Collectivum XXVIII – Edition 2017

57.3% alc./vol.
Blended malt provenant des 28 distilleries actives de Diageo: Auchroisk, Benrinnes, Blair Athol, Caol Ila, Cardhu, Clynelish, Cragganmore, Dailuaine, Dalwhinnie, Dufftown, Glendullan, Glen Elgin, Glenkinchie, Glenlossie, Glen Ord, Glen Spey, Inchgower, Knockando, Lagavulin, Linkwood, Mannochmore, Mortlach, Oban, Roseisle, Royal Lochnagar, Strathmill, Talisker and Teaninich.

André 91%
Une force bien cachée au nez sous un gros édredon de tangerines, puissante vague de gingembre, cannelle et de poivre, de réglisse noire et de toute-épice, le tout niché dans un écrin feutré de fruits rouges et de petits fruits sauvages, raisins secs, poires, prunes, pelures de pommes et cerises. Une fois la ferveur des épices passées, pulpeuses notes d’ananas et de poires, miel et vanille. La bouche est puissante, très épicée et poivrée, une touche discrète de fumée, puis salade de fruits, les saveurs du nez s’expriment avec plus de définition. Longue finale prolongée par la morsure de l’alcool et les notes poivrées et épicées, belle salade de fruits tropicaux. De quoi redorer l’appellation ‘’blended’’.

Patrick 95%
L’un des whiskys les plus complexes que je n’aie jamais goûté. Et pourtant si bien balancé. Un wet dream de dégustateur. Ou un cauchemar, tellement il y a de nombreuses saveurs qui s’enchevêtrent. Nez : Fruits mûrs et complexes, caramel, miel, agrumes, épices, note de fumée de tourbe subtile. Archi-complexe. Bouche : Miel, fumée de tourbe, tonne de sel, prunes, mix d’épices. Un caléidoscope de saveurs. Finale : Longue et extrêmement riche.

Samaroli Islay Blended Malt Scotch Whisky

43% alc./vol.
Cask #1883

Patrick 90%
Selon moi, je dirais une bonne dose d’Ardbeg, avec un soupçon de Laphroaig. À moins que ce ne soit du Octomore avec du Kilchoman? Peut-être du Caol Ila? En tout cas, si vous aimez les scotchs « traditionnels » d’Islay, vous ne serez pas déçus! Couleur : C’est la première fois que j’écris au sujet de la couleur, mais ce whisky est si pâle que malgré l’étiquette, j’ai validé en le sentant si c’était vraiment un whisky. Vous savez à quel point Ardbeg est pâle? C’est deux fois plus pâle ici! Nez : Parlant d’Ardbeg, c’est justement ce à quoi ça me fait penser. Tourbe maritime intense, goudron, agrumes subtiles, chêne sec et beau bouquet d’épices. Bouche : Tonne de fumée et d’épices, sel de mer, agrumes et touche de goudron. Bref, ce qu’on attend d’un « blended malt » d’Islay. Finale: D’une longueur moyenne, fumée et épicée.

John Barr Reserve Blend

40% alc./vol.

Patrick 84%
Riche, complexe et bien balancé, qui ne décevra pas si on le boit assez vite. Nez : Parfum très fruité, avec une avalanche de fruits des champs et de fruits tropicaux. Avec aussi du miel et du caramel. Bouche : Du beau xérès, une bonne dose de fumée, du bois brûlé et un beau bouquet d’épices. Finale : D’une belle longueur, épicée et fumée.

Johnnie Walker Wine Cask Blend

40% alc./vol.
Experiment #6

Patrick 75%
Un whisky correct, sans plus. Définitivement sous les standards de Johnny Walker. Nez : Parfum fruité, avec une touche de chêne subtile. Intensité = 0. Bouche : Vin chaleureux, quelques épices, chêne brûlé. Pas grand profondeur. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé.

Kilchoman 2 ans « Anticipation »

61.9% alc./vol.
Bourbon Cask, Distilled 13/12/206, Bottled 27/04/2009 Cask 358/2006. N’ayant pas atteint le 3 ans de maturation minimale, cette édition ne peut être appelée ‘’whisky’’. Une pièce rare de l’histoire de cette distillerie.

André 87%
Dès son jeune âge et malgré une approche de fermette un peu coupée à la hache, on est en mesure de voir le potentiel de ce whisky. Le nez est strong, la tourbe féline et racée, fortes notes d’agrumes et de citron, de poires dans leur jus, de sel de mer parcellant des embruns maritimes, melon au miel ainsi qu’une texture au nez un peu ‘’papier sablé 400’’ rugueux, tu ressens que le whisky est bien jeune dans l’approche un peu maladroite et franche. L’arrive en bouche est soulignée par une baffe de tourbe phénolique que vient soulever le taux d’alcool respectable. La texture est tout de même huileuse, presque crémeuse, les saveurs de fruits sont les mêmes que celles détectées aux nez. Je perçois aussi des notes d’oranges et garnit cet arc-en-ciel fruité très intense que nuance des notes pointues de clou de girofle et de gingembre râpé. La finale est longue, un peu dépouillée car monopolisée en grande partie par les nuages de tourbe agricole et brute. Malgré son approche un peu maladroite et même brusque, cette édition offre une expérience de dégustation très agréable ainsi qu’une belle palette de saveurs. Une bouteille de collection et je suis conscient du privilège que j’ai eu de pouvoir y goûter (et regoûter…)… Merci à Emmett pour cette savoureuse expérience aux notes… historiques.

Kilchoman Summer 2010

46% alc./vol.
Cette édition de 3 ans d’âge était la 4eme parution de la distillerie.

André 88%
Nez minéral, maritime, antiseptique et tourbe phénolique, médicinal, fruits exotiques, agrumes et tarte aux citron. Quel whisky rafraichissant! La bouche est pleine d’agrumes, de fruits exotiques, la texture est crémeuse et vraiment huileuse, moelleuse à souhait. La tourbe est phénolique et camphrée, médicinale, ce qui accentue la sensation de fraicheur apportée par les fruits exotiques; poires, agrumes, nectarines, pommes vertes. J’adore! Finale souple et huileuse, la tourbe est plus gentille et les saveurs de fruits savoureux. Une belle présentation, juste et simple, rien d’extrême tant au niveau de l’alcool, des saveurs trop punchées ou de la tourbe coup de poing.

Bruichladdich Octomore Edition 08.1

59.3% alc./vol.
Octomore 08.1 révèle la subtilité de notre univers phénolique, nous conduisant le long d’une voie dans un monde pas comme les autres. Élaboré à partir d’orge 100% écossaise, cette version a été distillée en 2008 et affiche 167ppm au conteur de tourbe. Son caractère élégant et subtile lui vient de son vieillissement en fûts de chêne américain de premier remplissage, dont des fûts de Buffalo Trace, Clermont Springs, Four Roses, Heaven Hill Et Jack Daniels. 42 000 bouteilles seulement embouteillées à 59.3% degrés.

André 90%
Superbe et envoûtante tourbe camphrée, la terre mouillée et le sel de mer, asphalte chauffé par le soleil brûlant, bouchées de chocolat au poivre rouge, confiture d’orange, agrumes et citrons, caramel salé, vanille crémeuse. Bel équilibre général au nez, ce qui camoufle bien le fort taux d’alcool. Après le mordant su taux d’alcool qui se dissipe lentement tout comme les notes phénoliques, de belles saveurs apparaissent progressivement en bouche; petits fruits sauvages, chocolat noir, terre mouillée, bitume, puis sel et poivre broyé, vanille, oranges, agrumes, caramel salé. La finale est hyper longue, bien texturée et maritime. L’Aventure Octomore se poursuit!

Signatory Littlemill 8 ans 1989

43% alc./vol.
Distilled 22/03/89, Bottled 12/97, from casks #881 & 882, Bottle #156 of 880

André 86.5%
Nectarines, bananes en purée, ananas, herbe verte, bois de chêne, foin séché, pommes vertes, vanille, melon au miel. Dans l’ensemble, un nez frais et aéré, ça respire le grand air avec toutes ces saveurs rafraichissantes. La bouche est herbeuse, genre eucalyptus défraichi, l’herbe verte mouillée avec une légère touche de poivre. On a encore aussi droit aux saveurs de bananes et d’ananas nappées de vanille ainsi que le melon au miel et la poire verte. La finale est toute en lenteur, notes herbeuses et de fruits à chair. Du Littlemill typique et une approche aromatique digne de la plénitude des Lowlands

The Malt Whisky Co. Glenrothes 8 ans

64.2% alc./vol.
Refill Hogshead Oloroso, Cask #37602

André 87%
Gâteau aux fruits, raisins, dattes, figues, cerises noires, raisins mauves, chocolat noir, la pâte de fruits, cannelle. On aurait pu se laisser biaiser sur l’imposant taux d’alcool et cela aurait été une erreur magistrale. La bouche est mouth coating, presque sirupeuse et collante, les saveurs de fruits sont intenses et condensées, mais somme toute le whisky livre les mêmes saveurs que présentées au nez, grosse influence du fût de xérès mais tellement goulues que le taux d’alcool passe inaperçu. La finale est tannique, la pâte de fruits et les cerises noires, le gâteau aux fruits et le chocolat noir. Bien que le voyage sensoriel de ce whisky pourrait sembler monotone, l’expérience générale est très intéressante. Déjouer le taux d’alcool de façon si habile montre bien l’apport des saveurs du sherry cask. Timing parfait peut-être en cette journée de printemps hâtif, qui s’agrémente admirablement bien d’un morceau de chocolat amer. Faut assumer ses dépendances au chocolat…

Kings County Bourbon Whiskey – Batch 131

45% alc./vol.
Batch #131 – Vieilli au moins un an. Le Bourbon est fabriqué à partir de maïs biologique de l’État de New York et de l’orge maltée du R.-U., et est distillé deux fois dans des alambics en cuivre et vieilli dans de nouveaux fûts de chêne carbonisés.

André 84%
Du bonbon au nez… Fruits rouges et réglisse rouge, caramel et toffee, rye, bois de chêne brûlé, pelures de pommes, raisins secs, cerises, chocolat noir. J’adore la texture en bouche, huileuse – ce qui est plutôt rare pour un bourbon – sensation un peu tannique et terreuse, rye bien épicé, onctuosité des céréales sucrées, réglisse rouge et cerises, charcoal, explosion de cannelle et d’épices en finale de bouche, longue finale épicée et légère brûlure d’alcool. Manque d’équilibre, un peu fougueux et imprévisible de par sa jeunesse… mais un talent en devenir.

Patrick 83%
Un beau bourbon classique, mais un peu jeune. Nez : Appétissant parfum très fruité, avec un peu de vanille et du bois brûlé. Bref, du bourbon juteux! Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par le bois brûlé et une tonne d’épices et de beaux petits fruits. Finale : D’une belle longueur et juteuse, marquée par le bois brûlé.

SMWS 4.231 Highland Park 12 ans

58.6% alc./vol.
Harbour-side takeaway – Distillé le 18 janvier 2005 – 301 bouteilles

André 89%
Superbe nez; poires, ananas, vanille, un filin de sel de mer, la pomme verte, les céréales, bon taux de sucre aussi. Les saveurs au nez sont limitées mais l’équilibre est définitivement au rendez-vous. La bouche est onctueuse, bien sucrée, beaucoup de notes de vanille, jus de salade de fruits, poires, ananas, pommes vertes, accents citronnées avec une p’tite vague salée maritime, cela me rappelle aussi de la sauce sweet & sour… Finale sucrée, salée et finement fumée avec un bon canevas d’épices, oranges et de petits fruits rouges en arrière-plan. Un beau HP présenté en bourbon cask, bien rond et pas agressif… enjoy!

Patrick 89%
Un superbe whisky dont le nez et la bouche ne sont pas du tout en adéquation, à ma grande surprise. Mais c’est très bon et j’aime beaucoup. Nez : Ananas, poires et pommes, ainsi que des agrumes, quelques fleurs et une touche de vanille. Bouche : Arrivée en bouche sucrée et fraîche, mais cette impression est rapidement balayée par une belle touche surprenante de fumée de tourbe et de poivre. Finale : D’une belle longueur, avec des notes de bois brûlé et de poivre.

SMWS 4.227 Highland Park 12 ans

58.0% alc./vol.
Dreaming to the sounds of the sea – Distillé le 18 janvier 2005 – 311 bouteilles

André 79.5%
Ouch… le nez sent les bas de laine après une randonnée de 10 heures… y’a une petite odeur de pourri bizarre que je ne saurais expliquer… Bois de chêne humide sur un tapis de feuilles mortes, mais une association maritime assez directe dans l’approche; sel de mer, embruns de mer déchainée dans un port sur la baie, fruits de mer pas trop frais, herbe verte, gingembre. C’est pas attirant du tout… Heureusement la texture en bouche sauve la donne, la bouche est de beaucoup meilleure que le nez; beaucoup de vanille, la crème brûlée, grosses céréales pas subtiles, miel. La finale me fait penser à du gingembre qui va avec les sushis, mélange de céréales au miel nappé de vanille, odeurs de fruits de mer sur la plage mouillée. Pas mon type de whisky du tout.

Patrick 85%
Un beau whisky plutôt complexe et assez punché. Sa fraîcheur me donne l’impression trompeuse qu’il s’agit d’un whisky plus jeune que son âge. Nez : Panier d’agrumes et de fruits exotiques, posé sur le bord de la mer. Bouche : Agrumes très salés, de la fumée de tourbe et une touche herbeuse et épicée. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et épicée.

SMWS 42.30 Ledaig 9 ans

60.6% alc./vol.
Chimney sweep’s romantic barbeque – Distillé le 29 mars 2007 – 228 bouteilles

André 89%
Grosses influences du bourbon cask qui laissent la place aux saveurs maritimes, le caramel brûlé, bois mouillé brûlé, fruits de mer, eau salée, coconut, ananas. Le nez a besoin de quelques minutes pour se stabiliser car au départ, la force de l’alcool déstabilise un peu. La bouche est huileuse et finement camphré avec des vagues de gingembre frais, herbe verte, menthol, le bord de mer, algues salées, un peu industriel et brut aussi dans quelques aspects, la cendre de feu de foyer refroidi au matin. Bizarrement le taux d’alcool semble avoir drastiquement fondu et la texture est vraiment huileuse et colle partout en bouche. Longue finale salée et maritime, cendreuse et industrielle.

Patrick 89%
Un très bon whisky, très bien balancé, riche et complexe, le genre de whisky qui m’a pris un bon bout de temps à comprendre, et qui m’a laissé dans un état contemplatif. Nez : Parfum maritime, cendres de bbq au charbon de bois, un je-ne-sais-quoi me rappelant un soir d’orage électrique et touche de sucre d’orge. Bouche : Belle vague de sel maritime, fumée de tourbe, épices du chêne et notes de gingembre. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

SMWS 42.24 Ledaig 9 ans

59.5% alc./vol.
The bee’s knees… – Distillé le 5 octobre 2006 – 204 bouteilles

André 87%
Tourbe organique, terre boueuse et herbe verte un peu pourrie, sel de mer et caramel salé, poivre noir. Cette tourbe est très singulière, personnellement, je ne suis pas trop fan du nez. Le whisky se comporte différemment en bouche; la tourbe est plus phénolique et médicinale, verdâtre et rappelle le camphre ou l’antiseptique, feu de plage sur le sable mouillé, citron, poivre moulu, céréales maltées en toile de fond. Finale bien poivrée, relativement tourbé avec une montée d’alcool impressionnante et une volée d’épices qui titillent la langue. Rétro-olfaction sur le citron et les agrumes.

Patrick 88%
Un superbe whisky tourné, riche, intense et superbement équilibré. Très bien, surtout si on aime l’intensité typique des scotchs de moins de 10 ans. Nez : Fumée de tourbe, caramel salé, beurre de peanuts. Bouche : Belle tourbe intense et poivrée, chocolat noir très amer, mais tout de même légèrement sucré. Finale : D’une belle longueur, marquée par de la fumée très intense.

Bruichladdich The Organic 2009

50% alc./vol.
Bruichladdich The Organic 2009 est un whisky gourmand, d’une grande pureté aromatique, composé uniquement d’orge bio et distillé en 2009. Il s’agit d’une expression non-tourbée dont la totalité du processus a été certifiée par la Biodynamic Association. Bruichladdich The Organic 2009 est une édition limitée à 18’000 bouteilles.

André 83%
Indéniablement maritime et organique, le ne zest axé sur les céréales maltées nappées de miel et les gousses de vanille fraiches, souligné aussi par des notes citronnées fraiches et d’agrumes qui rappellent les tropiques ainsi que des notes florales (fleurs blanches). La bouche est onctueuse et les céréales bien présentes; miel et vanille, ananas, marshmallow, bananes, touche de poivre, citron pressé, cosses d’oranges. Sensation rafraichissante et aérien. Finale fruitée, moyenne en longueur, où les céréales et les agrumes sont très présentes. Ce whisky n’est pas un mauvais whisky en soi, mais on se lasse rapidement de l’éventail de saveurs prévisible et pas très diversifié. Si vous aimez les céréales, un bon whisky pour partir votre journée.

Kings County Bourbon Whiskey – Wine Barrel Finish – Batch 02

45% alc./vol.
Batch #2 – Vieilli au moins un an. Kings County Distillery a été nommée Distillerie de l’année 2016 par l’American Distilling Institute

André 88%
Intéressant… Définitivement bourbon mais avec un manteau de fruits tanniques qui boost l’envolée de fruits du bourbon original; cerises, réglisses, rye, sucre caramélisé, raisins secs, caramel, cannelle. Le wine barrel a définitivement domestiqué l’agressivité de la jeunesse du whisky et des épices tirées du rye, la texture est visqueuse et collante, ce qui me rappelle le sac de réglisses bien fraiches. Saveurs de miel, sirop pour la toux à la cerise, réglisse, raisins secs, cannelle plus en retrait, chocolat au lait, une touche de poivre et de sucre. Finale douce, qui inspire la lenteur des chaudes soirées d’été, mélange de fruits secs et de cannelle poivrée. J’adore la présentation de ce whisky, l’intensité des saveurs et sa structure générale. Un bourbon pour l’amateur à la dent sucrée en quête de nouveauté

Patrick 87%
Un très bon whisky, la finition en fût lui a fait le plus grand bien! Nez : Parfum super fruité, en fait, dominé par les arômes du vin, un peu de bois brûlé de belles épices chaleureuses et une touche de vanille. Ça regarde bien! Bouche : Vin chaud, bois brûlé, vanille ardente. Vraiment fruité et chaleureux! J’aime! Finale : D’une belle longueur et fruitée.

Slyrs 51

51% alc./vol.
Située en Allemagne, en plein cœur de la région Bavaroise, la distillerie SLYRS produit depuis 1999 des whiskies reconnus pour leur finesse et leur gourmandise. SLYRS 51 Single Malt a séjourné pendant 3 ans dans des fûts de chêne blanc américain.

André 79%
Nez grandement influencé par le bois de chêne, qui rappelle le virgin oak, la vanille et les céréales, quelques notes de poires saupoudrées de clou de girofle, notes qui rappelle la fermette, pas nécessairement dans le bon sens du terme. La bouche est relativement douce mais encore une fois trop influencée par le bois. On ressent aussi que le whisky est jeune, dans son manque d’équilibre et sa structure désordonnée; virgin oak, sherry, poires, nectarines, vanille, clou de girofle, chocolat au lait. La finale est épicée et alcoolisée, sur le bois sec. Pas fan, vraiment pas…

Patrick 89%
Un très bon whisky, riche et complexe, présentant un superbe mélange de saveurs. Il y a six ans, j’écrivais à propos de cette distillerie que le meilleur était à venir, je suis bien heureux de constater que j’ai eu raison! Nez : Appétissant parfum d’agrumes sucrés, de pommes vertes et de fumée discrète. Bouche : Fumée, épices, agrumes, pommes vertes et du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, épicée et légèrement fumée.

Single Cask Nation Loch Lomond Croftengea 10 ans

55.6% alc./vol.
Distilled 2006, Refill Bourbon Hogshead Cask #486, 273 bouteilles. Single Cask Nation, un dérivé de la Jewish Whisky Company embouteille que des single cask. Cette version Croftengea est une version tourbée de la distillerie Loch Lomond.

André 81.5%
Légumes verts, sel de mer, fumée de tourbe et de pneus brûlants dans une cour arrière, céréales sucrées, vanille, miel, agrumes, oranges. La bouche est robuste, presque rêche, poche de jute, alcool bien ressenti, très linéaire côté saveurs. Bonne dose de poivre et de menthol en finale. Encore une autre version de Loch Lomond qu’il me sera facile d’oublier.

Amrut Fusion – Batch #63

50.6% alc./vol.
Batch #63 – Septembre 2017

Patrick 92%
Un superbe whisky, riche, très complexe, superbement balancé. Tout ce j’aime dans un whisky semble s’y retrouver. Si c’était un scotch, on chargerait facilement quelques centaines de dollars de plus pour une telle bouteille! Nez : Xérès et fumée de tourbe, mélangé de façon envoûtante, avec une touche de vanille. Bouche : Riche et savoureux, du xérès, de la fumée, du chêne brûlé, du caramel et quelques épices. Finale : Fruité et sucré, avec de belles épices chaleureuses.

André 90%
Belles céréales mielleuses, agrumes, ananas, citron, chocolat et fumée de tourbe en retrait. La bouche est puissante, plus d’épices que dans le nez, notes de céréales, miel, vanille, fruits rouges, agrumes, oranges, ananas, chocolat et fumée. Superbe équilibre, superbe texture, céréales Honey Comb. Finale poivrée et fumée, épicée et sucrée aussi.

Midleton Dair Ghaelach – Virgin Irish Oak Collection – Bluebell Forest

56.2% alc./vol.
Cask Finish Virgin Native, Irish Oak Cask, Bluebell Forest, Castle Blunden Estate – Batch #01, Tree #03, Bottle #215. En gaélique, Dair Ghaelach, prononcé « dar gayloch », signifie le chêne irlandais. Après avoir passé de 15 à 22 ans dans des fûts de chêne américain, cette version a été affinée pendant dix mois dans des fûts de chêne neuf irlandais du comté de Kilkenny.

André 91.5%
Conseil, laisser ce whisky prendre place un bon 15 minutes dans le verre avant d’y tremper vos lèvres. Au nez; poires et agrumes, ananas, melon au miel, abricots, fruits rouges également pataugeant dans un océan de caramel et de vanille. Le nez soyeux et calme, une prairie aromatique bucolique, un nez comme ça fait voyager et donne de belles images dans notre tête. La bouche est incroyable de générosité; agrumes, oranges, nectarines, poires, melon au miel, texture presque liquoreuse, et belle longueur toute en souplesse. Finale épicée, sur le bois sec, plus joufflue et sur le poivre. Pas données les éditions spéciales de Midleton, mais elles en valent définitivement le prix.

Patrick 95%
Incroyable! Succulent, riche, complexe, un whisky d’une qualité extraordinaire. Pour amateur avisé, vous serez comblés. Nez : Ça sent le bonheur! Un beau boisé fruité, vanillé et sucré qui mets l’eau à la bouche. Bouche : Toujours un succulent boisé, mais plutôt épicé. Mais on y retrouve aussi les fruits sucrés et la vanille. Extraordinairement complexe. D’une belle longueur, marquée par les notes de bois.

West Cork Bourbon Cask

40% alc./vol.
Cette édition de West Cork est un assemblage composé à 70% de grain et 30% de malt irlandais. Tout comme les autres versions de la distillerie de West Cork, ce blend est fait à base de céréales cultivées exclusivement en Irlande. Il a vieilli intégralement en fûts de bourbon de premier remplissage.

André 82.5%
Vanille, pomme verte, herbe mouillée tout juste tondue, agrumes, poires, oranges. Ensemble facile d’approche, et les saveurs et arômes sont facilement reconnaissable. La bouche est un peu sèche, livre une bonne dose de poivre également, une touche boisée – bois de chêne seché – puis une poignée de fruits rouges et s’agrémente du panier de fruits tropicaux. La vanille nappe bien le tout sans pouvoir calmer les pulsions du poivre concassé. La finale est très – trop – courte, heureusement aidé par le poivre qui aide à l’étirer un peu. Un whisky de semaine, facile d’approche, représentatif du style mais qui aura de la difficulté à se démarquer des trop nombreuses éditions du genre. Pour le prix, par contre, un bon investissement.

Patrick 80%
Ok, c’est bon, mais je ne vois pas l’idée de créer un nouveau whiskey qui ressemble tant à des milliers de whiskeys qui existent déjà. Bref, bon, mais ennuyant. Nez : Pommes jaunes, agrumes et un peu de bois frais. Bouche : Les pommes sont rendues vertes, avec des agrumes, du bois sec, du poivre et quelques épices. Finale : Un peu courte, avec un peu de poivre.

Wemyss Malts Velvet Fig

46% alc./vol.
Blended malt avec pleine maturation en Oloroso Shery Cask, édition limitée de 6000 bouteilles.

André 89%
Grosses dattes juteuses, raisins mauves séchés, figues, oranges, gingembre, poudre de cannelle recouvrant le gâteau aux fruits. C’est thick comme présentation. Quelle texture soyeuse et douce au nez, on ressent rapidement que l’on aura doit à quelque chose d’onctueux et de bien construit. La bouche goûte les bleuets sauvages!… wow! … les dattes, figues, bleuets, raisins secs, tarte aux pommes, ainsi qu’un beau mélange d’épices diverses; cannelle, poivre, gingembre, clou de girofle. La texture en bouche est langoureuse, presque licoreuse, c’est goulu et de belle ampleur, onctueux en texture mais avec des saveurs définies et des épices bien relevées. Ça me rappelle un Glenfarclas 105 dilué… le gâteau aux fruits, les oranges confites et grains de poivre moulus. Léger pâteux concentré de fruits séchés en finale de bouche que souligne de belles notes d’épices. Superbe whisky, l’ami idéal du chocolat noir.

Elements of Islay Octomore OC4

59.1% alc./vol.
La gamme Elements of Islay a été lancée par la maison de négoce Speciality Drinks, désormais connu sous le nom d’Elixir Distillers, et s’inspire des tableaux périodiques des éléments en empruntant les deux lettres acronymes de chaque distillerie. Ces embouteillages, sans filtration à froid ni d’ajout de colorant et disponibles en quantité limitée, dépeignent à merveille le paysage gustatif des distilleries de cette île écossaise iconique. Le plus tourbé de tous les whiskies d’Islay, présenté sous l’acronyme ‘Oc’ a été distillé en 2010 et embouteillé en 2017, fruit de 3 bourbon barrels.

André 93%
Nez accrocheur, à la fois élégant et brut. Il présente des notes d’agrumes et d’ananas, d’herbe mouillée, de tourbe huileuse et grasse médicinal, de vanille onctueuse et de poivre broyé, des accents maritimes, quelques éléments verdâtres et une touche de viande vieillie près d’un feu de plage. Quelle texture en bouche, hyper huileuse et qui aide à l’approche alcoolisée et très poivrée. Le whisky coule sur la langue dans un premier temps, puis on a droit à un uppercut de poivre assez direct puis l’alcool qui cache bien les saveurs d’agrumes, d’herbe verte mouillée et de tourbe brute et industrielle. La pérennité des notes poivrées est étonnante et propulse la finale sur une longue et langoureuse lancée épicée et tourbée. Une aventure aromatique et gustative qui me remémore des scènes du film Kalifornia, je ne peux expliquer pourquoi… Genre l’aventure inattendue très brute et ‘’in your face’’. On ne passe pas par quatre chemins pour cet embouteillage, attache ta tuque avec d’la broche. Seul hic; le prix exorbitant pour une bouteille de 500ml.

Deanston Decennary 50th Anniversary

46.3% alc./vol.
Édition limitée de 1400 bouteilles soulignant le 50eme anniversaire de la distillerie, provenant d’un mélange d’un Deanston de 1977 40 ans refill hogshead, d’un de 1982 35 ans American Oak, un 1996 21 ans Port Pipe et finalement un Deanston 2006 11 ans Pedro Ximénez Puncheon.

André 93%
Exquis au nez, d’une douceur incroyable avec des odeurs posées et réconfortantes. Cerises noires, framboises et fruits séchés, oranges, vieux cuir élimé, vanille onctueuse, douces épices, chocolat noir et café noir, cannelle. Belle texture onctueuse en bouche, un peu gras, ça colle partout; l’effet du Sherry et du Port cask sont bien ressentis avec l’avalanche de fruits rouges divers. Agréable mélange d’oranges, de cerises et de framboises nappées de chocolat noir, de miel et d’une pincée de cannelle et de gingembre, avec une finale légèrement tannique et vieillotte ainsi que du caramel onctueux. Les épices sont aussi plus fébriles en toute finale et nuancent bien les saveurs qui gravitent, dans l’ensemble, dans le même coin de la palette aromatique. Une belle expérience de dégustation, chaîne et séquence de saveurs et arômes qui racontent une belle histoire.

Patrick 92%
Un scotch exceptionnel, d’une grande complexité et superbement bâti. Le genre de whisky grandiose où l’on découvre de nouvelles saveurs à chaque gorgée. J’adore. Nez : Parfum d’une rare complexité, présentant des notes de fleurs, d’agrumes, de fruits des champs très subtils et une bonne dose de chêne frais. Bouche : Wow, un sublime mélange d’épices, de bois sec, de fruits des champs, de vanille, d’agrumes et d’une touche de caramel. Finale : D’une belle longueur, très épicée et légèrement sucrée.

Lagavulin 35 ans 1982 Refill Sherry Cask, from the cask at distillery warehouse

53.5% alc./vol.

André 91%
Délicat pour un Lagavulin. Petits fruits sauvages, prunes, cerises, tourbe animale dompté, pelure de pomme, miel, chocolat noir, cannelle. Le nez est typique Lagavulin avec ses accents de tourbe très singulières, à la fois animales mais distinguées… Un peu difficile à expliquer mais les fans de la distillerie me comprendront. La bouche, en arrivée, est doucement tourbée et fruitée avec parcimonie. Il ne faut pas longtemps pour ressentir l’effet de l’alcool qui engourdit lentement la langue. Puis, les saveurs s’installent avec plus d’assurance; petits fruits sauvages, framboises, prunes, chocolat noir, beaucoup de poivre et d’épices Chili Flakes. C’est plus costaud qu’attendu. Étonnant de ressentir la tourbe avec plus de vivacité que l’on s’attendait. Finale tourbée, bien tourbée, fruitée, poivrée et épicée. Pas le préféré au niveau dégustation, mais niveau expérience générale…wow.

Kings County Straight Bourbon Whiskey – Batch 01

61% alc./vol.
Batch #1 – Vieilli au moins deux ans. Le Straight Bourbon est fabriqué à partir de maïs biologique de l’État de New York et de l’orge maltée du R.-U., et est distillé deux fois dans des alambics en cuivre et vieilli dans de nouveaux fûts de chêne carbonisés.

André 85%
Ouf, c’est intense ça… Vite comme ça, ça me rappelle certain Bookers, la ferveur des arômes et des saveurs est impressionnante. Panier de fruits rouges, réglisse fraiche, cannelle, poivre, vanille-caramel, bois brûlé. Belle texture en bouche en arrivée, huileuse et presque collante puis attaque puissante d’alcool et d’épices, de bois carbonisé. Ça tranche la texture racoleuse de la bouche assez rapidement ce changement de cap; poignée d’épices, la cannelle en grande envolée épicée, poivre broyé, grosse réglisse rouge. Amertume du bois carbonisé et sécheresse apportée par l’alcool en finale de bouche. Le nez est impressionnant, la bouche manque d’équilibre, la finale persistante et très intense. Expérience en dent de scie quoique intéressante.

Patrick 92%
Un extraordinaire bourbon, intense, riche, savoureux et avec tout ce que j’aime dans un bourbon! Batch #1? Ça ne sera certainement pas la dernière! Nez : Parfum intense de bourbon, avec plein de beaux fruits sucrés. Aussi de la vanille, du chocolat et du chêne subtil. Bouche : D’une superbe intensité, fruité, sucré, du bois brûlé et bien des épices. Miam miam! Finale: D’une superbe longueur, sucrée, fruitee et boisée.

Benriach 17 ans 1998 Triple Distilled

47.2% alc./vol.
Pedro Ximerez Sherry Finish, Cask #7759, Distilled 27/05/1998, Bottled May 2016, bottle #489 of 639

André 86.5%
Nez d’une opulence fruitée indécente; prunes, dattes, gâteau aux fruits, cerises noires, chocolat amer, oranges, abricots, clou de girofle, gingembre, poivre noir broyé. Approche goulue et très chargée côté fruits au nez. La bouche est bold, un bloc de fruits séchés compressés. Les mêmes saveurs annoncées au nez prennent place sur une couverture à la texture un peu sèche et épicée, presque sec et tannique avec une astringence appréciable. Fruits secs, raisins mauves, prunes, chocolat aux oranges saupoudré de poivre. Légère déception au niveau texture surtout avec ce qu’annonçait le nez. La finale est longue, très épicée et poivrée, ensemble un peu sec, raisins en poudre et fruits secs. Pour le prix demandé, une déception.

Patrick 89%
Un beau whisky riche et intense, qui m’a empli de joie et de bonheur. Ou, en d’autres mots, un beau mélange de sucre et d’épices. Nez : Nez vineux et avec un mélange de saveurs rappelant les gâteaux aux fruits du temps des fêtes (btw, est-ce qu’il y a vraiment du monde qui aiment ça? Je parle du gâteau, pas la description du whisky!). Bouche : Toujours le gâteau aux fruits, mais un peu brûlant, et avec une belle dose d’épices. Et de sucre. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, fruitée et sucrée.

Kings County Peated Bourbon Whiskey – Batch P5

45% alc./vol.
Batch #P5 – Vieilli au moins un an. Ce whiskey est conforme aux exigences américaines pour le bourbon, mais est fabriqué avec de l’orge maltée exposée à la fumée de tourbe, pratique plus répandue dans les whiskies écossais – le malt utilisé pour le bourbon tourbé a même été cultivé et cuit en Écosse. Il s’agit donc d’un « bourbon de style écossais », issu d’un vieillissement en fûts neufs, avec une légère finale fumée qui rappelle le single malt. Si le scotch et le bourbon avaient un bébé, c’est ce à quoi ça ressemblerait! Pour autant que nous sachions, c’est le seul bourbon tourbé au monde.

André 91.5%
Hors des sentiers battus, et on aime ça! Bizarre d’avoir tout ce background de saveurs associées au bourbon et agencées de tourbe. La fumée est présente, pas omniprésente, chocolat noir, fruits secs, rye, réglisse, caramel, pelure de pomme, oranges, cannelle, bon taux de sucre, ensemble doux, très agréable. En bouche, le même amalgame de saveurs se développe lentement sur un drap de fumée tannique qui se marie bien avec le chocolat noir amer. Le contraste avec les fruits rouges et la réglisse est divinement envoûtant. La finale est une recette de fruits secs, d’oranges, réglisse, chocolat saupoudré de cannelle, caramel et une discrète fumée. Ce whisky est un beau défi de dégustation, qui mettra vos dogmes d’évaluation à rude épreuve.

Patrick 93%
Un superbe whiskey, riche, complexe, bien que équilibré et surtout, j’ai l’impression que l’un de mes rêves se soit réalisé: un bourbon tourbé. Nez : Intriguant parfum, avec une note délicate de fumée de tourbe, avec de belles épices, du chêne et beaucoup plus de fruits que je me serais attendu. Bouche : Wow, wow, wow!!! C’est exactement ce que j’attendais, un bon bourbon fumé! Bref, de la fumée, des épices, du chêne et des fruits subtils. Finale : Très longue, fruitée et fumée.

Bunnahabhain 12 ans Warehouse 9 Manzanilla Sherry Butt Cask #331

51.3% alc./vol.
Distilled 14/02/2005

André 91%
Superbe nez, l’opulence des fruits, les raisins trempés dans le chocolat, la pâte de fruits, café noir saupoudré d’épices des Caraïbes, miel, vieux cuir mouillé, prunes, rhubarbe, zeste d’orange, cannelle et clou de girofle. J’adore cette présentation pleine de challenge, qui pousse à la dégustation et à l’analyse. La texture en bouche est goulue, très texturée et huileuse, ça colle partout en bouche et se dissipe lentement afin de laisser places aux fines morsures de l’alcool et des épices. Les odeurs détectées au nez s’épanouissent en bouche à mesure que l’alcool s’évanouie lentement. Bonne dose d’épices par contre et on dirait que la saveur principale est devenue un mélange de confiture de fruits et de marmelade d’oranges. La finale est tannique, presque pâteuse et s’étire très longtemps en bouche. J’adore la présentation de ce whisky, des saveurs à la texture.

Patrick 87%
Un très bon whisky, très intense au niveau du xérès. Super pour les amateurs de xérès, mais personnellement, je l’aurais coupé avec un petit peu de bourbon cask. Mais bon, ce n’était pas le but de l’exercice. Nez : Délicieux xérès avec une touche de sel et de chocolat. Très appétissant! Bouche : Toujours le xérès, mais avec une tonne de chocolat noir, du bois brûlé et toujours du sel très subtil. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Arran Smugglers Series Volume 3 • The Exciseman

56.8% alc./vol.
Le chapitre 3 de The Smugglers intitulé « The Exciseman », en référence aux employés chargés de collecter la taxe au 18 et 19ème siècle, vient magnifiquement conclure cette trilogie. Véritable mémoire vivante de l’île d’Arran, ce 3ème volet rend hommage au caractère exubérant des contrebandiers qui ont su user de subterfuges pour cacher leur fameuse production d’Arran « water » aux représentants du gouvernement. Ce Single Malt a vieilli en fûts Quarter Cask de Bourbon et de fûts de Madère. Édition limitée de 8700 bouteilles.

André 82%
Poires, miel, melon au miel, vanille nappée de caramel fondu, les pommes vertes. La bouche est franche, l’alcool bien ressenti, plantureuses notes de vanille crémeuse, beaucoup de notes d’agrumes, la dose d’épices surprend un peu, on ressent aussi un léger licoreux dans la texture générale mais l’équilibre est douteux et mal ficelé. L’ensemble général rappelle le grand air et les espaces naturel, les montagnes et la mer. Finale moyenne longue, un peu sèche et épicée, poivrée. Y’était visiblement temps que la série se termine…

Patrick 86%
Gros et épicé, avec une touche de fruits. Un très bon whisky, largement supérieur au Volume Two, mais qui n’approche pas le Volume One. Quelqu’un pourrait dire à Arran qu’il faut garder le meilleur pour la fin? Nez : Fumée et vanille, avec une touche de fruits des champs sucrés. Bouche : De belles épices boisées, du sucre brûlant et des fruits des champs recouverts de cassonade. Alléchant! Finale: D’une belle longueur, sucrée, fruitée et épicée.

Arran Smugglers Series Volume 2 • The High Seas

55.4% alc./vol.
Édition limitée de 8600 bouteilles. Deuxième volet du recueil The Smugglers, « The High Seas » est un hommage historique à la période de distillation illégale qui eut lieu sur l’île d’Arran aux 18ème et 19ème et pendant laquelle de nombreux contrebandiers périrent en affrontant les dangereuses mers d’Ecosse.

André 89.5%
Fruits rouges séchés se prélassant dans des draps de tourbe phénolique, barre de Hershey Raisins et noix, fruits tropicaux, sel de mer, effets découlant de l’utilisation du bourbon cask, xérès, pommes rouges, abricots, poires. Le mélange de saveurs et raffiné et challengeant. La bouche est épicée et poivrée, sherry et fruits tropicaux, pommes rouges, raisins secs, tourbe phénolique et poivrée, oranges confites, cassonnade. La finale est maritime, belles vagues de tourbe, poires et melon au miel, agrumes, oranges. J’adore la présentation de cette édition et les saveurs opposées dans la roue de la palette aromatique. On prend plaisir à décortiquer ce whisky en cherchant et décortiquant ses saveurs et aromes, on est conquis par sa texture agréable et la simplicité organisée de l’ensemble. Savoureux et agréable pour l’évaluation.

Patrick 80%
Une grosse déception comparativement au Volume « One »… Un whisky simple et un peu platte, pas mauvais, mais vraiment ordinaire. Nez : Parfum d’agrumes et de vanille, un ensemble à ma grande surprise qui est très léger. Bouche : Mélange de bois frais et brûlé, avec une subtile touche de fruits des champs et d’agrumes. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois épicé et des agrumes subtiles.

Arran Private Cask Peated Edition Bottled for Limburg Whisky Fair

50.7% alc./vol.
Peated Barrels #05/159 & 05/161, Distilled 12/12/05, Bottled 24/03/14, Bottle 191 of 510.

André 90%
Arran n’a jamais fait dans la tourbe version ‘’coup de 4×4 en pleine face’’ et cette édition suit la ligne déjà tracée… Au nez, on a plus droit à la poire et à l’ananas, à la vanille et une touche discrète d’orange que la tourbe elle-même. Bien présente tout de même mais très en retrait la tourbe un peu terreuse est plus vêtue de fruits tropicaux et de poire fraiche que de phénols, le taux d’alcool est aussi bien discret. Hyper belle texture savoureuse en bouche, les saveurs sont dans la palette des fruits tropicaux; beaucoup d’ananas, de morceaux de poires, melon au miel, oranges, dans un nuage de fumée de tourbe un peu terreuse bien discrète. L’éventail de saveur est, il faut l’avouer, un peu limité mais la qualité du produit est impeccable. La finale est bien longue, pas forte, juste constante, sur les fruits fumés. Superbe édition, la jeunesse du whisky est bien caché au travers un équilibre certain. Well done.

Patrick 90%
Un superbe whisky riche, complexe, et intense et superbement balancé. La tourbe n’est pas si intense que ça, ce qui permet d’avoir une complexité hors du commun. Nez : Parfum légèrement tourbé, avec une belle dose d’agrumes et de pommes jaunes à peine sucrée. Bouche : Belle vague de fumée de tourbe, de bois brûlé et d’épices. Le tout complété par une touche d’agrumes, de pommes jaunes et de vanille. Finale : D’une belle longueur, marquée par la pomme et les épices.

Arran Master of Distilling James MacTaggart – 10 ans

54.2% alc./vol.
From First Fill Bourbon Cask, Limited Edition of 12000 bottles. Arran rend hommage à travers cette édition très spéciale à James MacTaggart, maître distillateur d’Arran depuis 2007. Originaire de l’île d’Islay, James a travaillé 30 ans chez Bowmore avant de mettre en œuvre tout son talent pour apporter à Arran une identité forte. Avec plus de 40 ans d’expérience, James connaît l’industrie par cœur et dirige d’une main de maître une équipe de 5 personnes. Embouteillée en brut de fût, cette version est issue de fûts de bourbon de 1er remplissage.

André 85%
Au départ, les céréales Sugar Crisp, miel, vanille, une touche d’agrumes et d’oranges, tranche d’ananas tout juste coupée. Le nez est somme toute pas mal straight forward, sans flafla, la présentation est un peu trop dépouillée mais je me dis que je dois lui laisser une chance en bouche avant de fixer mon opinion. Lovely texture en bouche, soyeuse à souhait, mais il ne faut pas beaucoup de temps pour que les notes de poivre noir, de gingembre et de bois sec prennent le dessus. Malgré les douces notes de céréales au miel et de vanille, l’ensemble est effilé et franc. Je suis un peu déçu. Peut-être un peu trop d’influences du first fill bourbon cask. La finale est vraiment bizarre avec ses notes d’herbe et d’éléments verdâtres, genre bois vert mélangé de vanille. Bon… probablement pas le meilleur embouteillage pour souligner un 10eme anniversaire. Ça manque de chaleur et d’amour cet embouteillage.

Patrick 87%
Trèèèès intense et savoureux, sans toutefois être un chef d’œuvre de complexité. Mais ça demeure très bon et très bien fait tout de même. Nez: Agrumes et vanille à profusion, avec du bois juteux. Bouche : Chêne épicé et brulant, dominé par des agrumes bien juteuses. Finale: D’une belle longueur, marquée par le bois hyper épicé et les agrumes.

Pearse Lyon Founder’s Choice 12 ans Batch #1

42% alc./vol.

André 86.5%
Un Irish whisky qui fait vraiment plus dans le single malt. Livraison de fruits au nez; pommes, fruits tropicaux, miel, oranges, belle grosse pêche juteuse, pointes de gingembre et de bois de chêne, léger bois brûlé aussi. Le whisky mettra passablement de temps à s’ouvrir et se livrer et il ne faut surtout pas se fier à la première impression que livrera le nez. La bouche est plus soutenue que l’annonçait le nez, les épices plus présentes, mais les fruits sont d’une opulence presque dégradante, mélange de fruits tropicaux, de petits fruits sauvages, d’oranges, pommes rouges, pêches, melon, melon au miel et une touche florale du genre lilas en fleurs très discret. Finale moyenne longue avec une montée étonnante des épices. Du beau travail, présentation singulière et hors-norme dans sa catégorie. Ce whisky démontre l’effervescence et le bouillonnement qui bouscule l’industrie du whiskey Irlandais.

Patrick 85%
Pour amateurs finis de whiskey Irlandais, c’est un must. Pour les autres, on attendra le prochain. Nez : Je pourrais simplifier en disant « parfum de whiskey Irlandais ». Vous voulez plus de détails? Pommes, fruits tropicaux, miel, orange, pêche et une touche de vanille, le tout avec un fond d’huile de lin. Bouche : D’une surprenante intensité, fruits tropicaux intenses, pommes, oranges, fleurs, bois brûlé et épices. Finale : D’une belle longueur, épicé.

Maltbarn Speyside 43 ans 1973

47.7% alc./vol.
Sherry cask, Bottle 70 of 149 bottles

André 91%
Beau sherry aux oranges, bananes nappées de vanille, de miel et de crème fouettée, poires, abricots et une agréable sensation feutrée au nez sur les fruits à chair charnus. Ils ont transporté le Speyside sous les tropiques? La bouche est lente et moelleuse, poivrée et épicée. Je dois avouer que la texture générale du nez ne s’est pas poursuivie en bouche, malgré le 47.7% d’alcool la texture est un peu molle et presque diluée. Saveurs de cosses d’oranges et de poires, banane et melon au miel, vanille, melon d’eau, quelques fruits rouges séchés. La finale est un peu courte en bouche et la texture un peu trop diaphane à mon sens mais les saveurs sont uniques. Un whisky savoureux que le bois n’a pas dominé malgré une maturation de plus de 4 décennies… il faut le faire.

Ardbeg 23 ans Twenty Something

46.3% alc./vol.
Fruit d’une maturation provenant d’ex-Bourbon and ex-oloroso Sherry casks, distillé à cette période trouble ou l’avenir de la distillerie était incertaine. En 1973, elle fut acquise par Hiram Walker, puis cédée à Allied Breweries. Finalement, Ardbeg fut fermée le 25 mars 1981, et a pratiquement cessé toute production jusqu’en 1996. Depuis 1997, la distillerie appartient au groupe « Glenmorangie plc » (une entreprise contrôlée par LVMH) et emploie une quinzaine de personnes. Depuis ce rachat, la distillerie est la plus florissante de l’île. Ce whisky fût distillé avec l’alambic qui trône désormais dans la cour à l’entrée de la distillerie.

André 94.5%
Comme le chantait Richard Desjardins, ‘’Un ours avec des pattes de velours’’. Le nez demande de l’attention car il est discret et réservé. Notes vertes, genre cocottes de pin et d’arbustes mouillés, chocolat noir, vanille onctueuse, tourbe raffinée, mélanges de fruits rouges et de fruits tropicaux. Les notes médicinales sont bien là mais en retrait, latentes. Belle texture de tourbe qui a bien vieillie, les notes médicinales sont bien intenses mais pas en coup de poing, elles fondent sur la langue et explosent en petits feu d’artifice. Puis saveurs de chocolat noir et de fumée de tourbe racineuse, vanille et crème fouettée, raisins secs, fruits séchés et marmelade de fruits. Les notes vertes et d’eucalyptus sont en background. Finale calme, belle évolution sur la tourbe qui monte en crescendo, mélange de fruits rouges et de chocolat noir concassé et d’eucalyptus. Extase de dégustation… Bulleye!!!

Patrick 95%
Je me serais attendu qu’un si vieux Ardbeg se soit beaucoup plus adoucit avec les années. Mais non, la bête est toujours bien en forme et même diluée à 46.3%, elle a toujours du mordant. Oui, c’est aussi bon que ce que la mention « Ardbeg 23 ans » laisse présager. Nez : Riche fumée de tourbe, bois brûlé et épicé et quelques fruits. Bouche : Riche, boisée, fumée et épicée. De la belle tourbe, un peu de fruits et une touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée et boisée.

Bowmore 18 ans Vinter’s Trilogy Manzanilla Sherry Finish

52.5% alc./vol.
Première période de maturation pendant 13 ans en ex-bourbon barrels, puis affinage pendant 5 années supplémentaires en ex-Manzanilla sherry casks. Vintners Trilogy est une collection de Bowmore qui cherche à mettre en avant l’impact que peuvent avoir de très longs affinages en fûts de vin. Cette expression de 18 ans est la première pièce de la trilogie.

André 94%
Du grand Bowmore comme ça faisait longtemps que l’on en avait pas vu dans les embouteillages officiels de la distillerie. Gâteau forêt noire, cerises dans leur jus, oranges de Séville, embruns maritimes, bateau à vapeur dans la baie de Bowmore, fruits séchés, tourbe terreuse. On ressent l’onctuosité du whisky dès les premiers moments ou l’on se plonge le nez dans le verre. Le whisky nous place dans un contexte maritime et très Islay. Savoureuse texture en bouche, les petits fruits sauvages sont à l’avant-plan, appuyés de solides notes d’oranges, de chocolat et de tourbe à saveur de terre mouillée, que parcellent des notes de gingembre et de poivre noir. La finale est douce, de très bonne longueur, notes de chocolat noir fumé fourré d’oranges et d’épices ainsi que d’abondants petits fruits rouges sauvages. A beast!

Patrick 93%
Un superbe whisky, exactement comme j’imaginais un vieux Bowmore vieillit dans des fûts de vin. J’ai acheté cette bouteille pour environ 125$ au Nouveau-Brunswick, en hésitant un peu, mais c’était finalement une très bonne affaire. Toutefois, à 350$ à la SAQ, c’est du vol pur et simple. Si vous avez ce budget, continuez à chercher, vous trouverez aisément mieux. Nez : Caramel, vin, oranges, épices, sel et tourbe discrète… Bouche : Épices du bois brûlé, chocolat noir, cerises mûres, une touche de caramel et fumée de tourbe. Intense et savoureux. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs, le sucre, le sel et la fumée de tourbe.

Glendronach Grandeur 25 ans Batch 8

50.3% alc./vol.
Bottle 676 of 1505. Ce huitième batch de Glendronach Grandeur a vieilli en fûts de xérès Oloroso pendant 25 ans avant d’être embouteillé sans réduction à 50,3 degrés. Sélectionnée avec soin par le Maître Distillateur Billy Walker.

André 93%
Wow… Quelle onctuosité au nez, velouté et soyeux dès les premières sniffées. Grosse livraison de sherry onctueux, pâte de fruits, prunes séchées et dattes, chocolat noir pas trop amer, café expresso. La bouche s’ouvre sur le poivre broyé qui s’entremêle avec le sherry puissant et les fruits séchés, fruits sauvages et de belles épices bien douces en retrait. La texture est sirupeuse, hallucinante, collante et visqueuse, protégeant la bouche de l’alcool. Puis des notes terreuses et de cuir humide ressortent lentement et langoureusement. J’ai l’image d’un vieux fût de xérès vieillissant sur le sol en terre d’un warehouse un peu humide. La finale est très poivrée et épicée, longue mais très douce. Superbe!

Patrick 93%
Tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un whisky de 25 ans. Un whisky qui laisse dans un état contemplatif, où l’on prend le temps de réfléchir aux 25 dernières années qui viennent de s’écouler. Nez : Parfum de chocolat fourré au xérès et aux cerises, avec une bonne dose de mélasse. En fait, me fait penser à un vieux rhum traditionnel… Bouche : Épicé et boisé, très sucré, avec de la mélasse, du caramel, du café espresso et du cuir. Finale : D’une longueur qui s’étire et qui s’étire… Chaleureuse, avec des notes boisée, d’espresso et de biscuits aux brisures au chocolat.

Benromach 35 ans

43% alc./vol.
Fabriqué de manière artisanale et distillé en 1980, il date donc de la période des anciens propriétaires de la distillerie, avant que Gordon & Macphail ne rachète la belle au bois dormant en 1992. Cette édition de 35 ans d’âge est l’une des expressions les plus rares de la Benromach. Un véritable Speyside, mis en fût dans les années 80 et vieilli dans un assemblage de fûts de Sherry de premier remplissage.

André 93.5%
L’onctuosité de ce whisky est hallucinante. Au nez, mélange de pelure de pommes rouges, ce cerises noires trempées dans le chocolat et la cannelle, les oranges confites et les odeurs de vieux fût de xérès un peu austère, les dattes et les figues, la couverture de livre en vieux cuir et évidemment une contribution très généreuse du fût de sherry. La bouche est très complexe, les saveurs superbement agencées et équilibrées. Le sherry est puissant mais tout juste bien épicé avec une petite touche de cannelle et de poivre, l’intensité des fruits est savoureuse, gros mélange de cerises, dattes, figues, ananas, oranges et toujours avec cette touche de vieille couverture de livre en cuir et de vieux fût gorgé de sherry. Hallucinant… L’interminable finale est hyper douce et soyeuse mais assurée et déterminée, sur les fruits secs et le sherry. On peut sortir le whisky du Speyside mais pas le Speyside du whisky. Un Speyside gem…

Patrick 94%
Exactement ce qu’un vieux whisky, ou même un vieux spiritueux, est supposé goûter! Un whisky vraiment émouvant! Nez : Parfum de vieux xérès, de vanille, de caramel chaleureux et de cannelle. Bouche : Wow, un xérès hyper chaleureux et boisé, de la vanille et de la cire d’abeille. Saveur typique d’un vieux spiritueux, j’aime. Finale : D’une belle longueur, marquée par le caramel et le bois brûlé.

Kings County Distillery Oat Whiskey – Batch 02

45% alc./vol.
Vieilli au moins un an. Kings County Distillery est la plus ancienne distillerie de whisky de New York. Fondée en 2010, elle est la première depuis la prohibition.

André 78%
Beau gros fond de bourbon au nez, avec un côté définitivement onctueux de céréales genre gruau à la cassonnade, des fruits rouges séchés, bonne dose de cannelle aussi, cerises et chocolat noir, fût brûlé. Après quelques minutes, des accents cireux apparaissent ainsi que des arômes de céréales Puff ou de Sugar Crisp. En bouche, sensation un peu poussiéreuse, comme de la poussière de céréales qui s’échappe du silo à grain lorsqu’on le transvide de la remorque, grosses oranges hyper mûres, cassonnade et sirop d’érable, céréales, crayon de cire Crayola, une touche d’épices qui ressemble à du rye. Finale assaisonnée de cannelle, céréales Puff, oranges. Bizarre et hors-norme, tiens plus de l’expérimentation que de l’édition avec laquelle on veut parsemer les tablettes des distributeurs et laisser comme impression aux consommateurs.

Patrick 77%
Bon, la fin de mon verre a fini dans le lavabo. À la place de la distillerie, je classerais ça dans la catégorie « expérience manquée à ne plus recommencer! ». Nez : Parfum sucré et boisé rappelant un peu un bourbon… Ou en tout cas, rien qui me ferait dire « tiens, de l’avoine! » Bouche : Métal, une petite touche de petits fruits, du bois brûlé. Le tout porté par une drôle de texture en bouche. Finale : Assez longue, marquée par le bois brûlé.

AnCnoc 35 ans Limited edition 2nd Release

41% alc./vol.
Bottle 463 of 670. Établie en 1894, la distillerie Knockdhu est située toute proche de la colline « Knock Hill », d’où provient l’eau utilisée pour la production de son whisky. Plus connue par les locaux sous son nom gaélique « anCnoc », cette colline a donné son nom au single malt produit dans cette distillerie afin d’éviter la confusion avec les distilleries voisine commençant aussi par « Knock ». Utilisant une variété de fûts différents – des butts et hogshead en chêne espagnol, et des barrels et hogshead en chêne américain – le style de whisky produit est léger mais complexe. Cet embouteillage, 2ème Release de la version 35 ans, est vieillie intégralement en fût de Bourbon.

André 90%
Un whisky d’été sur le bord du lac ou de la piscine, ou le spa. Les pommes vertes bien mûres, salade d’agrumes, zeste de citron, oranges, vanille crémeuse et miel chaud. La bouche s’ouvre sur la tarte au citron, la compote de pommes, les poires, la crème fouettée, les fruits tropicaux, puis les épices prennent place rapidement avec des notes de poivre et de cannelle ainsi qu’une touche de bois de chêne sec. La texture est huileuse mais aussi aérée, les saveurs sont un travail de nuances et non de contrastes, tout est en délicatesse jusqu’à l’apparition des épices. La finale est moyenne en longueur mais persistante sur les saveurs qui sont définies. Les fruits rouges deviennent aussi un peu plus évidents et s’amalgament à la salade de fruits tropicaux et aux cosses de pommes nappées de miel et de vanille. Belle présentation dans le style du 12 ans d’âge mais avec plus de complexité. Du bon jus comme on dit.

Patrick 89%
Un superbe whisky, avec une superbe profondeur, une superbe complexité et une superbe balance. Mais je préfère le 12 ans! Nez : Parfum légèrement maritime, pommes vertes et miel. Appétissant! Bouche : Beau sel savoureux, bois épicé, un peu de fumée et une touche de miel. Finale : D’une belle longueur, et marquée par la fumée.

West Cork Glengarriff Series Peat Charred Cask

43% alc./vol.
Distillé entièrement en Pot Stills, ce single malt de la distillerie West Cork, de la série Glengarriff a vieilli dans des futs ayant contenu du whisky tourbé.

André 89%
Poudre des bonbons cigarettes Popaye, anis et accents organiques, tourbe terreuse, herbe verte, fruits séchés, poires. La présentation est singulière et la tourbe est unique dans le style. La bouche est plus soutenue; poivrée et épicée, mélange de poires et d’herbe, tourbe lointaine, chocolat noir, gâteau aux épices, oranges sanguines, cannelle, clou de girofle. Ce whisky déstabilise de par ses saveurs uniques et sa présentation singulière. La finale est fruitée, poivrée et épicée avec un backwiff de camphre médicinal. J’adore, des éditions telles que celle-ci redorent le blason des Irish Whiskies.

Old Forester Statesman 95 Proof

47.5% alc./vol.
En raison de la sortie au cinéma de la suite du film « Kingsman The Secret Service » (sortie en 2014), Brown Forman annonce la création et le placement de son whisky « Old Forester Statesman » dans le film « Kingsman The Golden Circle » (sortie en septembre 2017). Dans ce film, les héros font face à un nouveau défi lorsque leur quartier général est détruit. Leur aventure se déroule pendant la prohibition et les conduira à la découverte d’une organisation d’espionnage appelée « Statesman » basée à Louisville dans le Kentucky (Etats-Unis). Ce bourbon est composé de 72% de maïs, 18% de seigle et de 10% d’orge.

André 90%
Clou de girofle, cannelle, poivre, rye épicé, réglisse rouge, pomme, cerises et chocolat noir, vieille couverture de livre en cuir. Le nez, tout comme la bouche est relevée et épicée, traditionnel dans le style; cannelle, clou de girofle, réglisse, rye, pelure de pomme, oranges. La texture générale est douce et moelleuse, merci à la grande proportion de maïs. Beaucoup de poivre et d’épices en finale, grosse réglisse fraiche, cerises. À 80$ la bouteille (LCBO), c’est un peu cher avouons-le, mais il en vaut tous les dollars déboursés. Un superbe bourbon fidèle au style mais avec un brin de singularité.

Gordon & MacPhail Private Collection Linkwood 60 ans 1956

49.4% alc./vol.
Cask #20, Distilled on January 3rd 1956, Bottled June 22nd 2016, from 1st fill sherry hogshead, Limited Edition of 56 bottles.

André 95%
Deux petites lapées de 5ml pour évaluer ce whisky, 10ml qui valent environ 500$, un millilitre pour chaque tranche de 6 ans d’histoire. Plutôt rare pour moi d’évaluer un whisky plus âgé que moi, c’est un luxe que je ne peux me permettre financièrement, tout comme probablement la plupart des amateurs. Et difficile pour moi d’exprimer également l’anticipation et les attentes élevées avant la dégustation du tel embouteillage. Alors on plonge : Le nez livre des odeurs très intenses : pommes un peu vieillies et brunes, le sherry est puissant et noble, fruits secs, raisins secs, pâte de fruits et gâteau aux fruits, dattes séchées, figues. Vous voyez la tangente? C’est l’opulence et la décadence des fruits tirés du xérès. C’est juste wow… Texture sirupeuse au départ, on ressent qu’on a affaire à un liquide qui a de l’histoire à parler et des souvenirs à confier. Bouche hyper boisée, on a rapidement l’image du vieux fût de xérès presque oublié dans le fond d’un warehouse au sol de terre un peu humide. Toutes ces mêmes saveurs humées explosent en bouche et j’avoues que la force de l’alcool m’a surpris un peu. Le whisky se niche au fond de la gorge confirmant son âge respectable. En gros je résumerais le tout par un gros morceau de gâteau aux fruits baignant dans son jus et nappé de chocolat noir fondu fourré d’oranges confites. Grosse poussée tannique également en finale de bouche, saveurs intenses et pérennité interminable. J’ai eu quelques frissons en dégustant, magnifique dans le style mais l’intensité du xérès et du boisé ne plairont pas à tous.

Bruichladdich 21 ans Cuvée 407 Pedro Ximenez « La Noche Bocca Arriba »

46% alc./vol.

André 93%
Superbe… Quelle onctuosité, quel raffinement. Chocolat noir, cerises noires trempées dans le chocolat, gâteau aux fruits, fruits séchés, pelures de pommes, raisins secs, résineux et collant, presque pâteux en texture. La texture de la bouche est succulente, l’effet huileux du whisky sert bien de barrière aux épices et à l’alcool; clou de girofle et cannelle, chocolat noir, cerises noires trempées dans le chocolat, café expresso, raisins secs et une touche de bois de chêne séché, abricots, miel, les wine gums peut-être. Sirop pour la toux aux cerises. L’étonnement vient de la proportion d’épices et de poivre noir moulu en bouche, très soutenues et qui tranche d’avec la texture huileuse presque sirupeuse. Finale moyenne-longue, qui s’étire sur les fruits épicés et le poivre concassé. Une belle expérience de dégustation, saveurs variées, incroyable texture, on fait dans l’opulence et presque l’excès.

Patrick 90%
Un superbe whisky de dessert, d’une intensité égale à son équilibre, c’est-à-dire, grandiose. Nez : Parfum de succulent vin sucré, chocolat au lait, raisins secs, cerises noires, abricots et miel très subtil. Bouche : Chocolat noir, bois brûlé, vanille, cerises noires, raisins secs, miel et poivre noir. Finale : D’une belle longueur, avec du bois brûlé, un peu de fumée et du xérès sucré.

Basil Hayden’s Dark Rye

40% alc./vol.
Mélange de rye whiskey du Kentucky et du Canada, avec une touche de porto.

Patrick 89%
Un superbe whiskey de seigle pour le dessert! L’ensemble m’a fait penser à des cerises trempées dans le chocolat, mais les épices typiques du seigle demeurent toujours au premier plan. Enfin, assez bon pour que je m’en achète une bouteille sur le champs! Nez : Parfum de seigle très fruité et sucré, ou en fait, des cerises dans le chocolat noir, le tout servi sur une belle planche de chêne légèrement épicée. Bouche : Une belle vague d’épices et de bois brûlé, avec un beau fond fruité et sucré. L’ensemble faisant toujours penser à des cerises trempées dans le chocolat. Un rye whiskey qui fait penser (un peu) à un scotch vieilli en fûts de xérès. Finale : D’une longueur moyenne, fruitée et légèrement épicée.

Laphroaig Brodir Port Wood Finish

48% alc./vol.
Duty Free Exclusive. Maturation initiale en Ex-Bourbon cask puis affinage en Ruby Port Cask. Brodir signifie « brother, frère ».

André 88.5%
Avalanche de fruits séchés, tourbe phénolique et accents maritimes, raisins mauves séchés, confiture de petits fruits sauvages, bleuets. Invitant et très intriguant. L’arrivée en bouche déçoit un peu, la texture est un peu diluée malgré les saveurs intenses. Jus de fruits et raisins mauves, tourbe phénolique et sel de mer, bleuets. Belle onctuosité générale et je dois avouer que le rendu textural s’améliore grandement au fil des gorgées et les notes phénoliques gagnent en force également. Ce qui étonne, c’est la grande variété des saveurs fruitées qui se mélange admirablement bien avec les notes phénoliques. La finale est douce, veloutée, fruitée et tourbée. Une présentation singulière pour ce Laphroaig, j’adore, jusqu’au moment de passer à la caisse. Environ 100 pounds…

Patrick 92%
Un superbe whisky, riche et intense, même pour un Laphroaig. Bref, tout ce qu’on attend d’un Laphroaig, la discrétion du porto permettant à l’ensemble d’atteindre un équilibre insoupçonné. Nez : Tourbe poivrée et goudronnée, avec une bonne dose d’herbe brûlée, et une touche d’orange. Bouche : Fumée de tourbe goudronnée, poivre et sel, une touche d’orange, l’ensemble présentant un délicat fond sucré et de fruits mûrs. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et la fumée de tourbe. Et quelques minutes plus tard, par du sucre et des fruits mûrs qui gagnent tranquillement en intensité à mesure que la force de la tourbe diminue.

Highgrove Laphroaig 12 ans

46% alc./vol.
Cask #3009, Distilled 17/08/2004, Bottled 01/2017, Bottle #189. Distillé à partir d’orge organique Écossaise provenant de la région d’Inverness-Shire, vieilli en first fill bourbon cask et embouteillé spécialement pour Highgrove, la Maison officielle du Prince Charles.

André 90%
Superbe nez, calme même si maritime, camphré et tourbé remplie d’herbe verte. La tourbe est subtile et en retrait, vraiment douce, vanillée, bonbons menthol, pommes vertes, poires, camphre, réglisse noire, influence maritimes indéniables. La bouche est soyeuse, hyper belle texture crémeuse, tourbe maritime, camphre, asphalte chaud et anis, réglisse noires, sel de mer, vanille crémeuse intense. Au départ, le whisky étonne par sa douceur mais les saveurs prennent place avec beaucoup plus d’assurance au fil des lapées, la texture en devient huileuse, mouth coating, superbe. Le sel de mer pétille sur la langue en finale, la tourbe se dissout lentement sur la langue en laissant une sensation cendreuse et poudreuse inusuelle. L’effet camphré rend la bouche fraiche et on arrive même à distinguer quelques notes d’agrumes citronnées en arrière-plan et une bonne dose de sucre résiduel mélangé d’une pincée de sel de mer et de poivre noir. Ce Laphroaig est un délice à l’approche inoffensive mais qui montre ses dents (pas ses oreilles) après quelques gorgées.

Patrick 90%
Un excellent Laphroaig, dont le temps a légèrement adouci la tourbe mais pas sa qualité. Nez : Fumée de tourbe, agrumes, poivre et touche de vanille. Appétissant! Bouche : Bois brûlé, épices, fumée de tourbe, vanille, agrumes et poivre. Finale : D’une belle longueur, d’abord fumée, puis évolue vers des notes d’orge séché.

Laphroaig 1815 Legacy Edition

48% alc./vol.

André 86.5%
Belle tourbe phénolique, vanille, poires, miel, fruits rouges & raisins secs, marmelade d’oranges, pommes rouges, réglisse, pansements et antiseptiques, maritime. Je ne sais pas ce qui se passe avec les dernières éditions de Laphroaig mais la texture en bouche est vraiment moche, diluée et on ressent la l’ajout d’eau même à 48%… Feu de plage noyé dans un océan de vanille, camphre médicinal effacé, poires et ananas, fruits rouges, sel de mer, grosses oranges fraiches, poires et la finale de bouche offre une légère sensation poreuse et salée qui rappelle les galets de plage que l’on lècherait. La finale est douce, lente et tourbée. Les fruits rouges se marient à merveille avec les saveurs camphrée mais le tout s’évapore beaucoup trop rapidement. On dirait que Laphroaig se démocratise un peu trop et délaisse son noyau de fans hardcore. On profite de l’engouement général et ça parait sur le rendu final.

Patrick 90%
Du bon Laphroaig comme on l’aime, avec de la tourbe comme on recherche. Nez : Belle fumée de tourbe marquée par le goudron, le poivre et le sel. Et quelques fruits mûrs bien subtils. Bouche : Une belle vague de sel, de la fumée de tourbe bien enveloppante, du poivre et toujours les fruits subtils. Bref, Laphroaig. Finale : D’une belle longueur, fumée et poivrée.

Old Malt Cask Bowmore 21 ans KWM 25th Anniversary

50% alc./vol.
Distilled March 1996, bottled June 2017, Refill Hogshed #HL13583, 229 bottles

André 92.5%
The gentle side of Islay. Poires et ananas, banane en purée, fruits rouges, melon au miel, sel de mer, fine tourbe raffinée, vanille crémeuse. Ce whisky se laisse approcher, sans dénigrer ses origines un peu rigoureuses. La douceur en bouche est étonnante, onctueuse et texturée à souhait, vanille crémeuse, mélange de fruits tropicaux (melon au miel, bananes, agrumes, oranges) et de fruits rouges (petits fruits sauvages). La tourbe s’installe avec lenteur et de façon langoureuse, c’est vraiment sexy comme rendu textural, huileux et mêmes les notes de sel de mer sont hyper discrètes mais bien définies. Le contraste entre les notes d’agrumes et de sel fumé est hyper singulier mais représente tellement bien les saveurs qui ont donné la singularité à cette distillerie. La finale est lente, douce et soutenue, maritime, à la fois la mer des Caraïbes et la mer du Nord, la conjonction de saveurs des tropiques et de la fougue déchainée de l’Atlantique Nord. Un voyage en saveurs.

Patrick 93%
Wow, un superbe Bowmore me rappelant leurs vieux classiques d’il y a une quinzaine d’années. Logique, considérant l’âge. Nez : Parfum salé de façon sublime, voire enchanteresse! Bref, saumure, agrumes et un peu de bois frais. Bouche : Sel intense, voire saumure, agrumes et bois épicé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel sublime de Bowmore.

Port Askaig 19 ans 2017

50.4% alc./vol.

André 89.5%
Signature typique de Caol Ila au nez, ce côté de tourbé industrielle un peu sale. On se sent immédiatement transporté sur les côtes de l’Ile d’Islay, cet embrun maritime, cet air salin côtier, une touche de confiture de fruits nappé de vanille et de morceaux d’ananas, la purée de banane saupoudrée de sucre. La bouche est huileuse, j’aime la sensation soyeuse de l’approche du whisky avant l’arrivée de l’alcool, bien nappé de draps de vanille onctueuse. Belle salade de saveurs; noix de coco, purée de banane, petits fruits sauvages, vanille, tourbe industrielle et huileuse, menthol, herbe verte mouillée, touche de sel de mer. Finale lente et langoureuse, poivrée, huileuse, éléments verdâtres, tourbe un peu sale et crasseuse. Beau single malt à l’approche singulière. Les commentaires étaient mitigés lors de la dégustation de groupe. Pour ma part, évalué à tête reposée, j’apprécie le rendu final et la variété des saveurs et arômes. Mérite de respirer un bon 15 minutes avant de se stabiliser et d’optimiser les saveurs.

Teeling Whiskey Small Batch 04/2017

46% alc./vol.

André 84%
Le nez de cette batch est beaucoup plus domestiqué, plus rond et moins épicé, plus sur les céréales mouillées, les petits fruits secs, la vanille et les poires. La bouche tranche d’avec le nez, l’apport des épices est plus important et s’affuble d’une volée de fruits rouges et de cassonnade, l’ananas, les bananes, le miel, le sirop dans les poires en canne, quelques noix écrasées aussi. Finale lente et un peu courte parsemée d’éclats de rire poivrés, bel équilibre où les notes de bois de chêne sont un peu plus présentes. La texture semble un peu plus diluée aussi mais j’aime bien le rendu global.

Patrick 80%
Goûté en parallèle d’un autre « Small Batch » de Teeling, celui-ci présente un manque flagrant d’équilibre et de finesse. Bref, Teeling est capable de mieux, alors choisissez une autre batch! Nez : Vanille sucrée et chocolat blanc, avec des notes de fruits tropicaux. Bouche : Bois épicé et brûlé, fruits tropicaux pis… C’est ça. Coudonc. Finale: D’une longueur moyenne marquée par le bois brûlé et les fruits tropicaux.

Sivo Single Malt 3 ans – Vieilli en fûts de Sauternes

42% alc./vol.

Patrick 89%
Un très beau whisky, savoureux, complexe et plein de punch. Le parfum m’a plutôt surpris, mais une fois en bouche, c’est définitivement un whisky de compétition! Impressionnant pour son âge, il devrait être spectaculaire dans quelques années. Nez : Parfum très herbeux et floral, avec de discrètes notes boisées et de pommes vertes. Bouche : Sucre hyper chaleureux, avec des épices, des pommes vertes, des fleurs et une bonne dose d’herbes. Finale : D’une belle longueur, sucrée et herbeuse.

Sivo Rye – Vieilli en fûts de Porto

42% alc./vol.

Patrick 85%
Un whisky intense, mais qui a définitivement besoin de vieillir encore quelques années. Ou du moins, d’être un peu adoucit. Mais ça demeure très bon, surtout si on trouve que son whisky n’est jamais assez intense. Nez : Parfum intense, avec une note de vin vieillit en cuves métalliques, avec une petite dose de chocolat et de bois brûlé. Bouche : Épices boisées, sucre d’orge, chocolat… Et tonne de bois brûlé. Finale : Longue, et marquée par le bois brûlé.

West Cork 10 ans

40% alc./vol.
Single malt irlandais vieilli dans des fûts de bourbon de premier remplissage, mis en bouteille à 40% ABV, non filtré à froid et sans couleur ajoutée. West Cork de 10 ans est tiré d’orge maltée exclusivement irlandaise et produit en alambic charentais.

André 86.5%
Très doux et sucré; poires, ananas, miel, salade de fruits tropicaux, vanille. La bouche est douce, sucrée mais avec un arrière-plan légèrement épicé. Poires, vanille, abricots, gingembre et poivre noir, miel, bonbons bien sucrés, céréales au miel et toffee. Belle texture onctueuse qui se marie bien avec l’ensemble des saveurs douces et posées. La finale est étonnamment longue et fortement soutenue par des notes d’épices et de poivre très persistantes. Ces saveurs évoquent en moi la beauté naturelle mais sauvage des Cliffs of Moher, où la beauté du paysage cache bien la force brute de la nature. Très belle présentation pour s’introduire au style Irlandais.

Patrick 85%
Un whiskey d’une qualité étonnante, d’une grande richesse de saveurs et d’un équilibre particulièrement réussi. En particulier, l’intensité du whiskey ne laisse pas deviner la force de l’alcool qui n’est que de 40%. Nez : Agréable parfum sucré et fruité, marqué par des pommes vertes, des poires, quelques petits fruits des champs et de la vanille. Bouche : De belles épices, une touche de fumée, de la poire et des pommes vertes. Finale : D’une belle longueur, épicée, avec des notes de pommes vertes et de subtils fruits des champs.

West Cork Glengarriff Serie Bug Oak Charred Cask

43% alc./vol.
Ce Single Malt irlandais a la particularité d’avoir vieillit dans d’ex-sherry cask pour avoir ensuite été affiné, pendant une période de 6 mois supplémentaire, dans un fût à la composition singulière à base de bois de Morta dit « Bog Oak ». Ce type de bois en fossilisation se trouve dans des tourbières où l’oxygène est absent. Il s’agit pour la plupart de forêts de chênes submergées il y a plusieurs milliers d’années.

André 89%
Le nez est grandement influencé par le virgin oak malgré les odeurs de fumée et d’orange. On dirait que l’on a mis le feu à un tas de pelures d’oranges séchées. Donc, oranges, chocolat au lait, fumée lointaine, virgin oak, une touche de sherry et de fruits rouges, céréales nappées de miel, toffee. L’ensemble du nez est doux avec une touche masculine musquée et de suie de cheminée. Ce qui étonne en bouche, c’est la force des épices dont le gingembre en avant-plan, puis la pelure de pomme rouge, la réglisse, oranges, ananas, petits fruits sauvages, fumée amadouée par la texture crémeuse du virgin oak. Wow… Longue finale, épicée et fumée, beaucoup de corps et de variantes dans les saveurs et une adorable texture. Une superbe découverte et de la singularité et pied carré.

Bunnahabhain 12 ans Warehouse 9 Manzanilla Sherry Butt Cask #332

52.4% alc./vol.
Distilled 14/02/2005

André 92%
Quel effet a le fût sur le vieillissement… Intéressant ici, on a le fût 332, alors que j’ai évalué le fût 331 précédemment, même batch distillée le 14 février 2005, même type de fût Manzanilla, vieilli dans le même entrepôt et embouteillé la même date… mais 2 fûts différents. Cet échantillon présente une couleur plus orangée, vraiment impressionnante. Cerises noires, toffee, raisins secs, chocolat noir, prunes, oranges, saveurs plus intenses que dans l’autre fût #331 évalué. Étrangement j’ai des notes de fumée en retrait ou peut-être est-ce le résiduel de l’échantillon Moine dégusté quelques heures plus tôt. La bouche est intense, tannique et presque sirupeuse, une touche de sel de mer puis le tsunami de fruits rouges divers et de raisins, framboises et cerises noires, cosses d’orange aussi. Finale plus en pente douce, on joue beaucoup la carte de la texture et de l’onctuosité, moins d’épices mais des notes de poivre noir relativement importantes. Directement dans ma palette de goût en plus d’offrir une qualité indéniable au niveau de la présentation générale.

Patrick 86%
D’une belle intensité, une bombe de xérès. Très intéressant. Nez : Cerises, chocolat au lait et vanille. Alléchant! Bouche : Bois brûlé épicé, fruits très mûrs, caramel et chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs et le bois brûlé.

Bunnahabhain 13 ans Warehouse 9 Oloroso Moine Finish

55.9% alc./vol.
Cask #AR13000007, Distilled 26/01/2004.

André 92.5%
Feu de plage avec des mottes de tourbe terreuse, raisins secs, prunes, grosse vanille tirée du fût de chêne, cerises noires, confiture de framboise, poivre broyé, grosse pelure de raisins mauves, vineux à souhait. La texture est hallucinante en bouche, grosse onctuosité collante et huileuse, de l’amour en texture. Le sherry et la tourbe dansent comme un couple amoureux profitant des dernières notes de la chanson sans se lâcher. Cerises noires, confiture de framboises, raisins séchés, sel et poivre, feu de tourbe dans le sable humide, cuir. J’adore la façon langoureuse qu’a la tourbe de s’attendrir dans le verre lorsque l’on prend le temps de laisser le tout respirer pendant de longues minutes, cette tourbe de terre mouillée et d’herbe singulière. Impressionnant agencement de saveurs que l’on aurait pu associer au départ comme de la dualité mais force de constater que le rendu final est étonnant et déboussolant de par le contraste des saveurs mais l’agencement réussi.

Patrick 90%
Un superbe whisky, présentant avec brio mon duo de saveurs favori, c’est-à-dire tourbe et xérès. Il y a de belles pépites dans les entrepôts de Bunnahabhain! Nez : Cerises très mûres au chocolat, saupoudrées de suie. Bouche : Superbe sucre chaleureux, une belle fumée de tourbe délicate mais enveloppante, un panier de fruits, un peu de caramel et du chocolat noir. Finale : Longue et intense, marquée par le bois brûlé.

Teeling Whiskey Stout Cask Galway Bay Brewery

46% alc./vol.
Galway Bay Brewery, Finished in 200 Fathoms Imperial Stout, Bottled 07/2017. Teeling Stout Cask est né du mariage très irlandais du whiskey et de la bière. Cette expression est élaborée avec l’aide précieuse de la brasserie artisanale Galway Bay. La brasserie a d’abord utilisé d’anciens fûts de Teeling Small Batch pour vieillir sa bière «200 Fathoms Imperial Stout» pendant un an, puis Teeling a récupéré ces fûts pour réaliser à son tour un affinage spécial d’une durée de 6 mois pour ce whisky. Une édition limitée à 12 000 bouteilles dans le monde.

André 85%
Café torréfié et chocolat amer, noix de coco, les petits fruits rouges, la poire juteuse dans la vanille, notes de poivre et de cannelle, oranges, caramel chaud. La bouche poursuit le développement de ces mêmes arômes et saveurs auxquelles s’ajoutent une bonne dose épicée. La texture est crémeuse et maternelle, sur la vanille et le caramel. La finale est courte, présentant des notes de céréales maltées et de café torréfié. Un bon whisky de semaine, agréable et sans trop de prétention.

Patrick 83%
Un bon whisky frais, parfait en camping au coin du feu. Mais un peu cher pour un produit, somme toute assez simple. Nez : Whisky de grain, fruits frais, vanille et légères épices. Bouche : Fruits exotiques, bois brûlé, vanille. Finale : D’une longueur moyenne, fruitée et légère.

Martin 83%
Nez: Petite vague a’alcool amère présente au début. Chocolat noir et réglisse, fruits des champs, vanille et épices. Bouche: Fruits frais, épices, oranges et caramel. Un peu de poivre en grains. Finale: Chaude et épicée, cacao et bois brûlé. Grain en évidence. Équilibre: Une bonne volonté dans cette expérience, même si le résultat est plutôt discutable.

Signatory Vintage Port Ellen 21 ans 1976

57.9% alc./vol.
Distilled 28/09/76, Bottled 27/04/98 from cask #4754, Bottle 96 of 252

André 92.5%
Superbe approche feutrée sur les fruits tropicaux et les agrumes, oranges, beaucoup de noix de coco et de sucre et une sensation poudreuse qui rappelle les bonbons cigarettes Popaye, en plus d’une agréable tourbe phénolique et d’accents de verdure. La bouche quant à elle développe des saveurs de fruits confits, de camphre et d’herbe verte mouillée. La finale est très poivrée et épicée avec des notes campées de fruits rouges. Belle présentation, très fruitée et poivrée. Les saveurs de sont goulues et intenses, l’expérience générale très agréable.

Patrick 91%
Un superbe whisky appétissant et légèrement… Surprenant! Nez : Évidemment, la fumée de tourbe est au premier plan, mais ce qui me surprend est la… Noix de coco! Et aussi des agrumes, du sel de mer et du foin sec. Appétissant. Bouche : Un raz-de-marée de sel, les épices d’un chêne bien sec, des agrumes et très subtilement une note de toast « chocolat-confiture-de-fraise » avec un trait de vanille. Finale : D’une belle longueur, marquée par le charbon.

Port Ellen 4th Release 25 ans – 1978-2004 – Bottle 0695

56.2% alc./vol.
Bottled 2004, Limited Edition of 5100 bottles, Bottle 0695. Construite en 1824 au sud de l’île d’Islay, Port Ellen fut le théâtre de nombreuses expérimentations technologiques qui au 20eme siècle révolutionnèrent l’industrie du whisky. Fermée de 1930 à 1969, elle accueille sur son site en 1973 un centre de maltage, chargé de fournir toutes les distilleries de l’île en orge maltée fumée. Fermée en 1983, Port Ellen perd sa licence de production en 1992 et avec elle tout espoir de reproduire un jour. Au tout début des années 2000, ses bâtiments dont ne subsistent que les pagodes et les chais de vieillissements, sont abattus. Si la fin des années 90 et le début des années 2000 furent prospères en versions single casks, brut de fûts mises en bouteilles par les négociants ; depuis 5 ans son malt très iodé et fumé se fait de plus en plus rare.

André 95%
Superbe nez, onctueux et opulent. Agrumes, accents maritimes, sel de mer, oranges, caramel, vanille et chocolat noir. Texture feutrée en bouche, texture hyper soyeuse et langoureuse sur la vanille fouettée et le coconut, tourbe terreuse phénolique amadouée, et beaucoup de poivre broyé. Incroyable d’avoir une texture si exquise et raffinée avec un taux d’alcool si puissant. La finale est interminable, longue et les notes de tourbe sont juste et bien dosées. Le tout s’étire longuement sur des notes de coconut, de chocolat noir et de moue de café. Superbe sur toute la ligne. One of a kind.

Provenance Port Ellen 22 ans 1983 Sherry Cask Matured

46% alc./vol.
Distilled Spring 1983, bottled Summer 2005

André 85%
Malgré une touche de fruits rouge bien discrète au nez, ce whisky a hérité de saveurs qui s’apparentes plus du bourbon cask. Au nez; poires, agrumes, petits fruits sauvages, bananes, vanille, la tourbe distante, le sel et le poivre. C’est douillet comme une grosse paire de bas de laine comme saveurs. La texture en bouche est flat et très diluée, on débande rapidement de l’extase du nez; chocolat noir, agrumes, poires flambées, coconut râpé, un filet de tourbe phénolique. Cette même tourbe peuple la finale du whisky, finale qui est expéditive avec des accents phénoliques et des notes de chocolat noir. Superbe nez, un des mieux balancé des Port Ellen que j’ai eu la chance de goûter. À l’opposé, la bouche, la texture et la finale en font aussi le moins bon de cette distillerie que j’ai évalué jusqu’à cette date. Une expérience en dent de scie, difficile à suivre sans s’y perdre.

Patrick 86%
Un très bon scotch, mais probablement le Port Ellen le moins intéressant que j’aie goûté à ce jour. Nez: Parfum maritime rappelant un vieux Bowmore, mais avec des poires et une touche de banane. Et, évidemment, de la tourbe, mais plus douce que ce qu’on s’attendait. Et, après quelques secondes, on y trouve aussi du poivre. Bouche : Fumée de tourbe et poivre, un peu de sel et de café et un goût de charbon qui reste pris dans le fond de la bouche. Finale : Un peu courte, marquée par le charbon.

Ardbeg Grooves Committee Release 2018

51.6% alc./vol.

André 93.5%
En résumé… un mélange de Ardbeg Corryvreckan et de Ardbeg Dark Cove. Au nez; on ressent immédiatement les influences des wine casks, côté fruits rouges et raisins mauves, mais qui a su garder son identité de Ardbeg conventionnel en backgroud. La tourbe habituelle est bien là, plus posée que dans les éditions traditionnelles, savoureuses notes d’agrumes et de citron un peu maritime, puis des notes de fruits séchés ou de pâte de fruits intense, La bouche est hyper bizarre, c’est définitivement du jamais vu chez Ardbeg; mélange de poires nappées de vanilles, ananas, de vin rouge, fruits secs, tourbe phénolique et saline, poivre noir, gros buffet BBQ Texan, la tarte aux pommes et une pincée de baking spices. La bouche est hyper souple, texture agréable mais pas moelleuse et dodue comme le Dark Cove, l’ensemble des saveurs est bien ficelé. On débute cette folle virée par des notes d’oranges, de pommes cuites et de fruits secs, puis accents vineux, les raisins secs, la tourbe médicinale, le tourbe est des notes de bois brûlé, le BBQ un peu sucré, puis une poignée d’épices diverses dont la cannelle et le gingembre. La finale est moyenne courte mais prolongée par les fortes épices et les notes de poivre qui se marient admirablement aux saveurs de tourbe. Ce whisky me rappelle aussi le cask sample 17/0121 – 14yo que vous trouverez également sur le site. Groovy? Yes, into the groove de Madonna? Non… Plus Groovy Aardvark… hell yeah!

Glenmorangie Ealanta 19 ans

46% alc./vol.
Ealanta signifie habile, ingénieux en gaélique, et pour la 4ème édition limitée pleine de créativité de la gamme Private Edition de Glenmorangie, le Maître Distillateur Dr Bill Lumsden rend hommage à l’écrivain américain Marc Twain avec une nouvelle expression de grande qualité. Glenmorangie Ealanta est issu d’une maturation complète en fûts de chêne blanc américain neufs provenant d’une région qui s’étend des montagnes du Missouri à la forêt nationale de Marc Twain. Glenmorangie Ealanta bénéficie d’une maturation de 19 ans dans des fûts de chêne neufs ayant connu une croissance lente. Cette croissance lente du bois permet au spiritueux d’extraire le maximum d’arômes. 1900 bouteilles édition très limitée 2013.

André 88%
Crème pâtissière, crème brûlée, bois sec, maple peacan pie. Très doux en bouche, quelque peu relevé par les notes de bois sec. Rectiligne sur les notes sucrées de vanille, de crème et de sucre. Glycérol alcoolisé en finale, cireux en bouche. Tout à fait dans la ligne des derniers embouteillages de la distillerie. Je commence à trouver que la sauce s’étire un peu trop. On a délaissé l’audace dernièrement et on se prélasse dans une zone de confort qui devient dangereuse chez Glenmorangie.

Patrick 93%
Encore une autre réussite de Glenmorangie qui réussit à nous offrir d’intéressantes variantes sur un thème qu’on aime bien.

RV 85.5%
Beau début d’ascension d’un long périple vers les sommets de l’originalité. L’aigreur du single malt accompagné d’une pointe de seigle canadien à la cassonade sèche, et la relative douceur d’un fruit mi-sucré tel que la framboise. Au niveau du goût, le fruit éclipse totalement le grain mais en restant dosé. La finale est là où c’est le plus intéressant, avec une pointe de Benriach/Dalmore légèrement cendrée où le baril est peut-être trop présent, quoique succulent. Bel aftertaste mielleux. Toujours à l’image de la distillerie, on explore la même montagne mais on semble enfin prendre un sentier un peu moins emprunté.

Rare Malts Port Ellen 22 ans 1978

60.5% alc./vol.
Bottled October 2000, Bottle #9435

André 93%
Ouf… Nez très pointu et qui mérite de respirer assez longtemps. Beaucoup d’agrumes, ananas et de vanille onctueuse, une touche de bois de chêne sucré, la tourbe est terreuse et se drape presque d’une robe de chocolat noir. Belles vagues de fruits tropicaux et de fruits rouges, notes de sel de mer, de poivre et d’épices pointues. Notes médicinales prononcées, fruits exotiques et tropicaux que l’on retrouve également en bouche, qui est musclée et agréablement poivrée; fruits rouges, oranges, vanille, pommes vertes, poivre noir, chocolat noir, le feu de plage presque éteint au matin. Il est agréable de revenir au nez après plus de 30 minutes pour redécouvrir les saveurs, libérées de leur ceinture d’alcool. Le whisky demande du temps et se développe avec beaucoup de passion si on lui en donne le temps. La finale offre un retour sur la noix de coco, la tourbe terreuse mouillée, le chocolat noir amer et les oranges. Quelle expérience de dégustation.

Patrick 89%
Un très bon Port Ellen, dont la force de l’alcool m’a surpris, surtout pour un whisky de 22 ans! Bref, un whisky qui gagne à respirer un peu, afin de lui permettre de s’exprimer dans toute sa splendeur. En général, je n’aime pas que mon scotch me fasse patienter, mais pour un Port Ellen, je peux faire exception. Nez : Fumée, agrumes, quelques fruits et du chêne sec, le tout superbement balancé et appétissant. Bouche : Grosse fumée de charbon pas subtile pantoute, du chêne brûlé, des agrumes, du chocolat noir et des oranges qui sont, elles, très subtiles, mais qui contribuent agréablement à équilibrer le tout. Aussi, l’alcool est très présent. Finale : D’une belle longueur, avec un peu de sel et d’agrumes.

Signatory Vintage Port Ellen 26 ans 1982

58.4% alc./vol.
Distilled 05/05/1982, Bottled 08/04/2009 From Hogshead Cask #1524, Bottle 51 of 252

André 93%
Nez divin, bien fruité doux et presque tropical; salade de fruits, poires dans leur jus, agrumes, léger citronné maritime, une pointe de sel de mer dans cet océan subtropical. En bouche; plus les fruits rouges et la confiture de fruits sauvages, incroyable texture moelleuse et un mélange singulier de poivre noir broyé, de noix de coco et de fruits sauvages, accentué de notes de chocolat noir et d’une suie industrielle masculine. L’alcool est bien ressenti au nez et s’agence bien des épices et du poivre. Encore une fois, j’opterais pour un fût de xérès quoi que le nez laissait présager le fût de bourbon. La finale est très soutenue, poivrée et épicée. Notes de charbon et de suie de cheminée, de café noir et de chocolat amer, sel de mer. Incroyable présentation, plus punchée qu’à son habitude et une belle randonnée dans le monde des différents types de fruits. Two thumbs up.

Patrick 94%
Un extraordinaire whisky qui rencontre toutes les attentes qu’on peut avoir envers un Port Ellen, ce qui n’est pas peu dire. Extraordinairement complexe et bien équilibré, un chef d’œuvre! Nez : Une belle fumée de tourbe très aromatique avec de puissantes agrumes et une touche de gâteau à la vanille. Bouche : Une belle texture huileuse, genre huile industrielle, qui porte une belle fumée de tourbe, des agrumes, de la vanille, une délicieuse note de café et une bonne dose de sel. Finale : D’une belle longueur et marquée par le sel de mer.

Johnnie Walker Blue – Ghost and Rare

46% alc./vol.
Brora and Rare 8 Legendary Whiskies. Ghost & Rare est le premier lancement d’une nouvelle série de Johnnie Walker. La production commence avec le Master Blender Jim Beveridge qui choisit des barils de distilleries emblématiques qui ont fermé depuis longtemps et les mélangeant avec le vénérable Blue Label. Pour ce lancement, il a choisi un single malt de la légendaire distillerie Brora qui a survécu depuis la fin de la production en 1983.

André 86%
Très sur les céréales de grain séchés, la vanille, miel et noix, poires, melon su miel, fruits tropicaux et une fine touche de tourbe terreuse. Intéressante texture, malheureusement trop diluée, avalanche de fruits tropicaux, pommes vertes, miel et céréales séchées et un filin de tourbe. Finale de longueur moyenne, sur les céréales, les fruits coupés en dés nappés de miel, tourbe terreuse. Pour le prix demandé, un rendu final discutable où le grain whisky est beaucoup trop présent.

Patrick 88%
Un très bon whisky qui, si acheté pour impressionner, saura rencontrer sa cible. Nez : Parfum légèrement salin, avec des notes boisées et fumées. Bouche : une belle tourbe qui semble légère, mais qui gagne rapidement en intensité, et qui se transforme ensuite en feu d’artifice d’épices. Le tout avec quelques notes fruitées subtiles. Complexe et intéressant. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée épicée.

Aberlour A’bunadh – Batch 058

61.1% alc./vol.
Le batch n° 1 de la version A’bunadh, qui signifie « origine » en gaélique, a vu le jour en 1997. Depuis, la recette qui a fait le succès de cet Aberlour est restée inchangée. A savoir, un vieillissement en fût de sherry oloroso de premier remplissage, une filtration traditionnelle et très légère comme celles pratiquées au XIXe siècle et surtout une mise en bouteille au degré naturel avoisinant ou dépassant les 60 %. Les fûts qui entrent dans l’assemblage sont âgés de 5 à 25 ans.

André 91%
Superbe nez. Pâte de fruits, prunes, cerises noires, dattes, chocolat noir amer, raisins secs, réglisse rouge. Le sherry est opulent et d’une incroyable générosité, belles grosses oranges, gingembre frais. Texture onctueuse en bouche, grasse, avalanche de fruits rouges, fruits séchés, raisins secs, prunes. Cosses d’oranges trempées dans le chocolat noir, poivre, épices, dont le gingembre et le clou de girofle. Les saveurs sont intenses et concentrées, on fait dans l’opulence abordable, sans être frais-chier. Pour être honnête, oui on ressent le taux d’alcool, plus de 61%, c’est certain que ça coche un peu mais avec la texture grasse, presque huileuse, celui-ci se trouve presque anesthésié et l’ensemble devient vraiment tolérable et j’ai l’impression que ce sont plus les épices que l’alcool qui rendent ce whisky un peu vif en bouche. La finale est très longue, épicée et soutenue… et évidemment très fruitée. Encore une fois, un whisky d’exception, pour les amoureux de sherry, ce whisky est LE whisky à ajouter à sa collection.

Patrick 91%
Une fois de plus, Aberlour confirme qu’ils sont les maîtres du whisky cask strength vieilli en fûts de xérès. Sa grande intensité fait qu’il ne plaira pas à tous, mais ceux qui l’aimeront, ils l’aimeront à la folie! Nez : Parfum de xérès et de sucre blanc, faisant presque penser à un rhum qui aurait été fini dans un fût de xérès. Ça donne soif! Bouche : Chaleureux sucre blanc, une tonne de fruits, puis une vague d’épices et une touche de bois brûlé. Finale : Très longue, marquée par le bois brûlé et le xérès.

Gordon & MacPhail Caol Ila Cask Strength 2006-2017

60.2% alc./vol.
Distillé en 2006, embouteillé en 2017 – First Fill Sherry Butts

André 86.5%
Bizarre ce nez de boue terreuse assaisonnée d’agrumes et de citrons, de poussière et de cendre de foyer refroidie emportée par le vent sur la plage, fruits secs et macération de fruits sauvages. Il y a aussi un accent de fruits un peu pourris en background qui ne me plait pas plus qu’il le faut, peut-être aussi cet amalgame jumelé aux notes brutes et industrielle de tourbe et d’huile à moteur usée. Cette impression s’atténue avec le temps. La bouche est très différente du nez, qui rappelle plus le bol de fruits tropicaux, les amandes, poires, ananas, de bananes et d’agrumes dans un aire de maltage à la tourbe, quelques goutes de citron fraichement pressé. Finale puissante mais avec beaucoup de souplesse, fruits tropicaux et agrumes, oranges, sel de mer et tourbe brute et sauvage. Beau contrôle de l’alcool dans une superbe texture huileuse avec beaucoup de mouth coating. Rétro sur les fruits rouges. À la fois déboussolant et agréable dans l’inconnu de la destination finale.

Patrick 91%
Gros et intense, savoureux et bien équilibré. Ok, définitivement pas ce que je m’attendais d’un « first fill sherry butt » (il est où le xérès???), mais une fois la déception passée à ce sujet, il me faut reconnaître que c’est tout de même un excellent whisky. Nez : Fumée de tourbe intense, pommes, agrumes, sucre blanc et une pointe de vanille. Bouche : Fumée de tourbe intense, poivre, agrumes et pommes vertes. Intense. Finale : Longue et intense, marquée par le poivre, la fumée et le bois brûlé.

Bunnahabhain Moine Brandy Finish

55.3% alc./vol.
Bottle #1068 of 4152, distilled 10/12/2004, bottled 22/06/2017. Maturation initiale de 13 ans en ex-sherry cask suivi d’un affinage en fût de Brandy Français.

André 95%
Y’a de ces whiskies, qui même après 2000 évaluations, savent te renverser et te surprendre. Cet opus tourbé de Bunna fait partie de cette trempe. Le nez est déroutant, mélange de fruits rouges séchés et de tourbe industrielle, huile grasse, cuir huilé et fourrure animale mouillée mais avec une délicatesse fruitée sous-jacente un peu désarçonnante. La tourbe me rappelle aussi la fumée industrielle que pouvait cracher les usines utilisant le charbon. Encore une fois on ressent aussi une influence maritime pas très lointaine, une humidité saline mêlée de jus de raisins mauves en poudre, de prunes et de fruits séchés. La bouche ne dément pas la complexité la beauté du nez. Malgré la texture grasse et huileuse, le whisky est costaud, jumelant alcool soutenu et tourbe animale. Les fruits secs, les prunes et les raisins mauves, petits fruits sauvages, les oranges aussi maintenant, naviguent sur les vagues salées et de fumée industrielle, le mélange de fruits est complexe et les saveurs variées. J’ai l’image d’un loup à la fourrure mouillée rôdant dans la cour arrière d’une usine de charbon. La tourbe me rappelle celle de Caol Ila, brute et définitivement industrielle. La patience récompensera le dégustateur en étalant de moelleuses notes de noix roulées dans le caramel et les noix de pain, la tarte aux pacanes peut-être. La tourbe s’assagit beaucoup avec le temps aussi et laisse encore plus le plancher de danse aux fruits. La finale est épicée et poivrée, fruitée oui, mais bien tourbée et maritime. On pourrait croire que ces saveurs ne pourraient pas s’agencer sans accro mais cet présentation, singulière il faut le dire, touche son but sans équivoque. Du grand Bunnahabhain. God bless Mike Brisebois pour le sample.

Patrick 89%
Nez : Savoureuse et intense fumée de tourbe, avec une delicate note fruitée, du poivre et du chêne brûlé. Bouche : Fumée et épices, avec des notes sucrées et fruitées, du caramel, du chocolat. Finale : D’une belle longueur, avec un peu de sucre, pas mal d’épices et de la fumée qui s’étire longuement.

Glen Moray Port Cask Finish

40% alc./vol.
Située à Elgin dans la région des Speyside, Glen Moray est une ancienne brasserie reconvertie en distillerie en 1897. Rachetée par les propriétaires de Glenmorangie en 1923, la distillerie appartient maintenant au groupe La Martiniquaise depuis 2008. Ce Whisky a été affiné durant 8 mois dans des fûts de porto provenant de la maison Gran Cruz et d’une sélection issue des meilleurs fûts de chêne américain.

André 82%
Panier de fruits rouges, confiture de fruits, vanille onctueuse, caramel, épices éventées. La bouche est diluée mais agréable, bel équilibre des saveurs; fruits secs, framboises, cerises, une touche de caramel et de cannelle, miel. Rien qui casse la barraque mais ça fait définitivement la job. Finale sur le gingembre et le caramel nappant un bol de fruits sauvages. Un point de plus pour le rendu qualité-prix.

Patrick 86%
Un très bon whisky, chaleureux, offrant l’un des meilleurs rapports qualité prix qu’on puisse rêver! Nez : Parfum de prunes sucrées, agrumes, cannelle et un peu de pommes. Bouche : Prunes et pommes, avec une touche de poire et toujours la cannelle. Finale: D’une belle longueur, marquée par la cannelle.

Glen Moray Peated

40% alc./vol.
Cette cuvée a été distillée avec de l’orge maltée, infusée à la fumée de tourbe, une version tourbée à la hauteur de 14ppm de phénols.

André 84%
Céréales fumées, vanille, poires flambées, la tourbe est terreuse et organique, feu d’herbe verte et fruits tropicaux, fleurs blanches. Agréables saveurs en bouche; fumée discrète, ananas, bananes, fruits tropicaux et vanille. La texture est un peu insipide et très liquide et la tourbe est camphrée et herbeuse, avec des accents terreux. Finale moyenne en longueur, herbacée et tourbée, alléchant sur les fruits tropicaux. Ce que ce whisky offre en saveurs, il le perd en texture.

Patrick 90%
Wow, un whisky au prix d’il y a 20 ans, avec la même qualité. Incroyable! Définitivement LE meilleur rapport qualité prix à la SAQ!!! Glen Moray, une gamme de whisky à découvrir! Nez : Fumée de tourbe d’une belle intensité, avec de la rhubarbe et du cuir. Bouche : Une superbe tourbe épicée, du cuir, une touche de vanille et quelques agrumes. Finale : Un peu courte, mais tout de même agréable. Fumée et épicée.

SMWS 35.165 Glen Moray 13 ans

52.9% alc./vol.
« Variety – The spice of life », Distilled 25th April 2003, from 1st Fill Chenin Blanc Hogshead, 180 bottles

André 85%
À l’aveugle, j’aurais misé sur un sherry cask. Étonnante avalanche de fruits. Fruits rouges & framboises, cannelle, orange, chocolat noir, poires et abricots, caramel, nez presque tannique parsemé d’épices soutenues. La bouche est un peu agressive, pas sur l’alcool mais plutôt sur la texture un peu austère; gâteau aux fruits, oranges, chocolat noir, la terre noire de jardin mouillée après un orage. La finale est sulfureuse, comme un fût de sherry qui aurait tourné, la pâte de fruits et les épices prononcées. Mieux que les éditions de base, ce whisky a du potentiel… si on lui donne de bons fûts et un taux d’alcool décent.

Patrick 92%
Riche, complexe et superbement balancé. Un whisky des ligues majeures! Ce que le Speyside a de mieux à offrir. Nez : Sucre, vanille, caramel et bouquet d’épices délicats. Bouche : Épices intenses, puis sucre brûlant, tabac, cannelle et notes herbeuses subtiles. Finale : D’une superbe longueur, épicée et sucrée.

SMWS 35.133 Glen Moray 20 ans

55.8% alc./vol.
« Mediterranean Maharajah Goes American », Distilled 11th November 1994, from 1st Fill Hogshead Toasted Oak, 223 bottles

André 86%
Ce whisky est un défi de dégustation. Pas facile à analyser et de mettre des noms sur les saveurs, certaines inconnues (mais dans le bon sens du terme), d’autres que l’on reconnait mais que l’on ne peut identifier. Au nez; Marmelade de fruits sauvages, chocolat noir, caramel sale, accent de viande séchée. À l’aveugle, j’hésite en le fût de bourbon et de sherry. La bouche est bizarre mais bien balancée, une superbe texture qui rappelle les fûts de bourbon; miel, vanille, anis, coconut et les céréales. Après un bon 20 minutes dans le verre on a encore droit à des accents tanniques qui rappellent le vieux livre de cuir et la terre humide, les prunes et les dattes avec une touche de menthe rafraichissante. La finale est sur les fruits rouges, sensation un peu vieillotte dans la présentation générale. J’aime ce whisky sans trop savoir pourquoi…

Patrick 92%
Ceux qui pensent que Glen Moray ne fait que des whiskys légers et bon marché n’ont jamais goûté à cette bouteille! Wow! Tellement d’intensité, de saveurs se bousculant et de savoureuses surprises! J’adore! Nez : Beau parfum sucré et légèrement fruité, avec une note rappelant le rye et… Du thé noir? Appétissant! Bouche : Ok, je suis retourné voir l’étiquette pour m’assurer qu’il s’agissait bien d’un single malt et non d’un rye! Bref, je goûte les épices et le fruit d’un rye whiskey, avec des notes de thé noir, de cannelle, de cuir et de chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, épicée et légèrement fruitée.

Glen Moray Chardonnay Cask Finish

40% alc./vol.
Glen Moray qui produit des whiskies depuis le 19ième siècle et se trouve à Elgin, la capitale de la région de Speyside, région la plus célèbre d’Ecosse en matière de production de whiskies. Ce whisky a vieilli pour une première période en Ex-Bourbon Cask pour ensuite être affiné pendant 8 mois dans des ex-fûts de Vin Blanc Chardonnay et représente l’union entre la Bourgogne et le whisky de Speyside

André 76%
Pour 39$, on ne va pas rechigner… Nez très frais; les poires, miel, melon au miel, pommes vertes, vanille saupoudrée de cannelle, une touche de chêne un peu vert, fruits à chair et fruits exotiques. Est-ce le printemps qui se pointe le nez? En bouche, le whisky n’offre aucune texture, c’est liquide comme de l’eau (que l’on a généreusement ajouté pour diluer à 40%). Saveurs; poires, melon au miel, pommes vertes, oranges, raisins verts, caramel. La finale est un peu âcre, accents presque chlorés… je ne suis pas fan.

Patrick 83%
Un bon whisky, léger, mais avec ce qu’il faut à la bonne place, mais dont la finale est un peu trop courte. Ça demeure un très bon rapport qualité prix! Nez : Pommes vertes, crème et un peu de poire. Léger. Bouche : Beau sucre chaleureux et légèrement fruité, avec de la pomme verte et une note subtile de cannelle. Finale : Un peu courte, sucrée et légèrement épicée.

Speyburn 15 ans

46% alc./vol.

Patrick 88%
Un très bon whisky, facile à boire en tout temps. Genre, un chum d’enfance fiable. Nez : Chocolat au lait, fruits mûrs et sucrés, vanille et caramel. Appétissant. Bouche : Riche et enveloppante, avec des notes de caramel, de fruits mûrs, de vanille, d’agrumes subtiles et de quelques épices pour agréablement compléter le tout. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par quelques épices du bois.

Ledaig 1974

43% alc./vol.

André 86%
Nez étrangement calme. Eucalyptus et camphre, poires, sel, vanille, céréales maltées, vieux bois de chêne. Ensemble est doux et offre une agréable sensation très texturée, certaines saveurs me rappellent la gomme Dentyne. La bouche est huileuse, bien texturée, les saveurs sont limitées mais bien équilibrées, une touche d’oranges, poires, bois de chêne très sec, vanille fouettée, céréales. Finale poivrée et salée, mais plus poivrée, léger camphre, épices. Un whisky pas facile à évaluer et qui ne se dévoile pas facilement.

Bunnahabhain 9 ans Fèis Ìle 2017

58.1% alc./vol.
Warehouse 9, Cask #110883, Bourbon Finish. Distilllé en 2007, vieilli pour une première période en refill cask avec un affinage supplémentaire de 3 ans en first fill Wild Turkey bourbon cask.

André 80%
Nez hyper tranché, vraiment rectiligne et un peu trop fermé; marshmallow, poires, miel, vanille de Madagascar, rond et amoureux, calme, vanille, céréales, beaucoup d’alcool, agrumes, ananas, noix et cachoux, miel. Le nez est à la limite agressif, l’alcool est en avant-plan et j’avoues que la déception me gagne, surtout avec les derniers embouteillages qui m’ont vraiment renversé, la réserve et les saveurs qui peinent à s’exprimer laissent sur ma faim. Avec le temps et beaucoup de patience, la silhouette d’équilibre prend place. La bouche est huileuse, les saveurs sont réservées, mais quelle claque d’épices et du poivre en bouche, en plus avec la force de l’alcool, on est presque assommé par la présentation dépouillée. Quelques notes de vanille et de cachoux, agrumes et léger citronné, poires poêlées, poivre et épices. La finale est longue et s’étire très longtemps, l’effet huileux est disparu, balayé par l’alcool et les épices. Un Bunnahabhain qui affiche une présentation dépouillée et qui manque d’amour.

Patrick 90%
Un superbe scotch, superbement balancé et savoureux. Pas ce qu’on attends d’un whisky d’Islay, mais à l’aveugle, il ne m’a pas déçu! Nez : Parfum qui met l’eau à la bouche, en présentant de belles notes de vanille, des agrumes et une belle dose de sucre blanc. Bouche : Une tonne d’agrumes, du chêne fraîchement coupé et une touche subtile de sucre. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Arran 18 ans – Edition 2017

46% alc./vol.

André 90.5%
Quelle belle présentation. Nez de fruits tropicaux et de jus de salade de fruits Del Monte, léger effervescent au nez qui rappelle une belle fraicheur maritime, ondée de vanille fraiche, cannelle, cassonnade, agrumes et citron. Le genre de nez qui vous amène à voyager en saveurs. La bouche est légèrement plus relevée que le nez, l’alcool un peu plus perceptible mais sans amputer ces belles saveurs de fruits tropicaux livrées au nez. Cannelle fraiche, vanille, pépites de chocolat blanc, jus de salade de fruits, mangue et papaye, melon au miel, pommes vertes, oranges, agrumes, ananas. Chaque lapée nous transporte dans un voyage de saveurs que l’on ne cesse de redécouvrir, une avalanche de saveurs fruitées rafraichissantes. Malgré la finesse des saveurs, ce Arran offre une longueur étonnante en finale de bouche et une plénitude digne de l’extase de dégustation. Un whisky entier et plein, un tango de saveurs effréné, quelle expérience.

Patrick 90%
Un superbe whisky présentant une grande complexité. On a utilisé les fûts avec une grande sagesse tout au long de ces 18 années de vieillissement pour arriver à une telle œuvre. Pour ceux qui savourent vraiment leur whisky! En tout cas, moi, j’adore! Nez : Complexe bouquet mariant fleurs, chêne sec, agrumes, fruits tropicaux et le parfum de la mer en arrière-plan. Bouche : Chêne sec et épicé, vanille, agrumes, fleurs, cassonade chaleureuse et toujours la mer en arrière-plan. Le tout est présenté sur une délicieuse texture légèrement huileuse. Finale : D’une belle longueur, intense et épicée.

Uisce Beatha Irish Blended Whiskey

40% alc./vol.

André 84%
Représentatif du style, on ne fait pas dans le risqué et dans l’innovation. Nez de vanille, poires, belle vanille onctueuse, cosses d’oranges, d’ananas, salade d’agrumes. Pour sûr, ce whisky contient du grain, mais au nez, sa présence est relativement discrète sauf pour la sensation générale d’éléments sucrés et de sa texture très ronde, agréable et attirante. L’approche en bouche est délicate, bien fruitée et charnue, belles vagues de miel et de vanille, nectarines, poires et encore cette salade d’agrumes. La finale est courte et fruitée, chaleureuse mais prudente. Je suis agréablement surpris par le rendu général de ce whiskey, sa texture intéressante et sa palette de saveurs variée et gourmande. Une beau whisky pour s’initier au style Irlandais à prix compétitif.

Forty Creek Heritage 2017

40% alc./vol.
Limited Edition, Lot #11, bottle #14813. Mélange de maïs, seigle et orge, vieilli en American Virgin Toasted Oak. Édition de 16500 bouteilles.

André 82%
Nez de sirop d’érable et de cassonnade, cosses d’oranges roulées dans le caramel, cannelle. Le nez est conventionnel, pas désagréable mais rien de super palpitant aussi. En bouche; beaucoup d’influences du bois, chêne brûlé, cannelle et réglisse, caramel chauffé, oranges, raisins mauves, planchettes à cointrer en cèdre rouge, sirop de maïs, une touche de chocolat au lait, puis une finale de rye et de sirop d’érable. Texture pas mal trop diluée, sérieusement, je suis déçu. Je ne sais pas si c’est moi qui capote, mais j’ai l’impression que depuis le départ de John K Hall, les éditions Forty Creek ont perdu en complexité et en rendu textural. Pas que cette édition est un mauvais whisky, mais pas ce que l’on attend de la qualité passée de la distillerie.

Patrick 79%
J’ai toujours acheté les éditions annuelles de Forty Creek les yeux fermés, mais cette année, c’est définitivement sous la barre. Je m’ennuie de John Hall! Nez : Épices sucrées et une subtile touche de fruits. Bouche : Bois épicé, cassonade brûlée et confiture carbonisée. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par des notes de céréales cramées.

Deanston 40 ans

45.6% alc./vol.
Édition limitée de 480 bouteilles, vieillies pour une première période de 30 ans en refill cask puis une deuxième maturation de 10 ans en Oloroso Sherry Butts. La plus vieille expression provenant de cette distillerie.

André 91%
Superbe nez onctueux, mélange de fruits tropicaux et de fruits divers séchés, miel et vanille, raisins secs, dattes, les pommes rouges, abricots et une bonne touche de bois de chêne, pas du tout omniprésente mais tout de même bien statuée. Belle présentation en bouche, la texture est soyeuse et bien texturée, avalanche de fruits séchés, de pelure de pomme bien rouge, gâteau aux dattes, texture mielleuse, un brin de chocolat, prunes, avant l’arrivée un peu tannique du bois de chêne et quelques épices légèrement acérées. L’apport du fût Oloroso s’exprime au travers d’innombrables notes de fruits séchés et la texture amoureuse elle reflète bien les 3 décennies en fût de chêne. La finale est hyper longue, équilibre parfait entre épices et fruits secs. Amazing dram, lovely texture, une belle expérience de dégustation.

Patrick 94%
Goûter un whisky vieilli 40 ans est toujours exceptionnel, et c’est encore plus plaisant quand le whisky est aussi bon. Bonheur! Nez : Vieux chêne, vieux fruits mûrs, caramel réchauffé avec une touche de vanille. Bouche : Wow, un vieux xérès bien cuit, enrobé de caramel et de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le cuir et la vanille.

Connemara 22 ans

46% alc./vol.
Le plus vieux whisky de la famille Connemara, tiré exclusivement d’ex first fill bourbon barrels.

André 94.5%
Fruité, très fruité, tabac, légère tourbe herbeuse, poudre des bonbons cigarette Popaye, papaye, nectarines, pelure de pomme, vanille. Assez costaud en bouche, mais les fruits sont hyper intenses, la tourbe très discrète mais avec une légère sensation épicée en finale de bouche. Superbe texture, vraiment unique et une balance exceptionnelle. Bel équilibre dans la livraison de fruits rouges, d’agrumes mélangée d’une touche de fumée de tourbe et d’herbe verte mouillée finement camphrée. Savoureuse finale, la distinction et le raffinement, tant dans la texture que dans l’équilibre général. Dans mon top 5 de whiskies Irlandais.

Smögen Whisky Private Cask 3.5 ans

64.3% alc./vol.
Sherry Cask. Smögen Whiskey est une distillerie suédoise qui produit du whisky et du gin single malt . Créée en 2009 par Pär Caldenby , avocate, passionnée de whisky et auteur de Enjoying Malt Whiskey , la distillerie Smögen a produit son premier ‘’spirit’’ en 2010 après avoir reçu une subvention de près d’un million de couronnes suédoises du gouvernement. La distillerie est située sur une ferme près de Hunnebostrand , sur la côte ouest de la Suède, au nord de Göteborg . La distillerie porte le nom de l’île Smögen , située à proximité. La première mise en bouteille, d’un whisky single malt de trois ans, a eu lieu en 2013.

André 90%
Beau sherry onctueux, cerises noires, fumée assez présente, belle rondeur au nez pour un si jeune whisky. Le sherry rappelle certaines éditions Bowmore, caramel chauffé, oranges, raisins séchés, infimes notes maritimes et quelques notes de fût neuf aussi, mais très en retrait. Le nez est entier et très compact, les saveurs intenses et poussées presque à l’extrême. La bouche est franche au niveau de l’alcool mais les saveurs goulues; fruits secs, grosses cerises noires, oranges sanguines, fumée de tourbe très singulière, dattes dans leur jus, gâteau forêt noire (avec beaucoup de chocolat noir râpé dessus), cannelle, cocottes de pin, avec un léger accent organique bizarre mais de belle conception. Savoureuses épices aussi, cannelle et gingembre. La texture est sirupeuse et collante en bouche, cette onctuosité protège la bouche de la morsure de l’alcool qui est somme toute légère compte tenu du taux d’alcool. La finale est longue, propulsée par l’alcool et l’intensité des saveurs. Mélange de fruits séchés et de tourbe organique. Un whisky a la maturité étonnante pour son jeune âge, preuve que le savoir faire prime sur une réputation surfaite.

Teeling Brabazon Series Vol.1 Sherry

49.5% alc./vol.
Avec le single malt Brabazon, les frères Teeling continuent d’innover dans le domaine des whiskeys irlandais. Cet assemblage de single malts vieillis entre douze et seize ans dans deux types de fûts de xérès – Pedro Ximénez et Oloroso est embouteillé au degré plus élevé de 49,5°. Son nom est un hommage à l’histoire du fief de la distillerie Teeling. William Brabazon était en effet le premier propriétaire de « The Liberties », l’un des plus ancien quartiers de Dublin, que sa famille administra et développa pendant près de 300 ans à partir du 16ème siècle. Ce quartier chargé d’histoire est aujourd’hui en pleine transformation. Ancien quartier ouvrier, berceau des premières distilleries de whiskey au 19ème siècle, il abrite désormais la distillerie Teeling, en plein cœur de la capitale. Édition limitée de 12500 bouteilles.

Recette: 5% de sherry hogshead de 2001, d’un volume de 250 litres, 2,5% de Pedro Ximenez, ainsi de 2,5% d’Oloroso de 2002, d’un volume de 220 litres et enfin ce sont des sherry butt de 500 litres pour 30% chacun qui complètent l’assemblage, distillés en 2005, 2007 et 2008.

André 88%
Belle couverture de fruits séchés sur un drap de poires, la marmelade d’oranges, les prunes et les dattes, le gâteau aux fruits. Les influences du sherry sont indéniables avec cette avalanche de fruits rouges. Belle structure en bouche, élégance et souplesse avec une bonne dose d’épices de surcroit. L’approche est sur les fruits rouges, compote de fruits, framboises, cerises, texture un peu capiteuse, presque tannique du vieux xérès, chocolat, abricots, confiture d’orange, prolongé par des notes épicées concentrées. La finale est sur la pâte de fruits et les épices, avec une sensation de vieux xérès tannique. Le verre vide dégage des saveurs de caramel et de chocolat noir fourré de fruits rouges. Un Teeling qui tranche d’avec la ligne habituelle de la distillerie, mais qui apporte aussi plus de latitude au niveau saveurs que la gamme habituelle de produits. L’effort y est mais le résultat final manque d’une touche de singularité.

Port Ellen 2nd Release 24 ans – 1978-2002

59.35% alc./vol.
12,000 bouteilles

André 95%
Fleurs blanches trempées dans l’essence de vanille, fine et subtile tourbe aérienne, fumée lointaine et accents maritimes en retrait, une pincée de poivre, beaucoup d’agrumes, poires, fruits tropicaux, zeste de citron. Un nez très raffiné, qui joue la carte de la subtilité et des nuances plutôt que des contrastes en formule coup de poing. L’arrivée en bouche est huileuse et soyeuse, texture juste et bien équilibrée, ensemble vanillé et sucré. Mais si vous gardez le whisky en bouche plus de 10 secondes, de petites lames d’alcool s’incrustent lentement dans la langue, trahissant le taux d’alcool. Belle fumée tourbée et camphrée, eucalyptus et herbe verte mouillée, huile industrielle qui brûle, chocolat noir amer, sel de mer, poivre broyé, agrumes et quelques larmes de citron dans du thé noir. J’ai utilisé la moitié de l’échantillon pour l’évaluation et je vais savourer le reste sans cahier, sans ordinateur, juste du pur moment de bonheur.

Patrick 96%
La plupart d’entre vous ne pourront jamais y goûter, alors imaginez un mélange de vieux Bowmore et de vieux Laphroaig à son meilleur. L’un des meilleurs whiskys que je n’ai jamais goûté. Exceptionnel, magistral, sublime, aucun mot ne semble assez fort. Nez : Plonger le nez dans un Port Ellen est toujours émouvant! La belle fumée de tourbe, de la vanille, du chêne brûlé et une touche de caramel subtile. Bouche : Mais, goûter à un Port Ellen n’est pas seulement émouvant, ça donne presque le goût de pleurer!!! On se dit toujours « hey, c’est peut-être la dernière fois…! ». Fumée de tourbe et sel bataillent pour être au premier plan, nous présentant une arrivée en bouche magistrale. Puis, l’orge, le chêne et le caramel viennent donner de nouvelles dimensions à l’ouvrage, contribuant à en faire un chef d’œuvre. Finale : Longue, fumée, salée. Donne le goût de pleurer sur le sort de la distillerie.

Gordon & MacPhail Millburn 1978-1997

65.6% alc./vol.
Cask # 3166

André 80%
Un gros bol de banana split, crème Chantilly, raisins secs, quelques notes herbeuses et vertes, cosses de pommes avec la pelure. Les saveurs douces du nez cachent bien la force de l’alcool qui vous agrippe la mâchoire dès la première gorgée, notes herbeuses qui me rappellent certains Dallas Dhu, foin séché, herbe verte, vanille nappant des morceaux de bananes et de pommes rouges, poignée de petits fruits sauvages, puis quelque chose qui fait penser des bonbons casse-grippe à l’eucalyptus ou mentholés, gruau aux céréales, raisins verts. Finale très alcoolisée, herbeuse, presque camphrée. Alcool trop puissant (oui ça existe dans mon cas), équilibre malhabile. Après plus de 2000 whiskys évalués, de tomber sur une nouvelle distillerie est toujours intéressant, mais on comprend aussi parfois pourquoi certaines n’ont pas traversé les décennies et ont été fermées…

Patrick 90%
Un autre whisky provenant d’une distillerie fermée qui vous fera verser des larmes : Il est si triste de savoir qu’une distillerie capable de produire un si bon whisky n’est plus qu’un steakhouse aujourd’hui! Peu d’entre vous auront la chance d’y goûter, alors disons qu’il me fait penser à un excellent Glenmorangie cask strenght qui aurait une pointe fumée. Nez: Orge savoureuse, avec des notes de miel, de vanille, une touche légèrement fruitée et une pointe des plus subtiles de fumée. Un parfum délicat, tout en subtilité. Bouche : Toujours l’orge savoureuse, mais la fumée est un moins subtile ici. Les fruits se révèlent être en fait des agrumes, la vanille est toujours présente, et le miel tient le tout ensemble. Finale : D’une belle longueur, s’étire longuement sur le miel, quelques épices de bois brûlé et surtout les agrumes.

Signatory Vintage Dallas Dhu 23 ans 1978-2001

58.1% alc./vol.
Distilled 21/02/1978, bottled 24/08/2001 from Butt #845, Bottle #496 de 548.

André 89%
Oranges, pelures de pommes rouges, clou de girofle, cerises marasquin, chocolat noir et poivre broyé, accent maritime et feu d’huile industrielle lointain. Texture souple et moelleuse en bouche, beaucoup d’épices et de poivre, ainsi qu’une volée de fruits rouges divers; cerises, pommes, framboises. Le whisky a tout de même un aspect costaud et musclé, probablement dû aux épices, ça rappelle aussi certains rye niveau saveurs. L’alcool est aussi bien ressenti en bouche. La finale est pâteuse, beaucoup de sherry, pâte de fruits, pelure de pommes, poivre noir. Cette distillerie ne cesse de nous étonner.

Patrick 89%
Un beau whisky riche et envoutant, qui asura combler tous les amateurs de xérès. Les notes de bois brûlé en font whisky définitivement au-dessus de la moyenne. Encore une fois, on ne peut que déplorer la perte de cette distillerie de DIageo, et croiser les doigts que le musée qu’elle est devenue aujourd’hui se retransforme en distillerie un jour. Nez : Un beau parfum de vieux xérès poussiéreux, du caramel et un peu de chêne. Bouche : Une volée de xérès, du chocolat noir, du bois brûlé et une touche de poivre. L’ensemble est très sucré, chaleureux et avec une pointe d’épices. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Balvenie 15 ans Sherry Cask Single Barrel #2034

47.8% alc./vol.
564 bouteilles

André 92%
Divin cet embouteillage, de la grande exécution, du grand Balvenie. Le nez est équilibré, fruité avec excès, gâteau aux fruits, cerises noires, oranges confites, touche épicée de gingembre et de bois de chêne, prunes, dattes. Je trouve la bouche de ce fût beaucoup plus épicé que les autres que j’ai évalué à ce jour, la sensation générale est plus pointue sur le gingembre et le taux d’alcool plus ressenti. Ample et bien campé en bouche sur les fruits secs et la gâteau aux fruits vendu dans le temps des fêtes, les oranges, cerises noires, dattes, chocolat noir, raisins secs. La finale est moyenne-longue, épicée mais aussi avec une texture hyper douce apportée par des notes de céréales au miel, d’oranges et une conclusion légèrement tannique apportée par le fût de sherry. Un whisky dessert, compagnon idéal de bons chocolats noir. Superbe!

Patrick 83%
Un bon Balvenie, avec toute les saveurs que j’aime, mais qui manque de profondeur et de balance. Il semble en fait faire la moitié de son âge… Ce qui semble indiquer l’utilisation d’un fût plutôt usé. Nez: Xérès avec de belles notes marquées par les oranges. Le tout est complété par des notes boisées, de caramel et de subtiles touches herbeuses. Bouche : Bois épicé, caramel, xérès et oranges de Séville. L’ensemble manque toutefois de profondeur. Finale : D’une belle longueur et boisée.

Balvenie Port Wood 21 ans (2017)

40% alc./vol.

André 83%
Nez d’oranges et de fruits séchés, miel, raisins secs, poires, vanille. J’adore l’homogénéité des saveurs, l’équilibre, la quiétude et l’ambiance générale que dégage ce whisky. Malheureusement, la bouche est fade et effacée, le taux d’alcool comptable vient de ruiner un whisky qui s’annonçait magiquement savoureux. Texture très diluée, mais l’on distingue encore de belles saveurs fruitées, dont principalement les oranges. Fruits séchés, cerises, chocolat au lait, fruits sauvages, raisins et une fine touche de cannelle surfant sur une vague de miel onctueux. La finale est finement épicée et fruitée. À plus de 400$ la bouteille, désolé d’avouer que cette édition se fait royalement botter le cul par le 15 ans sherry single cask à 150$ de moins qui en plus est présenté au taux d’alcool de 47.8%.

Patrick 83%
Un bon whisky complexe et savoureux… Pour un whisky de 12 ans, pas de 21! Pfffff. Encore une fois, probablement que si on ne l’avait pas autant dilué avec l’eau du robinet avant de l’embouteiller, je n’aurais certainement pas le même discours. Coudonc, ils sont cheaps, je ne me gênerai pas de l’être tout autant dans mon évaluation. Nez : Parfum vineux, avec de subtiles notes d’oranges, du chocolat, de la vanille et de très subtiles notes boisées. Bouche : Bois brûlé, épices, caramel, fruits très mûrs. Pas pire. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé, des oranges et un peu de café noir.

Hyde 1916 Grain Whiskey 6 ans

46% alc./vol.
Un whiskey Irlandais soulignant le soulèvement (rébellion) Irlandaise de 1916, vieilli exclusivement en ex-bourbon cask.

André 76%
Dans l’ensemble, assez linéaire et présentant des flaveurs hyper communes de vanille, de céréales et d’une touche de miel soulevé par de bonnes épices (clou de girofle et cannelle). L’apport des céréales est aussi bien senti en bouche qu’au nez, la sensation générale est acérée, les épices bien gonflées, notes de poivre aussi, qu’accompagne une sensation astringente et sèche de bois de chêne. On se lasse rapidement des saveurs prévisibles et de la présentation malhabile. La finale est franche, axée sur le bois brûlé et les céréales épicées et poivrées. Un whisky qui laissera un mauvais souvenir, peut-être plus aussi que le résultat du soulèvement de 1916.

Patrick 86%
Un très bon whiskey de grain, frais comme il se doit, et présentant une belle richesse de saveurs. Bref, un superbe whiskey d’été. Nez : Parfum frais et sucré, avec des fruits des champs, du miel et une bonne dose de vanille. Bouche : Miel, vanille, fruits des champs discrets, et une note épicée subtile. Finale : D’une belle longueur, fraîche et épicée.

Glenrothes Vintage 1994-2009

43% alc./vol.
Distilled October 1994, bottled 2009. Située au coeur du Speyside, dans le petit village de Rothes, entre Elgin et Aberlour, Glenrothes fut fondée en 1879. Ravagée par un incendie en 1962, la distillerie fut reconstruite puis agrandie à deux reprises, en 1963 et 1980. La salle de distillation fut alors équipée de 10 alambics. Ce single malt de caractère a toujours été considéré comme un excellent malt pour les blended whiskies et notamment pour le Cutty Sark.

André 86.5%
Nez grand public et sans prétention; chocolat au lait, xérès, pommes & oranges, belle poires fraiches, cannelle, accompagné de belles notes d’agrumes et d’épices. La bouche est très douce, agréable sensation un peu goulue de caramel et de toffee, mélange de cerises et d’oranges, miel, toffee, caramel, les poires nappées de miel, prunes séchées. Ces saveurs très douces servent de toile de fond aux épices soutenues dont principalement le gingembre qui prendront place au fil des gorgées sans monopoliser la bouche. Finale hyper douce et texturée mais nuancée par de bonnes notes d’épices. Un single malt très agréable, de belle confection, bien structuré et sans trop de flafla.

Patrick 89%
Un superbe Glenrothes, riche, complexe et superbement balancé. Nez : Beau caramel sucré, avec quelques fruits mûrs et un peu de vanille. Bouche : Caramel épicé et sucré, avec un peu de fruits et de vanille. Et une touche salée plutôt agréable. Finale : D’une longueur moyenne, avec de belles notes de caramel salé.

High West Campfire Batch 16K16

46% alc./vol.
Bottle 2527. Un whisky issu du mélange de bourbon, rye whisky & d’un peated scotch whisky… On aime faire les choses différemment à High West…

André 85%
Poires, pêches, miel, sucre et cassonnade, la glazed apple du Beauce Carnaval, oranges. Savoureux mélange! En bouche, le rye apparait rapidement, cerises noires, cannelle, cassonnade, pelure de pommes, poires nappées de miel, clou de girofle. La finale de bouche est un peu bizarre, la cendre froide de feu de tourbe, oranges, bonbons en forme de poisson à la cannelle. Approche inusitée pour un rendu hyper intéressant au nez mais à la bouche ambivalente. On salue par contre l’originalité de la présentation et la volonté de sortir des sentiers battus.

Ballantine’s Finest Scotch Whisky Ceramic Jug (from 1970’s)

40% alc./vol.

André 86%
Approche feutrée et discrète, le nez livre des odeurs de Banana split nappé d’une marée de vanille fouettée, de purée de bananes, poires, miel onctueux, fruits séchés et agrumes. Cette lente valse des arômes cache bien le jeu des épices et du poivre qui attaque langoureusement la bouche en arrivée; chili et poivre noir, sur un canevas sucré et onctueux rappelant le beurre température pièce, Des poires et la vanille sur des bananes en dés, crème brûlé joignent aussi la danse. Le grain whisky est pleinement intégré et la douceur des céréales embrasse bien l’ensemble des saveurs de la bouche. Avec le temps, odeurs de chêne, de caramel et de sucre à glacer. La finale est un peu courte, hormis les épices et le poivre, quelques indices provenant du grain whisky et du fût de chêne. Intéressantes notes de fumée de tabac à pipe en rétro-olfaction. Merci Graham Mackenney d’avoir partagé cette bouteille qui t’étais si chère.

Glen Moray 16 ans

58.5% alc./vol.

Patrick 89%
Un whisky riche et généreux, avec énormément de fruits. Pas trop subtil, mais efficace! Nez : De beaux petits fruits mûrs, de la cassonade. Très sucré et fruité. Bouche : Riche et fruité, des épices boisés et du caramel. Finale : D’une belle longueur, fruitée, épicée et très sucrée.

Highland Park Full Volume

47.2% alc./vol.
Distillé en 1999, embouteillé en 2017. Highland Park Full Volume est un whisky riche et ample, aux arômes mûrs. Issu d’un mélange provenant de l’assemblage de 481 barils First Fill Bourbon Barels (200 litres et 250 litres hogsheads), ce single malt a été distillé en 1999 et mis en bouteille en 2017 au degré de 47.2%. Il s’agit d’une édition limitée. Full Volume est à la fois une référence au monde de la musique et au fait que la totalité du vieillissement prenne place en fûts de bourbon. Ce type de fût ne représente que 2% des barriques qui reposent dans les caves de Highland Park.

André 87.5%
Comparatif immédiat avec l’édition Ice, qui tranchait chirurgicalement d’avec les éditions régulières, cette édition est plus ronde et amoureuse, plus équilibrée aussi. Le nez développe rapidement des notes d’agrumes, citrons, d’ananas, de vanille et de miel, axé aussi sur les grains de céréales, c’est un peu dépourvu au niveau éventail des arômes mais ça a l’orgueil de superbement bien présenter, de façon définie, les saveurs proposées. Ensemble fruité et onctueux. Encore une fois, l’influence et la chaleur des fûts de xérès me manque un peu. En bouche, l’arc-en-ciel de saveurs fruitées s’étends encore plus; mangue, papaye, bananes, ananas, pommes vertes, melon au miel, agrumes et fruits tropicaux, le tout coiffé d’une bonne rasade de vanille et de miel. Ces saveurs exposent bien les effets du bourbon cask. Quelques notes tannique et sèches provenant du chêne en finale de bouche, notes de poivre également et une fumée de tourbe très en retrait. Je suis un peu perdu dans ce dédale de saveurs inusuelles provenant de cette distillerie mais j’avoues que cette présentation est très intéressante en plus d’être tout à fait singulière. Encore faut-il partir avec l’esprit ouvert et se laisser entrainer dans des sentiers peu fréquentés côté saveurs si l’on a en tête la palette habituelle de la distillerie. Une belle surprise, avec tout de même une petite tristesse du rendez-vous manqué avec le fût de xérès.

Patrick 91%
Wow, j’avais mes craintes, mais je suis super agréablement surpris! C’est Highland Park comme je l’aime, mais différent. Cool. Nez : Succulent parfum sucré, avec de la mangue, de l’ananas, les épices du chêne et une pointe de fumée de tourbe. Bouche : Épices du chêne brûlé, fumée de tourbe présentant une intensité que le nez ne permettait pas de soupçonner. Le tout est complété par de savoureuses agrumes, des fruits exotiques et une touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, épicée et fumée.

Macallan Classic Cut 2017 Edition

58.4% alc./vol.

André 87%
Avec le virage au NAS et l’effet croissant sur la demande, Macallan nous avait refroidit un peu avec sa série 1824, série qui sera (finalement) discontinuée afin d’être remplacée par sa nouvelle ligne. Étrangement, la version Cask Strength était toujours disponible aux USA à environ 75$us… L’idée de cette série est peut-être aussi de relancer la version brut de fût et de refaire un nouveau départ sur l’aventure boiteuse de la série 1824. Un embouteillage full sherry en version cask strength, vous me voyez venir? Aberlour Abunadh you said? You bet bitch! Mais à 50% plus cher… Le nez est intense mais hyper bien équilibré; grosses cerises, gingembre, pelures d’oranges, vanille onctueuse en toile de fond, chocolat au lait (comme dans la version Edition No.3), noix, raisins secs et gâteau aux fruits. Bouche; une main de fer dans un gant de velour; cerises nappées de gingembre râpé et de chocolat au lait, l’alcool mord la langue intensément, noix mélangées, oranges séchées, épices, raisins secs, fruits séchés, prunes. Finale intense, mais avec quelque chose qui cloche dans le xérès. J’ai entendu dire que le prix du Aberlour Abunadh allait drastiquement augmenter. Au même prix, j’hésiterais entre les deux, mais à 50% plus cher, I’ll stick to the Aberlour qui offre une texture généralement plus équilibrée et ronde.

Patrick 90%
Un superbe Macallan, riche, intense, savoureux et très bien balancé. Comparable à un bon A’Bunadh mais à quelques dollars de plus. Je suis tout de même bien content de mon achat! Nez : Très sucré et fruité, avec de la vanille et une tonne de chocolat au lait. Bouche : Aaaah, Macallan comme je l’aime, avec un superbe xérès intense, du chocolat au lait, de la vanille, une bonne dose d’oranges et toutes les épices qu’on aime du chêne brûlé. Finale : D’une belle longueur, intense et savoureuse. Marquée par le chocolat noir et les oranges.

Heads & Tails Glen Garioch 1992-2014

51.6% alc./vol.

Patrick 90%
Un superbe whisky, riche et savoureux, avec une impressionnante texture. Impressionnant! Nez : Miel crémeux, des céréales, une fumée subtile, des poires, des melons et des pommes cuites. Alléchant. Bouche : Miel crémeux, bois brûlé et épicé, un peu de fumée, du malt sucré, du caramel salé, de la vanille, quelques oranges et des pommes rouges. Finale : Longue, crémeuse, légèrement épicée et sucrée.

The MacPhail Collection Balblair 10 ans

43% alc./vol.

Patrick 84%
Un bon whisky simple et délicieux, avec de belles épices et un peu de sucre. Nez : Agrumes sucrés, oranges, vanille et une touche boisée. Bouche: Bois intense, agrumes, un peu de sucre blanc et quelques épices. Finale : D’une longueur moyenne, avec quelques épices du bois et un peu de sucre.

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