Barrell Craft Spirits Seagrass Rye 16 ans

65.41% alc./vol.
Bourbon affiné en Martinique Rhum, Madeira & Apricot Brandy Barrels.

André 90%
Nez de bois flambé et caramélisé, de cannelle cireuse, céréales Honey Comb, chocolat noir et fond très léger de pickles et de menthol. Bouche remplie de cerises pulpeuses, de baking spices et de cannelle prononcée, de pommes caramel que l’on retrouve dans les fêtes foraines, de caramel chauffé livré sur une texture style édredon cireux caractéristique du rye. Finale de pelure de pommes, oranges et de cerises épicées et poivrées, cire de chandelle et cannelle relevée sur fond herbacé et verdâtre.

Patrick 89%
Un très bon whiskey, mais j’ai trouvé le produit « régulier » mieux balancé.  Celui-ci est un peu trop fort à mon goût. Mais ça demeure tout de même très au-dessus de la moyenne! Nez : Un beau parfum de seigle sucré et fruité, avec du caramel et une goutte de vanille. Bouche : Très intense, le 65.41% d’alcool est difficile à cacher! Bref, du seigle intense, des herbes, de la salade de fruits, des épices et du chêne brûlé. Ai-je dit intense? Finale: D’une belle longueur, boisée et épicée.

Barrell Craft Spirits Armida Bourbon

56.14% alc./vol.
Tennessee whiskey affiné en Pears, Brandy, Rum & Sicilian Amaro Casks.

André 92%
Les bourbon ayant eu un finish ne sont pas nouveau dans le monde strict des whiskies américains, mais peu le font correctement. Woodford nous a pondu de superbes exemples mais la collection Barrel est définitivement au-dessus du lot. Nez intense mais brillamment balancé, bol de fruits rouges, framboises, cerises, prunes, pommes. La toile de fond est belle et sucrée; cassonade et sirop d’érable, bois toasté et caramélisé. En laissant le whisky s’épanouir, je dirais que les tonalités tirées du pears et du brandy casks deviennent rapidement les notes de tête. Celles-ci se marient agréablement bien sans dénaturer l’esprit du bourbon lui-même. La texture en bouche est stellaire, moelleuse et grasse, l’alcool pleinement intégré. Notes de sirop de poires, cerises marasquin, raisins, fruits rouges pataugeant dans l’alcool, cannelle, poivre et cassonade. Très challengeant à la dégustation. Les notes tanniques du bois marquent la finale, souple et langoureuse, parfumée de fruits rouges, pastilles Vicks aux cerises, pommes, poires, cannelle et caramel. Superbe expression, hors norme mais qui respecte aussi, dans un sens, la tradition.

Patrick 90%
Un whisky qui est tout sauf ennuyeux! Une superbe palette de saveurs mariées avec brio, avec juste assez d’originalité pour multiplier mon plaisir de dégustation. Nez : Le parfum est un vrai feu d’artifice de saveurs, avec des fruits des champs, des poires mûres, des herbes aromatiques, du sirop d’érable et une bonne dose de bois carbonisé. Bouche : Belle arrivée en bouche chaleureuse et sirupeuse, avec de la poire cuite, des cerises, du chêne carbonisé, des herbes aromatiques, de la cannelle, du poivre et du sucre brun. Finale : D’une très belle longueur, chaleureuse, boisée, épicée et herbeuse.

Inchdairnie Distillery RyeLaw Char Hungarian Oak

60.6% alc./vol.

André 81%
À la différence de mon comparse j’ai bien aimé cette édition qui demande, oui, du temps afin de s’équilibrer dans le verre mais qui récompense aussi grandement en retour. Oui le whisky est jeune, oui c’est plutôt expérimental comme approche mais finalement cela demeure intéressant. Nez plutôt neutre de céréales, de bois brûlé et caramélisé, de vanille. La céréale de seigle est absente de la livraison aromatique initiale. La bouche est beaucoup plus douce que l’édition No5 Char, le whisky plus équilibré et l’ensemble relativement doux vu le taux d’alcool. Céréales au miel et caramel, bois brûlé et toasté, un trait de cannelle, chocolat au lait. Finale relativement courte et sèche, gingembre, bois brûlé, vanille et bonbons au miel.

Patrick 75%
Malgré ma note un peu sévère, je suis surpris que ce scotch ait atteint le minimum légal de 3 ans pour en porter le nom. Le new make est à peine adouci, l’ensemble est encore « rough » et difficile à boire. Cet échantillon provenant d’un événement en ligne pancanadien pour promouvoir le nouveau RyeLaw, j’aurais plutôt pensé que la distillerie aurait utilisée son stock le plus mature à cette fin. Bref, un fail en termes de whisky et de stratégie marketing (heureusement que le produit régulier, disponible en SAQ, est au contraire très bon). Nez: Le new make spirit prends presque toute la place. J’ai besoin d’imagination pour y retrouver les seigle et l’orge habituels d’Inchdairnie, et je doute d’ailleurs que j’y arriverais à l’aveugle. Bouche : Quoique le new make soit toujours bien présent en bouche, j’y retrouve aussi des notes typiques du seigle, du bois brûlé et de sucre brun chauffé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé et le new make.

Martin 83%
Nez: Un jeune new make, mais un peu plus contrôlé et moins désagréable que l’édition Char No.5. Épices du rye, caramel et bois bien grillé. Vanille et quelques feuilles de menthe. Bouche: Sucre à glacer, seigle, épices, pomme de tire, cannelle, caramel et vanille. Le tout bardé de poivre et de chêne. Finale: Un texture cireuse agréable nous assure la longueur et la chaleur désirées pour la fin du parcours. Pommes, caramel, vanille, bois et menthe. Équilibre: Un renouveau d’espoir pour ces expérimentations de la distillerie. On risque d’avoir de belles surprises dans le futur!

Inchdairnie Distillery RyeLaw Char No.5

58.9% alc./vol.

André 77%
Très bizarre d’expérience de dégustation que cette édition après la découverte du Ryelaw Release 01 qui fût une belle surprise. Nez aux notes primaires de bois brûlé et de charcoal. L’aération découvre des notes de céréales de seigle verdâtres, de réglisse et de cannelle, de fruits rouges et cerises. La bouche est franche et dévoile la jeunesse du whisky. Le temps de maturation n’a pas encore permis au whisky de s’adoucir au fil du jeu avec le bois hautement bousiné. Bois de chêne brûlé, poivre, cassonade, charcoal, cannelle, fruits rouges, cerises. Finale pointue et jeune, plutôt rectiligne et ennuyeuse, sur le bois brûlé principalement.

Patrick 79%
Un whisky plutôt paradoxal où, malgré l’intensité des saveurs, j’y retrouve des notes de new make trop intenses. Le bois brûlé prend aussi trop de place… Mais malgré tout, le reste demeure au-dessus de la moyenne. Bref, un scotch plein de paradoxes, que j’ai pris plaisir à boire, mais qui va gagner à demeurer dans un fût plusieurs années de plus. Nez: Le nez est dominé par un mélange de chêne et de céréales brûlées, ainsi qu’un parfum typique de new make spirit désagréablement intense. Bouche : Du new make spirit boisé? En d’autres mots, du new make, du chêne brûlé et épicé, du sucre brun et de la vanille. L’ensemble est chaleureux et porté par une texture est bouche tout de même agréable. Finale : D’une belle longueur, boisée, épicée et chaleureuse.

Martin 79%
Nez: Assez jeune, un vent de mélasse de new make timide nous accueille. Chêne et cannelle, touche de céréales, quelques fruits, les saveurs percent doucement le voile. Bouche: Bois verdâtre et épices, l’alcool est plutôt tranchant. Bois, vanille et cannelle. Le seigle transperce le reste des saveurs. La jeunesse est à l’honneur, malheureusement. Finale: Agressive et maladroite, on aime tout de même garder en bouche le rye, la cannelle, la vanille, les fruits et le chêne. Équilibre: Une expérience qui tristement ne rivalise pas avec leur Release No.1. Sometimes you win, sometimes you lose.

Glen Grant Arboralis

40% alc./vol.
Mélange provenant de whiskies vieillis en ex-Bourbon & Spanish Sherry Oak Casks.

André 77%
Nez intense de purée de bananes et d’essence de vanille, zeste de citron, miel chaud et vanille. Belle fraicheur mais pas beaucoup de complexité. La bouche est parfumée de sucres provenant des fruits; poires, bananes, raisins verts, cerises très distantes. Aucune texture ou presque, comme de l’eau, moche et ennuyeux. Finale de miel et de gingembre, bois sec et vanille. Zzzzzzz… me suis presque endormi dessus.

Chivas 13 ans Extra Aged – Tequila Cask Selection

40% alc./vol.

André 80%
Nez très frais, citronné et agrumé, apports verdâtres aussi. En bouche, la texture est un peu quelconque, mélange d’agrumes et fruits tropicaux, ananas, citron, agrumes, raisins verts. La finale est herbacée et fraiche, notes de citron, de raisins verts et d’agrumes.

Jameson 18 ans Embouteillé en 2022

43% alc./vol.
Embouteillage 2022. Fruit d’un mélange de whiskies vieillis pendant au minimum 18 ans en ex-bourbon et ex-sherry casks.

André 87%
On a donné un peu de torque à ce whisky en montant légèrement le taux d’alcool à 43% au lieu de 40. Cela lui donne un peu plus de prestance que l’ancienne édition sans en dénaturer le profil. Nez très oaky développant des notes de nois cuites au four et de caramel. Poires, oranges, cannelle poivrée. La bouche est un tapis vanillé et mielleux, amalgame de fruits tropicaux et fruits à chair, oranges, ananas et poires, pommes rouges, raisins, cerises diffuses. Beaucoup de tannins s’afficheront en finale de bouche, accentuant la sensation épicée. L’apport des saveurs découlant du bourbon cask sont beaucoup plus importantes que celles du sherry cask.

Berry Bros & Rudd Blended Malt 21 ans Cask #2 1999-2021

53.6% alc./vol.
Exclusif au Kensington Wine Market

André 85%
Cerises trempées dans le chocolat, citron et agrumes, fruits tropicaux, vanille nappée de miel. Classique et bien présenté. Avec le temps, le nez s’ouvrira sur des notes de compote de bananes. La bouche est maltée, poivrée et passablement épicée, sèche même si monolopisée par les notes de fruits tropicaux sur le miel. Céréales Sugar Crisp, cerises noires, beaucoup d’oranges, caramel, chocolat au lait, bananes, poires et vanille. Bois de chêne en évidence, sensation tannique et poivrée. Finale d’abricots et d’oranges, mélange de raisins secs et de cerises, caramel et beaucoup d’épices donnant un rendu sec et effilé.

Patrick 95%
J’ai acheté cette bouteille pour célébrer un changement majeur dans ma « vraie » carrière professionnelle (autrement dit, celle qui paie l’hypothèque) et ce whisky est définitivement à la hauteur de l’événement. Bref, un whisky magistral, le genre parfait pour célébrer un événement majeur, quel qu’il soit. Nez : L’un des meilleurs parfums que j’aie eu la chance de sentir dans un dram, il est riche, d’une intensité bien mesurée, balancé avec brio et très complexe. Les notes de fruits séchés et de chocolat au lait du xérès se mélangent avec des notes d’oranges, de noix et de vieux bois. Bouche : Portée par une texture des plus agréables, j’y retrouve une touche de fumée de tourbe, du vieux bois sec, des épices, des fruits séchés, de subtils agrumes, des noix et une touche de nougat. Finale : D’une superbe longueur, elle s’étire longuement sur des notes boisées et fumée, avec une goutte de miel.

Martin 93%
Nez: Agrumes, miel et chêne poussiéreux en tête de nez. Fruits rouges, malt séché et touche de bruyère. Bouche: Miel et fleurs, épices et raisins juteux, dattes et prunes. Une texture exquise enrobe le tout. Avalanche de petits coeurs à la cannelle. Finale: Longue, chaude et enveloppante, tout en conservant les saveurs qui font de cet embouteillage ce qu’il est. Équilibre: Un superbe assemblage dans lequel si on est futé on peut reconnaître les composantes. Un dram des grandes occasions.

Balblair 18 ans Edition 2023

46% alc./vol.
Maturation initiale en Ex-Bourbon Casks et affinage en Ex-First Fill Oloroso Sherry Casks.

André 86%
Nez citronné, raisins verts, gâteau aux fruits, poires en conserve. Évoque l’air frais et les grands espaces. Bouche remplie de fruits divers; abricots, citrons, fruits rouges séchés, discrètes notes d’iode, vanille et bois de chêne sec. Belle texture bien ronde, alcool bien intégré. Finale un peu faible par rapport au nez et la bouche, les saveurs tombent à plat rapidement; pommes, poires, agrumes et citron, miel, cannelle, caramel et chocolat au lait. Beaucoup d’influences du bois de chêne avec une touche minérale. Bel équilibre jusqu’à la finale en queue de poisson.

Glenmorangie – A Tale of the Forest

46% alc./vol.
Le séchage de l’orge avec des plantes était une pratique courante et Glenmorangie l’a fait revivre ici après une série d’expériences. Des baies de genévrier, de l’écorce de bouleau et des fleurs de bruyère, ainsi qu’un peu de tourbe ont été utilisés pour cuire l’orge au four afin de créer un Glenmorangie « aussi luxuriant et feuillu que la forêt elle-même », selon les mots du Dr Lumsden. Le whisky dans des fûts de bourbon comprenant de nombreux Refill Casks.

André 82%
Oranges, anis et vanille au départ, une touche citronnée et végétale également. Les tonalités boisées sont importantes. La bouche est boisée et herbacée, bois de chêne séché, fruits tropicaux, citron, abricots, oranges, gazon fraichement toudu. La bouche est relevée et épicée, la texture est un peu quelconque. La finale est sèche, poivrée et gorgée de fruits tropicaux. Un bon whisky, juste sans particularité et aucune singularité.

Patrick 92%
J’ai attendu plus de 15 mois pour écrire cette évaluation tellement ce whisky est déconcertant. Un scotch extraordinaire comme je n’en ai jamais vu, à mi-chemin entre un gin et un scotch. Extraordinaire ! Nez : De l’herbe fumée, du genévrier, de la coriandre, de l’écorce de bouleau, de la bruyère, du pin, de l’eucalyptus et de l’orange amère. Envoûtant ! Bouche : De la fumée, du chêne, une touche sucrée subtile, avec du genévrier, de l’écorce de bouleau, du pin, de la bruyère, de l’eucalyptus, de l’orange amère, de la coriandre et une belle note sucrée, ainsi qu’une délicieuse texture huileuse, nous rappelant qu’il s’agit bel et bien d’un scotch et non d’un gin ! Finale : D’une belle longueur, boisée, herbeuse et sucrée. 

Martin 85%
Nez: Fumé, floral et herbeux. Définitivement hors normes. Genevrier, eucalyptus, anis même. Quelques fruits avec un peu de cassonade. Bouche: Ample texture, on y ajoute sucre brun, raisins, cuir fumé, herbe, chocolat noir, mûres et root beer. Touche de lavande? Finale: Épices, cacao, raisins, cuir et touche forestière. Équilibre: Un dram disons unique, on croirait le rejeton bâtard du scotch et du gin. On arrête pas le progrès.