AnCnoc Stack 10 ans

46% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon Barrels, orge tourbée à 20ppm. Édition limitée de 6000 bouteilles embouteillée en 2016.

André 86%
Belle notes de tourbe végétale et terreuse, mélange de zeste de citron et d’oranges, céréales séchées. La bouche est parfumée à la fumée de tourbe, notes végétales, la texture est légèrement franche, citron, oranges et gingembre, pommes vertes, vanille, cendre et épices. Sensation de terre séchée en bouche. Finale minérale, Cream Soda, terre grasse, menthol et aspect végétal, poivre blanc. Dans la lignée des Flauther, Cutter et Rascan.

Patrick 89%
Un bon whisky de tous les jours, avec de la belle fumée de tourbe bien mesurée, permettant ainsi aux autres saveurs de s’exprimer. Nez: Parfum dominé par de la tourbe relativement légère, du chêne frais et une touche très discrète de fruits frais. Bouche: De la fumée de tourbe et de la cendre, des fruits tropicaux et quelques chaleureuses épices. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur de la fumée cendreuse et un beau mélange de fraîcheur et d’épices venant du chêne.

Martin 88%
Nez: Une belle tourbe bien terreuse émerge instantanément. Elle est accompagnée de notes de citron, de vanille et de chêne. Fleur de sel. Bouche: Bol de salade de fruits, pierre bien lavée par la mer, citron et vanille en puissance. Le tout est bien bardé de poivre rose. Finale: Planche de chêne gorgée de whisky poivré et tourbé. Épices chaudes, voyage long. Équilibre: AnCnoc présente soit son visage léger, soit son visage tourbé, selon l’embouteillage. Ici on a droit à un alléchant exemple de son Dark Side…

Angel’s Envy

43.3% alc./vol.
Kentucky straight bourbon whiskey affiné en barriques de porto.

André 82%
Salade de fruits, oranges, sous une étoffe très soyeuse au nez. C’est un bourbon ça ??? En respirant, oui, peut-être… avec ses arômes distinctifs de fruits sauvages rouges et cette typique touche d’épices. Ça ressemble à ces feuilles de pâte de fruits que l’on achète et que les enfants roulent pour manger. En bouche, c’est plus ambivalent avec une tendance vers le bourbon (les fruits rouges et les épices) et une texture quelque peu cireuse en finale de bouche. La finale confirme le statut de bourbon, affublé d’un voile orangé et de fruits épicés.

RV 81%
La corne d’abondance se réduit à ce point à mesure qu’on s’y enfonce? À l’image de la bouteille, beaucoup de personnalité, avec un fond de Glen Garioch, de miel, de trèfle et de lilas, mais déjà à l’olfactif on peut se douter que le caramel va pousser trop fort la note. En bouche, d’abord le sirop caramélisé, puis le fût, et enfin le bourbon standard qui domine jusqu’en finale où du blé remonte. Pas vraiment impressionné par ce qui semble du Knob Creek au blé.

Patrick 79%
Nez très léger de bourbon, épices et chêne, avec touche de fruits. En bouche, gros chêne brûlé, épices et jus de fruit. La finale est épicée avec une touche de sucre. Le porto n’est définitivement pas un plus. L’ensemble manque d’équilibre.

Archives Tamdhu 10 ans Vintage 2007 The Fishes of Samoa

57.8% alc./vol.
Archives No 00044, Cask #36101 – Ex-Koval Cask, Distilled 24/09/2007, Bottled 23/01/2018, 156 bottles

André 85%
Approche de citron et d’agrumes, vanille, sorbet au citron assaisonné de poivre concassé, oranges, miel, sirop de poires, pommes rouges. L’alcool est très présent en bouche, fruits tropicaux, agrumes, citron. Les notes de poivre sont omniprésentes et la sensation aiguisée des épices est accentuée par l’alcool puissant. Tarte au citron avec meringue caramélisée, fruits secs. Finale poivrée et alcoolisée sur les notes de citron et de fruits tropicaux.

Ardbeg 10 ans

46% alc./vol.
Le plus tourbé des single malts d’Islay dans une version officielle non-filtrée à froid qui renoue avec la tradition. Élu meilleur single malt au monde en 2008 par Jim Murray.

André 88.5%
Le seul scotch que j’ai craché dans ma vie (ne me lapidez pas) la première fois que je l’ai goûté. C’était avant de me faire la bouche et le palais afin de l’apprécier à sa juste valeur. Wow, merveilleux: peat, sel, fumée mais j’ai toujours une nette préférence pour l’ancienne version 17 ans et je me prosterne devant le 1977. Reste à ouvrir mes bouteilles de Airigh Nam Beist et ma bouteille personnelle vintage 1977.

RV 93%
Bien qu’avec un franc-parler maintenant un peu plus peaufiné, il s’agit toujours à la base d’une perky next door girl sympa et avec un honnêteté de terroir exemplaire. Tourbe très verte, salée et cuivrée ainsi que racines humides de cèdre brûlé, mais beaucoup plus fruité que les éditions d’il y a quelques années. Elle s’installe tranquillement, très tranquillement, mais évolue pour ne laisser de doute sur ce qu’elle est et ce qu’elle vaut. La finale est toute en tourbe et en fumée, celle qui s’échappe au-dessus d’une pile de pneus usagés. Une bouteille qu’une fois apprivoisée jamais on ne laisserait tomber.

Patrick 94%
Nez: Smoke, brine, iodine dryness, salty; Goût: Smoke, grassy, peat. Finale: Lots of iodine. Spices and smoke. À marier avec fromage italien « Vento D’Estate », un fromage robuste et exquis qui a été vieilli dans le foin.

Martin 91%
Très très pâle, presque du new make. Nez: La guimauve grillée du Galileo enveloppée d’un nuage de tourbe fumée. Citron-limette et poivre noir. Bouche: À peine fumé en comparaison du nez. Un peu citronné, un peu chocolaté. Poivre et cannelle. Assez sucré pour un Islay. Finale: Chaude et longue, mais moins intense que je ne l’aurais souhaité. Elle compense son côté faiblard par une durée inépuisable. Tourbe jusqu’au lendemain. Équilibre: Pour une expression d’entrée de gamme, ça décoiffe. La pointe de « l’Ardbeg ».

Kim 83%
Nez : fumée fraîche, cônes de pin, petrichor (cette odeur dans la forêt après la pluie), zeste de citron confit, savon.
Bouche : terreux, sur les feuilles mortes et la feuille de tabac, sciure de bois, presque sévère sans être déplaisant. Un classique, qui sert de base à des trucs vraiment flyés.

Ardbeg 14 ans 2003, Cask #98, Cask sample #17/0121

51.2% alc./vol.

André 93%
Saveurs brutes de sherry, un bloc de fruits séchés très compact, gâteau aux fruits, dattes, raisins séchés, surfant sur une vague de tourbe assouplie et de belles saveur maritimes un peu lointaines, bacon dans le sirop d’érable, tourbe phénolique accentués d’aromes maritimes dont le sel de mer et les fruits de mer. La bouche est presque poudreuse de sherry fruité, le feu de plage dans le sable mouillé, encore le gâteau aux fruits et les dattes dans leur jus, viande fumée, bacon à l’érable, belle tourbe phénolique, sel de mer, crabe, pâte de fruits. La texture en bouche est feutrée, hyper huileuse. Le whisky s’installe lentement en bouche et les saveurs émergent progressivement mais avec beaucoup d’assurance. Passablement d’épices aussi en finale de bouche mais qui s’étiolent assez rapidement laissant seulement un nuage de tourbe un peu translucide dilué de fruits et de sherry. Une belle expérience de dégustation, complexe et intense. Cela valait la peine de consacrer 1h30 de temps d’évaluation.

Ardbeg 16 ans Airigh Nam Beist Limited Release 1990

46% alc./vol.
Distillé en août 1990 et mis en bouteille en 2006, cette version finement tourbée et non filtrée à froid est un véritable témoignage de l’histoire de cette distillerie mythique. Prononcez « Erich Nam Bist ».

André 92%
Très animal, sauvage mais distingué, loin d’être primal. Voyage en bateau à voile dans la mer du nord, sorbet au citron, pommes vertes, melon au miel et poires, ananas, iode, tourbe animale soyeuse. L’alcool se goûtes plus qu’elle ne se sent. La tourbe est légère mais s’affirme avec classe et candeur. Saveurs d’anis, d’enbruns maritimes, sel de mer, fumée verdâtre, sorbet au citron, aspect cendreux et terreux, chocolat noir. Un soupçon de sel en finale, jumelé d’un citron-sucré qui ficelle bien le tout ensemble. Belle texture huileuse qui nappe bien la bouche, camphre, verdâtre, poivre, gras de bacon. Longue finale alliant les notes de cacao, de citron, bonbons casse-grippe, poivre, sel de mer. À l’image d’une femme en tailleur, qui te donne la volée de cul que tu n’aurais jamais imaginée venant d’elle. Se situe entre le Ardbeg traditionnel et l’ancien 17 ans d’âge.

Patrick 94%
Au nez, la bête est belle et bien là!!! Tourbe magnifique et sel appétissant. Au goût, la tourbe se dévoile dans une splendeur rarement vue. Sel et cacao viennent compléter le tout pour lui donner un aspect presque magique. En effet, comment peut-on parvenir à un tel ensemble sans un peu de magie… Poudlard serait-il en fait caché sur Islay?

Martin 95%
Sans aucun doute un malt Ardbeg. Puissant, affirmé, alpha. Tourbe ultra-présente mais bien contrôlée. Miel, fleurs et vanille sous tout cela, avec un accord sel-citron des plus délicats. Bouche: Tourbe et citron, sel marin et miel, le tout livré avec un doigté inouï. Explosion en bouche, on doit pratiquement fermer les yeux pour pleinement l’apprécier. Finale: Divine. Cendrée. Sucrée. Boisée. Salée. Magique. Équilibre: Seul Ardbeg sait balancer force sauvage et douceur raffinée avec autant de virtuosité.

RV 91%
Cèdre, fumée typique, mais un peu plus contrôlée même si les agrumes sont plus subtiles; mieux balancé que la moyenne de ses congénères, peut-être un peu trop. Les nectarines explosent en finale, avant d’être suivies par le cèdre ove carbonisé. Plus sucrée qu’à l’habitude, la variante est appréciée mais ne fait pas trembler le piédestal des 10YO et 1977.

Ardbeg 17 ans

40% alc./vol.
Peu de temps après le rachat de la société familiale Glenmorangie PLC par le groupe LVMH, les mises en bouteilles d’Ardbeg classiques dont le 17 ans, le 25 ans Lord of The Isles et le 30 ans sont entrées au panthéon des bouteilles de collection. Il en est de même pour tous les millésimes et single casks de cette époque. Pour bon nombre d’amateurs de whiskies de la fin des années 90 et du début des années 2000, cette version fut au même titre que le désormais introuvable Springbank 21 ans, un superbe « night cap » !

André 93%
Une expérience de scotch incomplète si vous n’y goutez pas une fois dans votre vie. Superbe, peaty, smoky seaweedy parfaitement balancé dans une merveilleuse symbiose. Wetdreams garantis !

Ardbeg 17 ans Committe Exclusive The Legend Returns

40% alc./vol.
Ardbeg ressuscite son emblématique whisky de 17 ans d’âge du début des années 2000 et discontinuée en 2004. Cette édition limitée est réservée aux membres du comité Ardbeg. L’équipe de création de Ardbeg, composée du Dr Bill Lumsden et de Gillian MacDonald, a suivi de près les éléments qui ont rendu l’original si légendaire auprès des amateurs d’Ardbeg afin de créer cette réplique.

André 86%
Pour avoir eu 2 bouteilles de l’édition originale du début 2000, cette version est loin de l’original, surtout au niveau de la texture en bouche. Embruns maritimes, zeste de citron, melon et miel et ananas flambés sur le feu de plage, pommes vertes, iode, fumée de tourbe herbacée très discrète. Hyper doux en bouche, bien fraiche, la fumée de tourbe apparaitra seulement après quelques secondes en bouche. Beaucoup de fruits tropicaux – ananas, citron, melon au miel – puis les saveurs trahissant l’origine apparaissent; seaspray, anis, fruits de mer, tourbe médicinale feutrée, touche d’eucalyptus accompagné de minéralité. La tourbe se marie ensuite aux fruits tropicaux. La texture est un peu quelconque. Finale un peu courte, avec des notes de tourbe mentholée, l’esprit maritime au menu, une bonne minéralité, des fruits tropicaux omniprésents et des notes de bois brûlé.

Patrick 91%
Un « whisky de semaine » de luxe! Oui, j’ai été amèrement déçu d’apprendre qu’il avait été embouteillé à 40% et filtré à froid : Adieu la texture en bouche! Oui, ça a teinté ma première dégustation qui m’a (un peu) déçue. Mais, il est tellement facile à boire et agréable à boire que je m’en suis procuré une deuxième bouteille. Danger : Le plaisir croit avec l’usage! Nez : Oui, nous sommes sur Islay! Un superbe parfum maritime, salin, avec des fruits de mer, des algues, de la fumée de tourbe terreuse et de discrets fruits tropicaux. Bouche : Bon, fallait s’y attendre, la texture en bouche est décevante. Mais une fois qu’on en a fait notre deuil, on réalise qu’on a tout de même affaire à un dram de compétition! Du beau sel, de la fumée de tourbe, des fruits tropicaux, tout y est! Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Kim 80%
Nez : tourbe vive et citronnée, salicorne, livèche écossaise, bref ça évoque un feu de camp sur la berge quelque part sur la Côte Nord. Bouche : je ne m’attendais pas à autant de sucrosité à l’attaque, c’est surprenant. Pain grillé, presque brûlé, légumes verts (zucchini, haricots) poêlés au beurre. Sympathique, mais sans plus.

Ardbeg 18 ans The Whisky Exchange Whisky Show 10th Anniversary

55.9% alc./vol.
225 bottles.

André 91%
Miam… Oranges sanguines et citron, fumée phénolique et médicinale, chocolat noir sur fond herbacé. Bouche crasseuse et sophistiquée; poivre concassé, herbe verte et citron, ananas, sirop de poires, grains de café trempés dans le chocolat noir et bois calciné, grains de céréales séchés. Les notes de fumées de tourbe se dissolent sur la langue tel des flocons de neige. La bouce est intense sur l’alcool mais les saveurs bien dosées. Finale extra-longue, fumée et maritime qui ne se départi pas de ses saveurs de fruits tropicaux.

Ardbeg 1815

50.1% alc./vol.
Embouteillé pour le 200eme anniversaire de la distillerie, ce whisky est le fruit de whiskys distillées en 1974 et 1975 et ayant vieillis pour une période de 33 ans avec une période de mariage supplémentaire de 8 ans en contenant de verre. Le distillat de 1974 a vieilli en bourbon barrel et celui de 1975 en sherry cask. Une édition TRÈS limitée de 400 bouteilles, vendues 5500$ pièce.

André 95.5%
Difficile de ne pas se laisser emporter par l’excitation et l’émotion. Le nez est complet et très soutenue; mélange de fruits rouges, les cerises noires, le cuir, chocolat noir, sel de mer, tourbe soutenue et médicinale. L’intensité des saveurs est étonnante mais la délicatesse du rendu est désarmant. Après plus de 20 minutes dans le verre, les notes de sherry ont redoublé d’ardeur et la tourbe gonflé en intensité. Les deux se complètent mutuellement et le sherry prend des atours de prunes et de raisins séchés, la tourbe est médicinale et maritime mais très posée même si campée sur ses positions. J’ai l’impression que les nuances de tourbes diffèrent pratiquement à chaque lapées supplémentaires… elle présente maintenant des saveurs terreuses et de café torréfié, de chocolat noir amer, les cerises rappellent les barres Cherry Blossom. La finale est soyeuse et distinguée, mariage équilibré de tourbe, café noir, chocolat noir amer, iode, sherry, prunes, raisins secs. Un whisky unique pour un événement historique, sensations et souvenirs de haute voltige, les sens sont tous conquis.

Patrick 96%
L’un des meilleurs whiskys que je n’aie jamais goûté. Malheureusement, l’échantillon que j’avais était trop petit pour le jeu des comparaisons à savoir où il se situait exactement dans mon « top 5 ». Nez : Oh boy! Le parfum le plus agressif que je n’aie jamais senti chez Ardbeg. Créosote, goudron, sel, charbon, asphalte, pétrole, bref une incroyable mixture chimique rendue appétissante par une subtile touche fruitée. J’en bave!! Le parfum me rappelle en fait les Laphroaig 15 ans du début des années 2000. Bouche : Semblable au parfum, mais adouci agréablement par un savoureux caramel et une note vineuse qui s’étire savoureusement. Finale : Longue et fantastique, s’étire sur les notes d’asphalte, de sel de mer et de vin.