Clan Denny Invergordon 45 ans Vintage 1965

45.3% alc./vol.
Fût #HH6456.

André 87%
À prime abord; térébenthine et chimique pas très agréable au nez qui s’ouvre par la suite sur l’essence de vanille et les odeurs caractéristiques des fûts de bourbon/chêne. Céréales Sugar Crisp se changeant lentement en céréales assaisonnées d’orange. Malheureusement, sa texture est trop claire et un peu acide et pointue. Ressac orangé que le miel aide à adoucir en finale. Loin d’être désagréable mais manque de diversité et de complémentarité en bouche.

RV 88.5%
Une approche tranquille pour une belle introduction aux grain whiskies. Belle dimension de grain d’orge, avec de juteux passages de miel de rip de bois. Vraiment amplifié en saveur, ce whisky montre une fois de plus que ce ne sont pas seulement les single malt écossais qui sont capables de qualité.

Clan Denny Loch Lomond 21 ans 1995 Single Grain

50% alc./vol.
Single Cask #DMG12087, Distilled November 1995, Bottled August 2017, 348 bottles.

André 78%
Nez franc, je ne sais pas trop si c’est de par l’apport des céréales séchées ou du taux d’alcool, ou les deux… Céréales sèches, caramel, Sugar Crisp, oranges. La bouche est agressive et franche, épicée de surcroit, mélange de miel et de toffee, d’oranges et de petits fruits sauvages. Finale longue, astringente, sèche. Un whisky a l’effet chirurgical, froid et vif. Je ne suis pas fan.

Patrick 90%
Oh que c’est le fun en bouche ça! Juste comme je commençais à me dire que les whiskys de grain étaient soporifiques, bang! Dans ma face, un superbe Loch Lomond! Nez : Des pommes jaunes sucrées, de la vanille et du chêne très discret, surtout pour un scotch de cet âge. Bouche : Oh! Quelle belle texture huileuse! Toujours les pommes jaunes, mais ici, le bois est plus présent, avec de belles épices et toujours une savoureuse vanille. Finale : D’une belle longueur, marquée par la vanille et le bois légèrement brûlé.

Clan Denny North British 30 ans Vintage 1979

54.2% alc./vol.
La distillerie fut créée en 1885 par un groupe d’industriels parmi laquelle figure Andrew Usher, qui eut le premier l’idée de commercialiser en 1860 un mélange de whisky de malt et de whisky de grain. Ce premier blend fut vendu sous le nom de « Old vatted Glenlivet ». La distillerie North British commença à produire en septembre 1887. La distillerie utilise principalement le maïs comme ingrédient de base, mais également du malt vert . La distillerie fut la première à installer un « Saladin Box » pour produire son malt en 1948. North British est la dernière distillerie en activité à Edimbourg et aussi la seconde distillerie de grain en importance en Écosse. Outre la production de whisky de grain pour les marchés du blend (entre autres J&B, Famous Grouse, Chivas Regal, Lang’s, Isle of Skye et Cutty Sark), North British produit également d’autres alcools de grain: du gin et de la vodka.

André 90%
Grain whisky vous dites ? Pas de doutes. Mais ne vous fiez pas simplement aux céréales vanillées du nez avant de tirer vos conclusions. La bouche offre un éventail de saveurs très variées. Le grain est bien là, mais s’accompagne d’un voile très éparse de fumée, d’où s’échappe les fruits nappés de caramel avec le retour incessant sur le grain de céréales. La finale est longue et adoucie par les effluves de caramel, qui aident à apaiser le taux d’alcool qui est tout de même à plus de 54%. Le côté rêche de certains embouteillages de bourbons est plus proéminent en finale, ce qui avec le mélange des sucres et des fruits est assez déconcertant. Un découverte étonnante et singulière à un prix plus qu’abordable.

RV 91.5%
On s’en fiche du pure malt. Grain étonnamment vineux avec une pointe de vanille atypique mais très alléchante, le tout terminé olfactivement par du grain fumé. En bouche le grain s’est retiré et c’est la fumée profonde et le bois qui se font goûter. Retour sur la vanille et le chêne en finale, avec une longueur à la hauteur des 30 ans de la bouteille. Tout ce que j’attend d’un single grain single cask, et un prix plus qu’approprié.

Clan Denny Single Cask Strathclyde 9 ans Vintage 2005

55.7% alc./vol.
Embouteillé depuis le fût de sherry #DH10710.

André 82%
Céréales Sugar Crisp, cassonade, miel chauffé, vanille, agrume, vanille crémeuse. Belle texture en arrivée, mais ça ne tarde pas avant que les céréales séchées et concassées prennent le dessus. Je ne trouve pas le fût de sherry bien présent en bouche, je trouve que cela ressemble pas mal plus à un fût de bourbon que de sherry. La bouche est très rectiligne, sur les céréales, le miel et la vanille et une poignée de fruits séchés très discrète mais relevée d’une touche de clou de girofle et de gingembre. Finale puissante mais pas musclée, bien adoucies par les sucres, la vanille et le caramel brûlé.

Clan Denny Strathclyde 25 ans Vintage 1989

56.2% alc./vol.
Fût #10446

André 87%
Nez équilibré, dose et balance parfaite de sucre et d’épices, très liché et raffiné… Classy. Caramel brûlé ceinturant de paisibles épices, oranges sanguines, bois vanillé, cannelle. Le taux d’alcool frappe pas mal en bouche après la douceur du nez, de fines aiguilles d’alcool entrent dans la langue et accompagnent la vanille et le caramel et le miel et un peu brûlé du fût. Tout comme l’édition Girvan, je retrouve aussi du poivre noir en background et cela apporte une dimension plus punchée aux autres saveurs relativement douces. Agréable montée des épices en crescendo pour finale de bouche menant sur la vraie finale linéaire mais soutenue. Un grain whisky d’une superbe balance avec une dualité des saveurs et arômes intéressante, une texture juste. Une belle expérience de dégustation, si vous aimez cette catégorie de whisky.

Patrick 89%
Un whisky qui saura unir les amateurs de whisky de chaque côté de l’océan, qu’ils soient fans de bourbon ou de scotch! Nez : Si vous avez déjà visité un entrepôt de fûts de bourbon, c’est exactement ce que ça sent! Chêne, vanille, sous-bois après la pluie et réglisse rouge à la cerise, avec une touche d’épices de bourbon subtils. Bouche : Caramel, chêne brûlé, vanille, cerise, chocolat au lait et une touche d’épices qui vient relever le tout. A mi-chemin entre un bourbon et un scotch. Finale : D’une belle longueur et portée par le caramel et la vanille.

Martin 86%
Couleur de l’influence d’un bois assez riche. Nez: Doux butterscotch, céréales, crème anglaise. On perçoit plus ou moins son âge, tristement. Bouche: Douceur assez marquante pour un cask strength. Chocolat, vanille et caramel entament la danse, suivis de d’autres céréales, mais c’est ici que ça se termine. Finale: Longue et épicée quoique peu aggressive, voire même passive. Équilibre: Une réussite notable pour un whisky de grain, mais un peu trop domestiqué à mon goût. 25 ans serait-il trop long? Blasphème!

Cleveland Bourbon

50% alc./vol.
Lot #006. Procédé très spécial pour ce bourbon vieilli à la mode traditionnelle dans un premier temps, puis celui-ci est par la suite transféré dans des cuves d’acier, l’ancien fût coupé en morceaux et ajoutés dans la cuve. Le vieillissement est par la suite accéléré artificiellement en utilisant un procédé de variation de pression atmosphérique afin de recréer les changements de températures et de saisons…

André 80%
Nez très fruité, cerises noires, chocolat noir, fond de bois de chêne brûlé. Approche feutrée et fruité, très ‘’bourbon style’’, les mêmes cerises du nez, forte présence de flaveurs de tamis de percolateur avec grains de cafés fraichement moulus suivi d’une vague de chêne sec et bien épicé, jumelé du punch d’alcool. Finale moyenne en longueur et un peu trop agressive en bouche et le bois est aussi trop prédominent. À l’aveugle cela aurait pu passer mais une fois que l’on sait ce que sait, il est facile de faire le lien et de trouver que le whisky a l’air ‘’fake’’…

Patrick 79%
Définitivement pas une sensation intéressante en bouche….  Nez : Cerises sucrées et charbon de bois.  Bouche : Toujours le charbon de bois, beaucoup d’épices et un peu de cerises.  La texture est aqueuse.  Finale : Longue et bizarre.

Martin 78.5%
Couleur orangée d’un bourbon classique. Pas de grande révélation ici. Nez: Charbon de bois et amandes. Une impression de plastique chauffé vient gâcher bien des choses ici. Vanille, maïs et glaçage à gâteau. Bois marqué et sec d’un plancher de pin. Bouche: Vanille et cerise noire. Son taux d’alcool élevé marque quelques points mais pas plus. Le chêne et le maïs sont là comme dans tout bourbon qui se respecte, mais rien ne fait lever ce palais au-dessus de ses compétiteurs. Finale: Épices classiques du bourbon, belle longueur. Malheureusement elle s’effondre ensuite dans un fouillis au goût métallique désagréable. Équilibre: Un bourbon potable mais avec un je-ne-sais-quoi qui dérange un peu. Une fois qu’on sait comment il a été élaboré, on ne peut qu’être ambivalents devant cette audace de la distillerie et son je-m’en-foutisme évident pour les pratiques traditionnelles.

Clontarf 1014 Classic Blend

40% alc./vol.
La distillerie tire son nom d’une célèbre bataille ayant eu lieu sur les champs de Clontarf près de la ville de Dublin, le Vendredi Saint, au printemps de 1014. Le grand roi irlandais Brian Boru et ses hommes ont alors repoussé les vikings et permis à l’Irlande telle que nous la connaissons d’exister. Ce whisky est vieilli exclusivement en ex-bourbon cask.

André 79%
Vite comme ça, la première gorgée me fesait penser à un whisky Canadien. Le côté céréales et alcool de grain ou d’alcool neutre, très passif au nez commes autre saveurs sans être agressif ou mal conçu. Au nez, notes de céréales maltées, de vanille et de miel, d’épices tout de même douces. Rien pour casser la barraque mais rien qui nous ferait dire qu’on a ici droit à une erreur de confection mais plus à un manque d’originalité. La bouche est soutenue, les épices rendent la sensation un peu acérée, éventail de saveurs limitée avec les notes de céréales et de grais divers, la poire, le miel et la vanille, la salade de fruits. Le whisky est a little bit oaky en bouche, légèrement sec et épicé. La finale est moyenne et n’est ponctuée que par les épices et les notes du bois de chêne.

Patrick 83%
Au nez, les noisettes comme dans les Frangelico… Frais, malt, herbe fraîchement coupée, avec quelques fleurs au travers. En bouche, malt doux, herbes, et fleurs qui prennent de plus en plus de place au fur que l’on se rapproche de la finale. La finale présente de légères épices qui sont rapidement enveloppées par un sucre herbeux et doucereux comme les yeux de ma blonde.

Martin 83.5%
Nez: Grain, acétone, vanille et sucre doré. Lointains fruits rouges, touche d’alcool assez présente. La douceur classique des whiskeys irlandais me semble manquer à l’appel. Ou du moins arriver en retard. Herbe et poivre. Bouche: La douceur arrive ici. Miel, malt, caramel et vanille. Léger poivre noir, planche de chêne et petits fruits. Bien savoureux tout ça. Finale: Un peu relevée, sur des notes de poivre, de cannelle, de fruits et de vanille. Le chêne sec boucle le tout. Équilibre: Je suis agréablement surpris par ce blend. Je m’attendais à du bottom shelf de fond de tonne, mais wow. De belles saveurs, rien d’extravagant, mais une douceur qui ferait de cet embouteillage un bon Irish de semaine, on va se le dire.

Clyde May’s Conecuh Ridge Whiskey

42.5% alc./vol.

André 83%
Nez de pommes, de sirop d’érable et de tarte aux pacanes. Très campagnard et doux en bouche avec des vagues de sucre brun en prime. La texture est un peu trop claire et je crois que son côté sucré le domestique un peu trop. J’aurais misé sur un taux d’alcool un peu plus haut pour ponctuer le tout et lui donner un peu plus de mordant. La finale en aurait probablement aussi profité car elle tombe à plat un peu trop rapidement. J’aime quand les producteurs jouent d’audace et nous sortent des produits et saveurs trop conventionnelles.

Clyde May’s Special Reserve 6 ans 110 Proof

55% alc./vol.
Une réserve sélectionnée vieillie de 6 à 7 ans dans des fûts de 53 gallons char #4 et finis lors de la mise en bouteille avec une essence naturelle de pomme.

André 86%
Un whisky de style bourbon typique dans sa présentation. Nez gorgé de cerises, cannelle et petit fruits séchés, cosses d’oranges sur une planchette de cèdre, bois brûlé et caramélisé. À l’aération, les notes de céréales Sugar Crisp prennent place, de beaux fruits tropicaux aussi, mais les fruits rouges prédominent encore et s’accompagnent de clou de girofle et de cannelle. Belle texture onctueuse qui supporte l’alcool. La finale est corsée et sèche, la cannelle et les épices importantes, les notes boisées également.

Patrick 85%
Un gros whiskey pas subtil, mais quand mène agréable à boire. Idéal pour une belle soirée entre amis, assis sur le bord de la plage dans le sud de États-Unis. Nez: Parfum fruité et alcoolisé, avec des cerises et une goutte de caramel. Bouche : Gros, gros, gros, des grosses cerises, du gros bois brûlé, des grosses céréales trempées dans le caramel. Pis du gros alcool. Finale: Riche, intense, pleine de bois et de cerise.

Martin 85%
Nez: On s’écarte dans ce dram de la voie de la subtilité. Vanille riche, maïs rôti, caramel foncé et touche de cuir. Bouche: Riche et robuste, dominée par le chêne toasté, le sirop d’érable, la cannelle et une pointe de noisette grillée. Finale: Longue, chaude et persistante, avec des relents de tabac et d’épices sèches. Équilibre: Un dram généreux, qui combine intensité et rondeur, en général fidèle à l’esprit bold et chaleureux de Clyde May’s.

Clyde May’s Straight Bourbon Whiskey

46% alc./vol.
Recipe #2

André 82%
Nez hyper doux. Sirop de maïs et caramel, miel, sirop d’érable peut-être. La cannelle typique du rye est bien en retrait. Fine touche végétale en addition aux lapéées suivantes. La bouche est douce, notes de pommes et de feuilles mouillées, miel et caramel, cannelle éventée. Celle-ci gagne en force aux gorgées suivantes et la bouche devient plus affirmée et franche. La finale est en crescendo d’épices et dévoile l’appellation avec plus de précision. Malheureusement, la texture demeurera confuse jusqu’en touche finale, ce qui le dépouillera de quelques points.

Patrick 87%
Un beau bourbon original, qui ne saurait déplaire aux fans du genre, du moins ceux qui recherchent quelque chose de différent! Nez : Oh, c’est spécial ça! Des abricots intenses, des fraises sauvages, de la cassonade et un peu de bois. Bouche : Les épices du bois brûlé, des abricots (et encore des abricots, c’est vraiment intéressant!), du cuir et quelques noix. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.