Bowmore Legend (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.
Une des premières distilleries légales de l’île, Bowmore fut fondée en 1768 par Brian Morrison. Afin de s’assurer un approvisionnement constant en eau, tant en qualité qu’en quantité, la distillerie fit poser des canalisations longues d’environ 8 miles jusqu’aux sources qui l’alimentent. Entré dans le capital de Bowmore, le groupe japonais Suntory en fit l’acquisition complète en 1994. Possédant ses propres aires de maltage, la distillerie dispose en outre d’un vieux coffre à alcool toujours en service et de washbacks en pin d’Amérique.

AG 79%
Un pied dans la porte d’entrée de cette distillerie. Bon single malt afin de vous préparer aux plus représentatifs 12 et 18 ans de cette même distillerie. Si vous avez à goûter à ce single malt de Bowmore, peut-être vous assurer d’avoir goûté au 12 ans préalablement sinon, ça pourrait vous décourager de poursuivre. Une fois une autre version essayée, le Legend (8 ans d’âge) s’avère être une belle façon de voir l’effet que 4 années supplémentaires de vieillissement peuvent apporter sur le résultat final. En somme, une belle curiosité mais pas un malt pour représenter dignement la qualité que Bowmore nous livre dans la plupart de ses embouteillages réguliers.

RV 82%
La traditionnelle Bowmore, si ce n’est en un peu plus timide. Foin dans une tasserie des Îles-de-la-Madeleine accompagné d’une pointe d’agrume sucré. Douce et tout aussi gênée en bouche qu’au nez, avec finale qui commence bien mais s’éteint rapidement. On retrouve par contre l’arrière-goût typique de Bowmore qui sauve la mise. En résumé, trop discrète pour cette distillerie.

Patrick 80%
Salin, fumé, on voit qu’il est jeune. Légères feuilles de menthe. Excellent rapport qualité/prix.

Martin 80%
Assez pâle, à mi-chemin entre crème anglaise et fibre de banane. Nez: Bien qu’on les décèle tout-de-go, la tourbe et l’air marin de Bowmore sont là mais font preuve d’un peu trop de discrétion à mon goût. On poursuit avec une bonne dose d’herbe et de citron. Bouche: Miel et citron sont tout de suite au rendez-vous, soutenus par une maigre tourbe. Un évident manque de subtilité et de finesse trahit son jeune âge. Finale: Le citron et la tourbe humide restent passablement longtemps, tout en refusant de s’affirmer pleinement. Équilibre: Malheureusement à au moins quatre années-lumière du Bowmore 12 ans. Mais à ce prix il serait fort impoli de se plaindre.

Black Grouse

40% alc./vol.

André 74%
Un nez ordinaire qui surf sur les céréales et les scones au beurre un peu secs et quelques filaments fumés et tourbés. La bouche est du même acabit auquel s’ajoutent les notes de caramel surchauffé et de vanille. La texture est ordinaire quoiqu’agréable, trop liquide et trop abattue à mon avis. Les oranges frémissent bien en fond de bouche en s’additionnant de poivre noir et de chocolat au lait, mais la texture est si pauvre… Par chance les épices, la tourbe fine et le poivre noir aident un peu à prolonger la finale. Mais bon, à ce prix-là, fallait pas s’attendre à réinventer le monde…

Patrick 90%
Tout ce qu’on peut désirer d’un blend au niveau de la complexité et de la balance.  Nez : Tourbe, fleurs fumées, notes de fruits, caramel, chêne et épices.  Bouche : Tourbe fumée, épices, fruits des champs et chêne brûlé.  Finale : D’une longueur moyenne et marquée par les épices fumées.

Martin 75%
Sa belle couleur d’un ambre absolu nous attire tel le chant d’une sirène, mais est-ce là que s’arrête le conte de fées? Nez: Légèrement fumé et tourbé, mais une bourrasque d’iode prend violemment le dessus. Suit une ambiance un peu florale et à peine fruitée. On m’a souvent vanté le penchant Islay du Black Grouse, mais dans le même ordre de qualité, il me fait moins voyager que le McClelland’s Islay. Bouche: Huileux, légère vanille étouffée rapidement par une pelletée de tourbe. Se termine par une touche terreuse. Finale: Tourbe et épices. Les médicaments s’étirent un peu trop à mon goût. Équilibre: Quand même un bon blend, mais toutefois pas mon favori. Beaucoup trop médicamenteux pour moi. Je me ferme les yeux et je vois du vert hôpital. Je suis encore tiraillé à savoir si je l’achèterais, il est quand même juste 35 dollars…

RV 82%
Belle tourbe, mais on dirait que le sucré du Highland Park veut un peut trop prendre le contrôle, ce qui fait qu’on ressent que ce whisky ne peut s’exprimer comme il le veut. Bonne sensation au palais, mais manque de finale pour être totalement appréciable. Sans être désagréable, il se fait meilleur dans le style vatted & peated et comparé à son frère le Gold Reserve, il n’arrive à la cheville.

Still Waters Stalk & Barrel Single Malt Whisky Cask #04

46% alc./vol.
3 ans d’âge, 294 bouteilles exclusives au marché de l’Alberta.

André 83%
Grains de céréales, vanille et miel, boisé du fût, aves fruits et poires. Petit côté organique avec accents citronnés. La bouche est poivrée et soutenue, sucrée en avant-plan, avec ces mêmes saveurs de céréales au toffee et au miel. Je lui trouve des ressemblances avec certains embouteillages en Virgin oak. Le poivre sortira gagnant en finale de bouche, affinant l’effet de l’alcool. Je lui ai trouvé quelques accents d’herbe verte et de menthol en toute finale de bouche. Dans l’ensemble, un bon whisky mais qui, personnellement, manque de “wow factor”.

Patrick 76%
Nez : Léger parfum de céréales, de notes citronnés, notes quasi-agressives de métal et miel brut. Bouche : Citron, herbe verte et métal. Finale : Menthol, poivre. Balance : Pas leur meilleur.

Martin 79%
Chardonnay pâle, teinte de fût de bourbon et de citron. Nez: Vanille très fruitée, miel très riche, avec quelques notes de céréales flottant autour de belles touches de chêne humide et citronné. Un peu de réglisse rouge se démarque au fond du verre. Bouche: On commence sur un tango de poivre et citron pour passer agréablement aux Cheerios au miel et aux noix nappés de sauce caramel. Le rêve s’écroule rapidement par contre quand une sorte de menthe poivrée vient maladroitement souiller cette harmonie. Finale: La menthe poivrée casseuse de party poursuit ici son oeuvre en laissant sur son passage un infect arrière-goût de métal. Équilibre: Assez surévalué. On aimait bien le cask #2, mais là Still Waters nous effraie un peu. Attendons de voir ce que les autres fûts vont nous offrir.

BenRiach 12 ans Heredotus Fumosus Pedro Ximenez Finish

46% alc./vol.

André 91%
Avoir de la tourbe et du sherry dans le même verre c’est comme avoir une rousse et une blonde en même temps, dans le même lit… Nez idyllique de sherry liquoreux, de raisins secs, de tourbe sale et crasseuse. En bouche, texture de poussière de pierre et de raisins secs, le sherry est goulu, la tourbe est imposante et se drape d’une robe de chocolat noir assez sexy lui donnant une belle rondeur en bouche. Finale d’une juste balance, le taux d’alcool est approprié, l’apport du sherry arrondissant la bouche. Le sherry liquoreux assaisonné de raisins secs, la tourbe un peu crasseuse… J’adore le mélange des éléments composant ce whisky, la qualité de la présentation et le prix plus qu’abordable demandé à la caisse. Un must have de whisky lover !

Patrick 93%
Nez: Une belle tourbe juteuse et fruitée avec une pointe de vanille. Bouche : Raisins intenses avec une tourbe qui l’est tout autant. Quelques épices et des notes de lavandes viennent donner encore plus de relief à l’ensemble. Finale : Assez longue et marquée par le raisin. Balance : Souvent, lorsque les attentes sont élevées, on se retrouve à être déçu. Pas ici. Une complexité rarement atteinte, grâce à un mélange fait de main de maître de saveurs extrêmes. J’en ai acheté une bouteille sur le champ, et je suis en train de gratter mes fonds de tiroir pour aller en chercher une autre!

Kim 84%
Nez : Zestes de citron et de pamplemousse, fumée fraiche et végétale qui me rappelle certains mezcals. Vient ensuite du pain grillé badigeonné de confiture de fraise. Complexe et gourmand, il promet. Bouche : Noix de coco grillée, chocolat au lait, noix de macadam; j’ai définitivement l’impression de boire une recette de biscuits. J’Y trouve même la cassonade et une richesse évoquant le beurre. En finale, le bois se ramène de manière pas tout à fait subtile.

Grangestone 21 ans Highland Single Malt

40% alc./vol.

André 86.5%
Le nez est assez soutenu pour un whisky à 40% d’alcool, une livraison de fruits assez phénoménale appuyée par de bons accents de vanille, de caramel et de noix, un soupçon d’épices. Le genre de raisins et de fruits effervescents qui me font penser à du Glenfarclas. Mélange de jus de raisin Quench et de Sprite, de pruneaux. La bouche est douce sans être monotone, les mêmes fruits du nez livrés sur un édredon un peu poreux que les épices souligneront plus intensément en finale de bouche d’auxquelles se détacheront quelques vagues de caramel un peu lasses. Les whiskies d’un certain âge sont souvent un peu plus plat en bouche et le fait de les présenter à 40% d’alcool n’aide souvent pas leur cause. c’est le cas ici, ce whisky aurait grandement bénéficié d’un supplément d’alcool additionnel.

Patrick 87%
Nez : Ça sent le cuir chauffé… Ou plutôt l’auto au soleil avec des bancs de cuir où nous aurions oublié les achats au Jardin Mobile. Bouche : Une joyeuse explosion de saveurs, avec des fruits, des céréales, des épices et toujours la présence du cuir. Très riche en terme de saveurs. Finale : Des notes de biscuits aux amandes se mélangent au cocktail d’épices et de cuir. Balance : Complexe, savoureux, intéressant… J’aime, mais sans être en amour. Le genre à qui on fait un sourire sincère le lendemain matin, mais sans nécessairement demander le numéro de téléphone.

Thomas Handy Sazerac – Antique Collection 2012 Straight Rye Whiskey

66.2% alc./vol.

RV 93%
LE Rye. R majuscule. Ou du moins l’image que je m’en fais. Plus érudit mais sucré que la moyenne des whiskies de son espèce, le nez n’est pas plus subtil que la bouche où la céréale explose très sèchement. Toujours sec en finale (mais dans une belle déclinaison de cet adjectif), c’est du merveilleux rye straight up, en version bonbon de ma jeunesse, toujours straight up.

Clan Denny Invergordon 45 ans Vintage 1965

45.3% alc./vol.
Fût #HH6456.

André 87%
À prime abord; térébenthine et chimique pas très agréable au nez qui s’ouvre par la suite sur l’essence de vanille et les odeurs caractéristiques des fûts de bourbon/chêne. Céréales Sugar Crisp se changeant lentement en céréales assaisonnées d’orange. Malheureusement, sa texture est trop claire et un peu acide et pointue. Ressac orangé que le miel aide à adoucir en finale. Loin d’être désagréable mais manque de diversité et de complémentarité en bouche.

RV 88.5%
Une approche tranquille pour une belle introduction aux grain whiskies. Belle dimension de grain d’orge, avec de juteux passages de miel de rip de bois. Vraiment amplifié en saveur, ce whisky montre une fois de plus que ce ne sont pas seulement les single malt écossais qui sont capables de qualité.

Jack Daniel’s Master Distiller Series No.1

43% alc./vol.

RV 83.5%
Le Tennessee septentrional: plus dur pour l’érable mais meilleur pour le whiskey. Beaucoup plus près du bourbon que le Jack Daniel normal, dès le nez on croirait que le filtre de charbon d’érable est moins épais qu’à l’habitude. D’abord la vieille corde des bourbons d’antan, puis en bouche très piquant malgré qu’il tombe un peu trop rapidement. La finale est un peu plus à la tradition du Tennessee, pas très longue hormis l’érable brûlée qui se fait enfin sentir. Un beau rapprochement pour aller chercher les amateurs de Jim Beam, et même si ne s’agit pas de mon style, c’est un très beau compromis.

Dalmore Cigar Malt circa 2005

43% alc./vol.

RV 86.5%
L’ajout de caramel est-elle une si mauvaise chose? Inévitable, la couleur est l’une des plus intenses du marché, alors peu surprenant de trouver de la cerise super caramélisé au nez, le tout enrobé olfactivement d’une pointe d’épices. En bouche on garde la même courbe de caramel, avec un peu de rancio des cognacs et une finale de toffey de pêche (si ça existait). Très honnête à son prix de 2006, bien qu’il ait perdu quelques points en originalité (à l’époque de 105 whiskies en SAQ, il détonnait encore plus), le talent y est (était) toujours.

Colonel EH Taylor Uncut and Unfiltered Barrel Proof

67.25% alc./vol.

André 91.5%
Nez d’une douceur extrême, on ne peut penser à la bête qui attend, tapie dans l’ombre. Fruits sauvages rouges et douces céréales, anis, toffee, caramel, vanille. Nez inoffensif, attrayant et savoureux. J’ai en tête l’image du clown de « IT » qui veut attirer les enfants … « you want a balloon, they all float down there »… C’est bizarre car en bouche, le pointu du seigle est omniprésent mais la texture elle est hyper polie et feutrée. Il serait mentir que de dire que le taux d’alcool n’est pas fort mais, sérieusement c’est plus que facile à savourer. Sucres caramélisés, fruits rouges… même les épices sont balayées par le taux d’alcool. Un moment donné, sans dilution, la « palate » est complètement anesthésiée, tellement l’alcool est puissant. Même la finale est difficile à déterminée car le malstrom d’alcool brouille un peu tout. Une expérience en soit, un peu chaotique mais tellement dépaysante. Difficile d’évaluer quelque chose d’autre après ça…

Patrick
Nez : Puiiiiiiiisant!  Cerise intense, sucre et épices.  Au nez, vraiment plus sucré qu’on s’y attendrait.  Bouche : Épices, chêne, vanille et surtout cerise.  On pourrait résumer en disant « bourbon intensité 10 ».  Finale : Longue et intense, comme l’ensemble.  Balance : Une réussite, tout simplement.  Mais comme tout whisky à plus de 60% d’alcool, l’intensité peut être déconcertante.

Martin 92%
Orange vif, presque Kool-Aid. Espérons que ça ne goûte pas ça. Nez: Une belle intensité affirmée. Cerise, vanille, chêne, caramel et maïs. On sait que son taux d’alcool est foudroyant, mais son nez fait encore preuve de sournoiserie. Bouche: Caramel et douce vanille, chêne et gingembre, épices marquées du rye. On s’attendrait à être brûlé par l’alcool, mais au contraire, malgré son taux fulgurant, il est dangereusement facile à boire. Finale: L’alcool ici donne un bon kick, mais nous aide aussi à faire perdurer le rye, le chêne et le caramel, mais c’est vraiment le maïs, à l’instar d’un Booker’s, qui reste à tout jamais. Équilibre: Un superbe bourbon, avec une intensité qui peut en désarçonner plus d’un. À approcher avec extrême prudence.

RV 94.5%
Je suis un gars de bourbon, encore plus convaincu. Bien qu’à l’ouverture le rye est plus poussé que quelques minutes plus tard, en respirant le blé prend sa place. Ensuite, tout la co-op se réveille dans un kaléidoscope où les 3 couleurs principales de seigle, de blé et de maïs se fondent en un. Comparable au George T. Stagg, le seul défaut est le taux d’alcool, pas parce que c’est trop violent, mais simplement que je peux pas en prendre autant que je le veux avant d’être ivre mort.