Yellowstone – Landmark Edition Grand Prismatic Spring

46.5% alc./vol.

Édition du 150ème anniversaire du parc de Yellowstone (1872-2022) – Fait à partir du même mashbill que Jim Beam, soit 75% de maïs, 13% de seigle et 12% d’orge. Coïncidence?

Patrick 80%
Ce n’est pas un mauvais whiskey, mais j’ai fini ma bouteille en le buvant sur glace. Nez : Servi à l’aveugle, j’aurais juré qu’il s’agissait d’un Jim Beam : la présence du maïs et des petits fruits rouges, de la cerise et des bonbons est assez typique. Bouche : Ici aussi, on a l’impression d’avoir un Jim Beam en bouche, mais avec une texture en bouche qui laisse à désirer comparativement à l’original et ce, malgré un taux d’alcool plus élevé. Bref, des cerises, du bois un peu épicé, du poivre, de la réglisse rouge… Finale : Un peu courte, mais marquée par un beau mélange d’épices et de sucre.

Noroi – Esprit du Tennessee

0% alc./vol.
Liquide sans alcool supposément à saveur de whisky

Patrick (sans note)
C’est la première fois que je bois un  » whisky » qui me donne des haut-le-cœur si intenses que je crois que je vais vomir. Depuis plus de 15 ans que j’évalue des spiritueux, c’est de loin le pire produit que j’aie goûté (bon, ce n’est pas exactement un spiritueux non plus). Nez : Térébenthine, eau de pluie dans le fond d’un feu de camp éteint et gras cramé dans le fond du four mixé à un produit-de-nettoyage-fort-probablement-trop-toxique-pour-être-utilisé-à-un-endroit-où-on-prépare-la-nourriture. (Certains ont suggéré que ma bouteille avait peut-être un défaut : si la distillerie veut bien m’envoyer un échantillon de leur « vrai » produit, je serai plus qu’heureux de corriger mon évaluation. D’ici-là, pour être fidèle à l’indépendance de Québec Whisky, je me dois de dénoncer un produit aussi odieux). Bouche : L’arrivée en bouche est dégueulasse et évolue rapidement vers une envie de vomir (j’ai vraiment eu un haut-le-cœur). Finale : J’ai fait trois essais et à chaque fois, j’ai été forcé de cracher ma gorgée pour ne pas vomir. Bref, aucune idée de la finale.

Monkeenuts

33% alc./vol.
Whisky Aromatisé au Beurre d’Arachide

Patrick 59%
Faut vraiment aimer le beurre de peanuts de façon maladive. Genre, si ton fun est d’en mettre sur le corps de ton conjoint et de le licher, ce whisky est pour vous! Nez : Ouf… Beurre de peanuts cheap et sucré. Yark. Bouche : Toujours le beurre de peanuts cheap et sucré, l’ensemble me rappelant les biscuits au beurre d’arachide « Pirate » de ma jeunesse. Finale : Trop longue, avec le feeling qu’on a brûlé les biscuits Pirate.

Kavalan Solist Madeira Cask #D150507009A

57.8% alc./vol.
Distilled 07-05-2015, Bottled 16-09-2020, Cask #D150507009A, 230 bottles

André 92%
Nez de compote de fruits, de fraises, miel et oranges. Gaâteau au fromage saverur de framboises. Beau sucré et fruité à la fois, c’est très gourmand et attractif. La bouche est au départ un peu pointue (bienvenue alcool), mielleuse et presque sirupeuse. Oranges, abricots et melon au miel, compote de fruits, saveurs qui oscillent entre les cerises et la cannelle, fruits secs, prunes, morsure de gingembre. Aux gorgées subséquentes j’ai des notes acidulées de citron et de fruits tropicaux. Finale longue et astringente, bois sec, bonnes épices, poivre et une avalanche de fruits de toute sorte.

Patrick 90%
Ouf, c’est du plaisir en bouteille ça! Nez : Miel, abricots, cerises, prunes, caramel écossais et gingembre… Le parfum est profond et presque envoûtant. Bouche : Porté par une superbe texture, l’ensemble est chaleureux et sucré, très boisé, plein de fruits mûrs, de cerises, de fraises, d’oranges et autres fruits tropicaux, mais aussi de la cannelle, du gingembre, du poivre et de belles épices venant du chêne brûlé. Finale : D’une très belle longueur, fruitée et boisée.

Toronto Distillery First Barrels Straight Canadian Whisky

42% alc./vol.
Composé d’un mélange de whisky comprenant 40% organic rye, 40% organic winter wheat et 20% organic corn vieillis séparément en virgin Canadian oak casks (provenant de Prince Edward County’s Carriage House Cooperage et Niagara’s Canada Oak) et American Oak barrels.

André 82%
Le nez est à la fois végétal, boisé et vanillé, très doux, influence micro-distillerie au détour. La bouche affiche le rye de façon plus évidente, savoureuses notes de cannelle, de poivre, de terre séchée, réglisse, cerises et fruits secs. Aux gorgées subséquentes, notes de bois brûlé et de caramel se mélangeant au rye épicé. Image d’un jeune bourbon américain. Finale plus linéaire, où l’alcool revêle un whisky qui demandera encore de la maturation. Notes de bois vert mélangées de cannelle et de cerises. Intéressant et très prometteur comme première parution.

Patrick 77%
Un peu n’importe quoi que ce whisky. Et aussi trop jeune, l’alcool me brûlant la bouche malgré le 42% d’alcool. Nez : Un parfum vraiment étrange présentant un mélange de gâteau à la vanille et de bois pourri et mouillé, avec une pointe de tarte pommes et cannelle. J’aime ça quand ça sort des sentiers battus, mais ça ne veut pas dire que j’aime n’importe quoi… Bouche : Ouf, pénible… De la menthe, des fruits secs, des épices, du bois pourri, de la terre sablonneuse, de la vanille trop sucrée. C’est difficile à décrire tellement que c’est n’importe quoi. Je sens une révolte poindre au niveau de mon estomac et de ma bouche. Finale : Bizarre.

Valinch Laphroaig 14 ans

52.9% alc./vol.
Cask #637, Bottle #497, Distilled 1998, Bottled 17/05/2013. Bourbon cask provenant du dunnage warehouse #7.

André 91%
Wow, quelle complexité au nez! Vagues sucréees de confiseries, citron confit, tourbe maritime et phénolique, très douce assaisonnée d’une légère touche minérale. Texture soyeuse, très citronnée, belle touche d’anis. À la deuxième gorgée, grosses notes de parmaviolet retrouvée dans les Bowmore des années 80-90. La fumée de tourbe se développe au fil des gorgées pour s’assécher en finale de bouche. L’apport maritime rend le tout très frais et aérien. Finale cendreuse, à la fois fraiche et crasseuse, sur les fruits tropicaux, la cendre froide et les galets enrobés de sel de mer séchés.

Patrick 92%
André, ne le répète pas à personne (je vais nier l’avoir dit anyway!), mais tu as du goût finalement! Excellent choix, superbe ce Laphroaig! Nez : Un surprenant parfum floral, sucré et fumé, très phénolique et minéral. Impressionnant. Bouche : La texture en bouche est sublime, portant des saveurs salées, fumées et florales, mais aussi du miel, des agrumes, de l’anis et un peu de caramel. Finale : D’une superbe longueur, onctueuse, marquée par la fumée de tourbe, le sel, le bois flotté et les galets du bord de mer.

Valinch Laphroaig 13 ans

60.1% alc./vol.
Cask #5168, Bottle #409, Distilled 1999, Bottled 17/05/2013. Bourbon cask provenant du dernier étage du Warehouse #11.

André 94%
Nez très floral et tourbé. Les flaveurs de citrons sont encore une fois omniprésentes. Le nez est plus aiguisé que le Valinch précédent mais celui-ci est encore plus complexe et challengeant. Ensemble crasseux clean – ça me rappelle quand le grunge est venu à la mode pis que Simons s’est mis à vendre des guenilles style grunge à 100$ pièce – maritime à souhaits, fruits tropicaux et sel de mer. La bouche développe de fortes notes d’anis et de citron confit, de poires, pêches et ananas flambés sur le feu de plage, texture crémeuse et franche à la fois. Finale très minérale, tropicale et crasseuse, jujubes en gelée recouverts de sucre, iode et tourbe camphrée et médicinale.

Patrick 93%
Ayoye. J’applaudis. J’adore explorer l’incroyable diversité de saveurs offertes par tous les whiskys du monde, mais quand je goûte quelque chose comme ça, je me dis qu’en avoir une palette, je deviendrais un peu plus conservateur dans mes goûts ! Nez : Agrumes, fleurs, sel de mer et surtout fumée de tourbe. Je suis d’accord avec André, « crasseux clean », « guenilles style grunge à 100$ », oui, c’est ça! Bouche : Un beau gros mélange intense de sel de mer, de fumée de tourbe et de bois brûlé. J’y trouve aussi quelques fruits tropicaux et des agrumes… C’est surtout tellement bien équilibré en termes de saveurs, wow! La texture mérite aussi des applaudissements! Finale : D’une belle longueur, salée et fumée, mais aussi minérale et subtilement sucrée.

That Boutique-y Whisky Company Tomatin 8 ans – Batch 4

51% alc./vol.

André 80%
Chêne citronné et poires, fruits à chair. Bouche franche, oranges, sucre naturel, citron, poires, fruits tropicaux, ananas, vanille et beaucoup d’épices et de réglisse noire. Plutôt débalancé dans l’ensemble. Finale pointue et épicée, sèche également. Sérieux, je commence à trouver ça décourageant les embouteillages de TBYW, y’a rien à date qui m’ impressionné un tant soit peu…

Martin 80%
Nez: Mélange de malt crasseux et de new make. Fruits à chair blanche, citron et poussière. Sucre d’orge. Bouche: Sucre blanc, poivre, bois sec et fruit tropicaux. Réglisse et encore une fois la jeunesse de l’alcool qui enflamme le tout. Finale: Poivrée, épicée et métallique. Chêne sec. Équilibre: Bien qu’il y en ait je crois eu des bons dans mon souvenir, les récents drams de That Boutique-y Whisky Company m’ont laissé disons un peu pantois.

Tomatin 2 ans Cask #2947 – Cask sample from distillery

% alc./vol. inconnu

André 86%
Citron et pâte d’amande, poires, boisé très présent, vanille. La bouche est franche dû à l’alcool. Fruits tropicaux, citron, agrumes et poires, ananas, miel, vanille, fruits à chair et mangue. Après un quart d’heure dans le verre, notes de caramel moelleux et onctueux. J’ai les notes de mangue et d’oranges/nectarines beaucoup plus présente également au nez. J’avoue avoir dilué le tout avec un bon 10ml d’eau afin d’atténuer l’alcool et arrondir le tout. Finale; caramel et miel nappant un bol de fruits tropicaux, gingembre. Me rappelle certains AnCnoc en fûts de bourbon.

Patrick 87%
Toute qu’une expérience que cet échantillon! Après avoir apprivoisé le taux d’alcool assez infernal, j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir un dram archi-savoureux. J’ai aussi été surpris de ne pas y retrouver les saveurs de « new make » habituelles avec un spiritueux de cet âge. Bref, beaucoup de plaisir! Nez : Le nez est très vif, avec un mélange de fruits tropicaux très mûrs, de vanille, de pâte d’amande et de caramel. Bouche : Oh boy, c’est intense en alcool, ça! Pas évident à évaluer sans dilution. A ma troisième tentative (en prenant des gorgées de plus en plus petites), j’y retrouve une tonne de fruits tropicaux bien juteux et sucrés, du bois brûlé, des agrumes, de la vanille et du miel. Finale : Très longue, dominée évidemment par l’alcool, mais aussi par les fruits tropicaux mûrs et sucrés, ainsi qu’une petite touche épicée.

Springbank 18 ans Edition 2019

46% alc./vol.
Fruits d’un métissage de 88% de fûts de bourbon et de 12% de fûts de sherry.

André 86%
Bananes et salade de fruits, poires, petites cerises, bonne tourbe, caramel. La bouche est minérale et fumée, citronnée également. Purée de bananes et de poires, ananas, cerises fumées, vanille, poussière de pierre, salade de fruits tropicaux nappée de miel. Avec le temps, le whisky devient de plus en plus edgy, l’alcool de plus en plus présent. La tourbe aussi se gonfle à chaque gorgée. Si le nez était majestueux, la bouche déçoit grandement. La finale est parfumée d’alcool et d’huile à moteur, la texture est beaucoup plus pointue et les saveurs plus rectilignes.

Patrick 90%
Un délicieux mélange de fumée de tourbe et de fruits tropicaux, j’en ai adoré chaque goutte de mon échantillon. Nez : Un parfum présentant un beau mélange tout en équilibre de fumée de tourbe, de salade de fruits et de bananes, avec un trait de caramel. Bouche : Wow, L’arrivée en bouche est spectaculaire, avec de la fumée de tourbe très aromatique, de la banane, des ananas, des poires, de la poussière de pierre et du miel enveloppant le tout. Finale : D’une belle longueur, fumée et fruitée.