Blackadder Peat Reek

46% alc./vol.

André 87%
Cendreux et jus de citron, purée de banane. Plus maritime que « Islayesque ». Belle fraicheur, aéré et oxygéné. Malheureusement, trop diffus en bouche, principalement axé sur les fruits, ensuite balayés par un nuage de tourbe, de sel et de fumée. Ce n’est pas explosif comme mélange mais l’ensemble est bien présenté tout en manquant de punch. La finale est la suite logique de la bouche, sans surprises.

RV 87%
Droit au but. D’accord, de la tourbe. Sans aucune trace de fumée, et à la limite sucrée. L’arrivée est très très tourbée, exactement ce qu’on pouvait retrouver en bouche mais de manière beaucoup plus concentrée. L’aftertaste se dissipe assez rapidement, avec une belle finale de muscade et de citron, en de très belles proportions.

Blackadder Raw Cask Bowmore 17 ans

53.4% alc./vol.
Cask #20199, Distilled October 15th 2002, Bottle #71 of 308 – 53.4%

André 87%
J’étais vendu aux sherry cask pour les whiskies d’Islay mais j’avoues que depuis environ 3 ans, mon amour pour les bourbon cask prend de l’ampleur. Le nez de ce Bowmore pourrait rappeler les éditions Tempest cask strength qui étaient elles aussi des ex-bourbon cask. Le nez est hyper doux comme la sensation que l’on a lorsque l’on touche des galets, avalanche de fruits tropicaux à chair fraiche, mangue, papaye, bananes et ananas, melon au miel. Vachement cochon comme amalgame de saveurs. La bouche est léchée et sensuelle, texture soyeuse qui éclipse le taux d’alcool, les fruits sont plus discrets et la fumée de tourbe plus présente, se terminant pas des notes de cendre refroidie et citronnée. Un peu court en bouche par contre. Un Bowmore en subtilité et délicatesse, un vent des tropiques au sud du cercle polaire.

Patrick 94%
Un whisky tellement superbe, c’est difficile à croire que je ne l’ai pas aimé au premier abord. Peut-être a-t-il respiré un peu depuis et s’est ainsi amélioré? Ou encore je me suis habitué à cette façon déconcertante de nous présenter le whisky de Bowmore? Qu’importe! L’important est qu’il semble meilleur à chaque gorgée que j’en prends! Sublime! Nez : Un puissant mélange de sel et de fumée de tourbe, de l’huile à moteur, du chêne brûlé et une touche de mangue sucrée, mais pas encore tout à fait mûre. Bouche : Oh, dès, la texture du whisky est extraordinaire! Superbement huileuse et onctueuse et porte les saveurs avec une rare intensité. Du sel et encore du sel, puis de la fumée poivrée, de l’huile à moteur et une touche de fruits tropicaux qui apportent un peu de sucre dans le mélange. Finale : D’une superbe longueur et savoureuse, avec du sel, de l’huile à cuisson, un peu de bois brûlé et de cendres.

Martin 93%
Nez: Tourbe florale, mangue séchée, cire chaude et algue marine. Cantaloup, en fin de nez la tourbe devient un peu plus sale, style viande fumée ou même huile à moteur. Une explosion de sensations fortes! Bouche: Huileuse et texturée, sur l’abricot confit, le sel fumé, la cendre du classique feu de plage et un soupçon de tabac à pipe. Chêne, poivre noir et fruits tropicaux. Finale: Longue, chaleureuse, enveloppante, sur le bois toasté, les fruits secs et une pointe médicinale incroyable. Équilibre: Un embouteillage distingué et profond, qui conjugue la finesse de Bowmore et la brutalité du Raw Cask avec brio. À consommer avec modération, en présumant que Modération soit le nom de votre meilleur chum…

Blackadder Raw Cask Bunnahabhain Moine 13 ans 2005

59% alc./vol.
Ex-Bourbon barrel Cask #800017, Distilled 20/12/2005, Bottled 16/10/2019, 214 bottles.

André 88%
Quelle douceur au nez, aucune perception de l’alcool et des saveurs hyper douces. Ananas et miel, vanille, feu de plage, sel de mer, abricots, poires, boisson au citron, cendre froide. La bouche est plus corsée, hyper cendreuse. La tourbe est très présente et se mélange aux fruits jaunes divers dont le citron, les agrumes et les poires, chocolat noir. Aspect maritime très contextuel et un accent minéral un peu brut. La texture est un peu disparate, aucun aspect huileux ou gras, astringence au rendez-vous pour la finale, sur la cendre froide fruitée. Une belle expérience sur une palette aromatique limitée.

Patrick 92%
Le mélange de saveurs « idéal » (fumée de tourbe et xérès), avec une superbe profondeur – dans le style, difficile d’en demander plus. Nez : Ooooh… Mon type de parfum favori! De la fumée de tourbe admirablement croisée avec du succulent xérès sucré, une touche de poivre et de bois brûlé. Bouche : De la fumée de tourbe, du bois brûlé, du poivre et, après quelques secondes, du superbe xérès fruité qui vient enrober le tout. Finale : D’une belle longueur, où la fumée et les épices laissent tranquillement leur place au xérès.

Martin 90%
Nez: Belle fumée ultra-fruitée, chocolat et vanille. Sherry bien goulu, chêne et cuir nappé de caramel. C’est chaud, c’est chaud! Bouche: Belle texture, épices mielleuses et enivrantes. Tourbe hyper cendreuse, le feu de camp de plage typique par excellence. Bois brûlé, délicieux! Finale: Le bois cramé, le poivre et le vin chaud sont à l’honneur, pour une longue envolée et pour notre grand bonheur. Équilibre: Une bête, un breuvage qui n’est pas vraiment pour tous, mais quand on aime, on adore.

Blackadder Raw Cask Lochranza (Arran) 23 ans 1996

52.2% alc./vol.
Sherry Butt Matured Cask #932, Distilled 08/08/1996, Bottled 11/2019, 577 bottles.

André 90%
Framboises tombées dans la terre, cerises, chocolat au lait, mangue, fruits secs. Agréable douceur, rondeur presque noble. En bouche; oranges et cerises, fruits tropicaux, gâteau aux fruits, fruits secs, raisins, chocolat au lait. Texture sirupeuse presque huileuse, avec tout de même un aspect brut un peu costaud. Le sherry est puissant et légèrement astringent en finale avec un feu d’artifice d’épices et de wine gums. À l’aération, les notes de chocolat de précisent.

Patrick 90%
Un superbe whisky savoureux et intense – à l’aveugle, je n’aurais jamais cru qu’il s’agissait d’un Arran, mais ce qui compte, c’est que c’est un excellent whisky. Nez : Un délicieux parfum avec de belles notes de xérès fruité, de caramel, de chocolat et une discrète touche boisée. Bouche : Du beau xérès, du bois brûlé et épicé et un peu de chocolat noir et de vanille. Le tout porté par une superbe texture comme seuls les Raw Casks de Blackadder peuvent offrir. Finale : D’une belle longueur, plutôt sucrée.

Martin 90%
Nez: Fruits rouges, caramel et bois. Un peu de poivre, de boucane subtile et de gazon. Miel et fleurs blanches. Céréales signature d’Arran. Bouche: Belle richesse en bouche, miel, rosée, chêne, raisin et xérès. Chocolat et touche de minéralité. Superbe. Finale: Longue et chaude avec une texture soutenue et des notes de xérès, de bois, de cacao et de vanille. Équilibre: Un super whisky, ces « raw cask » de Blackadder sont tellement explosifs dans leur éventail de saveurs, bouts de bois en prime!

Blackadder Red Snake Raw Cask

60.4% alc./vol.
Cask #RN25, Bottled 02-2017, Bottle # 15 of 275.

André 88%
Certaines ressemblances avec le Glenlivet Nadurra First Fill. Pommes vertes, bananes, poires et ananas, fond d’alcool jeune, crême pâtissière, zeste de citron et abricot. Texture vraiment unique, huileuse et hyper moelleuse, supportant l’alcool de façon magistrale. Bouche sur l’influence du bourbon cask. Sucre en poudre, pommes vertes, abricot et poires, melon au miel, cantaloup. L’alcool passe pratiquement inapperçu. Finale sur les fruits tropicaux, le sucre blanc, accompagné d’une fine effervescence qui rappelle le Cream Soda. Ressemble à un Glenlivet ou un Glengoyne Cask Strength.

Blackadder Red Snake Raw Cask 20PPM

61.1% alc./vol.
Cask ref: Redneck 84, embouteillé en octobre 2019 – 280 bouteilles – La gamme « Raw Cask » de Blackadder consiste en mises en bouteille contenant des fragments de charbon de fût.

André 81%
Le bourbon cask laisse toute la place à la fumée de tourbe et aux influences maritimes. Si le nez est plutôt réservé, la bouche est plus expressive. Le nez présente des flaveurs de fumée de tourbe très saline et sèche, aux accents terreux et organiques, de la vanille intense et du bois de chêne séché. La bouche est musclée et sèche, fumée de tourbe parfumée à la vanille, bois calciné, tarte aux pommes, grosses notes saline, miel, vanille, poivre moulu. Aux gorgées suivantes, notes d’eucalyptus presque mentholées, d’oranges. La finale est peut-être longue, mais hyper sèche, méga poivrée avec un alcool agressif et aucunement subtile. C’est bien mais c’est brut, ça manque de raffinement et de complexité.

Patrick 91%
J’ai trouvé cette bouteille qui amassait la poussière dans un liquor store de Calgary… Honnêtement, j’ai hésité à l’acheter, mais trois jours plus tard (avec l’aide de Louis), il n’en restait plus une goutte! Bref, du bonheur liquide qui se boit particulièrement bien à l’extérieur en janvier les soirs de chinook en Alberta (désolé d’être spécifique ainsi, mais trois jours, ça passe vite!). Nez : Délicieuse fumée de tourbe maritime d’une intensité bien mesurée, avec une touche d’agrumes et du chêne sec. Le parfum est simple et rudement efficace. Bouche : Portée par l’incomparable texture en bouche typique des Blackadder Raw Casks, la fumée de tourbe bien salée s’exprime avec brio. Le tout est complété par des agrumes, une subtile note de vanille et du chêne. Le taux d’alcool semble au moins 10% plus faible, bref, loin du 61%, ce qui est bien agréable. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur la fumée et surtout le sel.

Bladnoch 10 ans

46.7% alc./vol.

André 84%
Fruits à chair, agrumes, ananas, poires, melon au miel, miel, vanille, une touche herbeuse. Très simple, bien construit mais hyper simple. Avec un taux d’alcool de près de 48%, je m’attendais à quelque chose de plus franc que le rendu très lisse qui est livré. Alternant entre le miel et la vanille, les fruits tropicaux et les notes de jus de citron, crème pâtissière. On a un amalgame de poires, d’oranges, d’ananas ainsi qu’une touche de coconut et d’herbe mouillée aussi. La finale est courte, une pincée de gingembre et des fruits à chair sur une conclusion de bois séché et vanillé.

Patrick 87%
Un whisky qui m’a laissé sur mon appétit la première fois que j’y ai goûté. Mais à chaque fois que j’y reviens, il semble s’améliorer. Un whisky avec lequel il faut être patient. Nez : Un beau parfum d’agrumes recouverts de sucre blanc et de gelée aux pommes. Bouche : Sucré, avec des pommes, du caramel, des épices discrètes et quelques agrumes. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices, du gingembre en particulier.

Martin 81%
Nez: Agrumes, prosciutto tranché mince, miel, poires et sucre blanc granulé. Mijoté de pommes et de caramel, touche de bois sec. Bouche: Sucre blanc, pommes et poires, quelques agrumes, touche de gingembre frais. Herbe séchée et bois grillé. Finale: Épicée comme il le faut, mais la longueur nous laisse sur notre appétit. Retour du bois et du gingembre, avec quelques notes d’agrumes. Équilibre: Pas méchant, mais il y a qui plane au-dessus de tout une sorte de céréale un peu pourrie que justement pourrit tout autant le reste de l’expérience. Je ne sais pas, c’est peut-être juste moi qui accroche.

Blair Athol 23 ans 1993

58.4% alc./vol.
2017 Limited Release, Bottle #5332 of 5514. Ce single malt embouteillé au degré naturel en édition limitée, est présent pour la première fois dans la collection Special Release. Issu de la méconnue distillerie Blair Athol située à Pitlochry, Perthshire, cet embouteillage est le premier Blair Athol depuis 2003. Il a vieilli depuis 1993 en ex-fûts de Xérès, assemblés à partir de chêne européen. Seulement 5.514 flacons numérotés individuellement pour le monde entier. Ce whisky fait partie de l’édition 2017 des Special Releases de Diageo, une collection qui permet de découvrir des whiskies rares ou atypiques en provenance des meilleures distilleries d’Écosse, dont certaines sont aujourd’hui fermées.

André 91%
Cerises noires, grosses épices du gâteau aux épices, chocolat noir, oranges, raisins secs, sensation presque tannique, prunes et oranges. Belle courbe aromatique en bouche, plénitude des saveurs, intenses et qui sont certaines dans leur approche; prunes, raisins secs, cerises noires, tannins du vin rouge, gâteau aux épices, oranges. Texture vraiment superbe, collante et amoureuse menant à une finale sur les cerises noires épicées et les prunes, la pâte de fruits. Superbe whisky, une célébration du sherry cask. Divin!

Patrick 90%
De loin le meilleur Blair Athol que je n’aie jamais eu, superbement construit et totalement satisfaisant. Wow, ils avaient caché le bon stock! Nez : Parfum marqué par un vieux xérès, avec du chocolat noir, des fruits mûrs et une vanille subtile. Bouche : Wow, du vieux xérès sur du vieux chêne, avec des épices intenses, des noix et du gâteau aux fruits. Finale : D’une superbe longueur, marquée par les fruits mûrs et du caramel légèrement cramé.

Blanton’s Original Single Barrel

45% alc./vol.
Dumped 13-1-2021, Warehouse H.

André 84%
Cassonade, pelures de pommes, cerises, cannelle, miel et bois toasté. La bouche est poivrée et remplie de cannelle, pommes rouges et cerises, caramel, oranges sanguines. Éventail de saveurs limitées. Texture très maigre, presque qu’aucuns éléments gras. Finale moyenne longue sur les fruits rouges et la cannelle poivrée. Encore une fois j’ai bien de la difficulté à comprendre le hype relié à ce bourbon.

Blanton’s Single Barrel #293

46.5%% alc./vol.
Embouteillé le 2 février 2007 , fût #293. 1984 est une date charnière dans l’histoire du whiskey américain. En effet, cette année-là , le premier single barrel bourbon voyait le jour.

André 79%
Bois & chêne. Vanille très futile accompagnée de sucre brun. Vivifiant et nerveux en bouche, probablement dû au taux d’alcool et au fait que c’est un Bourbon relativement sec. Irrigue le corps comme si nous étions la proie d’une soudaine crue des eaux. à l’image du cheval ornant son bouchon si représentatif, une fois en bouche c’est une course effrénée, sans surprise et sans particularité, jusqu’à la fin.

Patrick 87%
Nez riche, fruité, sucré et juste assez épicé pour nous donner envie d’en savoir plus. Non seulement le nez était excellent, mais le goût semble le surpasser, en particulier grâce à une avalanche de fruits emportés par un glissement de terrain de caramel. A peine se remet-on de cette commotion de saveurs qu’une vague d’épices vient submerger nos pailles gustatives qui avaient survécues…

RV 86%
Le nez bien bas dans la poussière et les fruits sauvages tel que ceux des basses branches du sorbier. L’arrivée est bien fruitée et épicée, mélangé au bizarre mais intéressant gingembre du Buffalo Trace. En finale, le seigle prend un peu plus sa place sans estomper les autres grains et la cire de chandelle typique des bourbons. Juste assez racé et très typique, et l’alcool ne se sent pas vraiment. Un point en plus pour la bouteille et le bouchon venant en 10 versions différentes. Vraiment pas honteux.