Old Particular Aberlour 21 ans

51.5% alc./vol.
Distillé en septembre 1992, embouteillé en août 2014 depuis le fût DL10436, 331 bouteilles.

André 89.5%
Super frais au nez et très différent des Aberlour habituels tant à l’œil qu’au nez. La couleur se rapproche beaucoup plus du bourbon cask que du sherry cask. Au nez, le whisky est savoureusement épicé, offrant gingembre et cannelle, les poires poêlées, le toffee caramélisé mélangé de notes de vanille et de miel. En bouche, le whisky est plus vert, à la limite herbeux, la pomme verte et les agrumes, les poires, le chocolat et les épices qui se dissolvent lentement, les fruits secs et la pâte de fruits. Finale moyenne-longue, mélangée de fruits secs et d’agrumes, de toffee et de chocolat, d’épices. Un bel équilibre entre certaines saveurs opposées, maitrise du taux d’alcool, agréable texture en bouche et éventail de saveurs un peu hors-norme pour un Aberlour.

Patrick 79%
Presque bon… Presque! Tant pis… Nez : Beaux fruits rouges frais et sucrés, ainsi que des notes de céréales passées date. Bouche : Délicieuse et chaleureuse arrivée en bouche, présentant des poires, du miel mais aussi malheureusement la sensation de céréales passées date. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur un mélange de bois, de poivre et de céréales passées date.

Martin 86.5%
Une autre teinte chardonnay. Nez: Sucré et fruité, fleurs et vanille, explosion de couleurs, retour des fruits. Intrigant. Bouche: Arrivée en bouche mielleuse. Un peu de cannelle et de bois, belles épices, le cask strength n’est pas trop imposant. Raisins et vanille avec une touche de cacao. Finale: Longue et épicée sur de belles notes de poivre, de chocolat et de cannelle. Équilibre: Excellent, mais comme bien des cask strengths agés d’embouteilleurs indépendants, là où le bat blesse, c’est le prix demandé.

Old Particular Allt-A-Bhainne 21 ans

51.5% alc./vol.
Distillé en septembre 1992 et embouteillé en septembre 2013, single cask #DL10035, 332 bouteilles.

André 83%
Nez vanillé, orge maltée, citrussy, sucre à glacer, quelques épices. Frais et estival. La bouche est beaucoup plus épicée et poivrée, sans délaisser les saveurs sucrées du nez, la vanille et le sucre encore. Avec le temps, quelques fruits rouges et de la cannelle. C’est un whisky qui demeure personnellement difficile à évaluer, je suis d’avis que la trame des saveurs est déséquilibrée et le fil et l’agencement des saveurs difficile à suivre. Oranges et agrumes maintenant après 15 minutes dans le verre. Manque d’harmonie peut-être… La finale est bien épicée, pointue et poivrée. Un malt d’ambivalence et de contrastes prononcés.

Patrick 91%
Nez : Extrêmement sucré (sucre blanc) et fruité, avec une pointe d’orge. Bouche : Enveloppe très bien la bouche, comme un sirop. Très fruité, avec des notes épicées et poivrées. Finale : D’une longueur moyenne et toujours très sucrée. Balance : Agréable et facile à boire, mais tout de même d’une complexité exemplaire.

Old Particular Ardbeg 21 ans

48.6% alc./vol.
Distillé en octobre 1992, embouteillé en octobre 2013, 232 bouteilles, fût #10065.

André 94%
Typiquement tourbé, huileux et crasseux, ça sent les copeaux de charcoal qui brûlent dans un feu de plage mal éteint. Huileux et crasseux mais avec de la classe… La tourbe est puissante malgré son âge, la fumée de feu de tourbe, le poisson séché, le sel de mer porté par des embruns maritimes. En bouche, la tourbe est encore plus forte qu’au nez, ne niant pas ses origines, la texture hallucinante, huileuse avant le déferlement de chocolat noir et de mouture de café expresso saupoudré de poivre noir. Finale looooongue et tourbée, très fumée, texture encore huileuse, huile de poisson peut-être, agrumes citronnés, l’alcool est exact et approprié. Je suis conquis!

Patrick 94.5%
Un dram exceptionnel provenant d’une époque révolue. Intense, complexe, émouvant. Nez : La tourbe poisseuse des anciens Ardbeg avec de puissantes notes d’huile à moteur. Bouche : Texture très huileuse, tourbe crasseuse, suie, copeaux de bois, poivre, épices. Finale : Longue et crasseuse, comme on l’aime. Rock and roll!!

Old Particular Ardmore 15 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en mai 2000, embouteillé en mai 2015 depuis le fût #10787, 234 bouteilles.

André 86%
Nez doux et calme, très aromatique et non pas caché par de la fumée de tourbe pas subtile. Vanille crémeuse, petites vagues de citron et d’agrumes, douce tourbe calme mielleuse. Le nez développera avec plus d’avidité les notes de tourbe qui sont plus soutenues et qui s’accompagnent aussi d’épices en fond de bouche. Le côté citron-agrume est toujours présent et se mélange superbement aux saveurs de miel et de vanille. La tourbe est contrôlée, présente mais ne monopolise pas la bouche. Certaines saveurs rappellent le fût neuf. La texture est grasse et colle partout en bouche, ce qui est bien vu la délicatesse de la majorité des saveurs. La finale quant à elle est orientée sur le citron et les agrumes que balaiera la montée des saveurs de tourbe douce et distinguée. Un bel embouteillage, avec moins de punch qu’on aurait pu si attendre, mais pour les amateurs de tourbe, un must sur le chemin de l’exploration des saveurs.

Martin 87.5%
Nez: Légère tourbe qui mène à un bouquet de vanille, d’agrumes et de bois sec. Prend peu de risques, mais demeure agréable. Bouche: Vanille et miel, un petit peu de citron, un peu plus de tourbe. Plutôt bien maîtrisé. Finale: Ici la tourbe prend bien de la place, mais c’est une place qui lui revient, bien supportée par citron, chêne et vanille. Équilibre: Je ne recommande pas toujours des embouteilleurs indépendants, mais ici Douglas Laing a créé un grand succès.

Old Particular Arran 21 ans

52% alc./vol.
Distilled July 1996, Bottled February 2018 from Refill Barrel #DL12357, 544 bottles

André 89%
Wow… quel nez! La douceur même; céréales séchées au miel, crème à la vanille, marshmallow, tarte au citron, touche d’herbe verte et séchée. Beau nez aérien qui inspire les grands espaces et l’air frais. Première gorgée et définitivement le sorbet au citron. La bouche offre une effervescence intrigante; tarte au citron, céréales moulues, miel, crème Chantilly. L’apport d’épices et d’influences du bois de chêne me surprend un peu. Deuxième gorgée et wow, beaucoup plus doux, plus équilibré dans un sens aussi dans le rendu général de chacune des saveurs. Au gorgées subséquentes, notes de coconut et de bananes nappées d’un coulis de caramel salé et de marshmallow. Finale célébrant le retour des épices et des tonalités de bois de chêne, plus musclée aussi. Un bel embouteillage single cask où l’on devine l’épine dorsale de la distillerie. Les fans de la distillerie de seront pas déçus.

Patrick 88%
Pour les amateurs de la distillerie Arran, c’est votre whisky préféré avec une grooooosse dose de bois brûlé. Nez : Vanille, miel, caramel salé avec du beurre sur des toasts un peu brûlées. Bouche : Caramel salé, orge, agrumes et une bonne dose de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, avec des épices, une touche de sel et du chêne et encore du chêne.

Old Particular Auchentoshan 16 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en novembre 1997, embouteillé en août 2014 à partir du fût DL10453, 303 bouteilles.

André 87%
Céréales au citron, cosses d’oranges. Très porté sur les céréales maltées et le fût presque neuf, la vanille crémeuse saupoudrée d’épices. Le whisky offre une belle prestance en bouche, l’alcool est bien dosé, la texture huileuse et langoureuse. Les oranges et le xérès, le gâteau aux fruits, le chocolat noir. Un brin de sécheresse en finale, jumelé aux épices. Le whisky est un peu plus agressif. Belle longueur, bien que calme et posée comme les vallons des Lowlands. J’adore la présentation que Douglas Laing a pu faire d’un whisky que l’on écarte souvent de nos choix d’achats. Belle pléiade de saveurs, taux d’alcool approprié, single cask de surcroit. Cet embouteillage surclasse bien des produits officiels de la distillerie.

Patrick 89%
Le meilleur Auchentoshan que j’aie bu depuis longtemps! La preuve que cette distillerie peut produire de très bons whiskys, en autant que les comptables ne forcent pas les opérations à couper dans la qualité. Nez : Gâteau à l’orange, avec un peu de chêne et du chocolat. Bouche : Épices, bois, fruits mûrs, gingembre et chocolat subtil. Finale : Orange et biscuit.

Martin 85%
Jaune serin franc. Nez: Orge, citron et vanille. Pointe de minéralité plutôt évidente, mais je suis heureux de ne pas retrouver ici la classique sueur de pocheton des Lowlands. Un peu de craie, un peu d’épices. Bouche: Très doux et sucré, miel et citron, vanille et épices. Pamplemousse rose, céréales et chêne. Finale: Longue et agréable, quelque peu raffinée. La vanille et les épices persistent, accompagnées d’un petit côté minéral et poivré. Équilibre: Un cask que Toshan auraient dû garder pour eux. Bon taux d’alcool, belle progression, sans toutefois faire preuve de grande audacité ou complexité.

Old Particular Auchentoshan 21 ans

51.5% alc./vol.
Distilled October 1996, Bottled May 2018 from Refill Hogshead #DL12591, 191 bottles

André 79%
Douglas Laing sait nous étonner et nous livrer des pépites d’embouteillages venant de distilleries que l’on hésite à essayer (ou réessayer). Alors je me laisse porter par mes sens et laisse mes idées préconçues pour évaluer cet embouteillage de cette distillerie dont je ne suis pas un fan inconditionnel. Tarte au citron et meringue, oranges, vanille crémeuse, herbe verte coupée et céréales au miel. La bouche est plus aiguisée et les notes de bois vert fraichement coupé et de sac de tondeuse remplie d’herbe mouillée coupée sont plus présentes. On a encore cette livraison de tarte au citron et meringue, poires, miel, mais même les notes de vanille sont écrasées par des saveurs qui rappellent le virgin oak, le bois sec maintenant mais aussi des saveurs verdâtres qui rappellent presque les bonbons mentholés. Après avoir passé près de 30 minutes dans le verre, le whisky est plus équilibré et rond mais ne s’est pas débarassé des odeurs de bois et d’herbe verdâtres. La finale est épicée et sèche, un peu franche aussi. Habitué à la douceur caractéristique de la distillerie, cet opus tranche de la ligne directrice de la maison. L’expérience est intéressante mais le rendu discutable.

Patrick 77%
21 ans pour ça?! J’ai goûté des whiskys de six mois plus impressionnants! Je ne comprends pas pourquoi on a pas fait l’effort de le transférer dans un autre fût pour lui donner un coup de pouce. Nez : Arômes de gazon et de céréales sucrées. Bouche : Une bonne dose de bois sec et épicé, avec une touche de marmelade aux oranges. Finale : D’une belle longueur avec des épices et une touche d’orge.

Old Particular Ben Nevis 12 ans

48.4% alc./vol.
Distilled 2006, bottled 2018, 399 bottles

André 79%
Ouch… Quel nez boring. Un fût épuisé un trop grand nombre d’utilisation ou simplement de mauvaise qualité. Orge mouillée, bois verdâtre et essence de bois, alcool bon marché, herbe mouillée, coconut. La bouche est plus nuancée. Sucre à glacer, gâteau blanc et pétales de coconut séchées, noix de macadam. L’apport de sucre arrondit beaucoup les notes d’alcool humées, la texture est agréable, même si les notes de bois vert et d’herbe reprennent toujours l’avant-plan. Finale légèrement épicée, courte. Ok, next.

Patrick 91%
Un superbe whisky, riche, complexe et d’une intensité parfaite. Wow. J’adore. Nez : Oh que ça sent bon! Un parfum unique et difficile à décrire, avec de l’herbe, des céréales, des toasts beurrées généreusement et du bois. Bouche : De la terre sèche, du bois tout aussi sec, de la noix de coco et je ne sais quoi de maritime. Finale : D’une belle longueur, boisée et salée.

Old Particular Ben Nevis 17 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en mars 1996 et embouteillé en septembre 2013, single cask, 324 bouteilles.

André 89%
Full vanilla power… Banana split, crème Française nappant les oranges. Un peu unidimentionnel et plus en variantes qu’en diversité. En bouche; le marshmallow, le coconut, beaucoup de dérivés du fût de bourbon avec un fond fruité inconnu du nez. Encore une fois, la texture est huileuse est vraiment agréable, les épices émergent en crescendo puis le whisky revient de nouveau sur la vanille et le léger toffee mielleux. Bonne longueur de finale, portée sur les épices et le bois sec mais finement adouci par les notes sucrées de vanille, de miel et de toffee. Un whisky dessert appétissant et invitant, de conception juste, courbes féminines et caractère affirmé. On redécouvre la distillerie sous un autre jour.

Patrick 91%
Nez : Vanille, bananes et fruits mûrs. Bouche : Sensation très crémeuse. Sucré, épicé et crème soda. Finale : Longue et « cireuse ». Balance : La texture en bouche de ce whisky est incroyable. Wow!

Old Particular Big Peat 15 ans Single Cask Refill Sherry Butt #DL15586

48.4% alc./vol.
Distillé en octobre 2006, embouteillé en février 2022 – 687 bouteilles. Refill Sherry Butt #DL15586. Fût unique provenant d’une distillerie d’Islay dont le nom n’est pas dévoilé, mais il y a fort à parier qu’il s’agit d’une distillerie qui contribue au blended malt de Big Peat. Il a été tiré d’un fût de sherry de second remplissage, vieilli pendant 15 ans, puis mis en bouteille à un taux de 48,4 %, sans ajout de colorant et sans filtration à froid.

André 87%
Au départ, j’avais de bonnes notes off-key alors j’ai laissé respirer une bonne demi-heure et ça s’est amélioré. Approche maritime et minérale, citron et crème fouettée à la vanille, cendre froide, belle sensation huileuse. La bouche est hyper crémeuse et huileuse, cendrée et tourbée, parfumée de sel de mer et d’huile un peu crasseuse, citron et poires, céréales séchées et fumées appuyées de notes de framboises distantes sous un ciel de minéralité. Sensation de poussière de pierre, purée de bananes. Finale camphrée et cendreuse, minérale et maritime, souple et huileuse, pastilles casse-grippe au citron. Mon cœur penche pour un Laphroaig?

Patrick 93%
Intense et savoureux « au boutte », avec une complexité digne des meilleurs scotchs. Je comprends pourquoi on a mis ce fût de côté! Nez : De la viande fumée cuite au BBQ, avec des céréales sucrées et de l’espresso.  Bouche: Du gros sel, de la grosse fumée, de l’huile, de la viande, du café noir et un peu de céréales sucrées. Après quelques gorgées, j’y retrouve aussi de discrets petits fruits. Finale: D’une belle longueur, fumée et salée.