Old Malt Cask Rosebank 11 ans 1989-2001

50% alc./vol.
La distillerie Rosebank était incontestablement une des distilleries les plus réputées des Lowlands. Malheureusement, elle a définitivement fermé ses portes en 1993.

André 76%
Très herbeux, floral, lavande.

RV 75%
Herbeux, assez fort, salé, feuilles de rhubarbe.

Patrick 73%
Fleurs, miel.

Old Malt Cask Talisker 11 ans

50% alc./vol.
696 bouteilles embouteillées à partir du sherry butt HL20288 – Distillé en août 2011 et embouteillé en mai 2023.

André 89%
Beau nez de sherry parfumé d’embruns maritimes, de bois brûlé sur la plage, de zeste de citron saupoudré de poivre. La bouche est huileuse, offre un mélange de bois calciné et de fumée de tourbe maritime, de sel de mer et de poivre, de petits fruits sauvages, cerises, citron, oranges et vanille. Finale de longueur respectable sur une texture huileuse fumée, salée et poivrée. Superbe whisky, vraiment, mais à plus de 400$ la bouteille j’ai l’impression qu’on fait rire de nous.

Patrick 90%
Un superbe Talisker à la hauteur des attentes de cette distillerie et d’Old Malt Cask. Ceci étant dit, malgré la mention de l’utilisation d’un « sherry butt », ne soyez pas dupes, le fût utilisé ici ne doit même pas se souvenir lui-même qu’est-ce que goûte le xérès! Bref, considérant le prix et la qualité des embouteillages officiels de la distillerie, il faut vraiment être un fan fini pour s’en procurer une bouteille. Nez : Une délicieuse fumée de tourbe sucrée et huileuse… Genre, je mange une pomme sucrée et poivrée (mouin…) pendant qu’un ami fait partir un feu de tourbe en s’aidant de vieille huile à moteur. Bouche : Portée par une délicieuse texture huileuse, la fumée de tourbe poivrée de Talisker est accompagnée d’une belle pomme rouge bien sucrée et saupoudrée de sel, ainsi que d’un bouquet d’épices rendant le tout étrangement succulent. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée, sucrée et subtilement fruitée.

Old Malt Cask Talisker 12 ans 2008

50% alc./vol.
From Ex-Bourbon Barrel #HL18665, Distilled 12/2008, Bottled 05/2021, 298 bottles.

André 88%
Nez de pommes et de raisins verts, de miel et vanille, zeste de citron, très calme comme approche. L’alcool n’est pas perceptible au nez. On détecte aussi une légère touche maritime au travers de vagues iodées très fines. En bouche, encore les pommes vertes et une douce fumée de tourbe à la fois terreuse et iodée est plus évidente. Notes de miel, poires, vanille, pommes vertes et ananas. Le sel a été remplacé par une pincée de poivre. Très frais et tropical. La texture est soyeuse, moelleuse et apporte un beau support aux saveurs. L’épine dorsale qui représente la distillerie est bien là. Finale de bonne longueur très fruitée et tropicale, poivrée et vanillée avec une touche de fumée de tourbe. Un peu dénudé comme présentation mais un amalgame de saveurs justes et bien ficelées.

Patrick 88%
Nez : Surprenant: La tourbe est très discrète pour un Talisker. Bref, de la tourbe très discrète, du beurre, de la vanille et une touche boisée. Bouche: La tourbe typique de Talisker, un peu poivrée, est ici plus présente sans être intense. J’y trouve donc aussi du fudge et du bois grillé, porté par une texture laissant un à désirer. Finale: D’une longueur moyenne, fumée à souhaits.

Old Malt Cask Tamdhu 20 ans 20th Anniversary Edition

50% alc./vol.
Distilled March 1998, Bottled August 2018, 231 bottles.

André 84%
Pommes vertes, tarte lime et citron, agrumes, vanille, miel. Assez straightforward comme approche. La bouche est douce et on ressent bien la vieillesse du whisky au travers sa texture souple et agréable. Niveau saveur, on redécouvre la même palette de saveurs humées, tarte au citron et meringue, poires. Légère astringence en finale, difficile à décrire mais qui déséquilibre un peu l’ensemble.

Patrick 87%
Un très bon whisky, consistant avec les anciens embouteillages de cette distillerie (avant 2013), avant qu’ils ne misent sur le xérès. Bref, pas un feu d’artifice, mais tout de même très plaisant. Nez : Parfum de sucre d’orge avec quelques fruits exotiques. Bouche : Une bonne dose de bois et d’épices. Le tout est complété par quelques notes herbeuses. Finale : D’une belle longueur, en continuité avec les saveurs précédemment mentionnées.

Martin 84%
Nez: Agrumes et Jell-O à la lime, pommes croquantes, raisins blancs et touche de miel. Fruits tropicaux et vanille. Bouche: Miel et bois, vanille et sucre d’orge. On reste dans des notes fruitées et sucrées, mais on observe un contraste intéressant avec le nez. Poivre et cannelle. Finale: La vaque de cannelle et de bois nous dépose sur un souvenir lointain de xérès. Équilibre: Super bon malt. On salue la série Old Malt Cask qui garde tous ses embouteillages à 50% d’alcool. Pas tout à fait cask strength, mais parfois un petit coup de pouce ça ne fait pas de tort.

Old Malt Cask Teaninich 19 ans 20th Anniversary Edition

50% alc./vol.
Distilled July 1999, Bottled August 2018, 284 bottles

André 88%
Poignée de fruits sauvages assortis une coulée de caramel chaud, céréales maltées, sucre à glacer, gâteau éponge, fond d’herbe mouillée. Bouche : Superbe texture, légère effervescence, gingembre, tarte lime et citron, sirop de poires. L’accent verdâtre est encore perceptible en bouche, cela rappelle presque l’eucalyptus. L’ensemble est tout de même relativement sucré et très agréable. La finale est bizarre. Sensation cendreuse balayée par les bonnes épices. Je ne peux m’expliquer le fait que j’aime beaucoup ce whisky car l’agencement de saveur est singulier et pas nécessairement dans ma palette de goût personnel. Mais il y a définitivement une justesse dans l’équilibre général des éléments qui mérite une note en conséquence.

Patrick 89%
Un mélange de saveurs originales et complexes, et surtout merveilleusement équilibré. Nez : Touche de caramel et de vanille, accompagnée de notes herbeuses et de petits fruits des champs très subtils. Bouche : Oh! Intriguant et original! Un mélange subtil de sucre, de fruits et d’herbes avec une touche de bois et de cuir. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par un mélange complexe et savoureux de saveurs.

Martin 90.5%
Nez: Herbe coupée, agrumes confits, fruits des champs et poivre blanc. Miel floral et sucre en poudre pour compléter. Bouche: Texturée et nette, sur l’orge maltée, le gingembre, les pommes jaunes, le bois sec, le vieux cuir et une touche florale. Au loin une pointe de Key lime pie. Finale: Longue et sèche, avec des notes herbacées, d’amande et de zeste de citron. Équilibre: Wow, raffiné, lumineux et expressif, un dram de caractère bien structuré.

Old Malt Cask Tobermory 15 ans

50% alc./vol.
Distillé en 1996 et embouteillé en 2011.

André 76%
Odeurs verdâtres et herbeuses sur fond de tourbe pas clean. En s’ouvrant, le nez devient un peu plus agréable…un peu. En bouche, l’alcool semble entrouvrir la langue afin de faire pénétrer encore plus l’herbe dans les papilles et je déteste ça encore plus. La texture est par contre agréable et soyeuse. La finale tombe à plat rapidement, pour notre plus grand plaisir d’ailleurs. Seule l’herbe grasse et un brin de citron persistent inlassablement. Fail…

RV 88.5%
N’est pas insulaire que ce qui vient d’Islay. Après avoir bien respiré, tourbe d’un étincelant vert aux allures du Isle of Jura en version légèrement imprégnée du Speyside. Alors que même au nez on sentait le huileux, en bouche c’est cette limpidité lourde qui se mêle à la tourbe très puissante mais aussi tout à fait particulière. Le tout se repose en finale, beaucoup plus doucement même si le graphite et le plomb sont présents au travers des épices agressives avant que la gorge se repose dans un champs de tourbe. Une très belle curiosité mais pour un verre de tous les jours? La seconde gorgée me confirme que oui.

Patrick 83%
Drôle de nez présentant un mélange de gruau sucré, d’étable et de tas de gazon coupé qui a commencé à se décomposer. En bouche, la situation s’améliore légèrement et offre du phénol, de l’orge et quelques épices typique de l’orge et du chêne. La finale, d’une longueur moyenne, est relativement sèche. Pas mauvais, mais pas non plus un dram que je prendrais simplement pour le plaisir de la chose.

Old Master’s Dalmore 12 ans

59.8% alc./vol.
Distilled 1997, Bottled 2009 from Bourbon Cask #5604.

André 83%
Un Dalmore sans son drapé de sherry c’est un peu comme Marie-Pier Morin qui se met à poil dans l’épisode de son émission sur la nudité. Back to basics. Au départ, faut se faire à l’idée que c’est du Dalmore, car le cerveau inévitablement envoies des signaux au certu genre ‘’sherry, fruits secs, etc’’. Une fois le nez plongé dans le verre, on est un peu déboussolé et on a affaire à une toute autre bête; herbe verte mouillée après la pluie, poires, pommes vertes, oranges, ananas et un soupçon de zeste de citron. Hyper frais et invitant à boire. Premières impressions en bouche, la texture huileuse et fluide, le taux d’alcool discret, les notes fruitées de type fruits tropicaux. La bouche confirme les images du nez; oranges, poires, pommes, citron. Les notes d’herbe vertes ont disparu et je trouve maintenant qu’on est plus sur l’herbe séchée et des notes qui rappellent le virgin oak. La finale est bien épicée et poivrée, notes de coconut et de vanille.

Patrick 86%
Un beau gros whisky intense et chaleureux. Sans avoir la complexité d’un Dalmore embouteillé par la distillerie, ça demeure très bon et surtout intéressant de goûter une version cask strength de ce whisky. Nez : Parfum intense sur le xérès, avec du délicieux caramel écossais, de la vanille et un peu de chocolat. Bouche : Du xérès, du bois brûlé, du chocolat, du caramel, de la vanille et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, épicée, fruitée et boisée.

Old Overholt 4 ans Straight Rye Whiskey

40% alc./vol.
Rye whiskey produit à Jim Beam Distillery, Clermont, Kentucky

André 82%
Gingembre, cannelle et clou de girofle au nez, fruits rouges et odeurs typiques du rye. Belle douceur apportée par le taux d’alcool à 40% et probablement une bonne part de maïs. Le nez demande un peu de temps pour s’ouvrir et celui-ci est plutôt neutre en approche. La bouche est un peu diffuse (je suis un peu déçu) mais les saveurs sont au rendez-vous ; ça goûte les petits bonbons rouges en forme de cœur, poivré savamment, épices diverses, pommes rouges, un brin de vanille et brûlé. La texture est vraiment pauvre et laisse pratiquement aucune longueur en bouche. C’est dommage car les belles saveurs auraient mérité un canevas de meilleure qualité. C’est comme si on avait peint un tableau de Salvador Dali sur une boite en carton. En respirant, le whisky offre par contre de superbes saveurs de chocolat poivré. Finale courte et astringente, un peu sèche, poivrée et épicée. Pour 13$us, ça meuble bien une soirée.

Patrick 78%
Décevant, un whiskey beaucoup trop dilué qui semblait toutefois bien prometteur au nez. A boire uniquement s’il n’y a pas d’autre choix. Nez : Panier de fruits (avec vraiment plein de fruits différents), épices et vanille. Bouche : Autant le nez me semblait riche, qu’en bouche on retrouve en fait un whiskey malheureusement beaucoup trop dilué. Dommage. Bref, eau, épices, eau, chêne, eau, un peu de fruits et eau. Finale : Courte, eau, épices et eau.

Martin 82.5%
Nez: Beau vent reconnaissable de rye whisky. Vanille, fruits rouges, avec une touche d’aneth ou de fenouil. Bouche: Texture lourde et aqueuse à la fois. Légères épices du seigle, sucre et cannelle. Vanille et réglisse noire. Finale: Rye et réglisse, épices et vanille. Pas extraordinaire, un peu maladroit sans être trop déplaisant. Équilibre: Rudimentaire, mais si j’habitais aux States, pour le prix, je tomberais en bas de ma chaise.

Old Overholt Bonded 4 ans Straight Rye Whiskey

50% alc./vol.

André 82%
Nez doux, étrangement doux pour du rye à 50% d’alcool. Fruits rouges nappés de caramel, rye, réglisse, pelure de pommes rouges, cerises, cannelle et poivre. Assez générique dans l’ensemble. Bouche cireuse et douce, belles notes de caramel chauffé, grosse réglisse rouge bien fraiche dans le papier de cellophane, rye épicé à la cannelle mélangé de poivre concassé, chocolat noir, oranges, cerises. Malgré son côté cireux et son pourcentage d’alcool, la texture générale est un peu diluée et sa structure laisse à désirer et les saveurs disparaissent rapidement en bouche. Finale de fruits rouges, anis, cannelle et poivre, courte en longueur. Pour 20$us la bouteille, un whisky honnête qui se partage sans compter et sans faire mal au portefeuille.

Martin 85%
Nez: Pommes rouges bien cireuses, rye épicé, épinette, caramel, cannelle et menthe poivrée. S’annonce assez doux, en contraste avec son degré d’alcool. Bouche: Réglisse et cerise sucrée dès le départ. Les épices du rye et de l’alcool partent en feu. Cacao, bois, branche de sapin. Pelure d’orange, cassonade foncée et pomme cirée. Finale: Cannelle et poivre en première ligne. Bois sec, cerise, sucre, fruits rouges, caramel et anis ferment le parcours. Équilibre: Assez plaisant, un rye assez bien construit avec un taux d’alcool juste assez élevé pour bien nous dégourdir. Un bon dram à trainer en randonnée hivernale.

Old Parr Superior 18 ans

43% alc./vol.

André 82%
Un whisky au nez « girl next door » mais à la texture incroyable. Mélange d’oranges et d’herbe verte coupée rejeté par la tondeuse, menthe chlorophylle, fruits frais. La bouche est chocolatée, beaucoup d’oranges confites, saveur de cuir et de fumée de tabac à pipe, avec une finale poivrée et épicée, de belle longueur. Sans être le top blend, l’ensemble est bien présenté, la texture superbe. Rien pour me convertir au blends, encore une fois le style est embrouillé et indéfini.

Patrick 83%
Un bon dram offrant une belle complexité et une belle balance.  Mais définitivement sans aucun facteur « wow! ».  Nez : Sucre à la crème dans lequel on aurait ajouté des herbes, des copeaux de chêne et un trait de vanille.  Bouche : A l’arrivée, semblable au nez, mais avec une prédominance marquée des herbes.  Le tout évolue ensuite pour laisser la place à un chêne épicé.  Finale : Assez courte, marquée par le chêne épicé, avec un soupçon de menthe et une goutte de caramel.

RV 87%
En effet, supérieur à la moyenne des blends. À la fois distingué et distinctif, un peu de peinture fraiche se mélange à de la vanille. En bouche, sucre à la crème et une vanille un peu plus fraîche, avec de la cassonade. Seul mauvais point, c’est qu’il n’y a aucune finale notable, mais se conclut rudement bien avec un aftertaste de menthe élégant.