Gordon & MacPhail Glen Spey 13 ans 2008 Batch #21/152

58.1% alc./vol.
Cask #805115, Distilled 3/9/2008, Bottled 7/6/2021 from First Fill Bourbon Barrel, Limited Edition of 202 bottles.

André 89%
Wow… Très velouté et soyeux comme nez. Mélange de bananes, poires et vanille, d’ananas et de miel. Riche et copieux au carré… Le bourbon cask à son best, j’te gâte all dressed. Bouche sur les fruits tropicaux, mangue, melon au miel, ananas, bananes, poires. Belle texture moelleuse, rehaussée par les notes plus pointues du bois de chêne séché et de zeste de citron. Finale plus ressentie sur l’alcool et le bois séchés, le tout sans se départir de la salade de fruits tropicaux. La finale est ce que j’aime le moins de ce whisky et ce qui le fait passer sous la barre du 90%.

Patrick 90%
Le genre de whisky que j’aimerais garder en permanence sur mon patio, l’été. J’aime !! Dans le style « bourbon cask », c’est réussi ! Nez : Un beau parfum frais avec des fruits du verger (poires, pommes…), de la noix de coco, de la vanille et une goutte de miel. Bouche : Mmmmh, c’est bon ça ! Du beau miel sirupeux, du chêne craquant, des épices à steak, de l’ananas, des agrumes et du miel. Avec un peu d’imagination, j’y verrais même un peu de chocolat au lait. L’ensemble est frais et chaleureux à la fois. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur et boisée.

Gordon & MacPhail Glenburgie 10 ans

40% alc./vol.

André 80.5%
Fruité et liquoreux, chlorophylle et citron. La bouche offre des arômes de canne à sucre et de raisins tandis que les céréales prennent le relais en fin de bouche accompagné par des écales de noix. Ce qu’il gagne en diversité et en saveur au nez, il le perd en texture et en présence en bouche où il demeure diffus et très évasif. La finale manque définitivement de raffinement et de distinction.

Patrick 82%
Au nez, usine de plastique (ou du moins ce que j’imagine que ca doit sentir). En bouche, orge, vin un peu astringent, avec une touche de sel qui lui donne une dimension et des points supplémentaires! Un Speyside légèrement au dessus de la moyenne, qui ne mérite ni un détour pour aller le chercher, ni un détour pour l’éviter. Le prix très raisonnable vous permettra de découvrir à peu de frais une distillerie bien cachée.

Martin 79%
Nez: Un peu de cerise artificielle saute au nez, presque un sirop pour la toux. Sucre d’orge, un peu de foin, un peu de bois et un peu de caramel diffus. Bouche: Texture un brin fade, notes de vanille, de sucre, de poivre noir et de planche de chêne. Fruits rouges et astringence du xérès. Finale: Courte et fade avec les saveurs susmentionnées bonifiées d’un léger vent de cuir tourbé. Rien d’extraordinaire malheureusement. Équilibre: Manque de punch, les saveurs ne sont soit pas assez affirmées ou pas assez en harmonie. Bien décevant que ce dram.

RV 82%
Plastique de blocs Construx et épices à steak diverses, le tout avec un peu de souffre d’allumettes. Plus vineux en bouches avec sa finale intéressante qui légèrement tourbée et salée, presqu’à la Bowmore. Un peu plus que convenable, sans quand même être révolutionnaire.

Gordon & MacPhail Glenrothes 1997

56.8% alc./vol.
Fût #8720 pour les Companions of the Quaich. Embouteillé en 2015.

André 88.5%
Nez généreux et expressif. Fruits tropicaux, miel et toffee, bananes et noix. Avec le temps, beaucoup de fruits rouges, sherry un peu timide. Je suis étonné de sentir que le nez a beaucoup changé depuis le début de la dégustation, les premières saveurs me rappelaient le fût de bourbon et maintenant ce sont plus les saveurs du sherry cask. Céréales Honey Comb caramel et miel, marmelade de fruits. L’arrivée en bouche est trompeuse, l’alcool frappe un peu en arrivée mais c’est seulement le temps de la première gorgée le temps que la bouche se fasse à la force de l’alcool. Raisins verts, sherry, pâte de fruits, bonbons en forme de nounours en gélatine. Belle structure au niveau aromatique, texture un peu sèche et épicée, astringent. Finale longue, aiguisée par l’alcool et une pincée d’épices, beaucoup de fruits, de sherry et de raisins verts, de toffee, céréales au miel.

Patrick 87%
Très complexe et savoureux, avec une intensité débridée. Du bon scotch ça, monsieur! Nez : Xérès subtil, vanille, chêne et ananas. Bouche : Caramel épicé et fruité, poivre, pommes vertes, lime et chêne brûlé. Finale : Longue, crémeuse et savoureuse.

Martin 89%
Nez: Fruits mûrs, raisins et bois du xérès. Toffee et noisettes. Le taux d’alcool élevé transparaît un peu plus qu’on le voudrait ici. Bouche: Belle texture, arrivée en bouche chaude et épicée. Bois astringent, raisins, orange, caramel et sucre brun. Caramel salé et Fruit-O-long en puissance. L’alcool a tôt fait de laisser la scène aux belles saveurs. Finale: Bois et épices, comme la plupart des bons sherry casks, mais ici on garde en prime le meilleur de toutes les saveurs expérimentées en bouche, plus une noix de beurre. Équilibre: Un beau cask strength qui sait tirer parti de tous les bons côtés de ce Glenrothes. Gordon & MacPhail ont su scorer cette fois-ci. Encore malheureusement une édition qui ne refera jamais surface.

Gordon & MacPhail Glenrothes 30 ans

40% alc./vol.

André 77%
Acheté à un prix plus que ridicule au Nouveau Brunswick (125$), j’avais de grandes appréhensions en ouvrant cette bouteille. La première fois, l’expérience fut désastreuse. Sans personnalité, passager et vraiment décevant. Il a fallu que je tente l’expérience de laisser le verre respirer un bon 30-40 minutes afin d’offrir au nez la chance de se révéler et là, c’est beaucoup mieux, pas à se tirer par terre mais plus acceptable. Le nez et les typicités de Glenrothes – orange, crème brûlée, caramel ou plutôt du sucre caramélisé et léger mentholé en finale – sont là mais « gâchées » par un arôme de vieux bunker humide et renfermé qui laisse une finale pas agréable. En bref, l’expérience de boire un 30 ans est intéressante mais les versions régulières feront aussi bien l’affaire..

RV 80%
Vraiment, un meuble avec trop de couches de vernis qui a fait disparaître la réelle teinte du bois qu’elle recouvre. Cire d’abeille cuivrée a l’image de sa couleur très foncée, pas du tout étrangère à l’odorat usuel de Glenrothes. Par contre, le pin qu’on peut y sentir peut presque être associé à du Lestoil. Très léger de texture, le miel se poursuit, mais de manière beaucoup trop cireuse en finale, et l’orange est disparue. Très bon whisky pris par lui même, mais considérant qu’il s’agit d’un 30YO relativement peu cher mais tout de même dépassant les 100$, c’est une déception si on a déjà goutée ses bouteilles sœurs. Devrait être mélangé à du Select Reserve pour produit un liquide moins frais mais avec plus de pep.

Patrick 68%
1er essai: Soufre… Eurk… Épices… Chêne. Eurk. 2ème essai: Toujours aussi dégueulasse qu’au premier essai. Comment peut-on autant scraper le whisky d’une si bonne distillerie? Pas surprenant qu’il soit vendu à prix d’aubaine pour un 30 ans… Car en fait, le simple fait de demander de l’argent pour ce whisky est du vol! Au nez, forte odeur désagréable de jus de bas dans lequel on aurait laissé fermenter des clous de girofles. Au goût, une légère menthe nous suggère de ne pas oublier de prendre une gomme « menthe extra-forte » pour justement oublier le goût. Le fut a dû être oublié au fond d’une grange à fumier abandonnée et les mouettes devaient s’en servir comme cible d’entraînement.

Gordon & MacPhail Glenrothes 32 ans 1988 Batch #21/010

57.9% alc./vol.
Cask #16546, Distilled 22/12/1988, Bottled 2/2/2021 from Refill American Hogshead, Limited Edition of 182 bottles

André 86%
Salade de fruits tropicaux nappée de vanille et de miel. Poires, ananas et bois sec. Succulente texture, bien tranchée par l’alcool et le poivre moulu. Notes primaires d’ananas et de poires, sirop de fruits tropicaux & miel, pincée herbeuse, bois relativement présent aussi. J’sais pas si c’est le fait d’avoir joué dans les épices ce matin mais j’ai des notes de cari-coco en bouche également. Finale très aiguisée et poivré, sèche mais d’une longueur appréciable.

Patrick 85%
Un très bon whisky, mais je dois admettre que pour un Glenrothes de 32 ans, mes attentes étaient beaucoup plus élevées. Nez : De la vanille, des fruits tropicaux sucrés, du miel, de la noix de coco et une touche de chocolat au lait. Bouche : Chaleureux, avec des fruits tropicaux sucrés, du bois épicé, du poivre noir, des noix, du pamplemousse et une note herbeuse. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

Gordon & MacPhail Glentauchers 10 ans 1994

43% alc./vol.

André 86%
Nez vert, Presque menthol, crème brûlée, vanille, oranges. Frais et fruité (raisins), belle vitalité, pommes, miel et fruits tropicaux. En bouche, herbe verte, oranges et fruits secs livrés de façon discrète, toffee. Bel équilibre, mais le côté verdâtre réussit toujours à ressortir au travers les autres saveurs. Finale portée sur les oranges, les épices et le chocolat blanc. Une variété d’arômes étonnantes, une texture très agréable et une fougue superbement bien contrôlée pour un si jeune whisky. Venant de cette distillerie qui m’a si peu souvent étonné, un beau tour de force.

Gordon & MacPhail Glentauchers 16 ans

43% alc./vol.

André 77%
Purée de bananes et bananes frites, chocolat blanc sucré. La bouche est plus qu’ordinaire et je n’ai tiré aucun plaisir à essayer d’en détecter les subtilités. Finale plus agréable où la vanille est apparue avec moins de subtilité et belle présence de fudge sucré.

RV 76%
Gordon MacPhails s’est fait passé tout un baril, et Glentauchers doit encore en rire. Mélange d’un peu n’importe quoi, mais vraiment pas frais, ainsi que du bois humide pourri. Au goût, on s’éloigne un peu de la fosse pour mieux replonger dedans en finale, avec du grain passable et du papier de plomb autour des cigarettes. Au mieux, désagréable.

Patrick 81%
Nez de crème caramel faite avec du lait caillé. Au goût, menthe (ce que je n’aime pas particulièrement dans un whisky) et orge. On dirait un whisky beaucoup plus jeune à cause de sa fraicheur. La finale est plutôt courte, mais quand même agréable. Le tout est assez bien équilibré. Avec l’usage, on pourrait peut être le trouver agréable. Whisky idéal à entrer clandestinement à un match de football.

Gordon & MacPhail Glenturret 1999

40% alc./vol.
Embouteillé en 2011.

André 78%
Ça sent le mauvais fût de sherry, poussiéreux et malodorant. Tout de même frais au nez, offrant à la fois des agrumes et du citron soutenus par la vanille. Je n’aimes pas l’aspect vieillot de ce whisky, ça m’agace ou ça ne fait pas, à priori, parmi de la gamme de saveurs que j’affectionnes particulièrement. En bouche, c’est insipide comme de l’eau, ça passe inapperçu; un peu de citron-vanille mais c’est à peu près tout. La finale est un peu plus persistante mais somme toute, un bon ‘’starter ‘’ pour une soirée.

RV 74%
Un mauvais brassin tablette d’inspiration irlandaise. Comme dans les autres Glenturret, l’aspect bière y est toujours, dans un fond de malt herbeux; c’est correct mais il faut aimer le style. Ce qui n’est pas mon cas. En bouchon le houblon chimique est très ordinaire, et quand le malt ennuyant est un point positif, ça va mal. Heureusement la finale légèrement plus douce en cerfeuil remonte l’expérience à un degré une marche plus haute que le total désastre, malgré la finale de bière surit. Dans les malts anonymes, il y a les innofensifs et les désagréable; cochez la colonne désagréable.

Patrick 88%
Le miel et l’orge dansent un étonnant ballet des plus agréables à sentir. En bouche, toujours le miel, mais celui-ci baigne dans une marinade d’herbes fraîches qui repose dans une cuve de chêne brûlé. La finale offre une touche de miel fruité, un peu comme les tartinades miel-confiture de ma jeunesse. Après une soirée à déguster des scotchs sans relief, celui-ci me surprends agréablement par sa personnalité originale, sa balance et sa qualité générale. Une belle surprise!

Gordon & MacPhail Glenturret 2004-2016

43% alc./vol.
Maturation en Sherry Cask.

André 83%
Noix grillées, cassonnade, sherry, pelure de pomme rouge, gingembre, chocolat au lait. Le nez est correct mais sans beaucoup de passion. Bouche; oranges, sherry un peu éventé, caramel et cassonnade, réglisse rouge, le tout recouvert de poivre et de gingembre. La finale est courte et diluée, n’offrant rien de plus que la bouche n’ait livré… sauf peut-être une légèere et discrète pointe de fumée en finale de bouche. Sans être un mauvais whisky ce whisky est juste anodin et sans trop d’attrait aussi. Pas de fautes majeures mais également sans aucun hook et de singularité. Un bon sherry cask, that’s it.

Patrick 82%
Un bon whisky, sans plus. Il semble en fait plus jeune que son âge et pas mal plus fort en alcool. Nez : Léger xérès, pommes rouges, crème brûlée et une touche de cuir. Bouche : Xérès, bois brûlé, de beaux fruits brûlés, oranges, chocolat noir et café noir. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Martin 83%
Nez: Noix, caramel, sherry, pommes et bois. Épices assez marquées. Bouche: Raisins et oranges. Un peu fade comparé au nez. Xérès et chêne. Finale: Bois brûlé, cuir, tourbe et xérès. Équilibre: Un bon sherry cask, mais sans plus. On aimerait bien se faire raconter une histoire.

Gordon & MacPhail Glenury Royal 35 ans 1984 – 125th Anniversary

49.1% alc./vol.
125th Anniversary Release, Distilled 07/06/1984, Bottled 29/05/2020 from 1st Fill Sherry Butt Cask #2335, 397 bottles. Glenury a été fondée en 1825 par le capitaine James Barclay et le suffixe « Royal » a été ajouté en raison de l’amitié du propriétaire avec le roi Guillaume IV. Glenury Royal est victime du ralentissement de l’industrie du whisky et a cessé sa production en 1985. Cet embouteillage anniversaire provient du dernier fût que G&M possède de cette distillerie.

André 87%
Quel nez! Fruits rouges séchés, cannelle et réglisse rouge, caramel, cassonade et bois toasté. Superbe texture, grasse mais avec une amertume qui tranche la générosité des fruits; cerises, oranges, canneberges, anis et moue de café. J’ai quelques bonnes salves de soufre qui me titillent les narines après l’ingestion, de grosses notes de réglisse et de cannelle aussi. À l’aération, les notes d’oranges sanguines et de cassonade chauffée se précisent. Finale sur les notes de café et de chocolat amer et de fruits rouges séchés. Too bad, mes sens sensibles aux notes de soufre on un peu nuit au plaisir général.

Patrick 92%
Le premier whisky que je goûte de cette distillerie : C’était un secret bien gardé ça! Je réalise qu’il s’agissait d’une distillerie que j’avais ignoré jusqu’à ce jour, mais je vais dorénavant garder l’œil ouvert! Nez: Mon Dieu, je n’ai jamais rien senti de tel! C’est absolument divin comme parfum! De beaux fruits chaleureux, des truffes, du caramel, du fudge, des prunes et une petite touche de chêne. Bouche: Plutôt astringent, avec de beaux fruits mûrs, du cuir, du chêne brûlé, du sucre chaleureux, du zeste d’orange, des prunes, un peu de café, du cacao et de l’anis. Finale: D’une superbe longueur, dominée par le chêne, qui est ici plus astringent que jamais.