Dalmore Cigar Malt circa 2005

43% alc./vol.

RV 86.5%
L’ajout de caramel est-elle une si mauvaise chose? Inévitable, la couleur est l’une des plus intenses du marché, alors peu surprenant de trouver de la cerise super caramélisé au nez, le tout enrobé olfactivement d’une pointe d’épices. En bouche on garde la même courbe de caramel, avec un peu de rancio des cognacs et une finale de toffey de pêche (si ça existait). Très honnête à son prix de 2006, bien qu’il ait perdu quelques points en originalité (à l’époque de 105 whiskies en SAQ, il détonnait encore plus), le talent y est (était) toujours.

Colonel EH Taylor Uncut and Unfiltered Barrel Proof

67.25% alc./vol.

André 91.5%
Nez d’une douceur extrême, on ne peut penser à la bête qui attend, tapie dans l’ombre. Fruits sauvages rouges et douces céréales, anis, toffee, caramel, vanille. Nez inoffensif, attrayant et savoureux. J’ai en tête l’image du clown de « IT » qui veut attirer les enfants … « you want a balloon, they all float down there »… C’est bizarre car en bouche, le pointu du seigle est omniprésent mais la texture elle est hyper polie et feutrée. Il serait mentir que de dire que le taux d’alcool n’est pas fort mais, sérieusement c’est plus que facile à savourer. Sucres caramélisés, fruits rouges… même les épices sont balayées par le taux d’alcool. Un moment donné, sans dilution, la « palate » est complètement anesthésiée, tellement l’alcool est puissant. Même la finale est difficile à déterminée car le malstrom d’alcool brouille un peu tout. Une expérience en soit, un peu chaotique mais tellement dépaysante. Difficile d’évaluer quelque chose d’autre après ça…

Patrick
Nez : Puiiiiiiiisant!  Cerise intense, sucre et épices.  Au nez, vraiment plus sucré qu’on s’y attendrait.  Bouche : Épices, chêne, vanille et surtout cerise.  On pourrait résumer en disant « bourbon intensité 10 ».  Finale : Longue et intense, comme l’ensemble.  Balance : Une réussite, tout simplement.  Mais comme tout whisky à plus de 60% d’alcool, l’intensité peut être déconcertante.

Martin 92%
Orange vif, presque Kool-Aid. Espérons que ça ne goûte pas ça. Nez: Une belle intensité affirmée. Cerise, vanille, chêne, caramel et maïs. On sait que son taux d’alcool est foudroyant, mais son nez fait encore preuve de sournoiserie. Bouche: Caramel et douce vanille, chêne et gingembre, épices marquées du rye. On s’attendrait à être brûlé par l’alcool, mais au contraire, malgré son taux fulgurant, il est dangereusement facile à boire. Finale: L’alcool ici donne un bon kick, mais nous aide aussi à faire perdurer le rye, le chêne et le caramel, mais c’est vraiment le maïs, à l’instar d’un Booker’s, qui reste à tout jamais. Équilibre: Un superbe bourbon, avec une intensité qui peut en désarçonner plus d’un. À approcher avec extrême prudence.

RV 94.5%
Je suis un gars de bourbon, encore plus convaincu. Bien qu’à l’ouverture le rye est plus poussé que quelques minutes plus tard, en respirant le blé prend sa place. Ensuite, tout la co-op se réveille dans un kaléidoscope où les 3 couleurs principales de seigle, de blé et de maïs se fondent en un. Comparable au George T. Stagg, le seul défaut est le taux d’alcool, pas parce que c’est trop violent, mais simplement que je peux pas en prendre autant que je le veux avant d’être ivre mort.

Rittenhouse Rye 25 ans

50% alc./vol.
Fût #33, bouteille #35.

André 88.5%
Remover à ongle, cerises marasquin, cuir. Agressif au nez, avec le vernis prédominent. Arrivée qui surprend par sa douceur, un vrai trip de texture, mais l’alcool ne tarde pas à se pointer le bout du nez. En bouche; sweet candy, poivre, jus de cerises, marmelade à l’orange, vin blanc sucré avant que le tout épice n’apparaisse. Finale interminable de ce whisky hautement évolutif. Un vrai challenge pour les dégustateurs aguerris et définitivement pas un dram de novice.

RV 95%
Lorsqu’un plat que vous n’affectionnez pas et celle qui vous impressionne le plus, la recette est extraordinaire. Rye en version sucrée, un peu de réglisse noire mais en version parfaitement dosée pour ne pas être trop aggressive. Goût tout en strates successives de grains, de sucre et de pain avec un peu de poussière. Le tout conclut en sachant qu’il s’agit d’un rye, suprise alors que je m’attendais à un bourbon un peu plus haut en seigle. À l’apparence et au nom anodins, cette bouteille cache tout un chef-d’œuvre.

Patrick 85%
Nez de bourbon ayant subi un vieillissement en fût de porto : Épices et fruits, le tout baignant dans le sucre blanc. En bouche, plutôt éthéré… Les épices apparaissent une seconde, puis les cerises et enfin une vague d’alcool vient tout effacer… Ce qui fait que la finale est presque inexistante. Un bon whisky, mais trop éphémère…

Springbank 10 ans (ancien embouteillage)

46% alc./vol.

RV 86%
En jogging devant la boulangerie à 6h du matin. Aiguilles de pain et belle petite vanille, le nez est très intense, autant que la bouche super boisée, beaucoup plus qu’à mon souvenir. Bien soutenu, presque lourd, sur les papilles mais la finale manque de longueur. Pour paraphraser l’érudit scotchien Benoît, tout une queue de paon mais ça finit un peu trop rondement.

Clan Denny Dumbarton 46 ans 1964

47.4% alc./vol.
Dumbarton était une distillerie située à Dunbarton, dans le West Dunbartonshire. Avec la distillerie d’Inverleven, également démolie depuis, elle forma le complexe de distilleries de whisky de grain de Dumbarton. La distillerie fut fondée en 1938 par la compagnie Hiram Walker & Sons dans la ville écossaise de Dumbarton. Elle produisait du whisky de grain. Après plusieurs changements de propriétaires, la distillerie entra dans le giron du groupe Pernod Ricard qui arrêta la production en 2002. Les bâtiments furent démolis en 2005. L’eau nécessaire à la production de Dumbarton provenait du Loch Lomond. La distillation s’effectuait dans un coffey still. Le whisky de grain de Dumbarton était destiné à l’élaboration de blends. Il n’existe pas d’embouteillage officiel. Dumbarton faisait partie des principaux fournisseurs de Ballantine’s.

André 84%
Orienté sur le bourbon cask, miel et vanille crémeuse, céréales. Passablement de belles aromes relativement rectilignes. De passer 46 ans en fut de bourbon aide à former un couple tissé serré avec l’alcool, l’ensemble est donc très doux et agréable mais ça manque un peu de rondeur en bouche. Les saveurs sucrées cachent d’ailleurs très bien l’alcool. Finale d’amandes, de miel épicé et de beurre crémeux où les céréales montrent bien l’importance de leur apport à un blend de qualité.

RV 84%
Immédiatement, au nez ça semble être évident qu’il s’agit d’un grain whisky. Avec beaucoup de vanille mais moins de profondeur que d’autres grain whiskies, il offre au moins des bonnes saveurs de bois d’érable brûlé. Rien d’exceptionnel, je m’attendais à plus, mais ça reste un beau dram d’après-midi.

Patrick 85%
Nez frais et fruité. Notes de chêne, d’épices et de cerise rappelant le bourbon. En fait, au nez, on pourrait croire un bourbon hyper-light. Bouche: Bourbon light, avec une bonne dose de caramel, de chêne et de vanille. Finale: Longue et savoureuse. Balance: Un whisky sans complexes, que l’on savoure en pensant au temps qui passe et au fait que bien peu de choses sont immuables. Dumbarton, qui fût en son temps la plus grosse distillerie d’Écosse, est disparue probablement bien avant son temps et dans l’indifférence de la plupart des amateurs de scotchs.

Martin 75%
Couleur d’un ambre riche et doré rappelant certains whiskeys de maïs américains. Nez: Semble plutôt simple. Bourbon, chêne vanillé et petits fruits dans un sirop de maïs très sucré. Bouche: Vapeurs d’alcool assez fortes au départ, bien que le nez ne laissait rien présager de tel. Raisins blancs, touche de vanille. Cannelle et menthol avec des notes d’eau municipale non-filtrée vers la fin. Finale: Quand même chaude, à la hauteur de son taux d’alcool. De faibles vagues d’amande et de noisette sont rapidement étouffées par une avalanche désagréable de poussière de pierre. On croirait que le fût a été trop longtemps oublié au fond de l’entrepôt. Équilibre: Décevant pour un whisky de cet âge. Manque flagrant de complexité. Plutôt poche, surtout au prix demandé.

Duncan Taylor Big Smoke

60% alc./vol.

RV 81%
Si Ronda Rousey peut se débarasser du sobriquet « one trick poney », ce n’est pas le cas de tous. « B » comme dans Bonjour tourbe qui s’estompe un peu trop rapidement dans le sel, mais sans être trop pressée. Manque un peu de profondeur par contre (si on le compare au Michel Couvreur Candid par exemple). Fleur de violettes africaines avant l’alcool qui frappe à l’image des octomores, sans finesse, avec une recette plus efficace qu’originale. Aftertaste presque déficient hormis l’alcool. Un one-line punch sans plus.

Bruichladdich 21 ans Cuvée 382 La Berenice

46% alc./vol.
Maturation en fût de chêne américain et affinage en fût de vin de Château Barsac et de Sauternes. MG41 – L’âge d’or.

André 88%
Très aromatique; purée de fruits. pelure de raisins, prunes, poires et oranges. Doux et soyeux et presque vineux, un brin de miel floral. L’arrivée en bouche est mielleuse et on remarque bien le travail des céréales nappées de confiture de fruits et de la vanille du bois. La texture est soyeuse mais un peu plus soutenue en fond de bouche et l’alcool nous émoustille le fond de la langue. Les fruits sont encore une fois la pierre angulaire de ce whisky aux accents vineux et veloutés. La finale est longue. les épices y joueront un rôle déterminant. Malheureusement, celle-ci n’offrira aucune autre surprise, les fruits, les noix et le miel poursuivront leur apport soutenu dans un style fort bien équilibré.

Patrick 85%
Nez: Beau sucre typique d’un Sauternes. Chêne. Bouche: Sauternes sucré-salé!? Toujours le chêne, avec un peu de vanille. Finale: Belle et longue, raisins moisis. Balance: Bien équilibré, mais une petite fausse notre vers la finale.

Martin 89.5%
Orange profond du xérès presque brun. Nez: Orge et miel sucré, suivi de vin juteux et de raisins blancs. Vanille et légère fumée, caramel et malt grillé. Bouche: Fruits sucrés, beurre de miel, épices et bois, vin rouge, xérès et cuir. Finale: Doux et sucré, boisé et épicé à la fois. Délicieux. Équilibre: Un autre classique à classer dans la catégorie « whisky à boire en revenant de pelleter l’entrée un mercredi soir de février »…

Suntory Old Whisky

43% alc./vol.

André 84%
Fruits rouges, poires et vanille. Un petit côté effervescent de crème soda…noisettes. Belle texture lisse et souple, avec quelques accents pointu épicés, de bois sec et le tsunami de fruits rouges. Cela lui procure des similitudes de Canadian Whisky, ce mélange fruits rouges – épices. Il est par contre un peu trop volatile au nez tout comme en bouche. Hormis le gingembre et les épices, le reste des saveurs s’éclipseront relativement rapidement. Je décèle également un fond de quelque chose que je n’arrive pas à identifier mais qui me dérange un peu. La finale est molle et un peu fade, le rouge s’est délavé un peu, les épices se sont défraichies. C’est comme si l’automne était tombé trop rapidement sur le petit jardin Japonais.

RV 86.5%
Pain aux noix et les bananes traditionnelles des whiskies nippons et arrière-nez de vanille. Arrivée sirupeuse où les épices sont en crescendo. En gorge il coule en était très intéressant, avec une petite explosion d’épices alcoolisées et une finale en noisettes sucrées. Très confortable sans être grandiose, c’est une belle petite expérience à peu de frais, une vraie spécial réserve qui peut être appréciée par la plupart des gens.

Patrick 86%
Huileux et épicé au nez. Goût très riche, boisé, épicé, un peu de vanille et profond. Pour 15$ (dans un Duty Free à l’aéroport de Tokyo), c’est l’un des meilleurs rapport qualité/prix que l’on puisse trouver. Très bon, mérite amplement sa note.

Martin 84.5%
Belle couleur d’or pur. Nez: Le grain est très présent à travers des vagues de vanille, de miel et de fleurs. Un beau malt grillé entouré d’épices. Bouche: Excessivement doux, sur des notes de miel et de caramel. L’orge et les fleurs sont au rendez-vous, mais le résultat final manque de poids en bouche. Finale: On se laisse séduire et surprendre par un beau petit retour de fruits tourbés. Équilibre: Pas mauvais. Un joli petit blend nippon avec un taux d’alcool assez audacieux pour une expression de base.

Nikka White Pure Malt

43% alc./vol.
Un vatted de différentes proportions de Miyagikyo et de Yoichi.

André 91%
Nez plus masculin, légèrement fumé mais démontrant tout de même une certaine délicatesse. Les fruits rouges sont encore très présents, le nez est goulu et rond. La tourbe se développe avec lenteur et justesse, une approche amoureuse qui se lie d’amitié aux notes maritimes iodées, oranges et nectarines. Beau mélange de poivre au miel en bouche, inusuel et qui étonne, avec une lente marée de tourbe sucrée (ça me rappelle Bowmore…) qui gardera la note jusqu’en finale de bouche. La tourbe s’exclamera en finale, imprégnant progressivement la langue avant d’être effacée poliment par le sucre et le miel, la vanille. Superbe whisky avec une évolution étonnante.

Patrick 90%
Nez : Céréales et fumée, pointe de sel. Bouche : Une belle tourbe sale comme les aime! Le tout contrebalancé subtilement par le sucre de l’orge. Finale : Longue et savoureuse. Balance : Un dram qui résume bien pourquoi j’estime autant les whiskys japonais.

Martin 88%
Couleur de la pureté de l’or inca. Nez: Bien que les descripteurs suivants peuvent paraître saugrenus, gardez en tête que c’est un méchant bon whisky. On commence sur de la gomme au savon cachée derrière un mur de tourbe, et on boucle le tout avec des céréales sucrées et leur boîte de carton mouillée. Bouche: Tourbe vanillée. Herbe et épices. Agrumes bien campés sur une douce fumée. Finale: Pneu brûlé sur nectarine et pêche parmi un torrent d’épices. Équilibre: Le plus tourbé et orangé des vatted malts de Nikka. Cette combinaison gagnante n’est pas sans rappeler les expressions cosmiques d’Ardbeg, notamment le Galileo.

Nikka Black Pure Malt

43% alc./vol.
Un vatted de différents volumes de Miyagikyo et de Yoichi. Batch #22B44A

André 86.5%
Le nez est costaud, généreusement fruité, mais frais et franc en bouche. Les fruits s’expriment en crescendo, s’amplifiant progressivement, la discrétion du départ disparaissant lentement et le côté sec du bois, la réglisse rouge et les épices reprennent le flambeau. Saveurs de raisins Quench et de fruits rouges. Belle finale douce et fruitée, un peu poreuse mais vraiment trop courte avec un manque évident sur le côté textural.

Patrick 89%
Nez : Sel et fumée, aussi un peu de goudron et de miel. Bouche : Plus délicate qu’on aurait pu s’y attendre selon son parfum. Tout de même très salée, tourbée, avec quelques pointes de fruits. Finale : D’une longueur moyenne. Balance : J’aime.

Martin 87.5%
Couleur de la pureté de l’or aztèque. Nez: S’ouvre sur vanille et fleurs, avec une douce tourbe mielleuse poivrée de gouttes de toffee. Gros cocktail de fruits. Bouche: L’arrivée est agréablement riche et somptueuse avec fruits rouges, raisins juteux et orange épicée. Finale: On se laisse sur le chêne grillé et la vanille, le tout dominé par les fruits. Équilibre: Plus balancé que je ne l’anticipais. Un beau gros caractère de sherry en pleine face. (2014-02-25)