Gordon & MacPhail Highland Park 1970-1995 Centenary Reserve 25 ans

40% alc./vol.

André 88%
Très fruité – sherry, prunes – et chocolaté, miel caramélisé rehaussé d’une bonne dose de tourbe épicée. La tourbe est volatile et s’évapore par contre rapidement. La bouche est un peu sèche et corsée malgré le maigre 40% d’alcool, les fruits sont toujours aussi présents, l’utilisation des fûts de sherry est évident, avec une pulsion de miel vraiment forte suivie d’un nuage de tourbe à forte intensité mélangée de raisins secs. La texture est légèrement diaphane mais le whisky s’accroche bien en bouche surtout le sherry des fûts. En finale de bouche il y a un passage de bonbons Certs éventé un peu bizarre qui débalance la progression du whisky en bouche. Finale de belle longueur porté sur les fruits et le sherry bien puissant, bonne longueur et satisfaisante sensation de miel un peu fumé au bois de fût de sherry.

Patrick 92%
Un excellent dram, j’aurais définitivement souhaité en avoir plus qu’un simple échantillon dégusté à l’aveugle. Encore, encore, encore!! Nez : plutôt sucré, avec un parfum de caramel torréfié et de fruits mûrs. Bouche : Wow! La texture en bouche donne l’impression d’un whisky assez vieux, avec de belles notes de caramel chaleureux, de fruits mûrs et d’épices à steak savamment dosés. Le tout repose dans un délicieux écrin de chêne. Finale : Longue et suave.

Gordon & MacPhail Highland Park 2006 Cask Strength

58% alc./vol.
Distillé le 22/06/2006, embouteillé le 19/02/2015 depuis les fûts #4284-4285-4286-4287.

André 86.5%
Qu’on se le tienne pour dit, il ne faut pas évaluer ce whisky en ayant en tête les saveurs traditionnelles de la distillerie. On est complètement dans un autre monde avec cette présentation. Un peu herbeux, un peu tourbé, mais agréablement vanillé et mielleux. Le nez est fin et raffiné, bien doux malgré le fort taux d’alcool. Les poires, le miel, la vanille. En bouche, décevant. En ressent bien la douceur des 1st fill bourbon cask mais cela aplanit l’ensemble un peu trop à mon goût et ligote les arômes les plus fines. Saveurs de vanille et de miel, les poires nappées de chocolat au poivre, bananes. L’effet de l’alcool s’exprime à travers la finale qui est soutenue, poivrée et épicée, ce qui relève l’ensemble du whisky et de ses saveurs. Un whisky bien construit mais beaucoup trop rectiligne et réservé dans sa palette aromatique. Les amateurs de whisky apprécieront mais les fans de Highland Park seront un peu perdus.

Patrick 86%
Un très bon dram, offrant la complexité et la balance typique d’Highland Park. Toutefois, un parfum un peu drabe lui fait perdre quelques points. Nez : Nez rappelant un whisky de grain, avec quelques notes de vanille et de fruits exotiques. Bouche : La fumée subtile d’Highland Park s’affirme dès l’arrivée en bouche, avec des notes savoureuses de miel. De belles notes florales et herbeuses complètent agréablement le tout. Finale : Longue et savoureuse.

Martin 86%
Pâle et croquant comme un vin blanc d’été. Nez: Une fois les épices à l’avant-scène passées, on y découvre miel et crèeme, herbe et vanille. Très peu de bruyère habituelle de HP. Bouche: Texture d’une bonne lourdeur. Miel et épices nous servent de guide pour une tournée explorant bois de chêne et orge sucrée, en passant cette fois-ci par l’incontournable fumée de bruyère. Finale: Assez longue avec une intensité décroissante. Poivre, poivre et poivre. Équilibre: Un très bon whisky, mais peut-être un peu éloigné de la nature de Highland Park. Taux d’alcool modeste, mais effet brutal.

Gordon & MacPhail Highland Park 21 ans

56.1% alc./vol.
Distillé le 09-09-1992, mis en bouteille le 14-01-2014.

André 88.5%
Nez qui rappelle le HP Ice; Fruits tropicaux, bananes, ananas, toffee, caramel. Notes d’agrumes et de citron, avec une morsure d’épices et d’alcool. La bouche est fluide et offre une belle texture grasse et collante ; saveurs du nez qui maintenant s’expriment en bouche. Les fruits tropicaux et l’ananas en avant plan et ensuite mixture un peu acérée d’épices, d’alcool fougueux, un peu d’herbe verte et de bois de chêne, avec une finale très prononcée sur la tourbe terreuse, salée et poivrée. La finale est longue, je ne sais pas si je donne le crédit à l’alcool ou aux épices et au poivre mais l’ensemble est harmonieux et les saveurs diversifiées. Un Highland Park atypique mais qui a tout de même l’épine dorsale de la distillerie (le miel en moins).

Gordon & MacPhail Imperial Exclusive 1998-2014

50% alc./vol.
Distillé le 09/09/1998, embouteillé en 04/2014 depuis le fût #1224, 276 bouteilles.

André 94%
Superbe nez, tout en douceur et en saveurs fruitées; pelures d’orange, sherry, raisins secs, avec une base de citron, de miel et d’agrumes. En bouche, melon au miel, poires, ananas, poivre concassé et raisins secs et sherry, pommes rouges sucrées, oranges. C’est simplement… hallucinant…juste wow! Jusqu’à la finale, on ne ressent aucunement le taux d’alcool mais la conjonction du poivre et du 50% se dévoile en finale de bouche mais sans éclipser les douces saveurs des fruits. La finale est relevée, beaucoup de poivre et de cannelle qui se marient agréablement avec le résiduel du sherry et du melon au miel. Saveurs singulière, taux d’alcool habilement contrôlé, distillerie démolie… La totale. Définitivement dans la top list de mes whiskys à vie.

Gordon & MacPhail Inverleven 17 ans 1990-2007

40% alc./vol.

André 86%
Nez fruité charnu; purée de poires, pommes vertes, une touche herbeuse, crème fouettée saveur vanille, miel, ananas, citron et agrumes, céréales séchées au soleil. La bouche est onctueuse avec une bonne dose d’épices et de poivre, sensation cireuse et sirupeuse; pommes, poires, miel, vanille, poivre, jelly bears, citron, céréales maltées. Finale poivrée et céréales aux agrumes. Un beau single malt pour les chaudes journées de canicule d’été.

Patrick 88%
Un beau whisky agréable, dommage que la distillerie soit détruite, car c’est délicieux. Nez : De beaux fruits tropicaux, de l’herbe, des biscuits et du miel. Bouche : Du miel, du bois épicé, des agrumes et quelques fruits tropicaux. Finale : D’une belle longueur, avec du bois épicé.

Gordon & Macphail Inverleven 1979

40% alc./vol.

André 81%
Nez un peu plat et éventé, presque timide sur les arômes qui tardent à se montrer le bout du nez; oranges, poires, pêches super mures, touche herbeuse peut-être, y’a aussi un fond un peu bizarre difficile à identifier. Retour au nez; ananas, abricots, oranges, poires. La bouche est plus grasse, mais les saveurs un peu fades. Fruité dans l’ensemble, les mêmes saveurs qu’au nez, avec un léger ressenti sur le bois de chêne. Après 2-3 gorgées, j’irais même jusqu’à dire que la texture est crémeuse. Finale avec une pointe de gingembre et de poivre mais rien qui casse la barraque. Signe que le whisky s’est peut-être tari ou éventé avec le temps, ce vieil embouteillage cache sous son maquillage fruité, des saveurs fade évaporées dans le temps.

Gordon & MacPhail Ledaig 12 ans 2008 Hermitage Finish

45% alc./vol.
Batch 20/074, Distilled 2008, Bottled 08/10/2020. Maturation initiale en Refill Sherry Hogshead, affinage de 3 ans en Hemitage Cask.

André 85%
Couleur hallucinante orange cuivrée. Nez; citron, bananes, fruits secs, tourbe weirdo et fumée grasse de charbon, oranges trempées dans le chocolat noir. La bouche est remplie de fumée de tourbe terreuse et de notes de gras de viande cuite sur la broche, pointe de soufre, sel de mer, pelures de pommes, chocolat noir, prunes. Texture liquide mais qui garde une belle douceur. Finale sur la fumée de tourbe puissante, odeur de charbon qui brûle sur le charcoal et le poivre moulu.

Patrick 95%
Au prix que la bouteille était, j’ai tout d’abord suspecté une arnaque, une bouteille tirée d’un mauvais fût… Quelle ne fut pas ma déception de constater que j’aurais dû acheter toutes les bouteilles disponibles!! Tout y est balancé avec brio, l’ensemble présentant un superbe mélange d’intensité et de douceur, comme Arnold Schwarzenegger dans Commando lorsqu’il prend sa petite fille dans ses bras (ceux qui ont vu le film comprendront). Nez: Un parfum sublime présentant un mélange de fumée de tourbe sucrée, avec des framboises, des pommes sucrées, quelques grains de poivre noir et un zeste de citron. Bouche: De la cendre, rapidement éclipsée par la fumée de tourbe, qui de retrouve mêlée avec des fruits de champs et un quartier de pomme mûre. La deuxième gorgée apporte aussi du poivre noir. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, fumée, fruitée et poivrée.

Martin 88.5%
Nez: Douce tourbe maritime pas trop intense, fruits rouges, céréales, sucre blanc. Bois et herbe. Vanille et retour de la tourbe. Bouche: La tourbe ici commence à se diriger vers la plage, le feu de camp sur la plage en fait. Une poignée de fruits tropicaux se joint à l’amalgame. Bois et épices, cassonade et vanille se cachent derrière tout ça. Finale: On reste longuement sur la cendre, les fruits et le bois. Superbe. Équilibre: Un incroyable embouteillage, pratiquement toujours gagnant de marier xérès et tourbe, quand c’est fait avec doigté, ceci dit.

Gordon & MacPhail Linkwood 15 ans

43% alc./vol.

André 85%
Très porté sur les fruits et évidememnt le sherry, notes de vanille et de sciure de bois. Un exercice sur l’utilisation des fûts de sherry. En bouche, il est doux même via sa texture ordinaire, sans être désagréable pour autant. Encore le sherry et les fruits rouges, un peu limité comme saveurs… Finale écourtée par la sécheresse générale. Un whisky conventionnel et pas hasardeux.

RV 87.5%
Le ciel est large au-dessus de la petite distillerie discrète d’Elgin. Linkwood tel que j’ai appris à la connaître avec les embouteilleurs indépendants, parsemé d’agrumes légers et de malt sucré dans une belle balance doucement installée sur de la poudre de Jell-O. Comme si l’expérience se fiait un peu trop fortement sur son baril de finition, le grain se mélange aux oranges évidentes qui commencent de manière mûre en bouche mais qui deviennent beaucoup plus fraîches et remplis de vanille et de fraises en finale. Un whisky qui me révèle une fois de plus que les dirigeants ont un petit bijou qu’ils devraient dévoiler un peu plus souvent de manière officielle.

Patrick 80%
Poudre à récurer les planchers… baignant dans du whisky au caramel. En bouche, de belles épices, un beau caramel, puis le retour de la poudre à récurer les planchers mélangé avec la poussière du plancher. La finale s’étire sur un caramel poussiéreux. Pas désagréable, mais sans plus.

Gordon & MacPhail Linkwood 1969-2000

40% alc./vol.

André 91%
Wow, quel nez invitant et bourré de beaux arômes. Le sherry est boisé et fruité, cerises rouges et cœurs de pommes, caramel et miel chauds, pelures d’oranges et une touche boisée qui rappelle la marche en fôret l’automne en mangeant de la réglisse rouge. À 40% d’alcool en bouche, on ne pouvait pas s’attendre à une masse compacte de saveurs mais le whisky s’en sort agréablement bien. Pommes caramel, réglisse et cerises, caramel et miel, oranges et un bon gros mélange d’épices superbement bien balancées. On perçoit aussi très bien les notes de bois de chêne gorgées de vieux whisky avec une sensation tannique et astringente en finale de bouche. La finale est moyenne-courte, xérès épicé et fruits secs, vieux cuir, pomme caramel et cosses d’oranges, bois brûlé, presque de la fumée aussi. Je suis conscient que ce whisky en décevra peut-être quelques uns, mais en faisant fi du taux d’alcool sobre, les accords de saveurs sont pleinement agréables et méritent amplement l’expérience de dégustation.

Patrick 83%
Plein de superbes saveurs admirablement bien balancées et, de manière tout à fait catastrophique, tellement dilué que j’en ai presque le goût de pleurer. Et un whisky qui donne le goût de pleurer, c’est un peu le contraire de l’objectif visé. Nez : Un appétissant parfum de raisins mûrs, de chocolat, de vanille et de chêne subtil. Bouche : Texture en bouche légère et aqueuse, mais portant tout de même les délicieuses saveurs que j’avais détecté au nez. Finale : Courte… Vraiment courte. Au point que 5 secondes après avoir avalé ma gorgée, la différence entre une gorgée d’eau et ce whisky n’est pas évidente.

Gordon & MacPhail Linkwood 29 ans 1972

40% alc./vol.
Distilled 1972, Bottled 2002.

André 87%
Oranges sanguines, raisins et cerises séchées, caramel, miel, pelures de pommes cuites, xérès, fruits tropicaux plus discrets. Simple et léché à la fois comme présentation. Douce bouche au départ qui se gorge d’épices au fil des lapées. Cerises, raisins, ananas, mangue, oranges, pommes, toffee, une touche de gingembre aussi. Finale d’oranges sanguines trempées dans le caramel chaud, cerises séchées éventées.

Patrick 88%
Un très bon whisky, avec un mix de saveurs comme seul un scotch de 30 ans peut présenter. Assez surprenant pour un whisky dilué à 40%, la texture est agréable et l’ensemble présenté une intensité bien mesurée. Nez : Oh, dès l’ouverture de la bouteille, j’ai senti que j’avais affaire à toute une bête! Un intense parfum de beau xérès chaleureux, avec des raisins, des oranges sanguines et des cerises. Bouche : Toujours le beau xérès riche, sucré et intense, avec des raisins, des cerises, des pommes, du caramel et une pincée de gingembre. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, boisée et surtout fruitée.