Old Particular Bowmore 10 ans

48.4% alc./vol.
Distilled 03/2014, Bottled 04/2024 from Refill Barrel #DL18875, 288 bottles.

André 89%
Des fois, tu as juste envie d’un bon whisky tourbé simple mais bien conçu. Et bien voilà! Fumée de tourbe relativement clean, maritime et iodée, zeste de citron, crème à la vanille et bois de chêne caramélisé. La bouche est minérale et maritime, la texture huileuse, fort agréable. Vanille, miel, citron, iode, poussière de pierre et fruits tropicaux parfumés de fumée de tourbe cendreuse. Finale moyenne en longueur, représentative du style et de la provenance de la distillerie. Je dirais que cela peut rappeler les Bowmore Tempest. Encore une fois, heureux de voir que les embouteilleurs indépendants sauvent quelques fûts qui ne seront pas massacrés avec des embouteillages officiels de la distillerie de qualité douteuse.

Old Particular Bunnahabhain 12 ans

48.4% alc./vol.
Refill Hogshead cask #DL12545, Distilled October 2005, Bottled May 2018, 355 bottles.

André 80%
Retour aux origines avec ces notes herbeuses verdâtres et cette touche terreuse un peu bizarre. Dans l’ensemble, le nez est relativement discret et demandera du temps avant de se livrer, mais demeure principalement axé sur des notes de céréales séchées et de vanille, banana split, citron pressé. La bouche possède beaucoup plus de caractère; envolée poivrée intense, un brin de tourbe assaisonnée d’herbe verte mouillée et de tourbe iodée terreuse, vanille, mélange de cannelle et de clou de girofle, poivre broyé. Malheureusement, cet amalgame de saveurs est désordonné et difficile à suivre. La texture est agréable mais manque amèrement de profondeur et de nuances. Finale monopolisée par les épices de tout acabit, sans nuances et rectiligne. Décevant compte tenu de la capacité et de la complexité que l’on connait de la part de Bunnahabhain.

Old Particular Bunnahabhain 16 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en avril 1998, embouteillé en août 2014, Refill Hogshead cask DL10433, 339 bouteilles.

André 86%
Nez un peu terreux, banana split nappé de miel et de yaourt à la vanille. En respirant, le whisky dégagera des saveurs qui rappellent sa provenance ; poivre moulu, sel marin, un brin de tourbe terreuse et une sensation huileuse qui s’exprimera autant au nez qu’en bouche. Suivront les saveurs d’agrumes et de citrons, de poires en canne trempant dans son jus ainsi qu’une pincée d’épices et une fine vague alcoolisée. On retrace aussi l’empreinte distinctive de la distillerie avec quelques saveurs herbeuses et verdâtres, de la première couche supérieure de tourbe contenant l’herbe mouillée des tourbières. La finale est moyennement longue, mélangée d’épices et de saveurs extraites du bourbon cask. Bunnahabhain est parfois difficile à sizer mais cette version exprime bien le potentiel qu’a cette distillerie souvent oubliée dans la section Islay. Pourtant, ça en fait un si bon whisky d’approche aux plus costauds Ardbeg, Laphraoig et Caol Ila. 2e tasting: Sorbet au citron, compote de poires, mangue et melon au miel. On perçoit un peu l’alcool en retrait. Bouche plus franche, bananes, poires, mangue et citron, le tout accompagné d’une légère pointe verdâtre et épicée. Texture ok sans plus, belle onctuosité presque crémeuse apportée par les tonalités de vanille. Finale épicée à saveur de cannelle de bonne longueur, très franche.

Patrick 86%
Un bon whisky de dégustation. Si vous prenez votre temps pour l’apprécier, vous ne serez pas déçus. Nez : Malt, vanille et banane. Relativement léger comme nez, et peu appétissant. Bouche : Beau sucre chaleureux, quelques fruits subtils, miel poivré et douce sauce Tabasco. Finale : Longue et savoureuse. Un whisky qui commence tout en douceur et qui finit avec une belle intensité.

Martin 89%
Assez pâle pour un Bunna. Nez: Poivre, terre et miel. La tourbe se fait ultra-discrète pour laisser place au citron et à la brioche à la cannelle Ikea. Bouche: Toujours le miel, avec une touche de vanille, de citron, d’épices et de sel marin. Généreusement poivré, mais délicieux. Finale: Moyennement longue mais agréable, sur de belles notes aigre-douces. Équilibre: Encore cher à mon goüt, mais dans sa catégorie on peut dire que c’est un bon rapport qualité-prix.

Old Particular Bunnahabhain 20 ans

48.2% alc./vol.
Distillé en novembre 1992 et embouteillé en septembre 2013, single cask, 194 bouteilles.

André 88%
Nez porté sur les céréales maltées et au miel et la vanille, léger accent maritime frais, texture huile au nez tant qu’en bouche avec fortes épices en toute finale de bouche. Les notes fumées et citrique surprennent agréablement ce qui met la table pour la finale relevée d’épices et mélangé de vanille et de sucre à glacer. Sans être le whisky qui jettera le dégustateur sur le cul, ce whisky démontre un affront et une présentation fort attirante, la texture est la pierre angulaire de sa qualité malgré sa palette de saveur un peu limitée.

Patrick 85%
Nez : Essence (genre Petro-Canada) qui se dissipe rapidement pour laisser place à un soupçon de tourbe, agrumes, vanille et un peu d’orge. Bouche : Complexe… En arrivée, l’essence, puis la vanille et le chêne. L’essence finit pat disparaître pour laisser un mélange fruité/fumé/salé. Finale : Sel, espresso, épices et chocolat noir. Balance : Extrêmement complexe, mais tire un peu n’importe où.

Old Particular Craigellachie 10 ans

48.4% alc./vol.
Refill Hogshead #DL12542, Distilled January 2008, Bottled May 2018, 353 bottles

André 82%
Bois de chêne vert, céréales maltées, herbe, vanille, bananes vertes. Y’a quelque chose de pas trop palpitant dans ce nez parsemé de saveurs verdâtres. Heureusement, la bouche offre plus de challenge; agrumes, bananes et ananas, vanille et miel, fraicheur citronnée, céréales séchées. Le point fort de ce whisky est la texture grasse et ample qui nappe bien la bouche. Finale légèrement épicée avec un retour sur les saveurs verdâtres, les agrumes et la vanille hyper crémeuse.

Old Particular Craigellachie 18 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en novembre 1995, embouteillé en août 2014 depuis le fût de xérès #DL10419, 252 bouteilles.

André 89.5%
Un Speysider sherry Classique, élégant et généreux. Nez fruité du sherry traditionnel; raisins secs, dattes, gâteau aux fruits. En bouche, wine gums, saveurs de liqueurs de fruits, sherry puissant, presque liquoreux, légère astringence provenant du boisé du fût, clou de girofle, cannelle, mais qui passent très bien dans l’avalanche de sherry et de fruits secs. Je dirais que ce whisky me rappelle certaines vieilles éditions de Macalan Cask Strength. Hyper texture en bouche, j’adore, surtout avec sa sensation légèrement tannique laissée comme certains vins rouges vieillis en tonneau de chêne. La finale est moyenne-longue, très fruitée, peut-être un peu trop prévisible mais intéressante au niveau de l’intensité et de la texture. Pas le whisky le plus énigmatique que vous aurez la chance de croiser mais une qualité de présentation irréprochable, le style sherry sans être poussé à l’extrême, réflexion du style juste et sans trop d’artifices.

Patrick 91%
Craigellachie est probablement l’une des distilleries les plus sous-estimées de l’Écosse, et en voici d’ailleurs une nouvelle preuve. Nez : Cassonade intense et fruitée, avec des abricots, du gingembre et quelques noix. Bouche : Délicieux! Xérès, épices, cannelle et quelques notes de chêne vanillé. Finale : Longue et savoureuse, dominée par les fruits.

Martin 90%
Beau doré alléchant. Nez: Douces effluves de xérès. Raisins, dattes et muscade. Pour ce nez très adouci et timide, on doit s’armer de patience. Bouche: Sucre d’orge, poivre, vanille et miel se transforment vite en raisins, pruneaux et poivre de cayenne. L’astringence du sherry fait surface. Finale: Fût de xérès en feu. Cannelle, muscade, gingembre, raisins, tabac à pipe. Équilibre: Je dirais normalement légèrement hors de prix, mais dans ce cas-ci, c’est un sherry bomb comme j’en ai rarement vu.

Old Particular Dalmore 17 ans

55.5% alc./vol.
Distillé en mai 1997, embouteillé en août 2014 depuis le fût #DL10247 Refill Hogshead, 237 bouteilles.

André 83%
Hors norme pour un Dalmore; tarte au citron, meringue flambée, toffee, vanille, petits fruits sauvages discrets. La bouche est soutenue, bien alcoolisée. Encore ces saveurs de citron et meringue, beaucoup d’influences du fût de chêne, la vanille est veloutée et crémeuse, le caramel agréable, ce qui cache bien les fortes épices. La finale est portée par les épices et les saveurs du bois de chêne, lit de saveurs citronnées et baffe d’alcool. Ce whisky offre une belle alternative au sherry opulent de habituellement préconisé par Richard Paterson, ce whisky riche à l’extrême, qui ne plait pas à tous. On a droit ici à une version plus posée et réfléchie, moins tape-à-l’œil qui revient peut-être même aux racines de la distillerie.

Patrick 80%
Je ne suis pas un fan de Dalmore (à cause de leur style « vendeur de parfums cheaps ») et ce whisky me conforte dans cette voie. Je ne comprends pas qu’on ait fait un single cask avec ce whisky, on aurait plutôt gagner à le noyer dans un blend quelconque. Nez : Agrumes, fudge, vanille et sciures de bois. Bouche : Belles épices boisés, citron et une touche de poivre. Finale : Belle finale sèche et épicée, avec une bonne dose d’agrumes.

Old Particular Glenburgie 21 ans

51.5% alc./vol.
Sherry Butt #DL12572, Distilled June 1997, Bottled June 2018, 607 bottles

André 83%
Framboises, cerises, abricot, poires et sirop de poires, miel. Très attrayant ce nez fruité à la douce texture invitante. L’apport du sherry cask est discrète, mais les fruits rouges sechés définitivement présents en bouche; tarte aux pommes, framboises, sirop de salade de fruits, notes de fumée distantes et de warehouse au sol de terre humide, miel, sirop de poires, vanille onctueuse. Finale un peu courte sur l’astringence du bois de chêne sec et la vanille.

Patrick 82%
Un whisky intense, mais dont la balance n’est pas extraordinaire. Nez : Céréales humides, un peu de bois frais et des herbes. Bouche : Du bois brûlé, des herbes. Intense. Finale : D’une belle longueur, marqué par le bois brûlé.

Martin 89.5%
Nez: Pommes vertes cuites, vanille et crème. Raisins rouges, dattes et pruneaux. Chêne vineux et muscade. Orange et cacao. Bouche: Raisins secs et épices, pommes et oranges, épices chaudes et toffee. Tabac et café latte. Finale: Superbe rétro-olfaction. Orge, fumée, caramel, épices et chocolat noir. Équilibre: Un excellent single cask, mais comme bien des single casks agés, surtout provenant d’embouteilleurs indépendants, un tantinet hors de ma fourchette de prix.

Old Particular Glenlivet 18 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en septembre 1995 et embouteillé en septembre 2013, single cask.

André 88%
Déjà, de me faire aimer le nez d’un Glenlivet est en soit un tour de force… Ça s’annonce bien ! Hyper frais et fruité avec background d’épices, miel et carré de toffee de mon enfance, xérès, gâteau aux fruits frais, fruits secs. Superbe texture en bouche, les fruits, encore et encore, le miel et le xérès en osmose, sherry d’ailleurs un peu vieux et poussiéreux, ça m’a fait penser aux anciens livres sur les étagères de bibliothèques. Aucune trace des saveurs herbeuses que je déteste tant chez Glenlivet, beaucoup de dérivés du fût, porté sur le sucre et le fruité du xérès. Finale de bonne longueur mais qui n’apporte rien de plus que le nez et la bouche.

Patrick 85%
Nez :Curry, xérès et fruits mûrs. Bouche : Sensation intense et chaleureuse, particulièrement portées vers les fruits mûrs. Aussi, de belles notées épicées, de chêne et de miel. L’ensemble offre une belle texture huileuse. Finale : Épicée et… poussiéreuse. Balance : Belle intensité, bel équilibre, mais rien d’exceptionnel.

Old Particular Glenrothes 16 ans

56.4% alc./vol.
Distillé en octobre 1997, embouteillé en août 2014 depuis le fût #DL104587 Refill Hogshead, 277 bouteilles.

André 85%
Superbe texture en bouche, liquide mais concentré, huileux à souhait, débutant par une vague massive de fruits rouges, les raisins secs, les bananes, suivi pas d’étonnantes épices et de poivre. La bouche est bien soutenue, fruitée à souhait, raisins secs, mélange de bananes en purée et pomme poire, melon au miel, se stabilisant dans des draps de sherry bien campés. La finale est peu off-key mais l’ensemble de saveurs est agréable et se marie bien ensemble. Un Glenrothes agréable mais qui démontre bien l’ambivalence que peut démontrer cette distillerie dans ses embouteillages. J’aimes les saveurs et arômes variés, la texture amoureuse et la quiétude des saveurs fruitées (malgré le léger off-key de la finale).

Patrick 82%
Un whisky qui s’annonce bien au nez et à l’arrivée en bouche, mais dont l’expérience se gâte rapidement. Dommage, c’était bien parti. Je ne comprends pas l’idée de mettre en vente un tes single cask (et ce, à un prix si élevé !) pour une qualité qui est somme toute, bien moyenne. Définitivement, il y a des acheteurs à la SAQ qui ne font pas leur job quand on pense à tous les produits extraordinaires qu’ils ne considèrent pas assez bien pour les québécois. Nez : Savoureux et riche parfum, avec du caramel, des raisins secs, de petits fruits rouges et une bonne dose de vanille. Bouche : Très fruité, avec de beaux raisins secs, du caramel, une bonne dose d’épices, un peu de pommes vertes et du sucre d’orge. Finale : D’une belle longueur, épicée, avec des notes de cassonade… Et un je-ne sais-quoi de mal balancé. Dommage.