Arbikie 1794 The Peated

48% alc./vol.
Le Peated Highland Rye d’Arbikie s’inspire de leur rye Original 1794 en l’affinant dans des fûts ayant contenu du whisky tourbé d’Islay. Sa composition, de la plantation à la bouteille, comprend du seigle d’hiver, de l’orge maltée de printemps et du blé d’hiver. Plus précisément 60% seigle, 15% blé, 25% orge maltée.

André 73%
Avec la mauvaise expérience des 2 autres opus de la série, aucune chance et je laisse s’aérer une bonne heure avant de faire l’évaluation… et ce n’est guère mieux. On est encore du coté bizarre de la palette aromatique. Encore les notes d’oranges sanguines industrielles, un amalgame de fruits à chair et d’agrumes qui se marient boîteusement à des notes rouges de rye à la cannelle et herbacées sous un ciel gris de fumée de tourbe organique industrielle. J’avoue que le duo rye et fruits à chair est déboussolant de confusion. La bouche est à la fois sucrée et fumée à la tourbe, avant de passer à des notes chimiques et de grains de céréales séchés au feu de tourbe puis d’une montée prononcée poivrée et tourbée. Finale pointue sur les céréales séchées, la cannelle et le poivre sous une couverture de fumée de tourbe. Grosse pm d’évaluation ces trois Arbikie, j’ai les papilles sans dessus-dessous…

Patrick 84%
J’avais tellement hâte de découvrir ce rye tourbé! L’expérience est à la fois plaisante et un peu décevante. Plaisante car le whisky parvient assez bien à dissimuler sa jeunesse pour nous offrir une agréable expérience de dégustation. Décevante car il ne s’agit pas vraiment d’un whisky tourbé (où les grains sont fumés par un feu de tourbe), mais d’un whisky normal qu’on a fait vieillir dans un ancien tonneau de scotch d’Islay. Bref, il semble que je devrai encore attendre avant de goûter un « vrai » rye tourbé écossais. D’ici là, je ne devrais pas trop avoir de misère à patienter en buvant cette bouteille! Nez : Intéressants arômes où se mélangent une volatile fumée de tourbe maritime, de la vanille, du caramel, du thé noir, du bois humide et l’unique parfum d’une bibliothèque emplie de très vieux livres. Bouche : L’arrivée en bouche donne l’impression d’un scotch encore (trop) jeune, mais cette impression est rapidement emportée par la fumée de tourbe, du sel marin et des épices à steak. Le tout est complété par un mélange de bois humide et de bois grillé, du thé noir et du caramel salé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois grillé, le sel et le thé noir.

Martin 84%
Nez: Fumée sèche, le familier pain de seigle chaud de cette série, miel, citron confit, bois toasté, vent lointain de cendre froide. Bouche: Texture nerveuse mais ronde, caramel brun, poivre noir, zeste d’orange, céréales grillées, tourbe terreuse qui s’étend progressivement. Finale: Longue, braise persistante, chêne épicé, menthe fraîche et cacao amer. Équilibre: Rencontre originale entre les épices du rye et la fumée écossaise, un dram certes à l’ensemble robuste et distinctif. Un refill please!

Kim 61%
Nez : La tourbe à ascendant bacon fumée parvient mal à masquer le whisky trop jeune, qui s’exprime dans un tourbillon déplaisant de vernis à meuble, de décapant à l’acétone et de bois résineux traité. Malheureusement c’est trop jeune et ça parait. Bouche : L’épicé du seigle et la fumée de tourbe semble une idée originale, mais dans ce cas le mélange n’est pas tout à fait convaincant. C’est intéressant, mais maladroit et beaucoup trop jeune.

Arbikie 1794 The PX

48% alc./vol.
Arbikie pousse encore plus loin son programme novateur de seigle écossais avec The PX, un whisky élaboré à partir de grains cultivés sur les terres d’Arbikie. La recette est un assemblage de seigle d’hiver, d’orge maltée de printemps et de blé d’hiver, puis vieilli d’abord en fûts de chêne américain neufs et carbonisés avant une finition en fûts de sherry Pedro Ximénez. 60% seigle, 15% blé, 25% orge maltée.

André 75%
Quand té lette comme un cul pis que tu penses que des beaux vêtements pis une belle coupe de cheveux font de toi un king… Bin c’est ça. Un mauvais whisky avec un gros manteau de sherry PX bien sucré, ça reste un mauvais whisky pareil. Au nez, mélange d’oranges sanguines et de bonbons à la cerise artificielle sur fond de rye vert parfumé de cannelle, caramel lourdaud, sucre de canne. La bouche s’ouvre sur des notes de céréales toastées à la Balvenie, puis devient plus pointue sur le poivre et la cannelle sur fond de produits chimiques, d’oranges sanguines, raisins secs, de fruits rouges séchés et de sucre naturel que l’on retrouve sur les dattes. Ça peut paraitre attrayant écrit comme ça mais ça ne l’est pas tant… La jeunesse du whisky se dévoile très rapidement en bouche, le nez lui s’équilibre un peu plus avec le temps. La texture est ronde jusqu’à l’ingestion, beaucoup plus épicée et aux notes de bois brûlé très intenses. Finale de réglisse noire, de poivre et cannelle, charbon de bois et mélange de fruits rouges séchés nappés de caramel surchauffé. Moins pire que le rye original mais faut quand même voir l’esprit aventurier pour vouloir essayer.

Patrick 81%
Le PX réussit ici à masquer les manquements de l’Original, en particulier le feeling d’être trop jeune. Si cet artifice parvient à redonner de nombreux points au nez et à la bouche du whisky, la finale en souffre cruellement. Bref, une belle curiosité comme j’aime tant, mais c’est ce que ça va rester pour moi. Et avant de m’en racheter une bouteille, faudra que le produit évolue un peu. La supériorité des Canadiens dans la fabrication de rye de qualité n’est pas encore menacée. Nez : Oranges sanguines, baies sauvages, thé noir, rack à épices et un peu de caramel. Bouche : L’arrivée en bouche est sucrée et fruitée, portée par l’influence du fût de PX. Cette influence sait toutefois restée suffisamment en retrait pour laisser les épices s’exprimer. Le tout est complété par un étrange mélange de clous de girofle, de jus d’orange et de sirop d’érable. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois grillé et les clous de girofle. Après quelques minutes, ce sont toutefois des prunes trop mûres, presque pourries, qui me restent en bouche.

Martin 82%
Nez: Raisin sec, datte, miel sombre, encore pain de seigle chaud, cacao, bois sucré. Je ne sais pas trop à quel point le grain d’origine sied bien au traitement sherry cask. Bouche: Texture généreuse dès l’arrivée, caramel épais, figue, pruneau, chocolat noir, cannelle, épices du seigle qui émergent comme un couteau sous la richesse du xérès. Finale: Longue, fruits noirs, chêne épicé, café doux, sucre brun. Équilibre: Je ne déteste pas. Alliance convaincante entre douceur vineuse et caractère épicé du grain, un dram au profil ample et gourmand malgré sa singularité au niveau du grain.

Kim 60%
Nez : Tout comme le Arbikie Original, il est clairement trop jeune et ça s’exprime en un mélange de vernis à meuble, de décapant à l’acétone, de bois résineux traité. Tout ça masque l’apport beaucoup trop subtil du xérès, que j’hallucine plus que je ne le discerne au nez. Bouche : Le PX a heureusement fait son œuvre ici, ce qui adoucit un peu l’épreuve en lui apportant une touche de café mocha et de toffee. Ne nous méprenons cependant pas, c’est encore trop jeune et franchement pas plaisant.

Archives Fettercairn 13 ans « The Fishes of Samoa » Vintage 2008

56.3% alc./vol.
Cask 4654 – Bourbon Barrel – Distillé le 30 octobre 2008, embouteillé le 18 mai 2022 – 238 bouteilles

André 83%
Nez très doux alliant la pomme poire et la pomme verte, le zeste de citron et du sucre en poudre. La bouche est plus tranchante, avec de l’alcool bien ressenti et des notes de bois de chêne séché, de la compote de bananes et du sucre en poudre, de la vanille et de la poire ainsi qu’un retour sur le zeste de citron. Sans être mauvais, c’est un peu limité comme palette aromatique. Texture ronde, sans être huileuse, sur fond bien épicé. La finale mélange fruits du verger et quelques notes herbacées et épicées.

Patrick 86%
Un très bon whisky, mais je dois admettre être un peu déçu : Je m’attendais à une version sur les stéroïdes du Fettercairn 12 ans, mais j’ai plutôt l’impression de retrouver un whisky plus jeune (ce qui n’est pas le cas) et un peu « rough ». Nez : Le parfum est plus léger que ce à quoi je m’attendais, avec des notes de citron, de pommes vertes et un peu de vanille. Bouche : Du beau bois sec savoureux, des épices à steak, des bananes mûres, des agrumes, des roses et des pommes vertes. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, marquée par le chêne sec et l’alcool.

Martin 86%
Nez: Ananas mûr, mangue, miel clair, zeste de citron, bois sec, nuance étrange de cire. Bouche: La texture est vive et légèrement huileuse, sur une toile de fruits tropicaux, de caramel blond, de gingembre et d’orange confite. Autres accents de malt sucré, avec une pointe poivrée qui nous rappelle le degré d’alcool auquel on a affaire. Finale: Longue, agrumes, chêne épicé, sucre brun, chaleur persistante. Équilibre: Un dram au profil fruité lumineux, avec une puissance bien tenue et une belle fraîcheur malgré son taux d’alcool destructeur.

Archives Tamdhu 10 ans Vintage 2007 The Fishes of Samoa

57.8% alc./vol.
Archives No 00044, Cask #36101 – Ex-Koval Cask, Distilled 24/09/2007, Bottled 23/01/2018, 156 bottles

André 85%
Approche de citron et d’agrumes, vanille, sorbet au citron assaisonné de poivre concassé, oranges, miel, sirop de poires, pommes rouges. L’alcool est très présent en bouche, fruits tropicaux, agrumes, citron. Les notes de poivre sont omniprésentes et la sensation aiguisée des épices est accentuée par l’alcool puissant. Tarte au citron avec meringue caramélisée, fruits secs. Finale poivrée et alcoolisée sur les notes de citron et de fruits tropicaux.

Ardbeg 10 ans

46% alc./vol.
Le plus tourbé des single malts d’Islay dans une version officielle non-filtrée à froid qui renoue avec la tradition. Élu meilleur single malt au monde en 2008 par Jim Murray.

André 88.5%
Le seul scotch que j’ai craché dans ma vie (ne me lapidez pas) la première fois que je l’ai goûté. C’était avant de me faire la bouche et le palais afin de l’apprécier à sa juste valeur. Wow, merveilleux: peat, sel, fumée mais j’ai toujours une nette préférence pour l’ancienne version 17 ans et je me prosterne devant le 1977. Reste à ouvrir mes bouteilles de Airigh Nam Beist et ma bouteille personnelle vintage 1977.

RV 93%
Bien qu’avec un franc-parler maintenant un peu plus peaufiné, il s’agit toujours à la base d’une perky next door girl sympa et avec un honnêteté de terroir exemplaire. Tourbe très verte, salée et cuivrée ainsi que racines humides de cèdre brûlé, mais beaucoup plus fruité que les éditions d’il y a quelques années. Elle s’installe tranquillement, très tranquillement, mais évolue pour ne laisser de doute sur ce qu’elle est et ce qu’elle vaut. La finale est toute en tourbe et en fumée, celle qui s’échappe au-dessus d’une pile de pneus usagés. Une bouteille qu’une fois apprivoisée jamais on ne laisserait tomber.

Patrick 94%
Nez: Smoke, brine, iodine dryness, salty; Goût: Smoke, grassy, peat. Finale: Lots of iodine. Spices and smoke. À marier avec fromage italien « Vento D’Estate », un fromage robuste et exquis qui a été vieilli dans le foin.

Martin 91%
Très très pâle, presque du new make. Nez: La guimauve grillée du Galileo enveloppée d’un nuage de tourbe fumée. Citron-limette et poivre noir. Bouche: À peine fumé en comparaison du nez. Un peu citronné, un peu chocolaté. Poivre et cannelle. Assez sucré pour un Islay. Finale: Chaude et longue, mais moins intense que je ne l’aurais souhaité. Elle compense son côté faiblard par une durée inépuisable. Tourbe jusqu’au lendemain. Équilibre: Pour une expression d’entrée de gamme, ça décoiffe. La pointe de « l’Ardbeg ».

Kim 83%
Nez : fumée fraîche, cônes de pin, petrichor (cette odeur dans la forêt après la pluie), zeste de citron confit, savon.
Bouche : terreux, sur les feuilles mortes et la feuille de tabac, sciure de bois, presque sévère sans être déplaisant. Un classique, qui sert de base à des trucs vraiment flyés.

Ardbeg 14 ans 2003, Cask #98, Cask sample #17/0121

51.2% alc./vol.

André 93%
Saveurs brutes de sherry, un bloc de fruits séchés très compact, gâteau aux fruits, dattes, raisins séchés, surfant sur une vague de tourbe assouplie et de belles saveur maritimes un peu lointaines, bacon dans le sirop d’érable, tourbe phénolique accentués d’aromes maritimes dont le sel de mer et les fruits de mer. La bouche est presque poudreuse de sherry fruité, le feu de plage dans le sable mouillé, encore le gâteau aux fruits et les dattes dans leur jus, viande fumée, bacon à l’érable, belle tourbe phénolique, sel de mer, crabe, pâte de fruits. La texture en bouche est feutrée, hyper huileuse. Le whisky s’installe lentement en bouche et les saveurs émergent progressivement mais avec beaucoup d’assurance. Passablement d’épices aussi en finale de bouche mais qui s’étiolent assez rapidement laissant seulement un nuage de tourbe un peu translucide dilué de fruits et de sherry. Une belle expérience de dégustation, complexe et intense. Cela valait la peine de consacrer 1h30 de temps d’évaluation.

Ardbeg 16 ans Airigh Nam Beist Limited Release 1990

46% alc./vol.
Distillé en août 1990 et mis en bouteille en 2006, cette version finement tourbée et non filtrée à froid est un véritable témoignage de l’histoire de cette distillerie mythique. Prononcez « Erich Nam Bist ».

André 92%
Très animal, sauvage mais distingué, loin d’être primal. Voyage en bateau à voile dans la mer du nord, sorbet au citron, pommes vertes, melon au miel et poires, ananas, iode, tourbe animale soyeuse. L’alcool se goûtes plus qu’elle ne se sent. La tourbe est légère mais s’affirme avec classe et candeur. Saveurs d’anis, d’enbruns maritimes, sel de mer, fumée verdâtre, sorbet au citron, aspect cendreux et terreux, chocolat noir. Un soupçon de sel en finale, jumelé d’un citron-sucré qui ficelle bien le tout ensemble. Belle texture huileuse qui nappe bien la bouche, camphre, verdâtre, poivre, gras de bacon. Longue finale alliant les notes de cacao, de citron, bonbons casse-grippe, poivre, sel de mer. À l’image d’une femme en tailleur, qui te donne la volée de cul que tu n’aurais jamais imaginée venant d’elle. Se situe entre le Ardbeg traditionnel et l’ancien 17 ans d’âge.

Patrick 94%
Au nez, la bête est belle et bien là!!! Tourbe magnifique et sel appétissant. Au goût, la tourbe se dévoile dans une splendeur rarement vue. Sel et cacao viennent compléter le tout pour lui donner un aspect presque magique. En effet, comment peut-on parvenir à un tel ensemble sans un peu de magie… Poudlard serait-il en fait caché sur Islay?

Martin 95%
Sans aucun doute un malt Ardbeg. Puissant, affirmé, alpha. Tourbe ultra-présente mais bien contrôlée. Miel, fleurs et vanille sous tout cela, avec un accord sel-citron des plus délicats. Bouche: Tourbe et citron, sel marin et miel, le tout livré avec un doigté inouï. Explosion en bouche, on doit pratiquement fermer les yeux pour pleinement l’apprécier. Finale: Divine. Cendrée. Sucrée. Boisée. Salée. Magique. Équilibre: Seul Ardbeg sait balancer force sauvage et douceur raffinée avec autant de virtuosité.

RV 91%
Cèdre, fumée typique, mais un peu plus contrôlée même si les agrumes sont plus subtiles; mieux balancé que la moyenne de ses congénères, peut-être un peu trop. Les nectarines explosent en finale, avant d’être suivies par le cèdre ove carbonisé. Plus sucrée qu’à l’habitude, la variante est appréciée mais ne fait pas trembler le piédestal des 10YO et 1977.

Ardbeg 17 ans

40% alc./vol.
Peu de temps après le rachat de la société familiale Glenmorangie PLC par le groupe LVMH, les mises en bouteilles d’Ardbeg classiques dont le 17 ans, le 25 ans Lord of The Isles et le 30 ans sont entrées au panthéon des bouteilles de collection. Il en est de même pour tous les millésimes et single casks de cette époque. Pour bon nombre d’amateurs de whiskies de la fin des années 90 et du début des années 2000, cette version fut au même titre que le désormais introuvable Springbank 21 ans, un superbe « night cap » !

André 93%
Une expérience de scotch incomplète si vous n’y goutez pas une fois dans votre vie. Superbe, peaty, smoky seaweedy parfaitement balancé dans une merveilleuse symbiose. Wetdreams garantis !

Ardbeg 17 ans Committe Exclusive The Legend Returns

40% alc./vol.
Ardbeg ressuscite son emblématique whisky de 17 ans d’âge du début des années 2000 et discontinuée en 2004. Cette édition limitée est réservée aux membres du comité Ardbeg. L’équipe de création de Ardbeg, composée du Dr Bill Lumsden et de Gillian MacDonald, a suivi de près les éléments qui ont rendu l’original si légendaire auprès des amateurs d’Ardbeg afin de créer cette réplique.

André 86%
Pour avoir eu 2 bouteilles de l’édition originale du début 2000, cette version est loin de l’original, surtout au niveau de la texture en bouche. Embruns maritimes, zeste de citron, melon et miel et ananas flambés sur le feu de plage, pommes vertes, iode, fumée de tourbe herbacée très discrète. Hyper doux en bouche, bien fraiche, la fumée de tourbe apparaitra seulement après quelques secondes en bouche. Beaucoup de fruits tropicaux – ananas, citron, melon au miel – puis les saveurs trahissant l’origine apparaissent; seaspray, anis, fruits de mer, tourbe médicinale feutrée, touche d’eucalyptus accompagné de minéralité. La tourbe se marie ensuite aux fruits tropicaux. La texture est un peu quelconque. Finale un peu courte, avec des notes de tourbe mentholée, l’esprit maritime au menu, une bonne minéralité, des fruits tropicaux omniprésents et des notes de bois brûlé.

Patrick 91%
Un « whisky de semaine » de luxe! Oui, j’ai été amèrement déçu d’apprendre qu’il avait été embouteillé à 40% et filtré à froid : Adieu la texture en bouche! Oui, ça a teinté ma première dégustation qui m’a (un peu) déçue. Mais, il est tellement facile à boire et agréable à boire que je m’en suis procuré une deuxième bouteille. Danger : Le plaisir croit avec l’usage! Nez : Oui, nous sommes sur Islay! Un superbe parfum maritime, salin, avec des fruits de mer, des algues, de la fumée de tourbe terreuse et de discrets fruits tropicaux. Bouche : Bon, fallait s’y attendre, la texture en bouche est décevante. Mais une fois qu’on en a fait notre deuil, on réalise qu’on a tout de même affaire à un dram de compétition! Du beau sel, de la fumée de tourbe, des fruits tropicaux, tout y est! Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Kim 80%
Nez : tourbe vive et citronnée, salicorne, livèche écossaise, bref ça évoque un feu de camp sur la berge quelque part sur la Côte Nord. Bouche : je ne m’attendais pas à autant de sucrosité à l’attaque, c’est surprenant. Pain grillé, presque brûlé, légumes verts (zucchini, haricots) poêlés au beurre. Sympathique, mais sans plus.

Ardbeg 18 ans The Whisky Exchange Whisky Show 10th Anniversary

55.9% alc./vol.
225 bottles.

André 91%
Miam… Oranges sanguines et citron, fumée phénolique et médicinale, chocolat noir sur fond herbacé. Bouche crasseuse et sophistiquée; poivre concassé, herbe verte et citron, ananas, sirop de poires, grains de café trempés dans le chocolat noir et bois calciné, grains de céréales séchés. Les notes de fumées de tourbe se dissolent sur la langue tel des flocons de neige. La bouce est intense sur l’alcool mais les saveurs bien dosées. Finale extra-longue, fumée et maritime qui ne se départi pas de ses saveurs de fruits tropicaux.