Dun Bheagan Islay 2009

43% alc./vol.
Embouteillé en 2014, fût #707351/707363, 5376 bouteilles.

André 86.5%
Miel et vanille fraiche, tourbe et petit côté médicinal à la Laphroaig, sable de plage et sel de mer mouillé, eucalyptus. La tourbe et le côté maritime, tourbé et médicinal est plus prédominent en bouche en plus d’offrir une palette de sucre et de menthol et d’eucalyptus. La texture est agréable mais sans grande complexité, mais la vivacité du jeune whisky a bien été maitrisé. La bouche se développe ensuite vers les notes citriques, d’oranges et d’agrumes arrondis par les notes de toffee et de caramel légèrement brulé. Et puis, étrangement apparaissent les vagues de sel et de poivre noir. La finale est un peu courte pour les saveurs supportées par l’alcool, sans être décevant en soi. Un whisky agréable versus le prix déboursé mais qui n’a pas le hook accrocheur de bien des éditions officielles de distilleries de l’Ile.

Patrick 91%
Un Islay comme on les aime. Relevé, complexe, savoureux, intense et tout de même bien balancé. Il m’inspire une soirée entre amis, sur le bord d’un feu de camp. Nez: Fumée de tourbe salée, avec une touche fruitée et un peu de poivre. Bouche : Fumée poivrée et tourbée, sel, céréales et épices. Puis, une autre vague de tourbe salée. Finale : Longue, très savoureuse, marquée par le sel et les cendres.

Dun Bheagan Islay 2010

43% alc./vol.
Casks 707241 & 70753 , 5280 bottles.

André 85%
Beau single malt, avec beaucoup de tourbe au nez et de la fumée médicinale, feu de plage avec du bois légèrement mouillé en train de brûler, filin de sel, camphre, bonbons casse-grippe. Ensemble un peu éventé comme si l’on regardait à travers un filtre un peu flou, un croquis photo de David Hamilton version alcoolisée. À l’aération, le whisky lâche maintenant quelques salves de fumée malpropre presque industrielle, charcoal brûlant un peu lointain, bonbons casse-grippe sucrés, fumée médicinale, fruits tropicaux, ananas, agrumes, Saveurs super intéressantes mais on dirait que l’ensemble des saveurs est un peu dilué et fade, manque de punch. Dommage car les saveurs sont superbes. La finale est axée sur la tourbe médicinale, beaucoup de poivre aussi et le camphre presque éphémère qui disparait progressivement laissant une sensation de suie de charbon. Pour le prix, superbe achat. Ressemble à du Lagavulin 8 ans.

Patrick 86%
Un superbe rapport qualité-prix! Habituellement, je préfère mes scotchs plus forts en alcool, mais ici, compte tenu du prix qui en fait un whisky de tous les jours, c’est juste parfait! Nez: De la belle fumée de tourbe médicinale, du sel et quelques agrumes. Bref, que du bonheur en perspective. Bouche: Une belle grosse dose de sel et de fumée de tourbe, quelques agrumes et de la cendre. L’ensemble est frais et facile à boire. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par les cendre et le sel.

Dun Bheagan Islay 2012

43% alc./vol.
Bottled 2016, Cask #705443-705458, Limited Edition of 4800 bottles

André 63%
Sérieux, quand j’ai gouté ça pour la première fois, ça trouvé ça horrible. D’avoir à y revenir et en faire la review m’effrayait un peu. Au nez, coton à fromage (avec du fromage passé date encore collé dedans), vieilles oranges sanguines, tourbe discrète et fût virgin oak parfumé à l’orange, pincée de sel de mer. Ça sent aussi le bas de laine porté par quelqu’un qui sent des pieds. La bouche est insipide, aucune texture, liquide comme de l’eau parfumée. Poussière de craie, tourbe effacée, terre humide dans le vieux warehouse, oranges. Même après 30 minutes dans le verre, ça sent encore le p’tit fromage et la saumure. Finale sucrée et salée, avec une tourbe diluée, de très courte longueur. Heureusement, Benoit avait offert le Lagavulin 19 ans Feis Ile 2019 pour se faire pardonner ce whisky très douteux. J’ai offert le reste de mon verre au Dieu du Drain de l’évier.

Dun Bheagan Longmorn 13 ans

43% alc./vol.
Fûts #74877, 74878 & 74882, bouteille #1227.

André 84%
Maritime au nez, doux sel, nectarines et céréalé au nez. Les céréales sont plus présentes en bouche allié d’un bel apport fruité. La finale est sucrée et d’une belle longueur.

RV 86.5%
Citron fumé et orge pas mûr, mais lorsque qu’il respire davantage le citron est remplacé par la clémentine. C’est bien un Longmorn, mais on dirait qu’il a reçu un traitement spécial. Le grain est encore plus vert en bouche mais en même temps plus sucré, et le gout semble atténué par une étrange sourdine gustative. La finale commence par une fumée tranquille disparaissant dans les épices. L’aftertaste est difficile à décrire mais bien présent, d’une longueur étrange pour seulement 13 ans. Pas au niveau du 15 et du 16 ans, mais pour un embouteilleur, contrairement au pitiful Longmorn-Glenlivet, ca passe très bien malgré que je voudrais qu’elle s’exprime davantage.

Patrick 81%
Très léger et frais. Herbes séchées, agrumes et orge fruité. Un whisky si léger ne devrait être jamais être offert à un taux d’alcool de moins de 50%. Pas mauvais, mais un peu trop bref et passager.

Duncan Taylor Auld Reekie 12 ans

46% alc./vol.
Édimbourg a longtemps été associé avec la fumée, le whisky et la royauté. Il fut rapporté en 1777 que non moins de 400 distilleries illicites existaient à Édimbourg. Celles-ci restaient facilement inaperçues dans la fumée épaisse qui remplissait Édimbourg, si bien que la capitale fut également affectueusement appelée “Auld Reekie”. Édimbourg a récemment perdu sa réputation de ‘capitale enfumée d’Écosse’ car le monde du whisky associe maintenant plus l’île d’Islay à la fumée qu’Édimbourg.

André 91%
Nez superbe, tourbe terreuse, grasse et huileuse, timidement maritime. Bouche généreuse des arômes habituels des whiskies de l’Ile d’Islay (tourbe, huileux et charbonneux), se drapant d’une bonne couche sucrée, élégamment balancée. C’est chic et riche et on ne s’en lasse pas. La finale est tout aussi agréable, les agrumes se mêlant à la valse. Bonne rétro-olfaction à saveur de poisson salé que l’on retrouvait dans d’anciennes versions de Bowmore.

Patrick 91%
Tourbe salée au nez… Pierre-Luc y voit aussi des peanuts et des notes de bruyères, alors qu’Emilie le trouve plutôt « racé » et une forêt de résineux plein de sève… Elle précise que ca lui rappele une promenade en raquette dans la dite foret quand tu prends un raccourci au travers des arbres. En bouche, PL croit y reconnaitre un vieux Talisker. En effet, le poivre est très explosif, tout comme le volcan poivré que cette distillerie nous inspirait. Bon. « Dommage » que ce soit en fait un Islay. La finale offre une belle longueur poivrée. Un excellent whisky, je m’en sers un autre verre!

RV 92.5%
Un peu de tous, mais quand il s’agit du meilleur des meilleurs… à la fois médicinal à la Laphroaig et frais à la Ardbeg 10, une point d’agrume à la Bowmore partage le nez avec une pointe d’animal à la Lagavulin. Mais pourtant, ce n’est pas un vatted, c’est un single malt. En bouche ca se précise, avec une tourbe animale très longue pour un douze ans, et une fumée comme j’en ai rarement autant appréciee. Un peu plus subtil que par les embouteillages de la distillerie, mais une très belle valeur, alors on s’en fout que la bouteille n’indique sa provenance.

Duncan Taylor Big Smoke 60 Vatted Malt

60% alc./vol.

André 86.5%
Not so big au nez… Je m’attendais à un coup de pelle ronde trempée dans la tourbe en pleine face mais c’est plutôt posé comme whisky tourbé. Posé mais aussi sans ambiguïté, pour notre plus grand plaisir. Le nez se garde bien de dévoiler ses notes tourbées au départ, il affichera plutôt une belle rondeur vanillée tirée du fût de bourbon et de généreuses notes sucrées. Avec le temps, les notes de bitume apparaissent, la fumée de tourbe et les notes maritimes entrent en scène. Beau caméo des céréales en apparition surprise. La bouche est huileuse et très agréable, plus musclée que le nez (merci taux d’alcool), la pomme poire et les épices, le citron et l’orange, la tourbe et un côté épicé astringent en finale de bouche, peut-être un kick woody de chêne. La finale est longue, épicée et alcoolisée, ponctuée de notes poivrées et de saveurs tourbées.

Patrick 84%
Si on se bouche le nez, c’est un excellent whisky. Nez : Avec un tel nom, je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus agressif. En fait, il ne sent presque pas la fumée, mais plutôt une odeur de jus de bas acide. Bouche : Nettement mieux en bouche, avec une belle texture huileuse supportant une superbe vague de fumée épicée et sucrée par une touche de jus de fruits. Finale : Longue et intense, avec des saveurs de fumée et de fond malpropre de vieux réservoir à huile.

Duncan Taylor Bunnahabhain 9 ans Peated Sherry Single Cask

55.1% alc./vol.
Peated Sherry Single Cask #3814010808, Distilled 10/2014, Bottled 12/2023, Bottle #652 of 663.

André 83%
Premières impression du nez s’ouvrant sur un mélange de soufre minéral et salin sur un canevas de petits fruits rouges séchés. Iode, camphre et embruns marins, poussière de pierre, fruits secs, oranges, fumée terreuse et grasse. En bouche; carapace de fruits de mer, sel séché sur les galets, terreau humide, oranges sanguines et petits fruits sauvages. Ensemble médicinal qui revient constamment sur un fond soufré mais d’intensité correcte. Finale de cendre froide, bois de chêne plus évident, esprit maritime et fumée grasse et terreuse.

Patrick 88%
Un gros whisky fumé qui, à défaut de complexité, est rudement efficace. Nez : Un peu de fumée, de discrète vanille sucrée, d’un soupçon de caramel et de bois brûlé. Bouche : De la fumée de tourbe, une bonne dose d’épices et beaucoup de bois grillé. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée avec une touche de goudron et beaucoup d’épices et de bois grillé.

Duncan Taylor Bunnahabhain Peated Cask Strength 7 ans

53.9% alc./vol.
Ex-bourbon Cask. Distilled 2014, Bottled 2022 from Single Cask #3814010803, 574 bottles

André 86%
Fumée de tourbe végétale et minérale, notes maritimes aussi, petits accents citriques. À 574 bouteilles, si ça provient d’un sherry cask, y’a rien dans le nez qui le confirme. La bouche apporte une belle texture, notes d’ananas flambés sur le feu de camps, galets chauffés par le soleil, tourbe végétale et terre grasse humide, agrumes et vanille. La finale est très sèche, la tourbe explose en envahi la bouche avec des notes de terre grasse, de sel de mer et de fumée crasseuse.

Patrick 92%
Un scotch impressionnant, d’une intensité impressionnante, d’une balance impressionnante et que, sans surprise, que je trouve impressionnant. Nez : Un délicieux parfum de fumée de tourbe, avec une discrète note de fruits tropicaux et un beau feeling huileux. Bouche: De la tourbe hyper intense, avec du bois brûlé, du charbon et de subtils fruits exotiques. Le tout, porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée avec du charbon.

Martin 90%
Nez: Expressif, avec une fumée grasse et maritime, des accents d’algues et de tourbe humide, soutenus par du citron confit et une pointe de céréale maltée. Pierre lavée et minéralité. L’intensité de la jeunesse se fait sentir, mais sans excès. Bouche: Vive et affirmée, mélangeant cendres froides, poivre blanc et réglisse, équilibrés par une douceur maltée et un soupçon de fruits jaunes. La puissance de l’alcool accentue la fougue du profil. Finale: Longue et un peu ardente, marquée par la fumée persistante, le sel et une touche amère de cacao noir. Équilibre: Un jeune Bunnahabhain tourbé au caractère franc et énergique, qui séduit par sa force brute plus que par sa subtilité.

Kim 70%
Nez : je n’ai habituellement le meilleur détecteur de souffre au monde, mais là ça me saute au nez. Ça et du beurre d’arachide. La tourbe se mélange avec du miel pâle. Bouche : c’est spécial ça… carton brun, bouquet de fleurs mélangées, noix de coco, mais surtout une sensation déplaisante en bouche. Il me fait grimacer et le reste de mon verre prend la direction de l’évier. Mon échantillon avait-il passé trop de temps dans sa mini? Était-il éventé? À voir les notes élogieuses de mes comparses, c’est très possible.

Duncan Taylor Glen Grant 22 ans

57% alc./vol.
Distilled 12/1987, Bottled 03/2010, Cask #44648, Bottle 17 of 272

André 89%
Un bel embouteillage fruité à souhait, à la douceur envoutante et une texture divine. Miel et cire d’abeille pour protéger les meubles en bois, poudre des gommes Bazooka, belle vanille onctueuse, noix de coco, poires, raisins verts, oranges. Belle approche ou l’alcool est domestiqué et les arômes présentés de façon ordonnée. Plus d’épices en bouche, de la cannelle et du poivre, fruits tropicaux, miel et vanille, orange, sucre à glacer. Superbe texture, très invitante et qui inspire à la dégustation et à la réflexion. Finale sur les agrumes et les fruits tropicaux en can, sucre résiduel, lait au chocolat chaud et quelques épices relativement discrètes.

Duncan Taylor Glenallachie NC2 13 ans 1995

46% alc./vol.

André 82%
Floral et herbeux, paille un peu brûlée. Biscuits aux citron des restaurants asiatique. Fruits verts non mûris, crème de vanille en bouche. L’alcool est plus puissant en finale qui est d’ailleurs très ordinaire. Mais il se reprend en rétro-olfaction avec un bon retour sur les grains de céréales verts. Mérite peut-être pas son surnom de Glenallashit mais n’apportera rien de significatif à votre découverte des single malts.

RV 82%
Grain tranquille, prédominé de malt. Belle montée et douce vague sans cesse montante avec une bonne amplitude mais un manque de vitesse en bouche. Par contre, même si l’aftertaste se fait attendre, c’est vraiment point son point fort. Mais ça reste tout de même dans la gamme des whiskies sans nom que j’ai tendance à oublier.

Patrick 83%
Blé mouillé et agrumes au nez. Au goût, ce whisky qui semblait discret explose en saveur : citron, orange, fraises, bleuets et une touche de vin blanc. Finale intense mais courte de céréales mouillées et d’agrumes.