine de bois brûlé.

Martin 92%
Nez: On commence dans le classique avec cerise noire, caramel chaud, maïs, vanille et chêne. Le degré d’alcool se laisse à peine entrevoir. On en salive déjà un peu. Bouche: Belle texture grasse qui laisse tranquillement les saveurs se développer. Caramel, poivre noir, miel, sucre brun et fruits des champs. Un peu de paille en fin de trajectoire. Finale: Longue, chaude et sèche, sur de belles vagues de bois sec, de vanille, de grain de maïs, d’orange, de caramel et de poivre. Impression de cire à la bouchon de Maker’s. Équilibre:

Aerstone Land Cask 10 ans

40% alc./vol.

André 86%
Pas du tout ce que je m’attendais. Nez fumé et terreux avec des notes rappelant le feu de la St-Jean où l’on brûle des pneus. La bouche est maritime, fumée et salée, relativement basique dans la livraison. Bois vanillé, fumée crasseuse, iode et terre humide. Texture un peu dépouillée laissant la place au chêne épicé, le tout s’accompagnant d’une touche de chocolat au lait. Finale poivrée à la Talisker et salée à la Old Pulteney, de bonne longueur. Étonnant comme whisky, à la croisée de pleins de single malts que l’on aime.

Aerstone Sea Cask 10 ans

40% alc./vol.

André 85%
Nez de biscuits au citron et à l’orange sur fond terreux et vanillé. Après aération, notes herbacées et maltées. Texture impressionnante et soyeuse axée sur la vanille, jumelée d’une touche salée qui rappelle les Scones Écossais. Zeste de citron, oranges, terreau d’empotage et sel de mer. Finale moyenne en longueur, citronnée et maritime; embruns salins, vanille et citron confits. Intéressant sans être d’exception.