Macallan 12 ans Sherry Cask Matured (embouteillage des années 90)

40% alc./vol.

André 89.5%
C’est en savourant une vieille édition telle que celle-ci que l’on se rend compte comment la qualité générale à baissé les produits de cette distillerie et comment on se fait rouler dans la farine avec les nouveaux embouteillages. Michael Jackson (le critique de whisky, pas le chanteur) idolatrait Macallan, il doit se retourner dans sa tombe depuis quelques années. Le nez est riche, le sherry est exact dans l’équilibre et sa présentation; gâteau aux fruits tout juste sorti du four, miel et caramel, cerises, notes boisées intéressantes aussi. En respirant, des vagues de toffee savoureuses apparaissent progressivement. La texture est onctueuse en bouche, le sherry tellement bien équilibré… Notes de toffee et de caramel, cerises, gingembre, céréeales Sugar Crisp, fruits séchés, quelques épices discrètes. Malgré la douceur du liquide, sa finale est étonnamment longue, surtout les notes de gingembre et d’épices qui étirent grandement le plaisir. Rien à voir avec les nouvelles éditions soporifiques que l’on nous livre depuis quelques années, mais à environ 700$ la bouteille, cette pièce de collection les vaut-elle vraiment aussi? Je tente de trouver ce qui s’approche le plus de cette édition dans ce qui est disponible présentement sur le marché présentement et je n’y arrive pas, preuve que ce whisky en était une d’exception d’un temps révolu chez Macallan.

Macallan 12 ans Sherry Oak Cask

43% alc./vol.

André 88%
Purée de pommes, sherry pâteux, oranges sanguines, chocolat au lait fourré de raisins secs. Simple mais efficace. Je ne m’attendais pas à quelque chose de si épicé et soutenu en bouche avec la dilution maximale mais j’avoues humblement ma surprise; gingembre et clou de girofle, épices à steak, chocolat au lait, fruits secs, purée de pommes encore en train de cuire sur le poêle, raisins secs. La sensation du sherry est pâteuse et les notes boisées sont intenses et tanniques, à la limite un peu franches aussi malgré la couverture de vanille et de caramel chauffé. Finale de fruits sauvages saupoudrés d’épices et de poivre broyé. Un Macallan avec beaucoup de caractère épicé et une longue finale. Étonnant.

Patrick 91%
Enfin, Macallan est de retour! Après nous avoir pris pour des cons avec son « stripper range » (Gold, Amber, Sienna, Ruby…), je retrouve ici le Macallan que j’aimais à un prix normal (50$ US, Dieu sait quel prix la SAQ demandera pour…). Continuez ainsi Macallan, et je vais redevenir l’un de vos plus grands fans! J’adore, à acheter par caisses pleines! Nez : Aaaah, le superbe parfum d’un Macallan dominé par le xérès! De beaux fruits très mûrs, des épices, dont du gingembre et une touche de riche vanille. Bouche : Le xérès chaleureux veut prendre toute la place avec sa tonne de fruits mûrs, mais on y retrouve tout de même un mélange de fudge et de caramel, une belle dose d’épices et de chêne brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Martin 88%
Nez: Sherry goulu, raisins, dattes et cuir. Orange, cacao et tabac. Fruits rouges, malt et gingembre. Extrêmement satisfaisant. Bouche: Belle texture, degré d’alcool pas trop agressif. Xérès sec, chêne poussiéreux. Raisins juteux, cannelle et orange. Chocolat et touche de muscade. Finale: Longue, relativement chaude sur une planche de chêne épicée et la sécheresse d’un bon vin fortifié. Équilibre: Mes attentes étaient élevées, et elles ont été atteintes. C’est bon de te revoir, Macallan.

Macallan 13 ans Elegancia 1991

40% alc./vol.
Il s’agit en fait d’un 12 ans (distillation en 1991, embouteillage en 2003) sélectionné uniquement parmi des whiskies ayant vieilli dans des fûts de sherry (sélection de fino et d’amontillado).

André 79%
Même Macallan font des erreurs…la perfection n’est pas de ce monde.. Orange. 75%. // 2eme tasting: Sherry, bois sec. Fruits séchés et vanille & petit caramels. Bois franc et crème brûlée. Finale trop sèche et très franche. Finale tout en alcool accompagné d’une rétro-olfaction vanillée.

RV 77%
Au nez, chocolat, orange; lait chaud; Au goût, vineux, un peu de spicy; sherry ou cerise noire. Finale fruit aigre, cerise?

Patrick 79%
Pas de grande surprise. Orange, lait au nez; au goût sherry, vineux, spicy.

Macallan 15 ans Triple Cask

43% alc./vol.
Combination de European sherry seasoned casks, American sherry seasoned casks et American ex-bourbon casks.

André 83.5%
Poires, discrets raisins, vanille, sucre à glacer, agrumes avec une touche d’oranges, chocolat au lait. Pauvre texture en bouche, le sherry est distant, les notes astringentes et la touche de bois vert est désagréable. Café au lait, toffee ou crème brûlée, oranges, xérès frileux, raisins, agrumes, poivre, beaucoup de tannins du bois et une sécheresse puissante. Finale soulignée une tonne d’épices ainsi que sur la sécheresse et l’amertume du bois, tout comme l’amertume de passer à la caisse. La descente aux enfers de la distillerie se poursuit. Shame…

Patrick 86%
Un très bon whisky, mais à ma grande surprise, j’ai préféré le 12 ans! Nez : Parfum sucré et légèrement fruité, tout en subtilité. Bouche : Du beau sucre, du jus de raisin légèrement épicé et une touche de parfum de rose. Finale :D’une longueur moyenne, marquée par la chaleur du chêne et de la rose.

Macallan 18 ans

43% alc./vol.

André 89.5%
Fruits secs, caramel croquant brûlé, beurre. Très sherry et boisé avec un soupçon de fumée en finale.

RV 81%
Un whisky qu’on boit sans s’en rendre compte. Et sans goûter. Encore du malt un peu douillet et légèrement boisé qui s’approche des canadiens, à la manière des distilleries anonymes. L’arrivée est fruitée avec du sucre cassé, rien pour déplaire mais beaucoup trop conservateur, à la limite un peu austère. Une coche au-dessus des single malt sans nom, un beau sucré bien wavé, mais rien d’excitant.

Patrick 91%
Se boit tellement facilement. Du vrai bonbon. Très doux, sucré et fruité. Marqué par le sherry de façon très intense. Caramel et vanille.

Martin 88.5%
Couleur ambre roux, acajou. Nez: Le vent de sherry est moins présent à mon avis que dans le 12 ans, mais on accorde rapidement son pardon à son aîné quand il nous prend au dépourvu avec des arômes de raisin, vanille, fruits secs et mélange à gâteau, sans oublier le caramel, le miel et une délicate pincée de coriandre. Bouche: Caramel, crème brûlée, beurre. Poivre noir. Moins complexe que ce que le nez nous annonçait. Se boit pourtant très bien. Finale: C’est enfin ici que le sherry fait son apparition et s’étire doucement main dans la main avec le malt et les épices, pour finir avec une pointe de fumée qui vient délicieusement nous chercher. Équilibre: Je m’attendais malheureusement à plus. Il me semble manquer de colonne pour un Macallan. On dirait qu’il a laissé un je-ne-sais-quoi dans les six années de plus passées dans le tonneau. Pas mal dispendieux pour ce que c’est. 46% d’alcool l’aurait-il aidé?

Macallan 18 ans Sherry Oak Cask

43% alc./vol.

André 85%
Cerises trempées dans le caramel, fruits séchés, cosses d’oranges, chocolat au lait, cannelle discrète. Bouche liquide et sans support gras ou huileux. Grosses notes tanniques du bois de chêne apportant une astringence importante. Bois toasté, chocolat au lait, cerises et framboises, oranges, gingembre, noix. Très décevant comme texture. Finale poivrée, bois toasté caramélisé, sensation tannique et de noix amères sur un drap de chocolat au lait. À 750$ la bouteille, y’en a qui vont en prison pour moins que ça…

Patrick 92%
Facile de comprendre pourquoi ce whisky est un si grand classique. Délicieux! Nez : Un profond parfum de riche xérès avec du caramel réchauffé, une goutte de vanille et du chêne. Bouche : Chaleureux et envoûtant! Du beau xérès riche, du chêne brûlé, de la cassonade et quelques délicieuses épices. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, fruitée et boisée.

Martin 89%
Nez: Raisins, tabac et fruits séchés. Bois gorge de sherry. Invitant. Bouche: Raisins secs, chêne et orange. Très doux et suave, j’adore. Finale: À peine épicée, belles notes de sherry et de raisins secs. Équilibre: L’équivalent whisky du « comfort food ».

Macallan 18 ans Triple Cask

43% alc./vol.
2018

André 87%
Poires caramélisées, chocolat blanc, oranges, vanille, bois de chêne chocolaté, nois de coco séché et rapé. Bien qu’appétissante, la texture en bouche manque de corps. Fruits secs, coconut, chocolat blanc et noir, poires, ananas, oranges qui s’accompagne d’un boisé toasté bien agréable et de notes de caramel ou de sirop d’érable. La finale est sèche et astringente, boisée et épicée. Un des bons Macallan des dernières parutions.

Patrick 89%
Un superbe whisky tout en retenue, mais qui saura combler bien des palais! Nez : Parfum très léger, presque absent. Des fruits, des noix et un peu de sucre à du malt parvient à percer. Bouche : Oh, c’est ici que ça se passe! De beaux fruits mûrs, un peu de chêne et du sucre succulent. Finale : D’une belle longueur, fruitée et légèrement épicée.

Martin 86%
Nez: Malt séché, légère boucane, pommes, poires, vanille et fleurs. Un peu de caramel et de noix. Assez intéressant! Cassonade! Bouche: Texture décevante, insipide. Par contre de belles saveurs sont au rendez-vous. Vanille, orange, chocolat blanc, malt, épices et chêne. Fleurs blanches. Finale: Agréable, mais courte. Chêne épicé, vague impression de malt et de caramel qui ne reste pas trop longtemps. Pouet-pouet, sac à pouet… Équilibre: Un whisky vraiment pas mauvais, mais pour un whisky de 18 ans, un Macallan et son price tag, de surcroît, un grosse déception.

Macallan 1824 Amber

40% alc./vol.

André 84%
Nez plus fruité que le Gold, prunes et fruits secs. En bouche, on ressent plus l’effet des fruits de sherry, mais au final c’est un sherry plus du genre des embouteillages de Glenfarclas, ressemblant à du raisin, pas le fruité habituel des anciens embouteillages de Macallan. Fond de butterscotch ou de toffee, de bonbons au caramel et de chocolat noir. Finale un peu trop calme même si ponctuée de semonces d’épices.

RV 83%
Découverte géologique: l’ambre est plus nuancée que l’or. Plus gêné, le raisin est plus nuancé au nez que son frère d’entrée de gamme, et déjà j’aime mieux. Tout en restant un peu trop en surface, l’arrivée est douce, très liquide et semble manquer d’alcool. En bouche c’est le bois puis le caramel, et la finale est plus chaude, lente et méthodique, avec une belle rétro-olfaction de chocolat. C’est donc un whisky monochrome mais qui démontre au moins de belles nuances.

Patrick 89%
Puissant caramel avec une bonne note de xérès. En bouche, un fort caramel, avec une marque de vanille et toujours le xérès. La finale est d’une longueur moyenne et toute en douceur.

Martin 85%
Nez: Vif et assumé dès le départ. Miel, vanille, raisins épicés. Poire, bois et voile de boucane presque imperceptible. De la framboise… Comme disait Rick Moranis: « Il n’y en a qu’un pour me faire le coup de la framboise… Yop Solo! » Bouche: Vanille et sherry. Raisins et cannelle. Touche de zeste d’agrumes? Finale: M’a pris de court par sa longueur qui, sans s’étirer autant que d’autres, a tout de même dépassé mes attentes. Chaleureuse. Un petit party d’épices. Équilibre: Un petit peu dispendieux à mon goût. S’il était interdit de flâner dans ma bouche, The Macallan Amber recevrait sûrement une amende…

Macallan 1824 Collection Estate Reserve

54.7% alc./vol.
Édition réservée au marché asiatique.

André 77%
La première snif du nez est très désagréable, bois pourrissant dans une forêt, du gros cuir naturel poli, toffee, du gingembre. La bouche livrera les habituelles notes de Macallan, de gâteau aux épices, de sherry goulu et de fruits sec mais il n’arrive pas à se débarrasser de ces flaveurs de bois pourri ou de fût de mauvaise qualité, je ne sais trop… La plus belle transition sont les notes de toffee et de caramel se mariant aux cosses d’oranges qui s’arrondissent avec le temps et qui tentent de sauver la mise. Finale relevée par les épices, le taux d’alcool est agréable ce qui aidera à digérer la déception. Après avoir goûté au Select Oak payé 60$ pour un litre… ouch !

Patrick 84%
Nez: Caramel à la confiture. Bouche: Le xérès de Macallan noyé dans le caramel. Finale: Courte et sucrée. Balance: Pas la complexité habituelle de Macallan. A ce prix-là, c’est simplement du vol. Allez porter la bouteille à la police et portez plainte.

Martin 79%
Son beau coloris orange profond nous crie sherry en pleine face. Nez: Une combinaison alléchante de cèdre, gingembre et fruits séchés, bardée d’un peu de chocolat à l’orange. Comme je le répète encore et encore, le xérès à fond la caisse, tel qu’attendu d’un Macallan, mais malheureusement terni par un côté cuivré métallique, comme si on donnait un bon coup de torchon sur le côté de l’alambic. Bouche: On y découvre zeste d’orange, épices, raisins secs, pruneaux, enveloppés d’une infime fumée de bois. irrévocablement meilleur qu’au nez. Finale: Durable avec des effluves d’épices et de dattes, mais encore une fois ternie par le cuivre, voire même de l’huile à trompette. Équilibre: Malencontreusement beaucoup trop cher pour un Macallan qui, blasphème, me semble inférieur. La marque nous a habitués à nous attendre à un produit définitivement exceptionnel. Ça ne vaut pas le voyage à Hong Kong. En lieu et place de cela, prenez donc votre 250 balles et passez en SAQ pour un excellent Macallan 18 ans.

Macallan 1824 Gold

40% alc./vol.

André 85%
Vanille, meringue et une fine touche de citron acidulé. En bouche, encore ces mêmes éléments avec un apport épicé et légèrement sec en fond de bouche. Beaucoup d’oranges dans l’ensemble. Finale douce et sucrée. Je m’attendais à un sherry plus présent, on a plus l’impression que le whisky a été vieilli en fût de bourbon… Mais dans l’ensemble, je suis agréablement surpris. Le changement de garde avec le Fine Oak 10 ans est plus que réussi.

RV 80%
L’or avant le processus d’alchimie? L’arrivée de raisin s’est transformée pour se rapprocher davantage de celui de Glenfarclas. Avec du gros miel, l’arrivée est herbeuse mais le foin est coupé trop court. En bouche le foin sucré est une belle surprise mais ennuyeusement BCBG, avec un manque criant de variance. À bon prix, bien fait mais un peu trop « whisky d’après-midi très tranquille ».

Patrick 88%
Parfum très caramélisé. En bouche, le caramel et un doux xérès. Pas une grande complexité, mais définitivement un scotch qui va se boire facilement.

Martin 84%
Nez: Sa couleur de paille foncée fait sortir mes préjugés et me fait dire « check-moi donc le whisky d’apéro ». En le sentant j’y décèle petits fruits, vanille, miel couronné d’une infime touche de chocolat noir. Bouche: Très doux et ample dès l’arrivée sur la langue. Les baies et la vanille sont toujours là, mais ouvrant la voie à des notes d’orange et de boisé subtilement crémeuses. Finale: S’estompe rapidement après une goutte de brûlure d’alcool sur des souvenirs de malt et de bois. Équilibre: Bien que je trouve que la nouvelle gamme basée sur la couleur soit une bonne chose, à ceux qui me demanderont s’ils doivent se garrocher sur le Fine Oak qui reste, et bien je dis oui, ne serait-ce pour la rareté éventuelle du produit. Au final, le Macallan Gold est une belle expression sans prétention avec selon moi un solide rapport qualité-prix.