Matsui Mizunara Cask

48% alc./vol.
Kurayoshi Distillery – Âgé en fût de chêne japonais Mizunara.

André 82%
Plutôt plat comme nez au départ, puis s’ouvrant progressivement. Pommes poires, vanille, fleurs blanches, melon au miel, sirop de poires et miel. L’alcool est jeune et très perceptible autant au nez qu’en bouche. Bouche très poivrée et épicée avec une continuité soutenue des pommes poires qui s’accompagnent de raisins verts, de melon au miel et de fruits tropicaux. La bouche gagne beaucoup en saveurs si on laisse laisse le whisky respirer un bon 20 minutes afin de purger les flaveurs de jeune whisky. Finale de coconut, de fruits tropicaux et de poivre.

Patrick 75%
&$%@#!! C’est quoi ça?? Quand je vois « Mizunara », je m’attends à un chef d’œuvre d’épices délicates et délicieuses. Ici, j’ai du new make rough et sans intérêt. J’ai acheté cette bouteille il y a 3 mois, j’ai essayé d’y goûter dans différents contextes, et non, rien à faire, j’aime pas. Heureusement que la boite est belle, car elle va ramasser la poussière longtemps. Nez: Un parfum plutôt rough d’alcool pas raffiné avec une petite goutte de caramel. Bouche : L’arrivée en bouche, dominée par des épices orientales et une agréable touche sucrée, est rapidement submergée par le new make cheap. Finale: Trop longue, avec trop de new make.

Martin 79%
Nez: Timide, poussiéreux et un peu fade. Vanille, bois, fleurs et poussière. Pas grand chose d’autre. Bouche: Sucre blanc, chêne et touche d’épices. Un peu de poivre. Assez unidimensionnel encore une fois. Finale: La texture fade s’évade assez vite, laissant sur son passage uniquement quelques notes de bois, de poivre et de vague vanille. Équilibre: Décevant, surtout venant de la part d’une distillerie japonaise. Un dram malheureusement à éviter.

Ardbeg Ardcore

46% alc./vol.
Ardcore est une vraie innovation dans le monde des Single Malts tourbés. Vieilli en ex-fûts de Bourbon, ce nouveau Single Malt Ardcore résulte de la distillation d’un malt noir (black malt) : la céréale est chauffée à température très forte pour que le malt devienne torréfié, un peu comme un grain de café ou de cacao. Une opération de séchage sous surveillance… Si la température dépasse les 250°C, le malt peut se transformer en charbon et prendre feu. Un procédé de fabrication qu’on retrouve notamment chez Glenmorangie Signet, mais encore jamais avec un whisky tourbé. Il rappelle le passé oublié de « Punk Ellen », surnom donné au port de l’île d’Islay dans les années 1970.

André 85%
Nez plutôt réservé, à l’aspect jeune et presque dilué. Lime et citron, chocolat au lait, un brin de zeste d’oranges, fumée de tourbe clean, inspiration maritime. Aux gorgées subséquentes, ananas rôti sur le feu de camps et poivre. En bouche, texture au départ liquide mais aux gorgées subséquentes gagne un bon côté huileux. Anis, bois brûlé, citron, oranges, ananas, poivre, fumée de tourbe terreuse, chocolat et vanille, le tout avec un bon apport herbeux. Courte finale sur le citron, le chocolat et le charbon. Ok… Agréable pour un whisky tourbé et maritime de semaine. Là où ça fait mal c’est lorsque l’on compare le prix versus un Ardbeg 10 ou un Uigeadail qui selon nos sources sera pratiquement au même prix que le Ardcore. Je préfère de loin un bon vieux 10 ans régulier ou pour 200$ balles, un Uigeadail. Est-ce que je vais en acheter pareil? Oui, pour parfaire la collection, mais pas nécessairement pour en boire disons. Hé oui, victime du marché capitaliste…

Patrick 89%
Un beau whisky avec tout ce qu’on peut désirer d’un Ardbeg. Avec une texture un peu plus soyeuse, ça serait vraiment un chef d’œuvre… Mais ça demeure une bouteille que j’ai vidée assez rapidement… Et que je ne regrette ainsi pas d’en avoir acheté une deuxième ! Nez : Un beau parfum fumé avec une touche de sel et du charbon de bois sec. Bouche: De la fumée de tourbe et cendreuse d’une grande intensité, avec une belle note salée, du discret chocolat noir et une petite pointe d’anis. Finale : D’une belle longueur, pleine de suie, de fumée et de bois brûlé.

Martin 90%
Nez: Café noir, goudron, réglisse salée et cendre froide, avec une pointe de citron confit. Bouche: Explosive et sombre, dominée par le malt rôti, le charbon, la mélasse brûlée et les épices. La tourbe est abrasive mais jouissive, avec des éclairs de chocolat noir et de poivre. Finale: Longue et sèche, sur la fumée tenace, la terre humide et le grain amer. Équilibre: Pas pour les timides. Un Islay sans compromis, sale et délicieux, qui ravira les fans de tourbe extrême. Ardbeg joue ici la carte du chaos maîtrisé avec brio.

Kim 81%
Nez : Normalement avec Ardbeg la tourbe frappe en premier, mais cette fois c’est plutôt très floral, miel doré et le classique poivron vert grillé, très appétissant. Bouche : Le côté légume vert grillé prend vraiment beaucoup de place, un peu trop à mon goût, poivre blanc, et aussi l’impression d’avoir mordu dans une tulipe. Pas le meilleur des Ardbeg, mais ça reste un Ardbeg.

Matsui Sakura Cask

48% alc./vol.
Kurayoshi Distillery – Âgé en cherry wood casks japonais, connus sous le nom de Sakura.

André 81%
Nez sur la confiture de cerises et de fraises, pommes, agrumes, oranges. Simple mais nez bien équilibré. Nez sucré et très fruité; fraises, cerises, agrumes, zeste de citron, crème vanillée saupoudrée de poivre broyé, de gingembre et de bois séché. Finale légèrement herbeuse, melon au miel, cerises, poivre. Très difficile à sizer comme whisky.

Patrick 76%
Un whisky bas de gamme présenté comme une superstar. Décevant. Dire que j’avais acheté ça pour impressionner les coachs au dojo de karaté. Je n’ai jamais osé leur servir. Seul point positif : la boite est jolie. Nez : Du new make, du cerisier, de la vanille et du bois frais. Bouche: Du bois frais avec une touche de cerise et.. de l’alcool. Finale: D’une longueur bien moyenne, marquée par l’alcool.

Martin 82%
Nez: Cerise noire, fleurs séchées, vanille douce et un léger accent résineux. Bouche: Assez fine, sur la fraise confite, la pâte d’amande et une touche boisée un peu astringente qui trahit la jeunesse du spiritueux. Finale: Moyenne, sèche, avec des notes de cacao amer et d’herbes sèches. Équilibre: Un whisky atypique et intéressant, mais qui manque de précision et dont l’élevage en bois de sakura, bien que distinctif, crée une impression légèrement déséquilibrée.

Matsui The Peated

48% alc./vol.
Un whisky tourbé de la distillerie Kurayoshi, sise entre Osaka et Hiroshima au pied des Monts Deisen. Il est distillé en potstill puis élevé dans des fûts de bourbon de chêne blanc Américain. L’orge maltée a été sélectionnée puis tourbée par le maître distillateur de la distillerie Kurayoshi. La bouteille est ornée de la célèbre pièce de Katsushika Hokusai, The Great Wave, choisie pour représenter l’esprit et la force du whisky.

André 78%
Soyez prévenus, on est dans la singularité ici… Nez d’huile industrielle souillée, de sel de mer et de fruits rouges, d’oranges et de mangues. J’avoue avoir passé pas mal de temps à trouver la voie définie par le nez, à ne pas me sentir complètement égaré en plongeant et replongeant le nez dans mon verre en quête de repères. Bouche de fruits tropicaux et de fumée crasseuse et cendreuse sur fond de varech et d’enbruns maritimes, d’oranges, mangues et framboises. Courte finale, brise salée sur un bol de fruits tropicaux où les oranges prédominent et une rétro-olfaction de fumée crasseuse bizarre.

Patrick 65%
Ben voyons donc? Quelqu’un s’est trompé à l’usine d’embouteillage et nous a refilé du diluant à asphalte usagé ? Je fais quoi avec ça? Je peux même pas le mettre dans les toilettes, ça va tuer toute la vie marine des océans ! Nez: Ouf, ça doit sentir comme ça un incendie dans une usine de produits chimiques dans un pays sans règles environnementales. Vraiment agressif, dans le top 10 des pires parfums de whiskys que j’aie senti à ce jour. Bouche: Avec un peu d’imagination, je peux voir du sucre, des épices et même des fruits. Mais non. On dirait un feu dans une dump à déchets du tiers-monde. Finale : D’une longueur moyenne mais trop longue, avec le petit goût de produits chimiques brûlés qui colle trop longtemps.

Martin 77%
Nez: Fumée légère, pomme verte, céréale sucrée et vanille artificielle. Au départ ça m’apparait buvable. Bouche: Très mince, sur le bois grillé, la fumée diluée, des fruits secs discrets et une note de caramel un peu creuse. Quelques épices, rien de palpitant. Finale: Courte, poussiéreuse, avec une pointe herbacée. Difficile d’en tirer plus de jus. Équilibre: Un dram manquant cruellement de profondeur et de cohérence, dont la tourbe timide ne parvient pas à masquer les faiblesses du reste de l’expérience. Amère déception.

Nikka Days

40% alc./vol.

Patrick 75%
Ouf, un whisky qui m’intriguait depuis longtemps… Et quand j’ai fini par mettre la main sur une bouteille, j’ai été encore plus intrigué par la mention de malt tourbé. Ouf, quelle déception! Aucune tourbe, aucun plaisir… Je l’ai essayé en « highball » et avec une bonne demi-douzaine d’autres mixers, et il n’y a rien à faire avec ce whisky. Nez: Alcool, un peu de fleurs et un soupçon de bois. Bouche: Alcool, caramel, fleurs et une petite pincée de bois. Finale: Courte et sans intérêt.

Martin 78%
Nez: Céréales, fleurs, chêne et une lointaine lointaine vanille. Assez doux dans ses saveurs, entouré d’alcool un peu trop jeune. Bouche: Sucre blanc, alcool à friction, vanille et fleurs blanches. Agressif et unidimensionnel. Finale: Mentholée, sucrée et épicée. Le bois est loin derrière. Équilibre: Un dram assez décevant. J’aimerais bien lui faire plus d’éloges, mais je crois que Nikka a infiniment mieux à offrir.

Talisker Port Ruighe 2018 Port Cask Finish

45.8% alc./vol.

André 90%
Mélange de saveurs maritimes et de fumée de tourbe, petits fruits rouges, raisins secs et dattes. Sensation léchée, pierre ponce, sel de mer séché sur les galets, barres Cadbury Fruits et noix. La bouche est douce, maritime et fumée. Retour sur les barres Cadbury Fruits et noix, fruits sauvages et raisins secs, bleuets poivrés trempés dans le chocolat, caramel. Finale de longueur moyenne, poivrée et salée, très fruitée et minérale. Une superbe variante du Talisker traditionnel, habillée de fruits et peut-être moins directe.

Càrn Mòr Strickly Limited Ardmore 9 ans

47.5% alc./vol.
Distilled 2011, Bottled 2020, Limited Edition of 1272 bottles. Fûts de PX et oloroso.

André 89%
Oranges confites, sherry épicé, terre noire mouillée, warehouse humide, cannelle et gingembre. Tourbe lointaine médicinale et meaty. Le sherry est très intense et sans ambuguité. Tourbe un peu sale et crasseuse, le sherry est intense, notes de chocolat noir et de terre mouillée, une pincée de sel, notes boisées aussi. Succulente texture, soyeuse et douce. Cannelle fumée, framboises, cacao, raisins secs, bois brûlé. Intensité au carré.

Patrick 90%
Un whisky délicieux et savoureux, avec un petit quelque chose que je n’avais vu dans dans un whisky (du « cream soda »!?!?!), alors oui, j’ai vraiment aimé! Nez : Un beau parfum débordant de beaux petits fruits des champs sucrés, d’une discrète fumée, d’un peu de sucre et d’une touche boisée. Définitivement alléchant! Bouche : Un mélange non orthodoxe de fruits des champs sucrés, de liqueur « cream soda », de bacon fumé, de chocolat, de bois sec et d’une touche de sel inattendue. Finale : D’une belle longueur, avec un mélange de cream soda et de fumée.

The Vintage Malt Whisky Co. Ltd. – The Cooper’s Choice Laphroaig 7 ans

46% alc./vol.
Distilled 2006, Bottled 2013.

André 86%
Typiquement Laphroaig, agrumes, medicinal et tourbé, très verdâtre, maritime et salin. Texture liquide en bouche, médicinale, cendreuse, herbe verte mouillée, zeste de citron, agrumes, miel et crème saveur vanille, antiseptique. Finale persistante, sur la tourbe médicinale et cendreuse, bien vanillée et remplie d’agrumes.

Patrick 92%
Oh, Laphroaig comme je l’adore, médicinal, salé, intense et définitivement pas pour les enfants. Smooooooth!! Dire qu’il y a quelques années à peine ce genre d’embouteillages était disponibles partout pour une bouchée de pain… Je peux vous assurer que j’en ai savouré chaque gorgée! Nez : La fumée de tourbe huileuse et médicinale typique de Laphroaig. Que dire de plus ? Bouche : Porté par une belle texture huileuse, la fumée huileuse et médicinale de Laphroaig s’exprime avec toute la force possible, mais aussi une bonne dose bois brûlé, de caramel salé, une goutte de miel et une grosse pincée de sel pas subtile pantoute. Bref, bonheur! Finale : D’une superbe longueur, fumée et salée.

SWMS G4.10 Cameronbridge 34 ans

52.8% alc./vol.
‘’Coffee Toffee’’, Distilled 15-02-1982, Bottled 2016 from Refill Ex-Bourbon Hogshead, 180 bottles.

André 91%
Nail polish remover, noix cuites au four enduites de miel, céréales Sugar Crisp, mashmallow trempés dans le caramel chaud, fruits tropicaux. Bouche : Rhum brun, caramel, noix, grains de café torréfiés et sirop d’érable, pincée de cannelle. La texture en bouche est exquise, grasse et amoureuse. Finale lente et langoureuse, gousse de vanille et Cream Soda, sirop d’érable caramélisé et noix séchées.

Patrick 92%
Wow, de loin le meilleur Cameronbridge que je n’aie jamais eu! Le whisky m’a fait penser à un whisky canadien, mais en plus suave. Nez : Guimauves nappées de caramel, avec un petit quelque chose rappelant un garde-robe de cèdre, de la noix de coco, ainsi que des noix grillées au miel. Appétissant! Bouche : Savoureuse, avec de la vanille, de la noix de coco, du cèdre, des noix au miel, des guimauves nappées de caramel et un discrète note de rhubarbe. Wow, superbe, surtout au niveau de la texture en bouche! Finale : D’une belle longueur, avec du fudge, du caramel et de la vanille.

John E. McPherson & Sons Ltd Cluny 12ans Black Label Blend

40% alc./vol.
Italian Market bottling (bottled 70’s).

André 88%
Huge sherry pâteux, terreux, caramel intense, miel chaud, oranges sanguines. Touche herbeuse. En bouche, on perçoit le whisky de grain un peu plus, petits fruits sauvages, pâte de fruits, warehouse terreux, belles notes de miel, le sherry me rappelle un Glendronach ou Ben Nevis Sherry single cask, bon apport de tourbe en arrière-plan. Texture un peu liquide mais super agréable. Finale un peu courte, sur les fruits rouges accompagnée d’une touche de tourbe et de caramel salé en background.

Patrick 90%
Un délicieux whisky qui, s’il n’était pas si rare, ferait un excellent dram quotidien. A noter que ce whisky m’a été présenté par un Ukrainien, 2 jours après le début de l’invasion criminelle de son pays par la Russie de Poutine. Émouvant. Nez : Un superbe parfum débordant de malt, de miel et une belle petite touche fruitée. Bouche : Porté par une belle texture, le malt se mélange admirablement bien avec le miel, un peu de vanille, une touche fruitée, d’oranges sanguines et une note fumée plutôt évanescente. Meilleur de gorgée en gorgée, superbe ! Finale : D’une longueur moyenne, boisée et sucrée.