Gordon & MacPhail Cask Strength Caol Ila 2004

59.3% alc./vol.
Embouteillé en 2016, fûts 306615, 306620, 306621, et 306622

Patrick 86%
Un beau whisky poivré et marqué par les agrumes. Complexe, pas un chef d’œuvre de balance, mais tout de même très bon. Nez : Tourbe vanillée et fruitée, avec une touche de cendres. Bouche : Cendres trempées dans la vanille, avec quelques agrumes et une tonne de poivre. Finale : Longue, poivrée, fumée et marquée par les agrumes.

Gordon & MacPhail Discovery Caol Ila 13 ans

43% alc./vol.

André 84%
Nez étonnamment doux pour un Caol Ila parfois fougueux; poires, bananes, vanille, fumée de tourbe franche, pommes poires, abricots. Texture diffuse et épare en bouche, le whisky s’efface presque immédiatement après l’entrée en bouche; purée de bananes, tangerines, agrumes, vanille et fumée un peu brute. Courte finale poivrée finement et fumée, hyper douce et volatile.

Patrick 85%
Toujours une valeur sûre que ces Caol Ila de Gordon & MacPhail ! Bref, pas une bête de compétition, mais ma bouteille s’est vidée rudement vite le dimanche en regardant le football. Nez: Une belle fumée de tourbe très aromatique et très fraîche, avec de agrumes, de poires et des pommes. Bouche: De la fumée de tourbe bien mesurée, laissant ainsi s’exprimer les agrumes et les fruits du verger. La texture est un peu mince, mais pas au point que ce soit désagréable. Finale: Un peu courte, fumée et poivrée. Point bonus, la finale donne le goût de s’en servir un autre verre!

Hepburn’s Choice Caol Ila 9 ans

46% alc./vol.
Sherry cask

André 91%
Une bonne pointe de fumée et de bois brûlé à la première sniff et avant l’avalanche de fruits secs et de pâte de fruits. J’ai des arômes de dattes, de raisins secs, de cerises noires, cendre de feu de foyer et d’oranges sanguines. Une fois le whisky stabilisé après quelques minutes dans le verre et l’alcool un peu évaporé, la fumée est plus ronde mais plus intense. Texture en bouche très ronde et presque huileuse, les saveurs de fumée sont encore tout aussi puissantes, franches et un peu sale dans le style, notes de caramel brûlé et de viande fumée, fruits secs et un fond de fruits tropicaux frais et de sucre aussi. Longue finale, un peu tannique, sur les fruits sechés et de bois de charcoal.

Patrick 90%
Un scotch superbe, riche et intense. La tourbe écossaise à son meilleur. Un whisky surprenant par sa complexité et sa balance. Nez : Fumée de tourbe agréable, d’une intensité moyenne, avec un peu de cendres et une bonne dose de chêne. Bouche : De la délicieuse fumée de tourbe, avec de la suie, du sucre blanc et une tonne d’épices. Finale : D’une belle longueur, avec des notes de vanille qui adoucissent la fumée de tourbe.

Martin 93.5%
Nez: Oh my la belle tourbe pleine de viande fumée et d’épices à steak! Chêne brûlé, sauce BBQ, jerky et raisins secs. Dattes et xérès. Je capote! Bouche: Belle texture ronde mais pas trop, poivre et cannelle, raisins et vanille, touche de vin rouge et de bois. Bel amalgame, même si je trouve que par moments l’alcool veut nous livrer un petit uppercut sournois. Finale: On surfe sur une vague de sherry tourbé, les pieds bien ancrés sur une douelle de chêne bien carbonisée. Équilibre: Un superbe whisky, j’aurais été curieux de le goûter s’il s’était rendu à 10, 12 ou même 15 ans. Comme quoi il ne faut pas lever le nez sur les expressions d’embouteilleurs indépendants.

House of McCallum Vintage Caol Ila 13 ans

50.5% alc./vol.
Distillé le 6 octobre 2008, embouteillé en septembre 2022 – Graves Cask Finish #31479/31480 – 738 bouteilles. Les Graves sont une région viticole de France qui tire son nom de Gravier, qui signifie Gravel en français. Située dans la région viticole de Bordeaux, sur la rive gauche de la Garonne, la région viticole des Graves est connue pour produire certains des meilleurs vins rouges, blancs et doux de Bordeaux. Curieusement, l’appellation Graves n’est qu’une partie de la grande région des Graves, qui comprend également des appellations de premier plan comme Sauternes et Pessac-Léognan.

André 89%
Nez de tourbe orangée, aspect sale et crasseux, framboises et cerises, sel de mer, poivre. Une impression minérale apparait après quelques minutes et s’accompagne de bacon cramé à poêle. En bouche, le cask finish est bien apparant, de belles notes sucrées embaument les narines en se mélangeant de cette fumée de tourbe aux accens industriels bien prononcés. Superbe en bouche, la texture est délectable, grasse et moelleuse. La fumée de tourbe a revêti un beau manteau sucré et les notes de camphre émergent langoureusement sur la langue. Mélange de framboises, cerises et oranges, bouche à la fois crasseuse et minérale. Longue finale tourbée et poivrée, invoquant la couleur rouge.

Patrick 90%
Un scotch bâti avec brio, dont j’apprécie chaque goutte. Le fait que les saveurs semblent évoluer au fil de la dégustation contribue grandement à me le faire aimer. Nez : La délicieuse fumée de tourbe « propre » de Caol Ila, avec une discrète note fruitée et fruitée. Bouche : Toujours la belle fumée de tourbe, mais les petits rouges sont ici un peu moins discrets, sans toutefois tenter de voler la vedette. Avec une discrète pointe salée-sucrée et porté par une belle texture, l’ensemble est très plaisant à boire. Après quelques gorgées, j’ai un peu l’impression de lécher un billot de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et fruitée.

Martin 87%
Nez: Une belle tourbe fruitée, pas trop agressive, sel marin et agrumes. Jerky ou bacon, c’est selon. Bouche: Les fruits des champs prennent pied ici d’entrée de jeu. Le sel et la tourbe arrivent rapidement pour calmer le jeu. Une belle game de sucré-salé se pointe le nez. Finale: Bien épicée, notes de poivre et de bois, sans oublier la tourbe et bien sûr les petits fruits qui nous font perdre un peu les pédales. Équilibre: Un solide dram tourbé. On aime ou on aime pas, mais en tout cas, moi j’aime bien…

Kim 85%
Nez : Kiwi, pêche, gomme balloune, vernis, la tourbe est quand même plutôt subtile pour un Caol Ila. Bouche : Orange amère, biscuits aux figues, cendres froides, et encore de la gomme balloune.

Murray McDavid Benchmark Caol Ila 8 ans Pauillac Wine Cask Finish

50% alc./vol.
Distilled 2014, Bottled 2022, 1399 bottles. Murray McDavid fût fondée en 1994 par Mark Reynier (actuel PDG de Waterford et Renegade), Simon Coughlin et Gordon Wright (Springbank Distillery), Murray McDavid s’est rapidement fait un nom grâce à sa maturation en fûts exquis. L’équipe est également connue pour avoir repris et « sauvé » la distillerie Bruichladdich. Ce Caol Ila, distillé en 2014 et fini en barriques de chêne français qui ont précédemment détenu du vin rouge français de Pomerol pendant deux ans et demi.

André 85%
Nez au départ bizarre avec une odeur de fromage vieilli qui se dissipe après uelques minutes. Tourbe crasseuse, mélange de citron et de fruits secs, oranges, prunes et sel de mer. Le cask finish est passablement ressenti en bouche, c’est à la fois funky et bien rendu comme agencement. Fruits sauvages séchés, mélange de citron et d’iode, fumée de tourbe crasseuse et cendreuse, une touche minérale accompagne les effets du wine cask. La texture est moelleuse et sucrée, très agréable. La finale est un peu courte pour un whisky si tourbé, les notes de fruits rouges demeurent pratiquement plus longtemps que celles de tourbe.

Patrick 85%
Un beau whisky savoureux, mais qui manque un peu de profondeur et dont la finale est trop courte. Nez : De la belle fumée de tourbe, avec des notes sucrées et fruitées. Bouche : Fumée de tourbe poivrée, un peu de petits fruits rouge et du chêne épicé. Finale : Plutôt courte, fumée et épicée.

Martin 85%
Nez: Tourbe herbeuse et lointaine, cendre, céréales et pointe huileuse et vineuse. Bouche: Miel, bois et fruits rouges. On tombe dans le poivre noir et la cannelle. Finale: Longue et chaude, bien dosée avec une texture agréable. Équilibre: Un dram fort étonnant et plaisant à déguster, fumée et degré d’alcool rehaussent l’expérience.

Kim 90%
Nez : tourbe, fumée froide, zeste de lime, j’aurais envie de faire un accord avec une key lime pie, une pointe d’asperge bien fraîche.
Bouche : la tourbe s’impose, mais aussi un beau fumé de bacon. Le fut de Pauillac, un vin de Bordeaux, amène un côté tannique, qui assèche la bouche, ainsi que des notes de torréfaction (chocolat noir, café moka). Vraiment agréable!

Murray McDavid Caol Ila 10 ans 1995 Chenin Blanc Finish

46% alc./vol.

André 85.5%
Nez offrant une dualité entre la forte tourbe et la finition en fût de Chenin blanc qui, à la fois adoucit la tourbe mais qui assèche aussi le nez et semble augmenter le taux d’alcool. En bouche il est puissant et maintenant sucré, une texture fluide, un passe droit direct pour la finale de tourbe fumée salée sèche. La rétro-olfaction est bien et est son point fort, contrairement à la bouche où il est trop éphémère et le sel est plus présent encore une fois et est accompagné d’une bonne pointe d’algue séchée au sel de mer. Dans la lignée des Caol Ila mais sans le raffinement qu’on lui connait d’habitude.

Old Malt Cask Caol Ila 16 ans 1995-2011

50% alc./vol.

Patrick 90%
Au nez, tourbe herbeuse et de suie. En bouche, d’abord la suie, puis la GROSSE suie sale pas subtile pour 2 cennes. Aussi un peu de goudron. La finaale s’étire d’ailleurs longuement sur cette dernière note. Pas subtil, mais maudit qu’il est efficace.

Old Malt Cask Caol Ila 18 ans 1991-2009

50% alc./vol.

André 87.5%
Suie de cheminée, peat contrebalancé par les fruits exotiques. Wow…, en bouche il est très distinctif et étonne par sa douceur, élégamment sucré, avec la tourbe amadouée en sourdine. Finale toute de carré de sucre blancs. J’affectionne particulièrement le duo sucre/tourbe dansant amoureusement et sensuellement. Un Caol Ila adoucit de façon posée et avec un côté féminin pas désagréable du tout.

RV 87%
Des sapins poussent sur Islay. Thym et cèdre brûlé, le Coal Ila original est camouflé derrière un mur de fumée de foin brulé et d’épices, avec un nuage de neige artificiel de sapin de Noël et la gomme du même arbre. En bouche, l’expérience est davantage fruitée malgré les épices qui dominent toujours, sachant toutefois se retenir un peu. Le sapin quant à lui poursuit son ascension tranquille jusqu’en finale. Très intéressant en soit, mais pas à l’image de la distillerie qui sait aussi faire mieux. Enfin, très intéressant de voir que malgré seulement un an d’écart, le goût soit aussi différent de la version précédente du même embouteilleur.

Old Malt Cask Caol Ila 19 ans

50% alc./vol.
Cask L-10905, distillé en mars 1990 et embouteillé en juin 2009, 294 bouteilles.

André 90%
Le nez présente traine avec lui ses origines de single malt à la forte personnalité d’Islay. Un mélange de sel, de tourbe et d’épices fort bien conçu, appuyé d’oranges confites et d’un soupçon de chocolat. La bouche se poursuit sur des notes de feuilles de plants de tomates jumelé d’une vague d’alcool – pas aussi forte que celle attendue au nez – où l’acidité des fruits fait surface allié au sel de mer et de la tourbe encore une fois. La finale est longue – très longue – fortement fruitée avec une rétro tourbée et salée.

RV 91.5%
Plus adoucie que ses consœurs, mais avec un peu plus de foin, un peu plus en direction de Clynelish. D’abord très sec, en bouche il commence avec de la tourbe surprenante, légèrement vinaigrée et légumineuse, qui se termine avec une finale de fumée de champs qu’on fait brûler. La finale est exactement à la bonne place entre la tourbe et la fumée et même une petite dose de petits fruits. L’aftertaste à peine goudronné conclut très bien cette petite expérience tout à fait Islay, assez hétéroclite mais dotée d’une balance hors du commun. Pour une rare fois, Old Malt Cask vise dans le mille même si le prix est malheureusement en conséquence.

Patrick 93%
Au nez, le peat, l’âge, la distinction! Au goût, la fumée, puis les épices nous explosent dans la bouche. Wow, ca fait du bien! Vraiment distingué, riche, presque parfait si ce n’est la légère (vraiment très légère) touche de vanille. Présence de cèdre? J’adore!

Old Particular Caol Ila 12 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en août 2009, embouteillé en février 2022 – 306 bouteilles – Cask DL15589

Patrick 90%
Un superbe Islay, du Caol Ila à son meilleur, me faisant penser à un mélange de vieux Bowmore et de vieux Laphroaig.  Nez : Un beau parfum de sel, de fumée de tourbe, de charbon et de suie. Alléchant ! Bouche : Du sel intense, du charbon, de la cendre, de l’huile, du chêne épicé et du steak cramé sur le BBQ (certains diront « bien cuit »). Finale: D’une longueur moyenne, avec du sel, de la fumée, du pain brûlé.