SMWS 10.101 Bunnahabhain 9 ans

60.9% alc./vol.
A storm cloud of flowers – Distillé le 6 octobre 2006 – 204 bouteilles – Ex-bourbon

André 78%
Bananes, vanille, ananas, pâtisseries qui rappellent certains Glenmorangie, agrumes, oranges. La première impression va à la texture très ronde et huileuse en début de bouche. Fruits tropicaux et agrumes, vanille goulue, oranges, puis sensation de pierre à savon un peu bizarre, de new make spirit, de bois vert mentholé déstabilisant. Finale salée et épicée, alcool acéré et un équilibre complètement gâché. C’est arrivé tellement rapidement et sournoisement que l’on en reste complètement déstabilisé. Ouch…

Patrick 80%
J’ai beau être un fan fini de la SMWS, ici ils ont été un peu trop pressé d’embouteiller le whisky. Trop jeune, pas assez complexe et trop agressif au niveau de l’alcool. D’ailleurs, il ne devait pas s’agir du meilleur choix de fût, car j’ai rarement goûté un whisky de 9 ans goûtant autant le new make! Nez : Céréales, sciures de bois, bois de santal et caramel subtil. Bouche : Toujours les sciures de bois, des agrumes et une tonne d’épices. Finale : Longue et forte en alcool.

Martin 81%
Nez: Vanille, chocolatines de la boulangerie locale, colle à timbre, la jeunesse de l’alcool nous rattrape prestement. Quelques fruits tropicaux. Bouche: Vanille, explosion de sucre blanc. Poivre, bois, feu roulant. Très agressif. Finale: Pierre lavée, rock fizz. Les épices, la cendre et le degré d’alcool obscurcissent bien des saveurs qui auraient pu briller ici. Équilibre: Je comprends le concept du single cask et j’ai toujours habitude d’accueillir les taux d’alcool élevés à bras ouverts, mais dans le cas de cet embouteillage, ce n’est pas un whisky qui nous laisse le luxe de l’apprivoiser. Peut-être est-ce à son détriment.

SMWS 121.88 Arran 15 ans

53.8% alc./vol.
Licking the wooden spoon – Distillé le 20 avril 2000 – 227 bouteilles – Ex-bourbon

André 82%
Une soirée au cinéma : Popcorn au beurre, vanille, sucre à glacer, menthe fraiche, miel. Le nez est un peu déroutant, on ressent l’apport de l’influence maritime mais les céréales mêlent la donne. La bouche est légèrement salée, encore le popcorn au beurre. Le mélange avec la menthe surprend un peu et tranche encore plus avec le mélange de vanille fraiche et de miel. Saveurs de bois de chêne séché en finale et de sucre à glacer, sensation un peu sèche malgré les saveurs dans l’ensemble sucrées. Bizarre à tout point de vue.

Patrick 86%
Un très bon whisky, idéal pour débuter une soirée de dégustation de whiskys cask strength. Nez : Parfum mielleux, avec du popcorn au beurre. Bouche : Très boisé, avec une bonne dose d’épices et un peu de beurre. Finale: Longue et épicée.

Martin 84.5%
Nez: Miel, fleurs blanches, sel et orge. Beurre et subtilité. Approche toute en douceur. Bouche: Plus agressif qu’au nez, miel et sel, beurre et fleurs. Légère amertume de new make. Finale: Boisée, épicée et amère, ce qui vient un peu couillonner l’expérience. Équilibre: Un bel embouteillage somme toute, mais la SMWS nous a habitués à mieux.

SMWS 121.81 Arran 15 ans

55.2% alc./vol.
Intense, lively and delicious – Distillé le 2 décembre 1999 – 286 bouteilles – Ex-bourbon.

André 88.5%
Vanille, sucre à glacer, miel, melon au miel, petit twist avec des aromates maritimes, agrumes, une pointe de citron, oranges. La texture est incroyablement duveteuse en bouche et les saveurs intenses; cerises marasquin, agrumes, oranges, citron, pommes vertes, toffee. Le tout se termine par des épices soutenues en finale de bouche, cannelle, fruits rouges, réglisse, gâteau aux épices. Cette jeune distillerie n’a définitivement pas fini de nous surprendre.

Patrick 90%
Un superbe Arran, présentant de surprenantes saveurs compte tenu de son « CV ». J’adore, complexe et superbement équilibré. Nez : Mmmm… Sucré, avec des notes de miel, de gaufres belges, des fleurs, des guimauves, de la rhubarbe et un peu d’épices. Bouche : Intense et relativement complexe, avec du bois, de la cannelle, des noix de Grenoble et un peu de raisin enrobé de chocolat. Finale : D’une belle longueur, marquée par les raisins dans le chocolat.

Blood Oath Pact #3 Kentucky Straight Bourbon Whiskey 2017

49.3% alc./vol.
Mélange de rye de 7 ans d’âge, affiné en California ex-Cabarnet Sauvignon cask et de bourbons de 7 et 12 ans d’âge.

André 88%
Quel mélange au nez, fruité à souhait avec une texture duveteuse et un arrière-plan épicé. Le nez offre une pléïade de saveurs allant des fruits séchés, aux dattes, prunes, le mélange pour la fondue bourgignonne, les cerises noires, le caramel, la réglisse. La bouche est capiteuse, de grosses lèvres de maïs pulpeuses, beaucoup de fruits rouges et d’apport du fût neuf qui s’allie merveilleusement avec les flaveurs tirées du wine cask. L’ensemble est malléable en bouche, les saveurs souples que soulignent les vagues de cannelle et de réglisse rouge. Cerises marasquin, les fruits séchés en plus d’une bonne texture épicée et poivrée, un peu astrigente en fond de bouche. On ressent avec beaucoup de force le rye en finale qui se découvre sous une couverture poivrée et épicée assez relevée. La rétro-olfaction est à saveur de cerises et de fruits séchés. J’adore ce whisky avec sa signature singulière, j’ai toujours aimé la conjonstion des wine cask avec les rye ou les bourbons, c’est comme un accord parfait avec un Whisky shery cask et du chocolat noir.

Patrick 95%
La recette semble simple, alors je me demande pourquoi personne ne semble y avoir pensé avant! Enfin, c’est souvent le cas de bien des innovations géniales. Un bourbon riche en seigle, vieillit dans des fûts de Carbernet-Sauvigon, j’adore!! Nez : Langoureux parfum de fruits mûrs, de maïs sucré, de café, de caramel, d’oranges et d’épices. Complexe, riche et appétissant ! Bouche : Wow! Les épices du seigle et du chêne, puis une vague vineuse avec des notes de mûres, de café et d’orange, le tout enveloppé de caramel et de vanille. J’ai rarement bu un whisky si riche et chaleureux. Finale : Longue et chaleureuse, s’étire sur les épices du bois brûlé.

Martin 89.5%
Nez: Fruits rouge cireux, miel et rye. Caramel, dattes et cerises. Oranges, maïs et café. Un petit côté vineux nous rappelle son fût de finition. Ensorcelant. Bouche: Réglisse, caramel, fruits rouges et épices. Touche de rye et de maïs. Bien dosé au niveau du degré d’alcool, avec une belle texture qui nous pousse vers la planche de chêne gorgée de vin. Finale: Longue, boisée et chaude, elle nous laisse sur des notes de fruits secs, de café, de réglisse et de cerise poivrée. Pointe de cannelle. Équilibre: Superbe, un heureux mariage entre un bourbon et l’esprit d’un sherry cask. Insolite, mais excellent.

Highland Park Valkyrie

45.9% alc./vol.

André 89%
Superbe nez, riche et généreux, beaucoup plus tourbé que le 12 ans d’âge, plus sur le sherry également. Fruits séchés, tourbe terreuse, chocolat noir, sherry et cerises, toffee, caramel, prunes, dattes et bonne dose d’épices également. La bouche est corsée et épicée, bien tourbée (étonnant), salée. Ensemble poivré et épicé, du gingembre râpé, notes de réglisse noire, de terre mouillée et de chocolat noir, cerises noires, dattes séchées, oranges. La finale est épicée, poivrée et salée, intense et relevée. J’adore cette nouvelle version, l’intensité des saveusr, le taux d’alcool, l’apport de la tourbe et des épices. Un mélange du Dark Origins et du 12 ans d’âge… sans le mielleux du bruyère.

Patrick 89%
Une belle complexité, une bonne balance, j’aime! J’ai vu mieux comme rapport qualité / prix venant de cette distillerie, mais ça demeure un très bon whisky. Nez : Parfum typique d’un Highland Park, avec une fumée florale subtile, des épices orientales, des fruits subtils, du miel et une touche de sel. Bouche : La belle fumée de tourbe florale et mielleuse d’Highland Park,, de la vanille, des épices, quelques pommes vertes et du sel. Finale : D’une belle longueur, épicée et salée.

Martin 89%
Nez: Le superbe mariage de l’orge et de la tourbe de bruyère unique à HP. Miel, fleurs, fruits et xérès. Caramel doux et cerise. Bouche: Miel, orge, cerise, épices boisées et fleurs de bruyère. Puissant gingembre, xérès. Finale: Les épices nous redescendent en douceur sur des notes restantes de cacao, de miel et de biscuits. Équilibre: Un bel embouteillage, malgré que pour une poignée de change de plus on peut se procurer un supérieur Dark Origins.

Jameson Blender’s Dog

43% alc./vol.

Patrick 84%
Un bon whiskey, mais qui me rappelle les tentatives des nouvelles micro-distilleries de faire vieillir leur whisky plus rapidement dans un fût trop petit. Bref, pas exactement ce que j’attends d’un Jameson, mais tout de même intéressant. Nez: Une cour à bois, après la pluie. Épices, vanille et caramel subtil complètent le tout. Bouche : Comme mordre dans une planche de bois sur laquelle on aurait mis une pincée d’épices à steak et une goutte (pas plus) de vanille. Finale: S’étire assez longuement sur les épices.

Jameson Cooper’s Croze

43% alc./vol.

Patrick 88%
Un très bon whiskey irlandais qui saura plaire aux amateurs de whiskey boisé. Nez : Savoureux nez marqué par un caramel fruité, une note discrète de vanille, le tout servi sur une planche de bois mouillée. Bouche : Arrivée en bouche très épicée et boisée, avec quelques notes de vanille et de fruits mûrs. Finale: L’intensité diminue rapidement, mais s’étire ensuite très longuement sur les épices.

Arran The Bothy Batch #2

55.2% alc./vol.
Embouteillé en juin 2016. Maturation initiale en first fill ex-bourbon cask pour ensuite un affinage de 18 mois en quarter cask. Édition limitée de 12000 bouteilles. Hommage aux cottages appelés « Bothy » très présents sur les îles d’Écosse.

André 78%
Nez presque efface, maritime et s’exprimant au travers de notes citronnées et de fines agrumes, poires, ananas, vanille. Donc, somme tout, le nez est attirant. Après la texture de l’évaluation de Pat, je m’attendais à pire… au nez du moins… La bouche est malheureusement trop influencée par le fût, le quarter cask peut-être, forte tangente de bois ressemblant à du virgin oak. On y retrouve bien les mêmes saveurs senties mais elles sont diluées dans les saveurs de bois verdâtre bizarre, la banane verte peut-être, les oranges, présenté sur un coussin poivré, une pincée de sel de mer et de l’alcool un peu agressif. La finale est débalancée, démontre peu de subtilité. Mauvais choix de fût peut-être mais le rendu final est discutable.

Patrick 75%
Considérant l’excellence de la batch #1, mes attentes étaient élevées. N’empêche, lorsque que ma première réaction en sentant le whisky est de grimacer et de m’en verser un autre verre (au cas où le problème viendrait du verre), ça ne regarde pas bien. Nez : Bobettes sales. Et une subtile note de vanille et de fruits, qui pourraient nous laisser deviner ce que la personne qui portait les bobettes avait mangé pour le lunch. Au cas où ça nous intéresserait… Bouche: Épices sucrées, biscuits au beurre et vestiaire pas propre. Finale : Longue, épicée et pas propre.

Bruichladdich Octomore Edition 07.3 Islay Barley 5 ans

63% alc./vol.
169ppm. Octomore 7.3 est donc un pur produit d’Islay distillé en 2010 à partir d’une orge récoltée sur le champ Lorgba. Ses 5 ans de maturation ont été effectués à la fois dans des anciens fûts de bourbon mais aussi dans des fûts ayant contenu du vin espagnol de Ribera del Duero.

André 93.5%
Superbe nez onctueux, belles agrumes juteuses, poires, miel, vanille crémeuse, tarte au citron et meringue, sel de mer et fumée de tourbe musclée. Wow, la texture unique en bouche, moelleuse et souple, salade de fruits, agrumes et poires nappées de cuierrées de vanille fraiche. L’intensité de l’apport du fût de chêne arrondit passablement le whisky, tant au niveau alcool qu’au niveau tourbe, la morsure du phénol est douce et l’affinage en fût de vin embrasse l’ensemble des saveurs et rend le whisky goulu et très appétissant. Les céréales aussi jouent un rôle prédominant et servent de toile de fond aux saveurs plus corsées. Encore une fois, une nouvelle gorgée développe d’agréables saveurs de fruits et de poires dans leur jus, de céréales aux accents agricole, de paille séchée et de vanille fumée, d’agrumes et de citron. La finale, presque éternelle, est salée et tourbée et pleine de salade de fruits. Une superbe présentation, des nuances de saveurs exceptionnelles, une texture d’une désarmante voluptée. Buy!

Patrick 94%
Un extraordinaire whisky, complexe et superbement balancé. Une superbe réussite qui mérite qu’on la pourchasse! Nez : Parfum de tourbe fumée et étonnement sucrée, et de belles notes de céréales savoureuses. Bouche : Fumée de tourbe épicée, avec des céréales sucrées et de subtils petits fruits. Finale : Longue, fumée et épicée.

Martin 93%
Nez: Étonnant. Tourbe particulièrement fruitée. Agrumes, dont pamplemousse, miel, rosée du matin, pommes, feuilles vertes. Bouche: Texture mielleuse, notes tourbées bien sûr, mais extrêmement fruitées et florales aussi. Finale: Longue et chaleureuse, portant bien des notes de butterscotch, de vanille et de cacao sur une trame de fond de céréales, de tourbe et de melon au miel. Équilibre: Incroyable. Complexe, bien structuré. Modéré dans son approche, mais pas dans sa personnalité.

Bruichladdich Octomore 10 ans 2016 Ochdamh-Mòr 2nd Release

57.3% alc./vol.
167 ppm, limited edition of 18000 bottles.

André 86.5%
Grappe de raisins mauves, fruits tropicaux nappés de vanille et de miel, tourbe un peu animale et industrielle, graisse industrielle, nez un peu tranchant et sur l’alcool. Texture huileuse en bouche, duquel explose une salve toubée et phénolique aux accents industriels et bruts très intense, Chili Flakes, huile brute, sensantion industrielle presque que vieille cheminée crachant de la fumée noire sur l’album Animals de Pink Floyd, chocolat noir, terre mouillée parsemée de racines mortes. La finale est poivrée et sèche, l’alcool puissant, encore cette sensation industrielle et brute. Je m’attendais à une version plus posée et ronde. La présentation manque de fini et d’attention.

Patrick 90%
Complexe, superbement balancé et intense… Eh bien… Pas aussi intense que les autres Octomore. L’âge a définitivement fait son effet en adoucissant la bête… Dont il faut tout de même toujours se méfier de la morsure! Nez : Probablement la fumée la plus subtile (mais encore…) que je n’aie jamais senti venant d’un Octomore. Le tout avec une note subtile de fruits, d’épices et de poivre. Bouche : Ah ah! C’est ici que la fumée se cache! Fumée hyper intense, poivre de feu et, après quelques gorgées, les notes de céréales sucrées typiques d’Octomore font une discrète apparition. Finale : D’une belle longueur, savoureuse, fumée et épicée.

Martin 89%
Nez: Un vent de tourbe nous réveille avant même que nous plongions le nez dans le verre. Fruits rouges et grappes de raisin. Crème pâtissière et grains de céréales. Fraise. Bouche: Belle texture et beau poids en bouche. Épices, raisins et miel, le tout enveloppé dans une tourbe crasseuse. Finale: Assez solide et aggressive, sur à peu près les mêmes notes retrouvées en bouche. Longueur à la hauteur des attentes générées par son caractère et son taux d’alcool. Équilibre: À l’image du reste de la série, sombre, fumé as fuck et sans compromis.