Kilchoman Machir Bay 2016

46% alc./vol.

André 84%
Nez huileux agrumé, impression de cendreux et tourbé, citronné et frais, mais masculin dans l’approche des textures. En bouche, mélange de fruits tropicaux, de petits fruits séchés, de citron, d’agrumes et de cendre de feu de tourbe refroidi, sel de mer. La texture déçoit un peu, le côté huileux du nez n’est pas au rendez-vous-même si l’ensemble est agréable. Courte finale, douce même si tourbée et fumée. Un brin d’ambiguïté envers cet embouteillage qui me laisse sur ma faim.

Patrick 90%
Frais et intense, j’adore! Du superbe Kilchoman classique. Nez : La belle fumée de tourbe fraîche, pleine d’agrumes et légèrement malpropre qui est la signature de la ddistillerie. Bouche : De la belle fumée de tourbe huileuse, avec des agrumes, du sel et une discrète goutte de vanille. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée et fraîche.

Martin 85.5%
Nez: Doux pour son caractère, la tourbe n’occulte pas le reste. Citron, pierre lavée, frais et cendré à la fois. Bien beau. Bouche: Vanille, citron et meringue, un peu de miel d’épices et de bois. Clou de girofle et une touche de cannelle. Finale: Douce, posée mais quand même affirmée. Èpices, bois, tourbe et citron. Équilibre: Un embouteillage qui marque sur tous les tableaux, mais qui manque un peu de force dans le poignet. On en voudrait plus, plus de tourbe, plus d’alcool, plus de caractère.

Roe & Co Irish Whiskey

45% alc./vol.

André 78.5%
Nez typique; bananes, vanille, pommes vertes, miel, compote de poires, épices. Bouche plus épicée, la balance ok mais pas assez variée, les saveurs sont les mêmes que le nez annonçait. La texture est diluée et sans trop de structure et on ressent la jeunesse du whisky. La finale est sèche, notes de cannelle et de bois de chêne séché, vanille, prévisible et dont on se lasse rapidement.

Patrick 77%
Si tous les whiskys ressemblaient à ça, Québec Whisky n’aurait jamais vu le jour. Un autre Irish dont la seule ambition est de faire des shots ou d’aromatiser le café. Nez : Pommes vertes, miel et un peu d’épices. Très léger. Bouche : Sucré et boisé, au point qu’à l’aveugle je l’avais pris pour un whisky canadien low shelf. Un peu de cannelle et de vanille aussi. Finale : D’une longueur moyenne, d’une platitude assez intense.

Corriemhor 8 ans

46% alc./vol.
Créé spécifiquement par richard Paterson (Dalmore Cigar Malt) pour compléter les meilleurs cigares cubains. Maturation en fûts de chêne américains et en fûts de sherry.

André 87%
Sherry, confiture de fruits, compote de cerises, figues, dattes, noir chocolat, oranges, épices, agrumes. Un maelstrom de saveurs invitantes et bien présentées. Le nez est goulu, belle ampleur qui invite à la dégustation. En bouche, le whisky est souple, très fruité et affiche aussi de belles notes d’épices. Le chocolat noir sert de toile de fond à cet amalgame de saveurs fruitées, poignée de raisins secs et confiture de fruits variés. La richesse du whisky est étonnante pour son jeune âge et l’équilibre est vraiment bien également. La finale est fruitée, belles cerises juteuses, oranges confites, raisins secs et background de chocolat noir amer. J’aime bien cete présentation simple mais juste.

Provenance Tamdhu 12 ans

46% alc./vol.
Distilled March 2004, Bottled August 2016

André 84.5%
Oranges, agrumes, miel, oaky au nez, vanille, crème brûlée. La bouche est douce, mais punchée sur les épices, miel, vanille et agrumes, le fût carbonisé est très présent comme l’annonçait le nez, on y décèle aussi une touche de poivre noir broyé. La finale est rectiligne et douce, longueur moyenne, beaucoup d’accents de vanille et du bois de chêne.

Kilkerran 12 ans

46% alc./vol.

André 87%
Au départ j’avais au nez certains embouteillages bourbon cask de Balvenie. Puis j’ai eu quelques effluves de tourbe qui sont apparues progressivement, ensuite des agrumes et du citron, des notes de sherry et de confiture de fruits, d’oranges, raisins secs et de miel. Ce qui m’étonne par la suite c’est la texture hyper huileuse du whisky, genre huile d’olives dans une assiette blanche qui roucoule sur la langue et dans le palais. La table est mise pour un buffet de saveurs exquises; agrumes, citrons, oranges, confiture de cerises, raisins secs, miel, vanille, ainsi qu’une discrète touche saline. Pas de toute sur la proportion de bourbon casks mais aussi avec la touche de sherry avec les saveurs livrées. Douce finale, lente et langoureuse, fruitée et finement tourbée. J’aime bien cette édition un peu hors norme du scope habituel des whiskies maritimes.

Patrick 91%
Un superbe whisky dont la tourbe tout en retenue lui permet de présenter un superbe bouquet de saveurs. J’adore, et la meilleure preuve est que ma bouteille s’est vidée sans que j’en aille conscience (certes, il s’agit ici d’un argument un peu circulaire). Nez : Légère tourbe florale et maritime, avec une touche boisée et un peu de vanille. Alléchant. Bouche : Fumée de tourbe florale délicate, un peu de sel, de la cendre et une bonne dose d’épices et de bois. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe.

Martin 87.5%
Nez: Pommes et clémentines, miel et fleurs blanches. Fraises, framboises, herbe et léger cuir. Bouche: Pommes, cannelle, sucre d’orge, cuir, miel et oranges. Touche de chêne. Finale: Chêne, cuir, écorce d’orange, miel, fleurs blanches et généreux fond de tourbe presque orcadienne. Équilibre: Doux, sucré, équilibré et affirmé à la fois. La série « Work in Progress » a vraisemblablement porté fruit. Kilkerran nous offre maintenant un single malt mature et accompli.

Macallan Gold Double Cask

40% alc./vol.

André 76%
Eeech, ça sent le virgin oak vanillé et le bois verdâtre, crème Française, oranges et d’une touche d’agrumes et de fruits secs. La bouche est moche, aucune texture presque, beaucoup d’influences du fût de bourbon, saveurs verdâtres, pelures de pommes, oranges, le tout jumelé d’une grosse livraison de gingembre acéré. Finale sèche et épicée, le bois de chêne. On mix ça avec quoi?… Pour être honnête, je n’ai même pas terminé mon verre.

Patrick 79%
Bon, voici comment Macallan a su ramener les « age statements » : en rajeunissent abusivement le Gold! Bref, un whisky bas de gamme, indigne de la marque Macallan. Nez : Caramel, xérès et new make qui semble pas trop loin. Bouche : Toujours le caramel, le xérès, un peu de bois et toujours le new make. Finale : Un peu courte, marquée par le bois et le new make.

Martin 79.5%
Nez: Céréale de Macallan certes, mais sur une toile de fond de crème fraiche, d’herbe et d’agrumes. Fruits séchés et fût de bourbon. Caramel doré. Bouche: Texture fade, eau d’érable, rose, miel, pelure de granny smith, épices et bois. Le xérès y est, mais sans la finesse signature de la distillerie. Finale: Courte, épicée, fade et plutôt sèche. Pointes de chêne, d’épices et de raisin. Équilibre: Macallan, Macallan, Macallan… On commence à être tannés de se faire servir des expressions en-dessous des attentes à un prix exorbitant. Overpromise, underdeliver.

Kentucky Jack 3 ans

40% alc./vol.

André 85.5%
Nez un peu vif, beau fruité bien enrobé; petits fruits rouges, cassonnade, cannelle, une touche citronnée, cerises noires, miel, vanille. Simple mais agréablement bien construit. La bouche est limpide, un peu diluée mais les saveurs définies avec succès; petits fruits sauvages, cerises noires, poissons à la canelle, réglisse. On ressent un peu plus le baril brûlé en finale de bouche ainsi que la jeunesse du whisky, volée d’épices et de cannelle plus acérée aussi. Belle petite découverte de vacances Crétoises.

Jim Beam White Label (2010)

40% alc./vol.

André 87%
Tout aussi typique que Jim Bram peut le faire; avalanche de petits fruits rouges, cannelle et réglisse rouge, fût brûlé, oranges, vanille, miel. Beaucoup d’influences du maïs en bouche, onctuosité intéressante, beau taux de sucre qui calme les épices, on dévine aussi le charred du fût avec les notes de bois carbonisé en background, vanille crémeuse, une touche d’épices tirées du seigle aussi. Avec le temps, la texture devient plus cireuse même si hyper fruitée. Finale de bonne longueur, poussée par les vagues épicées du rye un peu terreux.

Craigellachie 19 ans – Batch 78-SC33

46% alc./vol.
Distillerie ô combien confidentielle, devenue la propriété de John Dewars & Sons (Bacardi) depuis 1998, Craigellachie fut fondée en 1891 par un personnage haut en couleur : Peter Mackie. Créateur du succès commercial international, le blend White Horse, Peter fut l’un des cinq Barons de l’industrie du whisky, l’un des fameux « Big Five ». Son oncle dont il héritera plus tard, n’est autre que James Logan Mackie, propriétaire de la distillerie Lagavulin sur l’île d’Islay. Exclusivité travel-retail.

André 91.5%
Wow, quelle surprise… Agréable au nez, belle douceur invitante et calme; céréales maltées nappées de miel, poires, une touche de zeste d’orange, pelure de pommes rouges, pincée de gingembre, céréales Sugar Crisp, vanille recouvrant une fine sensation de chêne bien sec, ananas, noix de coco, le sirop de la salade de fruits en canne. La texture en bouche est superbe, un peu cireuse et huileuse, les saveurs harmonieuses et bien agencées même si elles sont principalement les mêmes que livrées par le nez. Une belle salade de fruits tropicaux, festive et qui évoque un déjeuner sur une plage des tropiques. La finale est sucrée avec une rétro-olfaction un peu sèche et épicée. La version qui nous réconcilie avec cette distillerie méconnue et qui affiche maintenant de grands honneurs. Un superbe malt du Speyside qui affiche une maturité étonnante et un équilibre exceptionnel.

Patrick 80%
Un autre démonstration qu’il faut éviter les embouteillages disponibles uniquement en travel-retail. Le whisky me fait penser à une version diluée du 13 ans, avec certes, un peu plus de complexité, mais tellement moins d’intensité. Nez : Parfum très léger de malt, de subtils fruits, de vanille et chêne discret. Bouche : Pas une bonne première impression: j’ai validé que le taux d’alcool était bel et bien de 46%, tellement que ça donne l’impression d’avoir été dilué à outrance. En tout cas, ça goûte tout de même très bon, avec des notes mielleuse, du malt, du chêne, de douces épices, de la vanille et des agrumes. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne.

Deveron 18 ans

40% alc./vol.
Construite en 1960 dans le village de pêcheurs de Macduff, Deveron est la distillerie la plus au Nord-Est de l’Ecosse. Elle se situe là où la rivière Deveron rencontre la mer, ce qui procure à son whisky un style marin, empli de notes fruitées.

André 76%
Mélange de poires au caramel et d’oranges, vanille et fleurs blanches, encore cette sensation de poudre sucrée des gommes Bazooka. Un peu plat comme présentation et le nez n’offre rien de bien attrayant. La bouche goûte un peu le métallique bizarre, le poivre broyé et les épices, les saveurs de poires et d’oranges sont délavées et noyées dans un amalgame de saveurs industrielles et métalliques bizarre. La finale est courte, poivrée et épicée. Une bonne raison pour cacher le whisky dans une bouteille verte presque opaque. Quel gachis.

Patrick 86%
Un superbe whisky qui gagnerait à être mieux connu, riche et complexe. J’aime, mais &#@%, arrêtez de diluer mes whiskys! Dans ce cas-ci, ça rend le rapport qualité/prix moins intéressant qu’il aurait dû l’être. Bref, à la moitié du prix, je recommande le 12 ans sans hésiter! Nez : Ça sent bon… Ça sent la mer, un peu de xérès, des pommes et une touche subtile de biscuits « Social Tea ». Bouche : Sel délicat, mais pas subtil pour autant, xérès qui lui, est un peu subtil, bois brûlé, oranges, miel et un peu d’épices. La texture en bouche pâtit grandement d’une trop grande dilution. Finale : D’une belle longueur, fumée et fruitée. J’aime vraiment la saveur qu’il me reste en bouche.

Martin 84%
Nez: Pommes mûres, miel et caramel, céréales sucrées avec un soupçon de cire. Facile d’approche. Bouche: Ronde et fluide, sur la poire pochée, la vanille, les amandes et une note d’agrume confit. Finale: Moyennement longue mais délicate, légèrement épicée et boisée. Équilibre: Sans éclat mais bien construit, ce dram joue la carte de la subtilité, un bon choix pour les amateurs de profils calmes et soyeux. Les dégustateurs expérimentés chercheront toutefois un profil plus charpenté disons.