Clyde May’s Straight Rye Whiskey

47%
 alc./vol.
Recipe #3 – Distillé en Indiana (MGP?), embouteillé en Floride

André 87%
Nez de bois caramélisé et de cassonade. Compote de pommes et d’oranges, cerises, sirop de maïs. Relativement sucré au nez et confirmé par la bouche. Belle texture ronde et dodue. Les sucres sont importants et offerts en différentes tonalités; caramel, miel, cassonade. Puis notes de cerises noires, pommes et réglisse, oranges aussi. Le tout est recouvert de miel. La finale est un peu déséquilibrée, sèche et très oaky, cela est étonnant car le whiskey demeure sérieusement sucré passablement longtemps. Bois de chêne, miel, cassonade, cannelle et pommes.

Patrick 89%
Un rudement bon rye! Je m’attendais à quelque chose de bien, sans plus, alors j’ai été agréablement surpris. J’ai toujours un peu de misère avec les « sourced whiskies » (les whiskeys qui ont été produits par une autre distillerie celle apparaissant sur l’étiquette), mais je me dois tout de même de le mentionner quand c’est réussi, ce qui est le cas ici. Nez : Parfum me rappelant un chèvrefeuille, avec des notes florales, du miel, des agrumes et quelques épices. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, j’y retrouve un joyeux mélange d’épices, de chêne, d’agrumes, d’abricots, de fleurs, de miel et de poivre noir. Finale : D’une belle longueur, épicée, sucrée et poivrée.

Clydesdale Whisky Co. Highland Park 8 ans

58.2% alc./vol.
Distilled March 1989, Bottled September 1997, from Cask #10034, 480 bottles.

André 88%
Belle approche au nez, mielleuse à souhait, léger caramel aussi, film de sel de mer séché en background, céréales au miel, fumée lointaine et caramel chauffé qui a légèrement collé au fond de la poêle, petits fruits rouges sauvages. La bouche est soutenue et franche, bois de chêne séché, miel et caramel, gingembre, abricots, céréales séchées au feu de tourbe, sel de mer. C’est assez costaud comme présentation malgré des saveurs relativement douces. Longue finale poivrée et boisée, céréales au miel fumées. Représentatif de la distillerie et conservateur dans l’approche.

Patrick 89%
Un beau Highland Park qui impressionne: Malgré son jeune âge, j’ai l’impression qu’il est en fait au moins deux fois plus vieux. J’aime bien! Nez : Un beau parfum mielleux, avec une touche maritime, du caramel, des abricots et une vague touche de fumée. Bouche : Un beau mélange de fumée de tourbe, de caramel, de fruits mûrs, de miel, de céréales et de sel de mer. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle finale, longue, salée et fumée.

Clydeside 2023 Limited Edition

60.6% alc./vol.
Ex-Bourbon Cask

André 81%
Nez offrant un mélange de bois vanillé et mielleux et de zeste de citron, jeune alcool bien ressenti aux accents verdâtres et herbacés, le tout s’arrondissant avec le temps. La première impression est que c’est un peu limité comme palette aromatique. En bouche; costarde et zeste de citron, essence de vanille, purée de bananes, marmelade d’oranges et bois épicé. Texture plutôt sèche même si sucrée. En revenant au nez, j’ai des notes de sucre en poudre et de Cream Soda. Très tropical dans l’ensemble. À l’aération, grosses notes vanillées. Finale de bois sec et de vanille où l’alcool est plus ressenti. Un peu trop unidirectionnel et jeune selon moi.

Clydeside Stobcross Lowland Single Malt

46% alc./vol.
Inaugural Release

André 81%
Beau nez sucré et fruité. Pommes vertes, poires, tarte au citron et meringue vanillée. La bouche est plus sèche mais demeure sucrée. Les fruits de la bouche se confirment surtout les notes de citron et de pommes vertes accompagné d’une touche herbacée et de vanille prononcée, d’oranges, poires également. La texture est plus pointue et l’alcool (jeune alcool) plus ressenti. Finale à saveur de sucre en poudre, de vanille et de pommes vertes. Intéressante première parution de cette distillerie, il sera intéressant de voir la suite du développement et des futurs produits. À garder à l’oeil définitivement.

Patrick 85%
Vraiment bien pour un whisky si jeune, qui offre de plus un rapport qualité/prix plutôt honnête. En fait, j’ai fini mon verre plus rapidement que je ne l’anticipais au début, et je me suis surpris à penser à m’en servir un deuxième! Nez : Parfum de fleurs tropicales, frais et sucré. En fait, j’ai l’impression de me retrouver dans un jardin botanique quelque part dans les Caraïbes! Bouche : Du bois frais, voire même encore un peu vert, des herbes, du poivre blanc, une pincée de sucre blanc et quelques fruits du verger, dont des pommes vertes. La texture est un peu mince, ce qui n’est pas surprenant chez un whisky aussi jeune. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois vert et les pommes vertes.

Martin 85.5%
Nez: Fruits à chair jaune, pêches, un peu de poire et de vanille. Sucre blanc. Quelques citrons frais, comme si on déambulait dans les rues de Noe Valley. Bouche: Chêne humide, céréales et pommes croquantes. Orange, poivre et vanille. Le sucre boucle bien le tout. Herbe. Finale: Un peu courte et aiguë, sur des notes de sucre en poudre, de bois, et toujours de malt, pommes et vanille. Équilibre: Bien plaisant comme dram, une expérience qui me réconcilie un peu avec les whiskys des lowlands en général. Relativement bon rapport qualité-prix si on veut éviter les scotchs trop fumés.

Clynelish 10 ans « The Jazz Crescendo » – Special Release 2023

57.5% alc./vol.
Maturation en First Fill Ex-Bourbon American oak casks.

André 91%
Ouf que c’est gourmand ce Clynelish. Dommage que cette distillerie ne soit encore plus accessible sur les tablettes. Nez de beaux fruits juteux; poires dans leur sirop, ananas, abricot, melon au miel, vanille crémeuse, pomme poire et citron. Une salade de fruits capiteuse au nez. En bouche… wow… THE texture. Huileuse, souple, enrobante. L’origine maritime se précise via de fines notes d’embruns marins et une fraicheur exquise. Orange, melon au miel, poires, pommes vertes et abricots. Notes de bois et de gingembre relativement dociles, puis d’ananas et de bananes sucrées. Belle longue finale, souple et généreuse ; poivre moulu, sel de mer, vanille, assorti d’une touche minérale. Définitivement un ‘’go’’ pour l’achat même si le prix est prohibitif.

Patrick 93%
Clynelish démontre une fois plus sa maîtrise magistrale de la production de scotch. Un dram impressionnant, avec un mélange de saveurs équilibrées avec brio.  Nez: Un parfum délicieux, avec un mélange de caramel, une touche salée, minérale et agréablement sucrée. Bouche : Un mélange exquis de sel, d’épices, de bois, de riche  caramel et avec un bel aspect minéral. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, avec du sel et du beau caramel sucré et onctueux.

Clynelish 10 ans 1990 Millenium Edition

Distillé le 30 janvier 1990 et embouteillé le 16 octobre 2000 à partir des fûts #938 et 942. Bouteille #772 de 1665.

André 90%
Pomme verte avec la cire protectrice dessus que tu croque avec du sel, jus de raisins en poudre vendu en sac, vanille. Tubes en cire rempli de jus qui est vendu comme bonbon aux enfants. La « wave » est superbe et est manquée par le sel et une finale d’une belle longueur. Impossible de trouver un Clynelish lorsque dégusté à l’aveugle.

RV 90%
Raisin blanc à la Forty Creek Double Barrel, avec un soupçon de poussière. Texture glissante en bouche, alors qu’attaque la cerise, la tourbe salée et le sel, pour finir par se répandre sur une écorce concave de cèdre avec de la sève d’érable concentrée par osmose inversée. Pas ce que je m’attendais de cette distillerie, qui parfois me surprend mais aussi me déçoit. Cette fois, toute une réussite.

Patrick 91%
Poudre de Jello aux cerises au nez. En bouche, on vient d’ajouter l’eau chaude au Jello et on en prend directement une gorgée, pour se rendre compte qu’un « mononcle » facétieux a ajouté un trait de brandy au mélange. En finale, une touche de vanille s’ajoute subtilement au mélange. Facile à boire, très agréable, vite un autre verre!

Clynelish 14 ans The Coastal

46% alc./vol.
Northern Highlands, 1968. La distillerie fut construite en 1819 par le duc de Stafford afin de favoriser la relance de l’économie locale. Changeant plusieurs fois de propriétaires au cours du XIXème siècle, la distillerie fut reconstruite en 1896. John Walker prit des parts dans la société mais cela n’empêcha pas la fermeture temporaire de Clynelish de 1931 à 1939. Dans les années 60, la demande de whisky fut telle qu’une nouvelle distillerie plus importante fut construite à proximité de l’entreprise originelle. Les nouveaux alambics, au nombre de 6, furent dessinés aussi fidèlement que possible à leurs aînés, afin que le caractère du whisky reste inchangé.

André 89.5%
Définitivement maritime mais des Highlands également. Le meilleur des deux mondes. Aérien et très plein-air comme whisky, fraicheur des agrumes (les oranges particulièrement), bol de fruits frais avec une léger embrun de sel de mer flottant dans l’air. Belles vagues de vanille crémeuse aussi. Simplicité et efficacité. La bouche est douce et texturée, moelleuse, mélanges de fruits dans de la vanille, cosses de nectarines, pincée de sel de mer, touche d’épices au bois de chêne. Avec un peu d’attention on détecte aussi une fine pointe de tourbe mielleuse très discrète en finale de bouche. La finale est fruitée, salée et un peu tourbée. Si vraiment comme si le whisky nous présentait sa provenance des Highlands maritimes au travers ses saveurs. Un superbe whisky, trop peu rare sur les tablettes, de la qualité à un prix fort raisonnable.

Patrick 91%
Riche, caramel, légères algues. Au goût, le caramel révèle une complexité étonnante, qui baigne dans le sel, de légères algues et un doux fruité. Peut être une touche de vanille? Un succulent mélange de saveurs qui prends tout son temps pour disparaître en nous révélant toute sa richesse. J’ai attendu quelques années avant d’ouvrir cette bouteille, mais je l’ai terminée en quelques semaines. Encore!

RV 87%
Herbe terreuse mouillée et un peu de blé vert. Arrivée dans la grosse cire de bougie blanche de messe de minuit, qui finit dans des rideaux de soie un peu défraîchis mais avec un beau petit piquant qui reste longtemps sur le dessus de la langue.

Clynelish Distiller’s Edition 1992-2008

46% alc./vol.
Fûts de sherry oloroso de second remplissage.

André 84%
Nez intriguant, vif et salé, plat et maigre n’eut été de la forte présence du fût d’Oloroso d’où réussissent à se tirer avec peine la cassonade et le rhum brun. L’alcool ouvre la marche en bouche et est passablement adouci par le sucre. Belle finale, à la fois trop sucrée mais aussi épicée (piment rouge). La rétro livre un bel amalgame d’oranges et de nectarines. Un single malt agréable dénaturé par l’affinage.

RV 90.5%
Tourbe d’Islay et caramel un peu grossier qui ne fait pas dans la subtilité au début mais qui devient plus salé et sucré, naturel avec des touches d’agrumes qui apparaissent en respirant. Le goût se poursuit sur la même lancée toute à fait fruité, à l’image de ce que la distillerie m’avait habitué. La finale est quant à elle plus épicée et boisée avec une belle surprise de chêne. Le séjour en baril de sherry ne se sent pas beaucoup, mais quand le résultat final est tel, je m’en fous beaucoup. Un peu cher, mais enfin un Distillers Edition qui bat définitivement la version originale.

Patrick 90%
Nez marqué par le sherry, mais aussi par les algues ou plutôt la mer dans son ensemble! Une touche de chêne vanillée vient bien compléter l’ensemble. Au goût, le sel, des fruits rouge mûrs avec un soupçon de vanille. La finale est très saline et assez longue. La finition additionnelle offre à ce scotch une exquise dimension supplémentaire.

Coleraine Irish Whiskey

40% alc./vol.

André 75%
Quand tu ne t’attends à rien d’un whisky, tu peux juste être surpris. Nez prévisible du style et typique dans le genre ; doux et feutré, la poire et la vanille, l’alcool de grain, sucre, miel. L’éventail aromatique du nez est assez prévisible et pas très étendu mais est agréable et sans prétention. En bouche, le whisky est limpide et n’exprime pratiquement aucunes autres saveurs que celles dévoilées par le nez avec un accent bien prononcé sur le sucre, la vanille et le miel auquel s’ajoute un peu d’agrumes diluées et quelques épices et saveurs de bois vert. Finale sucrée avec sensation sèche par l’alcool omniprésent et les saveurs de bois vert. Rien pour revamper l’appellation Irish Whiskies.

Patrick 77%
Un whisky ayant presque sombré dans les oubliettes de l’Histoire. Si on suppose qu’il s’agit ici de la recette originale, ça aurait été une bonne affaire! Bref, pas un mauvais whiskey, mais définitivement pas un bon non plus. Nez : Nez typique d’un whiskey irlandais bas de gamme, dominé par un jeune alcool de grain et de l’alcool. Quelques notes d’agrumes et une vanille des plus subtiles aident un peu son cas. Bouche : Du grain, quelques épices, de la vanille et des agrumes. Le tout donne l’impression d’un whiskey plutôt jeune, en particulier à cause de la force ressentie de l’alcool pour un whisky pourtant dilué à 40%. Finale : courte et fade.

Martin 77%
Nez: L’alcool de grain a tendance à vouloir prendre toute la place, mais on parvient avec patience à déceler d’autres notes. Comme un peu de vanille, de miel et de citron. Quelques autres agrumes essaient difficilement de percer. Bouche: Sucre blanc et herbe mouillée. Bois, vanille, poivre rose. Bien peu d’autre chose, le tranchant du grain empêchant toute autre saveur de sortir. Finale: Courte et épicée, acérée même. L’alcool de grain demeure plus longtemps que tout le reste. Équilibre: Un dram plutôt difficile à prendre. Même la triple distillation irlandaise ne parvient pas à amadouer cette brute.

Collectivum XXVIII – Edition 2017

57.3% alc./vol.
Blended malt provenant des 28 distilleries actives de Diageo: Auchroisk, Benrinnes, Blair Athol, Caol Ila, Cardhu, Clynelish, Cragganmore, Dailuaine, Dalwhinnie, Dufftown, Glendullan, Glen Elgin, Glenkinchie, Glenlossie, Glen Ord, Glen Spey, Inchgower, Knockando, Lagavulin, Linkwood, Mannochmore, Mortlach, Oban, Roseisle, Royal Lochnagar, Strathmill, Talisker and Teaninich.

André 91%
Une force bien cachée au nez sous un gros édredon de tangerines, puissante vague de gingembre, cannelle et de poivre, de réglisse noire et de toute-épice, le tout niché dans un écrin feutré de fruits rouges et de petits fruits sauvages, raisins secs, poires, prunes, pelures de pommes et cerises. Une fois la ferveur des épices passées, pulpeuses notes d’ananas et de poires, miel et vanille. La bouche est puissante, très épicée et poivrée, une touche discrète de fumée, puis salade de fruits, les saveurs du nez s’expriment avec plus de définition. Longue finale prolongée par la morsure de l’alcool et les notes poivrées et épicées, belle salade de fruits tropicaux. De quoi redorer l’appellation ‘’blended’’.

Patrick 95%
L’un des whiskys les plus complexes que je n’aie jamais goûté. Et pourtant si bien balancé. Un wet dream de dégustateur. Ou un cauchemar, tellement il y a de nombreuses saveurs qui s’enchevêtrent. Nez : Fruits mûrs et complexes, caramel, miel, agrumes, épices, note de fumée de tourbe subtile. Archi-complexe. Bouche : Miel, fumée de tourbe, tonne de sel, prunes, mix d’épices. Un caléidoscope de saveurs. Finale : Longue et extrêmement riche.

Martin 92%
Nez: Ouf! Agrumes, bonbons à l’orange, gingembre et cannelle. Malt chauffé, vanille et pommes. Réglisse et fruits des champs, ici on tombe dans quelque chose de solide. Fond d’ananas. Bouche: Orge, caramel et chêne. Les épices embarquent rapidement ensuite. La réglisse revient ici accompagnée d’une belle tourbe de pneu brûlé. Finale: Longue et franche. La morsure d’alcool est bien moins omniprésente qu’on l’aurait cru. On savoure de belles notes de fruits tropicaux, de miel et de tourbe sèche. Bois et fruits rouges. Équilibre: On aurait pu croire à un autre gimmick de Diageo ici, mais à ma grande surprise, ce blend de 28 distilleries est vachement solide…