New Zealand Malt Whisky Company – Doublewood 10 ans

40% alc./vol.

André 86%
Pomme caramel, orange confites, sherry, fruits divers. Le nez est attrayant et invitant. La bouche sirupeuse offre une texture agréable mais n’est que l’extension du nez, sans trop grandes variantes. Les oranges sont un peu trop présente à mon goût en bouche, mais la texture crémeuse accentuée par la raisins est vraiment bien présentée. La finale étonnera par sa longueur en bouche et par l’apport du tout-épice et du poivre. Un beau dram, abordable de surcroit, présenté sans trop de prétention.

Patrick 92%
Le meilleur compliment pour un whisky est d’en vider rapidement la bouteille, ce qui s’applique ici! Un excellent dram, je n’en revient pas que cette distillerie ait été détruite. Je ne sais pas ce qu’ils boivent en Nouvelle-Zélande, mais si c’est meilleur que ça, ça doit être bon en maudit! Nez : Parfum délicieux de vin sucré, avec une pointe de chêne brûlé-épicé. Extrêmement appétissant. Bouche : Le vin est toujours aussi sucré, mais aussi très chaleureux. Le tout est avec évidemment une bonne dose de bois délicatement épicé. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse.

Evan Williams Single Barrel 2003

43.3% alc./vol.
Mis en fût le 27 février 2003 et embouteillé le 22 août 2013. Fût #715.

André 87%
On peut difficilement faire plus traditionnel au nez. Vanille et cannelle (encore) et poussière de bois de chêne sec tout juste coupé. Beaucoup de fruits rouges séchés également et ça, c’est une agréable surprise, De plus, ils réussissent presque à cacher les épices. En fond de bouche, fin toasté du baril et quelques noisettes en prime. Ensemble un peu astringent et épicé mais le punch d’épice est sous contrôle et la rétro-olfaction de miel et de vanille épicée vient comme un baume sur le pointu des épices. J’aime beaucoup… les fruits, les oranges, la vanille et miel. Bien agréable, équilibré et avec quelques surprises à diverses étapes de la dégustation.

Patrick 85%
Nez: Parfum très sucré marqué par un doux caramel, une touche boisée et une très légère pointe de cerise, à la limite du discernable. Bouche : De belles épices boisées en premier lieu, de petites notes de caramel chauffé et de discrètes agrumes qui vient lui donner un petit côté estival. Finale : D’une longueur moyenne et agréable. Balance : Un bon bourbon facile à boire. Idéal pour la fin de semaine dans le bois lorsqu’on veut bien boire sans se casser la tête ou le portefeuille.

Martin 86%
Beau orangé riche du bourbon classique. Nez: Assez floral au départ, pour continuer sur de juteuses notes de maïs grillé, de cannelle, de caramel et de vanille. Le chêne carbonisé ne se laisse pas mettre de côté non plus. Petite cerise au marasquin. Bouche: Juteux et sucré, vanille, maïs, caramel, cannelle et poivre noir fraîchement moulu, muscade. Sirop de table. Extrêmement facile à boire. Finale: Courte sur des notes affirmées de miel, de chêne et de Dr.Pepper épicé. Équilibre: Peut-être même trop facile à boire. Frappe avec précision toutes les caractéristiques propres à un bourbon classique. Tirerait grand profit d’une hausse de son taux d’alcool.

Highwood Distillers Ninety 5 ans

45% alc./vol.

André 91%
Nez bucolique bien vanillé et présenté sous des atours de caramel écossais et de toffee. Panier de fruits sauvages. La bouche offre une dualité intéressante; la texture est crémeuse et douce mais les saveurs de rye et de bonbons de Noël au gingembre apporte une contradiction intriguante même si elle aussi adoucie par le toffee. La texture vous étonnera pour un whisky de cet âge. La finale est cireuse et épicée, un peu molle par contre, mais offre une descente tranquille sur les ailes des céréales de seigle, les fruits rouges et les épices légèrement poivrées.

Patrick 82%
Nez : Caramel et eau d’érable en train de chauffer à la cabane à sucre. Notes de chêne (peut être amplifiées par le fait que je viens de déguster quelques « new makes ». Bouche : Fruité et sucré, quelques épices rappelant le blé. Finale : Longueur moyenne et agréable. Balance : Un très bon whisky dans la catégorie « low shelf ».

Martin 85.5%
Nez: Caramel épais, rye épicé, chêne et touche de vanille. Sirop d’érable? Quelques noix. Bouche: Sucré et fruité, touche d’acétone. Cannelle et poivre. Gingembre. Une intensité qui tranche avec la douceur sucrée du nez, peut-être dû à un taux d’alcool qui, bien que pas trop heavy, est plus ou moins contrôlé. Finale: Chaude et épicée, poivre et gingembre, on surfe sur le rye, le chêne et la cassonade. Équilibre: Légèrement en dents de scie, bien que personnellement je le trouve au-delà bien des whiskys canadiens d’entrée de gamme.

Highwood Distillers Ninety 20 ans

45% alc./vol.

André 92%
Les pommes vertes du Stalk & Barrel Cask 8 avec d’abondants fruits secs. Le nez est adorable et crémeux, velouté à souhait (tout comme l’édition 5YO mais avec plus de complexité), fond de toffee. La canne de Noël (au rye) est de retour encore une fois et s’accompagne de gingembre bien relevé, de cannelle et d’une puissante vague de rye cireux, d’épices. Cela me rappelle aussi le gâteau aux fruits nappé de caramel chaud. Finale où les fruits se développent en plusieurs nuances mais aussi où le rye apportera une dimension plus pointue et épicée. La qualité de la présentation est évidente, le taux d’alcool savamment choisi et le rye exposé de façon juste et équilibré. J’adore !

Patrick 89%
Nez : Agréable parfum de céréales sucrées et caramélisées. Un rare mélange de douceur et de profondeur. Bouche : Encore plus agréable! Sucre et caramel, chêne et épices, fruits mûrs et cassonade. Finale : D’une belle longueur, mais tellement agréable qu’on voudrait qu’elle dure beaucoup plus longtemps (ce qui se veut ici un compliment). Balance : Un whisky tout en équilibre. Complexe et facile boire, le genre de bouteille qui ne doit pas résister plus que quelques soirées.

Martin 90%
Assez neutre doré, léger roux. Nez: Beaux fruits séchés typiquement canadiens (whisky-wise). Pommes mijotées dans le caramel. Chocolat au lait et chêne carbonisé.Très riche, crémeux et roux. Bouche: Doux et sucré, avec les épices du rye qui ressortent ici. Léger cuir, d’une douceur caramélisée incroyable. Fruits dans leur sirop. Vanille et nougat, sirop d’érable. Finale: Moyennement sèche, mais d’une belle longueur sur des épices soutenues. Équilibre: Trop facile à boire, très impressionnant. Beau score, porte bien son nom.

RV 85%
Note à moi-même pour un gros déjeuner champêtre: tremper du pain de seigle dans le caramel grenache : ça doit goût pareil. L’odeur de seigle est imaginative et sensuelle, même si le grain me semble un peu trop poussé. Et peut-être même un peu de cornichon, mais c’est probablement un rapprochement olfactif entre le seigle et un sandwich au smoked meat. Super doux en bouche alors que le caramel prend la place du seigle, mais il y a peu de développement, avant la finale où c’est exactement le contraire : la céréale retourne en avant-plan piétinant le sucre. Pour quelque chose de 20 ans, ce n’est ni très fort ni très long en aftertaste, ça me semble plus une expérience où il est amusant de goûter un whisky canadien beaucoup plus vieux que la moyenne, mais une fois goûté je retournerais davantage à certain Forty Creek ou Stalk and Barrel.

Masterson’s 10 ans Straight Barley Whisky 2013

46% alc./vol.
Fait à 100% d’orge non-maltée et distillé chez Alberta Distillers.

André 92%
Un « one of a kind nose » whisky. Nez très parfumé, presque floral. Feeling cireux d’oranges et d’abricot. Confiture d’orange et d’abricot, miel et vanille. La bouche est sensuelle et douce et offre de belles notes de fruits secs un peu poudreux. Les oranges et les abricots réapparaissent encore et encore… L’ensemble en bouche est très singulier et je dois avouer que j’aime bien être désarçonné de la sorte en évaluant un whisky. La bouche est très complexe et intrigante, surtout avec l’apparition de la cannelle, et du chocolat blanc s’alliant avec ces mêmes oranges (maintenant un peu citronnées) du nez. Finale longue et agréable. Un whisky « Star Trek », qui repousse les frontières habituelles. J’adore !

Patrick 84%
Nez: Bon, ça fait trois fois que je me plonge le nez dans le verre et le seul qualificatif qui me vient en tête est : « étrange ». Un cocktail de pousses vertes fraichement arrachées et de notes de bois encore vert et plein de sève. Définitivement, le parfum me fait plus penser à une salade verte qu’à un bol de céréales. Bouche : Toujours étrange, avec la sève et les pousses vertes. On y découvre toutefois enfin quelques notes de chêne mûr, mais au prix d’un petit effort. Finale : Moyennement longue et florale. Balance : Complètement unique. Pas dans ma « palette » de saveurs, mais tout de même de très bonne qualité.

Masterson’s 12 ans Straight Wheat Whisky 2013

50% alc./vol.
Édition limitée à 12800 bouteilles.

André 86%
Très doux au nez, mélange de vanille boisée et de mie de pain, qui libèreront avec le temps quelques épices et odeurs de copeaux de bois de cèdre. En bouche, beaucoup de vanille, de la cannelle et des fruits mûrs à chair claire (poires ?). Le taux d’alcool demeure très discret tout au long des étapes de la dégustation même si l’on peut ressentir ses effets sur la langue. J’aurais pu aisément le confondre avec un rye whisky à quelques égards, surtout de par son apport en épices jumelées en alcool qui le rendent relativement costaud en bouche (ce que le nez cachait très bien) pour un wheat whisky. Finale fortement vanillée et sucrée, pâtisseries. Belle texture crémeuse mais un peu trop rectiligne.

Patrick 92%
Nez: Wow! Le blé dans toute sa splendeur! De belles épices à steak, les céréales et je-ne-sais-quoi me rappelant l’Ouest canadien. Toujours est-il qu’en y plongeant le nez et en fermant les yeux, j’ai l’impression de me retrouver au cœur d’un champ de blé des plaines infinies de cette région. Bouche : Impressionnante, surtout si on lui laisse le temps de « jouer sa game ». Le blé est toujours omniprésent avec ces épices, mais une subtile note fruitée vient lui donner une profondeur incomparable. Finale : Très longue, comme on les aime. Balance : Incomparable. Je ne pensais qu’on pouvait produire une telle qualité de whisky avec du blé. Encore une fois, la distillerie Alberta réinvente les standards!

Martin 85.5%
D’une pâleur presque sauvignon blanc, mais avec un rose-orangé tirant sur le coquillage de Floride. Nez: Aah, quelle douceur. Bois, vanille, blé et quelques épices. Si je n’avais pas su, j’aurais pu jurer avoir affaire à un rye whisky. Bouche: Vanille et raisins, beau poids en bouche, les épices reviennent et on voudrait encore croire au rye. Quelques fruits bien dosés ferment le cercle. Finale: Fruits, épices, vanille et crème pâtissière. Encore une impression de seigle, mais moins nette à ce stade-ci. Équilibre: Même si on sent qu’on reste en sol canadien, c’est une superbe expression d’autres céréales.

Canadian Club 15 ans

40% alc./vol.
Édition discontinuée, au départ destinée au marché asiatique et au duty-free puis ensuite distribué en Europe.

André 87%
Nez doux et effacé, avec beaucoup de caramel, une pointe de cèdre et un background de rye docile. La texture en bouche étonne dès le départ, le caramel crémeux et soyeux, le cèdre est toujours en place, un peu d’épices (gingembre, tout épices) et de fruits rouges associés au rye. J’aime le calme de la présentation et la douceur des saveurs, la texture crémeuse, le rye juste en sourdine. Finale un peu courte, un peu trop caramélisée à mon goût. Comme Canadian Whisky représentatif du style idéal pour initier aux Canadian whiskies, le rye est très approchable et bien dosé, les saveurs familières et agréables.

Patrick 87%
Nez : Parfum typiquement… Canadian Club : Un mélange de céréales agréable, une pointe de petits fruits rouges (mélange de fraises et cerises?), le tout assemblé par un soupçon de vanille et d’épices boisées. Bouche : Pas surprenant que cette marque soit si populaire, c’est si facile à boire!! Les fruits sucrés sont très présents, baignant dans le caramel et la vanille. Finale : D’une longueur moyenne, s’étirant sur les notes fruitées et, dans l’ensemble, agréable. Balance : Ce whisky a poussé le côté sucré-fruité à la limite de ce que j’aime, mais sans dépasser la dite limite grâce à un équilibre sans faute. Une bouteille que je viderais rapidement.

Martin 89%
Nez: Classique vent de whisky canadien. On comprend la règlementation qui dit « saveurs traditionnellement attribuées au whisky canadien ». Fruits rouges, grain, bois, touche d’acétone, mais vraiment une touche. Sirop de table, cèdre et pointe de seigle. Bouche: Ultra doux, l’expérience repose sur des notes de bois, de caramel, de vanille, de crème, de fruits mijotés dans leur sirop. Léger accent de poivre rose et de cannelle. J’adore. Finale: Sucre en poudre, vanille, sirop simple, chêne et rye. Framboises. Légère fumée boisée. Équilibre: Une belle réussite pour une marque à qui les gens attribuent habituellement des whiskys dits « bottom shelf ». Ce 15 ans d’âge marque une renaissance remarquable de la catégorie du whisky canadien.

Collingwood 21 ans Canadian Rye Whisky

40% alc./vol.
Fait de 100% de seigle non-malté et distillé en 1991.

André 87%
Nez doux assaisonné d’arômes habituels de rye livré sur une texture un peu cireuse; les épices, le gingembre, les fruits et les raisins secs, pain aux céréales et raisins. Belle texture en bouche, crémeuse et délicate. Le rye est sans ambiguïté mais bien dosé, un peu floral, poudreux. Les épices offrent un bel équilibre et j’aime l’addition du poivre qui arrivera rapidement en début de bouche et qui s’étirera avec plus de force en finale. Le mélange du gingembre et du poivre est adouci par l’apport des fruits jumelés de caramel. Finale un peu pointue, le rye est bien senti et légèrement épicé, le caramel est encore plus présent également mais dans l’ensemble on reconnait en sa texture douce et soyeuse, un whisky d’un certain âge. Un rye whisky conventionnel et prudent mais bien présenté.

Patrick 77%
Nez : Sent le pet pis les fleurs. Yep. C’est pas chic, mais c’est ça. Bon, reprenons-nous. Parfum rappelant les flatulences d’une vache au milieu d’un champ regorgeant de fleurs. Bon. Bouche : Même affaire, mais avec des fruits pour aider à faire passer la gorgée. Finale : Fruitée, heureusement. Balance : Eh?

Martin 87%
Un riche roux foncé représentatif de son âge, avec de belles jambes veineuses. Nez: Le pourcentage élevé de rye est évident ici. Les épices et les fruits séchés se bousculent à travers le seigle et la crème pâtissière. Gingembre. Bouche: Fruits au sirop, gingembre, seigle, cerises. D’une belle douceur, le rye ne prend pas toute la place. Finale: Chaude et apaisante, sur des notes épicées et poivrées. Le seigle est toujours aussi omniprésent, mais partage bien la scène avec caramel, cerise et chocolat blanc. Léger cuir sur la fin. Équilibre: Le punch du rye allié à une maturation aussi vénérable font de ce canadian whisky un dram fort intéressant et complexe. Bravo.

Still Waters Stalk & Barrel Single Malt Whisky Cask #05

60.3% alc./vol.
Bouteille #5 de 169, exclusivité du marché américain.

André 84%
Nez inoffensif – où est l’alcool ? – soyeux, presque délicat. Raisins secs, vanille, un genre d’orange-nectarine un peu effacées. Globalement fruité et relativement amadoué. En bouche, il n’est pas si puissant qu’attendu, les fruits sont en ligne de front – oranges, raisins – puis un côté un peu sec du fût (bois sec), les épices dont le gingembre particulièrement et le poivre en finale de bouche. Il y a aussi un petit accent organique de céréales en toute finale de bouche avec un léger twist citronné. Cela m’a rappelé le Pemberton Single Malt, en plus réservé. Finale longue et c’est là que l’alcool sera le plus perceptible, un peu sèche et bien fruitée.

RV 84%
Si les barbus de la distillerie partent en tournée, pas celui à servir en clou de spectacle dégustatif. Au nez, le fond de grain qu’on retrouvait dans les autres barils y est toujours, mais avec une pointe de vodka bizarre. Très belle arrivée mais à mesure que l’alcool s’installe sur les papilles, le dentifrice revient, comme si on avait trop distillé ce whisky, et que lors d’un passage superflu dans la colonne le cuivre aurait pris une place qui ne lui revient pas. La finale est tout de même plus normale, ce qui conclut un beau verre mais loin d’être mon préféré de la gamme.

Patrick 90%
Nez: Agréable parfum de malt avec une pointe de fumée. Ajoutez une note de caramel et de chêne, et vous avez pas mal tous les ingrédients pour un whisky réussi. Bouche : Toute en douceur malgré le taux d’alcool, marquée par les sucres du malt et une pointe de chêne brûlé. J’aime. Finale : Aussi longue qu’on peut s’y attendre pour un whisky à ce taux d’alcool. Balance : Un « no fault ». More, please.

Hancock’s President’s Reserve

44.5% alc./vol.

Patrick 80%
Oooooh, la grosse cerise nananne!  Zéro complexité au nez, tout est dans le nananne.  En bouche, toujours le nananne aux cerises, mais avec une petite touche de cannelle épicée.  La finale s’étire longuement sur ces même notes.  On ne parle pas de grosse subtilité ici, tout est en puissance et en sucre.  Un bourbon intéressant pour ceux qui aiment se faire fouetter gentiment?