SMWS 53.477 Caol Ila 13 ans

57.4% alc./vol.
« Faux foie gras », Distilled 01/06/2010 from First Fill Oloroso Sherry Hogshead, 296 bottles. Ce whisky de 13 ans d’âge, originaire d’Islay, a passé 9 ans dans un fût de bourbon avant d’être transféré dans un fût sherry oloroso de premier remplissage.

André 89%
Tourbe industrielle et malpropre, huile à moteur dans le fond de la cale à bateau, figues et prunes, iode, tourbe organique et impression de cendre. Belle texture bien ronde et charnue, fruits noirs séchés, prunes et cerises noires, gras de viande sur les grilles du bbq, sel de mer, huile à moteur crasseuse, cordes de chanvre goudronnées, oranges sanguines. Finale plus relevée, alcool bien ressenti, notes salines omniprésentes accompagné d’un mélange de fruits noirs séchés et de suie bien noire. Je n’avais pas vraiment aimé la première fois que j’y ait gouté mais en y revenant tout seul tranquille à la maison et avec une bonne oxydation dans le verre c’est finalement une belle découverte.

Patrick 83%
Sur papier, tout y est. Mais en bouche, je ne suis pas si certain de réellement apprécier ce dram. Peut-être à cause des mauvais souvenirs de l’huile de foie de morue que ma mère me faisait prendre quand j’étais jeune. Nez : Sucre brun et raisins secs légèrement cramés, avec la fumée qui vient avec et une pincée de sel. Bouche : Fumée de tourbe, xérès et sel pour commencer, puis huile de foie de morue (mouin…) et huile à moteur. Finale : Longue et salée.

Kim 90%
Nez : Tourbe chaleureuse et réconfortante, dans le sens de pas comme de la cendre froide. Côtes levées cuites au fumoir, arrosées de jus de pomme granny smith et bien caramélisées. Bacon maison à l’érable, avec à peine un soupçon de créosote (ouais, mon bacon maison sent le créosote, erreur de débutante). Pommes rôties au four avec de la cassonade, beurre, bref une croustade aux pommes. Un whisky complexe que je porterais volontiers comme parfum. Bouche : Nectar de poire, tarte au citron, gingembre confit, asperges grillées couvertes d’un beurre au citron, crème glacée vanille et caramel, sucre à la crème au bacon. Un délicieux mélange de tourbe et de saveurs gourmandes et riches, miam.

SMWS 4.354 Highland Park 13 ans

62.7% alc./vol.
« Heather, honeycomb and humidors », Distilled 29/10/2009 from First Fill Ex-Bourbon Barrel, 241 bottles.

André 83%
Abricots et ananas sur le bord du quai, air salin, miel de bruyère, infime touche de fumée de tourbe. En bouche c’est tropical et citronné, la fumée de tourbe est plus apparente, tout comme l’alcool et la sécheresse du bois de chêne. J’y retrouve aussi une petite touche de chêne vert à l’aération qui ne me plait pas vraiment. Citron, poires, ananas et abricots, mélange de chêne vert et de chêne sec, iode, fumée distante. La texture devient visqueuse à l’aération. Finale de bonbons casse-grippe au citron, notes d’oranges et de mangue, miel d’acacia et alcool astringent et bien ressenti, finalement un retour sur la fumée de tourbe sèche et très iodée drapé d’un manteau de vanille.

Patrick 90%
Je n’en reviens pas de la qualité et de la quantité de fûts d’Highland Park que la SMWS parvient à dénicher. Celui-ci en est encore un bel exemple. Superbe, meilleur de gorgée en gorgée! Nez : Parfum complexe avec des notes de miel de bruyère, de cuir, de sel maritime et d’une touche discrète de fumée de tourbe. Bouche : Sel marin, fumée de tourbe, fleurs, miel, tabac, roches et une petite touche de vanille. Très belle texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, fumée et boisée.

Kim 87%
Nez : jus de pomme non pasteurisé (le brun), gazon fraîchement tondu avec même les quelques vapeurs d’essence de la tondeuse qui traînent dans l’air, pâte à croissant et un je ne sais quoi de lacté, voire fromager, peut-être du petit-lait. Bouche : party de fruits à noyaux, le nectar d’abricot côtoie la nectarine et la pêche un peu trop mûre et outrageusement juteuse, qui a presque commencé à fermenter. Tombée d’épinards au beurre, asperges rôties au four et ananas flambé. Je sais, j’ai probablement faim pour avoir décrit un repas, mais en résumé c’est vivant, frais, une pointe amère et une dose sucrée. La finale est un peu croche à mon goût, mais c’est bien personnel.

SMWS 121.112 Isle of Arran 8 ans

62.8% alc./vol.
« The unexpected meander », Distilled 02/12/2015 from First Fill Ex-Bourbon Barrel, 228 bottles.

André 86%
Nez très bourbon barrel, rempli de vanille crémeuse, de sorbet au citron, sucre en poudre, poires en conserve. Belle texture en bouche avec un rappel de fumée très lointaine. Salade de fruits tropicaux, sucre en poudre des confiseries, zeste d’orange, petite touche végétale, poires, melon au miel et mangues, poivre moule sur un édredon de céréales séchées. La finale est plus sèche, presque astringente, avec l’effet décuplé des piments et du poivre et d’un mélange herbacé et fumé.

Patrick 84%
Ce n’est définitivement pas un Arran traditionnel, celui-ci étant porteur d’une chaleur et d’un niveau d’épices que je n’avais jamais vu avec cette distillerie. Pas exactement dans ma palette, mais tout de même intéressant. Nez : Beurre salé, bananes, pamplemousse et foin. Bouche : Un mélange de sucre et de piments forts, avec des mangues salées et de l’eucalyptus. J’y retrouve aussi du chêne brûlé et du poivre blanc. Le tout est porté par une superbe texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, boisée et poivrée.

Kim 86%
Nez : Raisin vert, mélange floral évoquant le savon à lessive, zeste de lime, gazon fraîchement taillé. Bref, c’est vert. Bouche : Noix de coco sucrée, crème pâtissière, une trame de fumée subtile se faufile, poivre noir. Alors qu’il me semblait au nez plutôt banal, j’ai du plaisir à le déguster.

Stauning Barley – Distillery Edition – Peat/Marsala Cask – Second Fill

50% alc./vol.
Distillé le 17 octobre 2019, embouteillé en janvier 2025. Fût #408. Whisky disponible uniquement à la distillerie.

Patrick 84%
Un bon whisky avec tous les ingrédients qu’il faut. Bon, toutefois, avec un peu plus de temps, ça aurait été un whisky de compétition. N’empêche, il m’a apporté bien du plaisir. Nez : Un savoureux parfum de bonheur ou, autrement dit, de la fumée, des fruits et un peu, pas trop, de sucre. Et une goutte de vanille. Bouche : Du jeune whisky de malt fumé, une touche de fruits des champs, du chêne brûlé et une goutte de vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée et légèrement fruitée.

Stauning Barley – Distillery Edition – Jamaica Rum Cask

50% alc./vol.
Distillé le 1er novembre 2019, embouteillé en février 2025. Fût # 546. Whisky disponible uniquement à la distillerie.

Patrick 79%
Dégusté à la distillerie avec une quinzaine d’autres échantillons, c’est le seul qui m’avait laissé indifférent. En l’analysant en détail quelques jours plus tard, mon sentiment est toujours le même. Bon, je ne peux m’empêcher de faire une analogie de hockey… Lors de leur premier match officiel au championnat du monde de hockey en 1949, le Canada a vaincu le Danemark 47 à 0. Un score exécrable, même au football américain! Mais, aux championnats de 2025, le Danemark a éliminé le Canada en quarts de finale! Bref, il ne faut jamais compter les Danois pour battus! Nez : Parfum léger où se mélange librement les arômes du malt et du chêne. Après avoir laissé respirer mon verres quelques minutes de plus, j’y retrouve aussi des biscuits à la mélasse et une goutte de vanille. Bouche : L’arrivée en bouche présente une douceur que je n’avais pas soupçonnée, marquée par le rhum. Puis, le tout devient plus chaleureux, avec du chêne grillé et épicé. Finale : D’une belle longueur, mais dominée par un feeling de new make.

Stauning Smoke Distillery Edition – Recioto Wine Cask

50% alc./vol.
Distillery Exclusive – Distillé le 27 mai 2020 – Embouteillé en février 2025 – Cask 11258

Patrick 94%
Fumée et vin de dessert, la recette gagnante à tous coups! Lorsque j’ai visité la distillerie, on m’a suggéré judicieusement de garder celui-ci pour la fin… Et je n’ai pas pu m’empêcher d’en ramener une bouteille. Je ne saurais dire si elle vaut à elle seule le voyage au Danemark, mais si vous passez dans le coin, elle vaut certainement le détour! Nez : Le parfum d’une extraordinaire confiture de petits fruits des champs riche en bleuets, avec une goutte de vanille, dégusté à proximité d’un foyer où brûle un beau feu. Bouche : Toujours la confiture aux fruits des champs riche en bleuets avec une goutte de vanille, mais la fumée est ici plus intense, presqu’au premier plan. J’y retrouve aussi du chêne carbonisé et un peu de poivre. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fruitée et surtout fumée.

Martin 88%
Nez: Fumée élégante et surprenante, fruits rouges confits, cacao et une pointe florale. Bouche: Texture soyeuse supportée par son degré d’alcool, sur la cendre froide, la cerise noire, la vanille et une touche d’épices pâtissières. Finale: Longue, chaleureuse et légèrement vineuse, avec un retour fumé et fruité, accompagné de tannins boisés. Équilibre: Règle générale les futs de vin rouge ont tendance à impressioner. Depuis de vieux trucs comme le Glenmorangie Companta je me laisse facilement avoir. Une interprétation réussie du style Stauning, où la tourbe fine dialogue harmonieusement avec la douceur du vin.

Stauning Rye Distillery Edition – American Virgin Oak Barrel

61.1% alc./vol.
Distillery Exclusive – Distillé le 8 janvier 2020 – Embouteillé en février 2025 – Cask 2738.

Patrick 91%
Après avoir goûté une dizaines d’autres rye lors d’une visite de la distillerie et étant limité à un seul achat à cause des à cause des règles antédiluviennes de Douanes Canada, j’ai acheté cette bouteille, et j’en suis très heureux! Nez : Aaaah, ça sent bon! La délicieuse vanille typique des fûts de chêne américains neufs, mais aussi les succulents épices du seigle de Stauning. Un mariage divin! Bouche : L’arrivée en bouche est sucrée pendant une seconde ou deux, puis les épices du seigle et du chêne viennent joyeusement tout emporter, laissant tout de même dans leur sillage une trace de vanille et une note très subtile de petits fruits. L’ensemble est chaleureux et doux à la fois, au point que j’ai de la misère à croire que le taux d’alcool soit si élevé! Finale : D’une belle longueur, épicée et boisée.

Stauning Douro Dreams

41% alc./vol.
Douro Dreams est âgé dans 19 fûts de porto ruby et tawny portugais utilisés dans cet assemblage en édition limitée.

Patrick 90%
Un très bon whisky, offrant un délicieux mélange de fruits sucrés et d’épices chaleureuses. Je suis fan de ce genre de contraste, surtout comme ici quand le plaisir croît à chaque gorgée (et les points aussi!). Nez : Un parfum intéressant, où dominent les arômes de beaux fruits mûrs sucrés avec un trait de vanille. Le seigle est subtil, en filigrane. Bouche : L’arrivée en bouche est chaleureuse, fruitée et juste assez sucrée pour demeurer agréable. J’y trouve aussi de la vanille, du caramel et une goutte de fudge. Finale : D’une belle longueur – C’est ici que je retrouve enfin un peu des épices du seigle, mais toujours accompagnés par de délicieuses notes fruitées et sucrées.

Kim 74%
Nez : Gaufrettes aux grains entiers (comme les Kashi, qui étaient particulièrement « brunes » en saveur dans mes souvenirs); cassonade; graines de cumin; me rappelle aussi de la « Vieille Prune », un alcool que j’aime bien en digestif. Bouche : Le rye vient adoucir le party de céréales brunes sans sucre, sans plaisir, mais ça reste très sur le grain. C’est comme un bol de gruau avec un peu de cannelle et de la cassonade, mais juste assez pour donner l’impression de saveur.

Stauning Rye – Maple Syrup Cask Finish

46.3% alc./vol.
Whisky de seigle classique vieilli dans des fûts de sirop d’érable du Vermont (mouin…).

Patrick 84%
J’ai eu la chance de goûter ce whisky directement au fût, et tout comme pour cet échantillon du produit commercial, je n’ai pas réussi à y retrouver les saveurs du sirop d’érable… Bon, faut dire que je n’ai jamais goûté de sirop d’érable du Vermont – Rapport que oui, ça goûte la sève, mais pas le sirop d’érable! Un bon whisky, mais comme amateur de « vrai » sirop d’érable, je suis déçu. Nez : Parfum de seigle sucré, avec une touche de vanille et de menthe. Bouche : J’y retrouve un peu de l’intensité du seigle et du chêne neuf, mais quelques peu adouci. J’y retrouve aussi un peu de menthe, de la cannelle et des agrumes très subtiles. Après quelques minutes, je détecte aussi des notes de sève verte (bref, pas de sirop). Finale : D’une longueur, épicée et feuillue.

Martin 83%
Nez: Caramel chaud, eau d’érable diluée, épices pâtissières et une pointe de malt grillé. Bouche: Ronde mais légèrement aqueuse, sur le miel, la vanille, la cannelle et le seigle poivré. Peu ou pas de trace de sirop d’érable. Finale: Moyenne à longue, douce et boisée, avec enfin ici des notes d’érable persistant et de céréales grillées. Les épices du rye restent avec nous un bon bout. Équilibre: Un dram atypique et gourmand, où la finition en fût d’érable apporte une faible touche chaleureuse qui ne risque pas de déséquilibrer le profil.

Stauning El Clasico – Vermouth Finish – Research Series

45.7% alc./vol.
Un démon nordique du whisky avec du sang ibérique qui coule dans ses veines. Stauning El Clásico est un whisky de seigle qui a été vieilli dans des fûts de vermouth. Le whisky de seigle et le vermouth ont toujours constitué la base du cocktail qu’est le Manhattan. La distillerie voulait retrouver cette magie dans leur whisky de seigle.

Patrick 86%
J’aime les Manhattan, alors j’ai adoré – Et je crois que c’est un prérequis. Si ce n’était qu’il me semble un peu jeune, il aurait eu plusieurs points de plus. Reste que s’il était disponible au Canada, je m’en prendrais une bouteille sans hésiter. Nez : Un alléchant parfum hyper intense et suave, avec un mélange de fruits très mûrs sucrés, d’amertume botanique et de discrètes épices. Bouche : Le mélange sucre, épices et amertume est exquis selon moi – Mais ne sera certainement pas au goût de tous. L’analogie faite par la distillerie avec le Manhattan est exacte! Bref, ça goûte ce que c’est, on y trouve du sucre, de l’amertume botanique, avec quelques épices et grain et/ou du chêne. J’y trouve aussi toutefois un petit quelque chose me donnant l’impression qu’il s’agit d’un rye un peu jeune. Finale : D’une belle longueur, onctueuse, chaleureuse, délicieuse.