Gordon & MacPhail Rare Vintage Linkwood 46 ans 1946-1992

40% alc./vol.
Distilled 1946, Bottled 1992, Sherry Cask #73, 500 bottles

André 93%
C’est rendu rare pas mal de pouvoir évaluer un whisky plus vieux que moi… J’en ai profité à plein. Le raffinement pur, une délicatesse incroyable sur le sherry velouté, une dentelle de fruits secs. Sherry moelleux, vieux cuir, oranges sanguines, pincée de cannelle, pelures de pommes, vieux chêne essoufflé. La texture est souple, étonnamment relevée pour un whisky à 40% d’alcool. Le bois ne domine en rien le whiskey, le sherry a su garder sa place lui aussi sans monopoliser toute la bouche. Sherry pétillant, framboises, oranges hyper mures, cannelle, un brin d’anis, légère sensation tannique en fond de bouche, une teinte boisée et de chocolat au lait, du cacao peut-être, fruits séchés. Longue finale, comme un vol en planeur qui se laisse porter dans des courants de xérès, d’une exquise douceur. Pas le whisky le plus varié aromatiquement mais une qualité exceptionnelle dans la façon que les saveurs sont amalgamées. À 7500$ la bouteille, on s’attend à ça aussi.

Patrick 95%
Un whisky décadent. Le genre que je pourrais boire à tous les jours si j’étais milliardaire. Une expérience gustative incroyable et mémorable. Et, considérant l’année de distillation, mémorable est en effet un mot approprié: le distillateur de l’époque, au sortir d’une guerre épouvantable, aurait-il pu m’imaginer en train d’écrire une évaluation de son travail 75 ans plus tard, sur un téléphone et ensuite partager le tout en quelques secondes avec l’ensemble de la planète via le web? Nez: Du xérès sucré, avec de beaux fruits des champs, un peu de cuir, du chocolat au lait, de la crème brûlée… Je pourrais humer ce whisky sans arrêt jusqu’en 2046! Bouche: Toujours le xérès sucré et le cuir, avec la crème brûlée et une touche de chocolat. Finale: D’une belle longueur qui s’étire et s’étire, fruitée et sucrée.

Gordon & MacPhail Reserve Blair Atholl 15 ans

46% alc./vol.
Distillé en 1995 et embouteillé en 2010, fût # 4837, édition limitée à 342 bouteilles.

André 79%
Purée de bananes, essence de vanille, copeaux de bois et graines de lin. Un nez singulier et prometteur qui se gâche malheureusement en bouche. L’effet du fût est très présent, écorce de grains de céréales et relents de cendres froides en background. La finale est une vague indéfinie et mal structurée. Comme l’autoroute 30, un grosse job qui n’est pas finalisée.

Patrick 83%
Nez de malt, goût de malt, finale maltée. Bon, on peut aussi voir un soupçon de sucre fruité et une touche épicée en finale… Aucune faute, mais rien pour me renverser. Une bonne « réserve spéciale » qui a l’avantage d’être rare!

Martin 82%
Nez: Malt, vanille et bananes. Très très doux à l’approche. Melon, sucre en poudre, herbe séchée et fleurs blanches. Léger raisin vert. Bouche: Frais et légèrement boisé. Touche de poivre, raisins et pommes vertes. Vent mentholé. La texture et relativement fade et n’aide pas les saveurs à exploser pleinement. Finale: Douce, moyennement longue, elle s’écrase un peu suite au manque de texture. Équilibre: Pas mauvais pour explorer les Highlands, mais ça reste un embouteillage qui a de la difficulté à se démarquer.

RV 83.5%
Se démarquer dans une bande de perdants: on peut se contenter de cesser de perdre ou comme dans le cas suivant, gagner un peu. Beau petit grain sympathique et tout naturel, avec une suite du grain et de malt avec une petite finale d’herbes séchées intéressante et de vanille. Un Speyside anonyme… mais supérieur.

Gordon & MacPhail Scapa 1993

40% alc./vol.
Embouteillé en 2007.

André 81%
Chips Cape Cod au sel de mer à l’arrivée. Une fois qu’il a respiré; pommes vertes pas encore mûres & pudding à la vanille. En bouche, l’alcool bouscule plus férocement le sucré afin de prendre sa place avec empressement. La texture est plus qu’ordinaire mais la persistance en bouche est surprenante en longueur et la finale est tout en chocolat blanc parfumé à l’alcool.

RV 78.5%
Cashews dans un zip-lock qui a passé trop de temps sur le dash de char, donc le genre de nez qui présage un scotch qui dans le meilleur des cas ne sera qu’ordinaire. En bouche, le nutty s’ouvre un peu plus, avec un timide sucré. En début de finale il y a un petite wave gâteau de préparation Duncan Hines avec trop d’œufs rajoutés au mélange, mais cette finale est assez courte. Pas mauvais dans l’ensemble, mais aussi excitant que regarder les écureuils ramasser les noix dans un parc: on se lasse vite.

Patrick 86%
Au nez, très frais, sent le vent du nord typique des Orcades. Au goût, pelures d’oranges fraichement cueillies qui semblent vouloir se transformer en pommes vertes. Quelques noix viennent donner une petite touche intéressante à l’ensemble en finale.

Gordon & MacPhail Speymalt from Macallan 2007-2016

43% alc./vol.

André 81%
Nez frais de fruits tropicaux et exotiques, petits fruits sauvages, cœur de pommes rouges, miel caramélisé, chocolat au lait. Ouverture de bouche sur les épices légèrement fébriles principalement la cannelle, mélange de fruits tropicaux, d’oranges, de pommes rouges, la réglisse et de salade de fruits. La texture est agréable, la force des épices compense un taux d’alcool légèerement bas mais l’ensemble est peut-être un peu trop influencé par les notes de bois vert. La finale est un peu sèche, bien épicée et sur des notes de chocolat au lait et aux noisettes, la pomme rouge roulée dans la cannelle.

Patrick 90%
J’ai goûté à ce whisky avec beaucoup d’appréhensions, mais je dois admettre être agréablement surpris! Tout de Macallan s’y retrouve, sauf le prix, qui est raisonnable!! J’en ai d’ailleurs acheté 2!! Nez : Caramel, fruits délicats, fleurs sucrées, vanille… Délicieux! Bouche : Des fruits chaleureux et sucrés, les épices du bois, du miel, de la banane, de la vanille subtile et une touche de Caramilk. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Gordon & MacPhail Speymalt Macallan 1988

43% alc./vol.
Ce Macallan a été vieilli en fûts de sherry de second remplissage pendant 18 ans.

André 89%
La finition en fût de sherry fait ressortir les doux arômes de fruits et de pomme, le tout accompagné d’un léger fumé très impressionnant pour un Macallan. Le nez est incroyablement doux et invitant. La finale « champêtre », avec un nez comme si vous étiez en plein cœur d’un champs fraîchement coupé durant la canicule d’été. Trouvé au prix difficile à croire de 42$ à Park Avenue N.Y. voilà 3-4 ans. Un merveilleux rapport qualité-prix.

Gordon & MacPhail Strathisla 25 ans

43% alc./vol.

André 89%
Another sherry beast… Nez liquoreux de raisins secs, gâteau aux fruits, marmelade d’orange, riche et élégant, mais aussi d’une habile simplicité. J’adore le nez, superbe et belle intégration du sherry cask. La bouche est poreuse et assez consistante, un peu sèche, les fruits secs en arrivée, boisée et beek jerky poivré en finale, presque du soya… mélangé au sherry fruité. Le bois gorgé de sherry est plus imposant en finale et les notes poivrées monteront aussi en crescendo. Mis à part une petite pointe sèche et poussiéreuse en bouche, belle évolution, complexité structurée et intéressante pléiade d’arômes et saveurs attirantes.

Patrick 88%
Nez : Oooh boy! Ça paraît que ça a passé beaucoup de temps en fût cette petite bête là!  Au nez, vieux xérès poussiéreux avec une pointe de chêne.  Bouche : Toujours le xérès poussiéreux et le chêne assez intense.  Très chaleureux.  Non mais, vraiment vraiment très chaleureux.  Finale : Longue, fruitée et chaleureuse.  Balance : Une superbe bête qui laisse dans un état contemplatif, comme un très bon whisky se doit de le faire.

Gordon & MacPhail Strathisla 40 ans

40% alc./vol.

André 90.5%
Éruption boisée, cerises, pêches, se terminant par une explosion de poires belle-Hélène. Il se révèle en bouche plus épicé en plus d’un bel appui alcoolisé (la teneur en alcool semble plus forte que son 40%…). La menthe-eucalyptus – très représentative du Strathisla – s’ouvre progressivement et est accompagné d’une touche de miel cireuse et séduisante. La finale, chaleureuse et persistante, est un rappel sur les cerises et les sucres de bois brûlé. Quelques point en moins pour les essences de bois trop présentes, masquant les arômes les plus subtils. N’eut été de ce petit détail, cet embouteillage aurait été une vraie bombe. Une bouteille à avoir dans sa collection. Et que dire du rapport qualité-prix pour un 40 ans…

RV 91%
Très marqué par le bois, les 40 ans en baril ne font pas de doute, même si la menthe typique est toujours présente au nez, mais atténuée. Les tanins y sont, avec un fond de beurre brûlé dans une poêle. Les caramels et la tire brûlée se révèlent plus en bouche qu’au nez, et plus la finale s’étire (et elle s’étiiiiiiiire), plus on s’enfonce loin dans la planche, pour se terminer sur la ripe de pin. Assez tranquille, l’aftertaste meurt dans un soubresaut caramel plus sucré à la Glenrothes, qui fait presqu’oublier qu’il s’agit de la même distillerie que le 10 ans. À prix raisonnable – pour un 40 ans – il s’en tire très bien pour voir les effets d’un vieillissement très long et même s’il n’a pas la largeur du Highland Park de même âge, à presque 6 fois moins cher, c’est un excellent placement avec un goût qui dépasse le simple trip d’avoir une bouteille très âgée. Bravo à Gordon MacPhails, mais à ce prix, j’aurais payé un 20$ de plus pour une boîte qui n’est pas la même qu’un Glenburgie 10YO, et une bouteille qui est 10 fois plus laide que l’édition standard de la distillerie.

Patrick 89%
Arômes de fruits tropicaux mûrs enveloppés dans un écrin de chêne. Au goût, les 40 ans de vieillissement s’expriment de façon éclatante via la puissance de la saveur de chêne. Épices brûlées et cassonade viennent donner au tout une succulente finale.

Gordon & MacPhail Strathisla 50 ans

43% alc./vol.
Distillé en 1960, embouteillé en 2010.

André 86%
Gâteau aux fruits brûlé, caramel et toffee, nez bien relevé, visqueux avec un boisé extrêmement présent. Après 30 minutes; gâteau aux fruits et épices toujours dans son emballage de cellophane et baignant dans son jus, bananes, raisins et pruneaux secs. Très boisé en bouche, raisins, ensemble bien soutenu par l’alcool. Feeling un peu cireux et de poudre de bois. Plus épicé et sec en finale, astringent, mais rectiligne sur les même fruits et le boisé du fût.

RV 83%
Trop peu, sans finesse, la sagesse peut se perdre au fil des années. Dès le nez, on sent que l’affaire pourrait ne pas être subtile, avec de la marmelade d’orange au caramel avec du chêne fatigué et peu original. En bouche, c’est encore plus pauvre, avec le caramel et le sucre brûlé. La finale, elle aussi peu variée, est malgré tout son point fort étant donné son excellente longueur. Certes, il n’est pas mauvais, mais quand à 500$ je l’apprécie autant que 3 gorgées d’un bon rhum industriel, il s’agit sûrement d’une déception. La finesse lui aurait été de mise, tel qu’on peut la retrouve dans le Glengoyne 21 et justement sa cadette de 40 ans du même revendeur.

Patrick 94%
Au nez, une richesse rappelant un vieux rhum traditionnel. Fruits mûrs, cassonade, réglisse et une touche d’épices de bourbon. En bouche, l’impression d’avoir affaire à un vieux rhum traditionnel se précise. Les fruits mûrs sont toujours présents, le chêne est puissant, ainsi que la vanille. Des notes subtiles de champignons s’y mêlent aussi. Une profondeur incomparable. En finale, les fruits s’étirent longuement mais nous rappellent plutôt un gâteau aux fruits du temps des fêtes, pour notre plus grand plaisir. L’un des grand plaisir de la vie, a un prix relativement modique. Un whisky de cet âge ne peut que nous laisser dans un état songeur, ne serait-ce que pour penser à l’employé qui a versé ce whisky dans un fut et qui est probablement décédé aujourd’hui… Qu’aurait-il pensé en me voyant critiquer « son » whisky, à des milliers de kilomètres de l’Écosse, sur un ordinateur tenant confortablement sur mes cuisses et qui me permettra de la publier sur internet dans quelques minutes? Probablement pas grand-chose, si ce n’est la satisfaction que de constater que son travail soit encore apprécié et savouré!

Gordon & MacPhail’s Highland Park 1989

51.9% alc./vol.
Batch #22/004, Bottled 13/12/2021, Refill Sherry Butt #10015, 347 bottles.

André 91%
Notes de sherry s’apparentant plus à des notes de framboises, gâteau aux fruits, doux caramel onctueux sur fond de fruits tropicaux, d’ananas principalement et de fumée de tourbe florale et feutrée. Bouche avec beaucoup de charme et de texture. Poires, ananas, oranges, framboises et bananes, melon au miel et abricots, fumée de tourbe florale, bonne dose de poivre, iode, miel. Finale de coconut, nectarines, d’ananas poivré, de fumée de tourbe affichant une touche terreuse et iodée. Gros coup de cœur même si pas nécessairement représentatif du style de la distillerie.

Patrick 94%
Highland Park comme je l’aime. Intensité, balance et complexité, tout y est pour faire de ce dram une œuvre magistrale. Nez : Xérès et fruits des champs enrobés de miel floral avec un trait de caramel et une petite volute de fumée de tourbe. Bouche : Un savoureux mélange de saveurs, avec des fruits des champs nappés de caramel, de la fumée de tourbe mielleuse, du bois brûlé et un trait de vanille. Le tout est porté par une belle texture huileuse en bouche. Finale : D’une très belle longueur, fumée, épicée et mielleuse.

Gordon & McPhail Ardbeg 1995

40% alc./vol.

André 87%
Difficile de trouver un Ardbeg qu’on aime pas. Même si certaines version des revendeurs ont su parfois nous refroidir un peu, celle-ci est vraiment bien. Un embouteillage qui a su conserver la nature même du Ardbeg original, unchillfiltered et non coloré. Peat, peat, peat all the way down to your mouth. Great stuff.