Mac-Talla Mara Cask Strength

58.2% alc./vol.

André 89%
Nez étonnamment doux pour un taux d’alcool si puissant. Zeste de citron, sel de mer, belle tourbe huileuse, fruits tropicaux à chair, pommes vertes, sirop de poires… semblable à l’édition Terra mais avec un nez plus homogène disons. Esprit maritime au menu! La bouche est médicinale, citronnée, minérale et tropicale. À la seconde gorgée, j’ai une sensation mentholée puissante et des notes maritimes encore plus définies. L’alcool est plus ressenti en finale de bouche, plus franche et médicinale, herbacée également mais du style fines herbes à cuisiner. On se doute bien que c’est du Caol Ila car avec la quantité phénoménale de whisky qu’Ils produisent et la facilité de se procurer de leurs fûts… mais au final, ce whisky ne reflète pas nécessairement la ligne habituelle de la distillerie.

Patrick 90%
J’adore! Un beau whisky intense, Mac-Talla est définitivement l’une de mes belles découvertes de la dernière année. Nez : Un succulent parfum avec une bonne dose de sel, de la fumée de tourbe relativement délicate et une touche d’orge sucrée. Rudement efficace ! Bouche : La fumée de tourbe est ici plus agressive, avec une bonne quantité de sel, avec une discrète note sucrée. Porté par une belle texture, d’une rare intensité et savoureuse. Finale : D’une belle longueur, salée, fumée et savoureuse.

Martin 90%
Nez: Oh! Pâte d’amandes, fruits frais, sucre blanc. Vanille et biscuits, avec une touche végétale et poivrée. J’ai de la difficulté à discerner la tourbe, mais jusqu’ici le voyage est excitant. Bouche: La vague de tourbe tant attendue se présente, mais avec une timidité qui laisse place au chocolat, aux fruits rouges, aux agrumes, au bois cendreux et à la vanille. C’est délicat et c’est bon! Finale: Chaude et longue, sel de mer, chêne, vanille, tourbe huileuse et cassonade. Équilibre: Un bien beau trip, de belles notes qu’on ne voit pas souvent dans le portrait, un dram à savourer tranquillement.

Mac-Talla Strata 15 ans

46% alc./vol.
Issue d’une combinaison de Ex-Bourbon et Ex-Sherry Cask, provenant d’une distillerie non-dévoilée. Produit par l’une des plus anciennes familles de whisky d’Écosse – la famille Morrison – qui étaient les anciens propriétaires de Bowmore, Auchentoshan et Glen Garioch. Mac-Talla signifie « écho » en gaélique écossais et reflète le lien de la famille Morrison avec l’île d’Islay. Du latin stratum, Strata fait référence aux nombreuses formations rocheuses ignées visibles le long des rives accidentées d’Islay.

André 83%
Beau mélange de fruits tropicaux, d’ananas, citron, de céréales doucements séchées au feu de tourbe accompagné d’un bon accent terreux et d’une pincée de sel de mer, vanille. Si utilisation de sherry cask il y a, son influence est minime. On vogue beaucoup sur la palette aromatique du Bourbon cask et non du Sherry cask. La bouche est cendreuse et terreuse, bien maritime, salée parfois, sur les fruits tropicaux et les enbruns et le sel de mer. Finale minérale et fumée, terreuse et cendreuse, relativement longue. Bien qu’intéressant, le whisky manque de structure et de profondeur.

Patrick 91%
Wow, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu autant de plaisir avec un whisky qui n’est pas une licorne. Nez : Une discrète fumée de tourbe avec une pointe de sel. Bouche : Du sel, du bois brûlé et de la fumée de tourbe porte par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Martin 88%
Nez: Une légère tourbe maritime enveloppe cet assemblage d’ananas, de sel, de vanille et de cacao. Bouche: Miel et citron, vent du large et xérès. Très épicé, mais la tourbe garde bien toutes ces pointes agressives sous contrôle. Finale: Tourbe, chêne, fruits et sel. On garde longtemps en bouche cet amalgame, tout en douceur. Équilibre: Je ne sais trop quoi en penser. La tourbe est délicate et c’est elle qui adoucit le reste des saveurs qui elles-mêmes devaient être douces au départ. Je ne peux que saluer cette complexité qui nous égare un peu.

Mac-Talla Terra

46% alc./vol.

André 85%
Mélange de fumée de tourbe minérale et de poires dans leur sirop, de sel de mer et de poivre en grain moulu sur fond de vanille. La bouche est fraiche et citronnée, minérale comme annoncée par la bouche, iode, poivre et une touche florale. Personnellement, je trouve que cela ressemble à un jeune Ardbeg (pas un Caol Ila pour son côté industriel manquant ici) assaisonné de romarin. La texture est intéressante, moelleuse et soyeuse avec une touche calcaire qui rappelle aussi certains vieux Bowmore. La finale évoque un mélange de pommes vertes, de sel de mer et de fumée minérale parfumée de vanille sur fond médicinal. Très intéressante présentation, belle alternative aux éditions phares d’Islay. Encore meilleur plus que l’on en bois.


Patrick 86%
Un très bon rapport qualité-prix, un whisky « de semaine » que je n’hésiterais pas à sortir de temps en temps la fin de semaine! Nez : Un savoureux mélange de sel et de fumée de tourbe, tout en fraîcheur, avec une légère touche crasseuse tout de même agréable. Bouche : Salée et fumée, avec une pointe épicée. Les saveurs présentent une belle intensité et un équilibre plaisant. Finale : D’une belle longueur, salée et épicée.

Martin 87%
Nez: Un beau début avec un nez de tourbe saline et citronnée, sel et poivre, pommes et poires, une belle fraicheur croquante. Quelques fines herbes. Bouche: Sel marin, tourbe végétale, fruits à chair blanche, et on clos sur les mêmes notes de poivre qu’au début. Finale: Sucre blanc et tourbe verte. Bien chaud et agréable. Notes mentholées. La vanille , l’iode et le sel marin complètent le tableau. J’adore! Équilibre: Un solide dram représentatif d’Islay qui risque de moins casser la tirelire que toutes les marques disons plus connues.

Macallan 10 ans (embouteillage 1999)

40% alc./vol.

André 84%
Cette édition de base du core range de la distillerie botte le cul de la plupart des embouteillages actuels de la distillerie pour une fraction du prix. Oranges sanguines, crème brûlée caramélisée, fruits secs, soupçon de citron et de cannelle en arrière-plan. La bouche est très boisée, genre bois toasted, caramel foncé, fruits séchés, oranges, vieux cuir, fond de bouche tannique. Finale de bois de chêne gorgé de sherry, forte présence des tannins, fruits secs saupoudrés de gingembre. J’ai l’impression que le whisky s’est un peu oxydé avec le temps, c’est encore très bon mais ça manque de punch versus les souvenirs que j’en avais.

Patrick 80%
Je suis en total désaccord avec André : Les nouveaux embouteillages torchent cet embouteillage solidement, et j’ai même vérifié pour en être certain! Bon, ok, la distillerie a eu un passage à vide avec le Strippers Range (Gold, Amber, Sienna et Ruby), mais tout semble maintenant entré dans l’ordre. Nez : Parfum débordant de caramel, de fruits séchés et d’agrumes, avec une petite touche boisée. Bouche : D’abord le bois grillé, puis une avalanche de fruits séchés, d’orange et de chocolat « à 50% » de cacao. La texture en bouche malheureusement un peu mince, ce qui est relativement normal à 40% d’alcool comme c’était la norme dans le temps. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et légèrement épicée.

Macallan 10 ans Cask Strength

59.6% alc./vol.
Version hors normes par sa puissance et qui révèle l’influence du vieillissement en fût de sherry si cher à Macallan.

André 89%
Merci Macallan pour ce nectar des Dieux, une place sur le podium assurée, le Michael Phelps de Macallan. Dangereusement bon, et impardonnable en grande quantité… Tout y est. Fruits, chocolat, brève arômes de noix le tout accompagné d’un puissant taux d’alcool. Wow wow wow… un autre verre !

RV 84%
Sherry, floral, vanille, complexe au nez. Se développe petit en petit sur un floral sucré de trèfle. Finale un peu morne mis à part la puissance de l’alcool, il passe néanmoins très bien. Là pour faire mal? Les dames peut être. Si Macallan l’ont juste sorti pour copier les autres distilleries, ils auraient aussi bien pu se retenir.

Patrick 85%
Un cask strength très intéressant. Typiquement Macallan. Très bien, surtout si on est amateur de Speyside. Très riche, sherry, chêne, très légère vanille. Quand même un peu sweet. 2e dégustation: sherry, nutty, winey.

Martin 93.5%
Nez: Raisin sucré, bois, dattes, épices. Explosion de xérès. Subtiles notes de réglisse et de cannelle. Bouche: Montagne russe de sherry. Huileux, riche et chaud. Pruneaux, porto et cinq-poivres. Finale: Épices pour toujours. Ce n’est pas le moment d’avoir un ulcère dans la bouche. Riche et fruitée. Longue avec notes de menthe et de lavande. La plus infime impression de crème sûre. Équilibre: Bon vieux Macallan avec un peu de mordant. Délicieux et dangereux. Décadence pure.

Macallan 10 ans Sherry Oak

40% alc./vol.
Tradition devenue signature emblématique d’un style, l’utilisation de fûts de xérès (sherry en anglais) a donné à Macallan qualité pour revendiquer l’Andalousie comme un terroir ou presque. Les contrats signés avec une tonnellerie de Jerez assurent un approvisionnement régulier en fûts de chêne espagnol, imprégnés («seasoned») pendant une durée maximum de deux ans avec un xérès oloroso sec.

André 89%
Beef jerky, sirop d’érable de fond de tub, caramel brûlé, noisettes et pacanes. Très doux à l’arrivée mais s’intensifiant progressivement avec un côté asséché en finale de bouche. Épices avec un côté poussiéreux de vieux fûts rustiques et un sherry plus noble que fruité. La bouche est dans la ligne directrice de Macallan; les fruits et notes de sherry, côté caramélisé de la crème brûlée, les épices également. Finale épicée, goût de cuir et petite astringence. Dans le style, c’est vraiment bien réussi. Le genre de Macallan qui va me manquer avec l’arrivée de la nouvelle série 1824.

Macallan 12 ans

40% alc./vol.
Le vieillissement des whiskies se fait dans deux types de fûts. Une première série de fûts en provenance d’Espagne est utilisée. Ce sont des fûts fabriqués à la tonnellerie de Jerez à partir d’un bois riche en tannin. Ces fûts sont utilisés deux saisons pour la fabrication du sherry puis sont vidés et envoyés à la distillerie Macallan. La deuxième série de fûts est d’origine américaine. Ces fûts sont fabriqués dans une tonnellerie du Kentucky. Ils sont utilisés pour la maturation du bourbon pendant huit années. Ils sont ensuite vidés et envoyés à la distillerie Macallan.

André 85%
Mes attentes envers Macallan étaient grandes. Je n’ai pas été déçu mais surtout je suis heureux d’avoir gouté à ce scotch en ayant de l’expérience car c’est un scotch trop rempli de subtilité pour tout amateur. Doux, bien balancé, enrobant à souhait, fruité et boisé accompagné d’une finale très légèrement épicée / fumée.

RV 80%
Épices douces et légèrement herbeux, assez complexe. Les épices attaquent fortement, mais tombent un peu trop rapidement. Très beau début de finale, toute aussi complexe, mais s’éteint un peu trop rapidement dans un bazar de capharnaüm trop indéfini a mon goût. Complexe? Oui. Satisfaisant? Non. Enfin, un prix trop élevé, à environ 10$ de différence, le Cask Strength est un meilleur placement.

Patrick 86%
Fleurs et sherry, plus intense et riche que le 10 ans. Vraiment intéressant, un coup de foudre instantané. Riche et intense.

Martin 86%
Belle teinte de henné roux ou bien d’ambre diablement riche. Nez: Un tonneau de sherry dans les dents. On découvre un nez de bois de chêne et de vanille crémeuse, entrelacé avec des notes d’agrumes et de pruneaux. Bouche: Cerises, caramel onctueux suivi de vanille et de fruits des champs. Finale: Je pourrais faire un copier-coller de la finale américaine. En parlant de ça, finale douce et épicée à la fois. Pointe de feuille de tabac. Impression restante de beurre et de gingembre. Équilibre: Une belle bombe de sherry de semaine. Comme son frère américain, mais il est beaucoup trop dispendieux ici pour ce que c’est, en plus avec une coupe de 3% d’alcool, ça ne vaut vraiment pas le coup.

Macallan 12 ans Double Cask

40% alc./vol.
Assemblage de fûts de chêne américain et espagnol, tous deux ayant contenu du xérès.

André 86%
Soucieux de peut-être voir ses ventes chuter après la mise en marché de leur nouvelle gamme nas depuis quelques années, Macallan revient à la charge en réintroduisant un single malt avec mention d’âge. Au nez, le sherry distinctif et très chocolaté, chocolat au lait même, avec une marée de fruits secs et des saveurs de sciure de bois de chêne au toffee. La bouche est simple au niveau texture, un peu trop diluée même, les fruits sont délavés. Belles notes de sherry bien fruitées et épicées généreusement de gingembre et d’une touche de poivre. Abondantes notes de caramel et de toffee, tarte au sucre, fruits séchés, cachoux mappés de miel. Finale sèche et bizarrement crémeuse, épicée, chocolat au lait, petits fruits séchés. Un bon whisky, auquel on a retranché l’amplitude des saveurs en coupant un maigre 6% d’alcool. Je vais passer mon tour sur l’achat.

Patrick 89%
Yéééé, le retour des age statement !! Prenez note que j’ai écrit cette évaluation en comparant ce whisky avec les « Gold » et « Amber » de la gamme 1824, ainsi que l’ancien 12 ans. Verdict, Aussi bon que le Amber, meilleur que les autres ! Good job Macallan ! Nez : un bon parfum de xérès, riche, chaleureux et sucré. Bouche : Chaleureux, épicé et fruité, avec une bonne dose de xérès et de chêne. Finale : Longue, marquée par le xérès et un chêne chaleureux.

Martin 86.5%
Doré assez léger rappelant le Macallan Gold. Nez: Orge, malt, miel, vanille et fleurs blanches. L’influence du xéres y est, mais bien plus discrète que dans les autres embouteillages agés de la distillerie. Une fois reposé, le caramel, les fruits secs et le toffee se révèlent. Bouche: Miel, vanille et sherry épicé, quoique légèrement timide. Assez frais mais pas jeune. Le vieillissement est bien contrôlé. Le bois et le caramel arrivent dès la seconde gorgée. Finale: Chaude et épicée, elle nous offre une longueur raisonnable. Notes de bois sec, de sherry et de vanille. Pointe de cacao. Équilibre: Le retour de l’enfant prodige. Bien que la distillerie revient enfin avec une mention d’âge sur la bouteille, Macallan reste Macallan, donc son prix est fixé en conséquence.

Macallan 12 ans Double Cask Limited Edition Lunar New Year 2020

43% alc./vol.

André 79%
Au nez, on a droit à un Macallan droit dans la cible aromatique habituelle. Sherry un peu pompeux, vieilles cerises noires, bois toasted et chocolat au lait, oranges confites, pelures de pommes. La bouche est épicée et bien caramélisée, encore les notes de chocolat au lait fourré d’épices, raisins secs, bois de chêne (brulé maintenant), une fine touche citronnée et une texture diluée hyper liquide. Au gorgées subséquentes, le bois pas encore complètement séché prédomine et la bouche se déséquilibre complètement. L’ensemble devient sec, boisé et super épicé sur les notes de gingembre intense. Finale sèche et épicée. La descente aux enfers se poursuit.

Patrick 84%
Oui, ce whisky n’est pas le même que le « Double Cask » régulier. En tout cas, il est plutôt différent de la bouteille que j’ai chez nous (que j’ai trouvé bien meilleure), et pas seulement à cause du 3% de différence au niveau du taux d’alcool. Nez : Du beau xérès doux et chaleureux, du chocolat au lait et de belles cerises. Bouche : Du xérès épicé, du bois brûlé et une touche de chocolat noir. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par du bois brûlé.

Macallan 12 ans Elegancia Oloroso & Fino Sherry Cask

40% alc./vol.

André 84%
Nez délicat de toffee et de vanille. Tout aussi délicat en bouche, mais la vanille et le toffee s’accompagnent d’un important côté boisé nappant un lit d’épices, assez prononcé lui aussi d’ailleurs. Le crescendo des saveurs est agréable et progressif, donc sans brusquerie. Personnellement, je pense que le côté boisé et un peu trop important et surtout trop asséchant, déjà que les épices étaient assez soutenues. Finale où le toffee prédomine et les épices jouent leur rôle de soutien.

RV 79.8%
Malt plate, le genre qui fait qu’on veut explorer le reste du monde des whiskies en passant par-dessus les bouteilles insipides qui se donne un nom aristocratique pour passer un produit édulcoré. Un peu d’orge, un peu de feuille et d’herbes, et encore moins de personnalité itou. En bouche, meilleur qu’au nez mais terne, très terne, trop terne. Grain doré et au miel léger, c’est vraiment à la limite de l’ennui. Finale en cerise, pommes et blé vert, un peu mieux mais encore une fois, aucune intérêt. Non, il n’est pas mauvais, meilleur qu’un anonyme Speyside vraiment 0.00000% de challenge ou de suspense.

Patrick 79%
Xérès pas très subtil au nez, avec une touche de céréale. En bouche, une belle chaleur et un caramel marqué. Les céréales sont toujours bien présentes. La finale s’étire sur une note épicée. Il y a malheureusement un léger manque de balance et de profondeur. Un peu décevant.