Nikka Miyagikyo 15 ans Sherry Single Cask

58% alc./vol.
Sherry Single Cask #412203, Distillery Exclusive.

André 89%
Si on peut définir l’élégance en version whisky, ça ressemblerait probablement à cet embouteillage. Gorgé de fruits secs et de planchette de bois de chêne qui a avalé du sherry, jus de pommes dans lequel trempe les pelures, cerises noires, gummy bears, beau caramel gommant. Les saveurs boisées sont bien présentes sans monopoliser le nez. En revenant au nez après une dizane de minutes, on a maintenant des notes de chocolat au lait et de noix, de caramel, d’oranges, prunes, du rhum peut-être. Incroyable texture en bouche, riche et moelleuse, grasse aussi, qui roucoule sur la langue. Jusque là, l’alcool est en retrait. Une fois avalé, par contre le whisky est beaucoup plus costaud. Les saveurs de fruits secs sont pâteuses et compactes, notes de prunes et de dattes aussi et de gâteau aux fruits nappé de caramel chaud, avec un bon fond sucré. Le sherry est fusionné avec le bois de chêne. Très gourmand en bouche malgré une teinte de sulfure en finale à la robe qui rappelle l’anis et le bois brûlé.

Patrick 77%
Boum! Au risque de faire un Jim Murray de moi-même, voici un « bel » exemple de whisky détruit par le soufre. Dommage, car c’était rudement bien parti. Ou encore, un problème avec mon échantillon, compte tenu qu’André semble l’avoir bien apprécié, alors qu’il est habituellement plus sensible que moi à ce défaut. Nez : Oh. Wow. Oh. Sans joke? Oh. Mmmmh. Wow. L’un des meilleurs parfums que j’aie eu depuis longtemps. Du xérès d’une rare balance, une touche de sel, du bois, une belle dose de fruits mûrs et du chocolat à l’orange. Sublime. Bouche: Ooooh… L’arrivée en bouche est tout simplement magistrale! J’y trouve l’un des meilleurs xérès et du plus beau vous que j’aie bu. Mais… Finale: Longue, avec du soufre qui détruit tout. Genre, un Taliban en Afghanistan avec les statues géantes dans les montagnes (les Bouddhas de Bamiyan).

Canadian Club 40 ans – Specially bottled for John Harcarufka’s Retirement in 2001

40% alc./vol.
John Harcarufka fût president de Hiram Walker de 1993 à 2002. Cette bouteille, offerte à quelques employés, commémore sa retraite en 2001 après plus de 40 ans de service.

André 88%
Mélange de céréales et de sirop de maïs et de seigle. Beaucoup de réglisse au nez et de bonnes épices aussi. Le nez évoque aussi les pelures de pommes rouges tout juste cueillies à l’automne, une touche de caramel et d’épices tirées du bois de chêne, du poivre concassé, quelques tonalités d’acétone aussi. La bouche rappelle les bonbons de Noël en forme de cannes couleur rouge et blanc, la pelure de pomme, le caramel et le sirop de maïs et le seigle épicé et légèrement terreux. Quelques notes de fruits rappellent aussi le sherry ou le jus de raisins et l’anis. La texture est douce et veloutée avec un kick relativement prononcé d’épices en finale de bouche, moyenne-longue qui laisse un aspect finement tannique qui se noies dans des vagues de poivre concassé. Je préfère cette édition à la version officielle de 40 ans distribuée en 2017.

Game of Thrones Johnnie Walker – A Song of Fire

40.8% alc./vol.

André 78%
Sur les grains de céréales à la cannelle, le poivre et les oranges trempées dans le caramel. La tourbe de Caol Ila est loin au nord, melon au miel, poires et ananas, oranges, fruits rouges séchés, la tourbe et la cannelle poivrée sont plus présentes en bouche qu’au nez. Texture sucrée, presque artificielle, plus consistante que dans le Ice mais c’est pas le gros char… Finale sur la cannelle, on dirait presque une boisson aromatisée, sucrée puis poivrée et tourbée.

Patrick 88%
Le Johnnie Walker que je voudrais avoir à la maison, pour pouvoir prendre quelques heures pour l’évaluer comme il faut tellement il est complexe! Nez : Du beau xérès chaleureux, avec des fruits mûrs, du caramel un peu trop sucré et de la vanille. Mais c’est quand même appétissant. Bouche : Du xérès chaleureux, du bois épicé, une touche de vanille et de caramel, le tout porté par un beau whisky de grain crémeux. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse.

Martin 83.5%
Nez: Grain et caramel, plus feutré et doux que le Song of Ice. Poires, oranges et légère tourbe. Bois sec et fruits rouges bien goulus. Bouche: Jus de raisin, texture un peu plus plaisante, même si on est loin du succès. Mais comparé au Song of Ice, on est quand même sur une pente montante. Chêne et cassonade, le grain est toujours au coeur du blend, mais on aime bien surfer ses saveurs de vanille et de cannelle. Finale: Courte, mais forte sur le grain et le bois, ave on dirait même quelques ressemblances avec un whisky canadien. Équilibre: Bien des lacunes, dont la première est de miser sur une franchise en perte de vitesse comme Game of Thrones. On est quand même un échelon au-dessus de son jumeau le Song of Ice.

Game of Thrones Johnnie Walker – A Song of Ice

40.2% alc./vol.

André 75%
Nez muet mis à part la vanille, le miel, les oranges sanguines lointaines et du sucre à glacer. Même après 10 minutes à aérer, rien à faire, c’est plat niveau saveurs et platte (tout court) au nez. La bouche est disparate et diluée un max, aucune structure aux saveurs qui sont déjà pauvres. Si Clynelish a servi à la base de ce whisky, le côté waxy de la distillerie n’est pas de ce dernier épisode. Céréales séchées sucrées, miel et vanille, lointain xérès, pommes poires, oranges… Je dois sérieusement creuser pour trouver. Finale courte, diluée et flat, sauf pour une rétro-olfaction de cannelle éventée et une sensation bizarre tannique passagère. Ça fait penser au dernier épisode de la série qui s’est terminé en queue de poisson.

Patrick 84%
Un Johnnie Walker qui gagnerait à joindre la gamme des « réguliers ». Nez : Le parfum d’un Johnnie Walker, mais dominé par les fruits tropicaux. Reste, la petite touche de fumée que j’aime tant dans les Johnnie est toujours là! Bouche : Des fruits tropicaux intenses, des épices, du bois, de la vanille et une touche de fumée. Finale : D’une belle longueur, marquée par la douceur du whisky de grain, et par les agrumes du scotch.

Martin 80.5%
Nez: Léger new make et alcool de grain. Orange, malt et sucre en poudre. Vanille royale. Assez quelconque. Plat et avec bien peu d’intérêt. On mise sur la gimmick Game of Thrones encore, mais on ne performe guère mieux que le White Walker. Bouche: Caramel, sucre en poudre, fruits tropicaux, vanille et chêne humide. Le grain transparaît tous azimuts. Épices et acétone. Bof. Finale: Courte et sèche, le grain prend toute la scène, laissant bien peu de lumière aux autres éléments. Équilibre: Bien ordinaire, à l’image de la saison finale de Game of Thrones.

Cragganmore Distiller’s Edition 2005-2018

40% alc./vol.

Patrick 84%
Un bon Cragganmore, mais qui a été un peu rincé par la finition en fûts de porto. Dommage car la richesse des flaveurs de Cragganmore est habituellement « top of the class ». Nez : Du beau porto, un peu de chocolat, du malt et du chêne discret. Bouche : Du bois brûlé, du porto brûlant et des épices en feu. Finale : Un peu courte, marquée par les épices et le porto.

Tomatin 30 ans – Batch 1

46% alc./vol.

Patrick 88%
Un très bon whisky, léger, mais tout de même savoureux. Nez : Parfum relativement léger avec des agrumes, un peu de xérès et une touche de chocolat. Bouche : La douceur du xérès servi avec un morceau de chocolat au lait, avec une touche d’épices boisées. Finale : D’une belle longueur, sucrée et fruitée.

Old Pulteney 33 ans – Vintage 1983

46% alc./vol.

Patrick 93%
Un grandiose whisky, livrant la marchandise à tous les niveaux. Du bonheur à chaque gorgée. Nez : Un appétissant mélange de xérès crémeux, de fudge et de sel, servi sur une discrète planche de chêne. Bouche : Le xérès semble vouloir prendre toute la place, mais est rapidement rattrapé par le sel et le fudge. Le tout servi sur un délicieux écrin de chêne brûlé. Finale : D’une superbe longueur, marquée par le sel et le chêne.

Balvenie Tun 1509 Batch 5

52.6% alc./vol.

Patrick 94%
Un whisky extraordinaire qui saura combler les plus blasés des amateurs de scotch! Nez : Un parfum de dessert aux fruits mûrs nappé d’une bonne dose de caramel et d’un zeste d’oranges. Bouche : Du succulent xérès chaleureux, du caramel voluptueux, un zeste d’orange, un peu de bois… Wow! Finale : D’une superbe longueur, sucrée et fruitée.

Macallan Rare Cask Batch 2 – 2019 Release

43% alc./vol.

Patrick 89%
Un whisky qui pourrait être exceptionnel si ce n’était qu’on l’a trop dilué : 43%, allons donc, vous voulez rire de nous? Les saveurs présentées sont littéralement parfaites, alors si vous êtes du genre à verser un bon trait d’eau dans votre dram, vous devriez le trouver parfait. Nez : L’incomparable xérès de Macallan à son meilleur! De beaux fruits mûrs, du caramel profond, de la vanille décadente et du chocolat onctueux. Bouche : De superbes saveurs, avec les mêmes fruits, caramel, vanille et chocolat précédemment mentionnés, mais avec aussi une belle touche d’épices. Par contre, la texture en bouche est franchement décevante… Il semble que l’on ait un peu trop dilué ce nectar. Finale : Un peu courte, mais tout de même agréable.

Glenturret Peated – Batch #3

43% alc./vol.

Patrick 83%
Un bon scotch tourbé, mais qui ne fera pas changer la Terre d’orbite. Dommage, car je sais que cette distillerie est capable de beaucoup plus (oui, c’est le même commentaire pour l’ensemble du nouveau range de la distillerie). Nez : Fumée de tourbe diluée avec des agrumes et du bois. Bouche : Fumée de tourbé, agrumes, chêne et un peu de fruits tropicaux. L’ensemble est plutôt léger et manque de consistance. Finale : Un peu courte, marquée par la fumée et l’orge.