Still Waters Stalk & Barrel Rye Whisky Cask #17

46% alc./vol.
Distillé le 16/10/2011, embouteillé le 21/10/2014, 268 bouteilles.

André 92%
Wooow ! Singulier mais défini dans le style. Le rye à plein nez, l’herbe fraiche, les épices, côté orange, nectarine mélangé de poivre noir et de vanille. C’est bizarre et habilement présenté à la fois. J’aime la texture cireuse, les saveurs fruitées et le côté edgy & artisanal de la présentation accentuée par les notes de poivre et de clou de girofle. La finale est relevée par les notes épicées, la texture est soyeuse et les saveurs bien définies. Pour les amateurs de rye qui sortent de l’ordinaire, ce whisky est un must !

Martin 84%
Pâle pour un rye, paille. Nez: Épices du seigle avec un côté cru et débridé bien différent des autres ryes. Manque de raffinement, bière d’épinette. Bouche: Encore la gomme de sapin, avec le taux d’alcool qui nous rattrape assez vite. Finale: Cette curieuse impression d’épinette semble vouloir nous suivre un peu trop longtemps. Équilibre: Plus proche du new make que d’un truc vieilli. Donnons-lui une chance dans ses expressions des prochaines années. Jouit d’une belle constance de A à Z.

Tap 8 Rye Whisky Sherry Finish

41.5% alc./vol.
Un rye de 8 ans d’âge élaboré par Alberta Distillers et achevé dans des fûts de sherry amontillado.

André 88%
À mi-chemin entre les fruits et le sucre, amalgame de sucre brun, de cassonade et de fruits rouges, noix au miel, noix de macadam, vanille. Le rye et le sherry sont presque muets et bien cachés sous l’édredon de caramel et de miel. Les épices sont plus effrontées en bouche et explosent en de belles vagues de cannelle et de gingembre. Les fruits rouges apportent une douceur qui se marie bien avec les fines notes de xérès. En respirant, le whisky devient de plus en plus sucré, annonçant bien sa texture veloutée. Finale douce mais quand même épicée, le rye n’offre plus aucune ambivalence, le sherry s’expriment au travers les notes goulues de fruits secs.

Patrick 90%
Un très bon whisky, riche, complexe et bien balance. Il me fait plutôt penser à un bourbon… Ou plutôt, au meilleur des deux mondes ! Nez : Beau parfum sucré et fruité, qui évolue tranquillement vers quelque chose de plus épicé. Bouche : De belles épices, de la cassonade, un peu de chêne, de la vanille… un whisky d’une belle profondeur, rappelant plus un bourbon qu’un rye. Finale : D’une belle longueur et épicée. Ont y retrouve les saveurs typiques du rye.

Canadian Rockies 21 ans Batch #02

40% alc./vol.

André 84%
Doux et rappelle plutôt les vastes et paisibles plaines de la Saskatchewan malgré un petit accent frais des montagnes de l’Alberta. Butterscotch poivré accompagné d’épices diverses, quelques soupirs d’agrumes, sucré et crémeux. Bouche bien texturée, huileuse et crémeuse, notes de caramel et de butterscotch, avant l’arrivée de poivre noir épicé entourée de vanille soyeuse. La saveur principale hésite entre le butterscoth, le caramel et le toffee. Bardeaux de cèdre. Finale qui réussit à tenir la note si longtemps, surtout avec la douceur livrée depuis le début de la dégustation. Je ne sais pas le pourcentage de rye de ce whisky mais il est fort bien caché par les éléments sucrés. Un whisky agréable mais qui manque de personnalité et d’audace.

Masterson’s 10 ans Straight Rye • Batch #1

45% alc./vol.
Fût #F2-038.

André 90%
Excessif et plein, terreux, oranges, herbe. Full rye et poussiéreux, paille séchée. La bouche est succulente, pleine de vanille et de fruits, de poivre noir, d’agrumes et des épices tirées du seigle. Le feeling poussiéreux est toujours là, le gingembre s’est ajouté à l’ensemble. Il est intriguant d’avoir une texture si huileuse tout en ayant des saveurs si épicées. En avalant le dit whisky, les premières saveurs sont les fruits et la vanille, puis le seigle balaie tout sur son passage tout en étant appuyé de solides notes de poivre et d’épices. Celles-ci donnent le ton à la finale, longue et soutenue. Le duo poivre-épices forment une belle équipe. Un whisky savoureux du début à la fin, entier et sans détour et qui réussit fort bien à cacher sa complexité.

Patrick 79%
Bizarre, pas dans ma palette de saveur en tout cas. Définitivement un whisky que je ne comprends pas. Nez : Une colline herbeuse où pousse, sorti de nulle part, un oranger. En fait, l’herbe sur la colline n’est pas si belle que ça, car il y a des tas de terre humide un peu partout. Bouche : Drôle de mélange de fruits juteux et de poivre noir, mariés ensemble par une vanille qu’on voudrait plus subtile. Au travers des épices, on finit par détecter aussi des notes de gingembre et des bonbons à la cerise, ce n’améliore pas du tout l’ensemble. Finale : Longue, avec des épices et du gingembre.

Masterson’s 10 ans Straight Rye • Batch #5

45% alc./vol.
Fût #A2-062.

André 90%
Rye pleine puissance, encore ce mélange de poussière et de terre séchée, de vanille et d’oranges poivrées. Arrivée en bouche laisse sur les lèvres une fine pellicule de poussière comme lorsque que l’on marche sur un chemin de campagne par 35 degrés l’été. Les éléments doux ouvrent la marche, la vanille, les fruits exotiques, suivi du tsunami de rye, d’Épices et de poivre. La finale est soutenue et livre les mêmes éléments du nez et de la bouche. Rétro-olfaction sur le bois sec, les céréales concassées et l’orange. J’adore les Masterson’s, ce whisky singulier est un coup de foudre pour le rye.

Patrick 90%
Un rye ça? Lol!!! Tout de même, si ce whisky décevra l’amateur de « vrai » rye, il demeure excellent et surtout très original. Bravo! Nez : Fait penser à un village du Far West américain : Poussière et terre desséchée, avec une note incongrue d’oranges et de quelques épices typiques d’un rye. Bouche : L’arrivée en bouche est tout de même agréable avec le mélange d’épices et d’oranges, rappelant en fait le Palm Ridge. Après quelques minutes, on détecte aussi des notes de bois et de poivre. Finale : Longue et savoureuse, marquée par les épices et la vanille.

Martin 91%
Nez: Rye et autre céréales au devant, bois, menthe poivrée, caramel et fruits. Branche fraîche de sapin. Vague d’eucalyptus. Bouche: Belle texture fraîche, rye, épices, feuilles vertes, fruits rouges, bois et vanille. 100% rye dans ta face. Finale: Bien poivrée, rye solide, rétro-olfaction intense de bois et de seigle. J’adore. Équilibre: Un gros rye bien construit, bien punché, mais qui sait aussi agir dans la dentelle. Superbe.

Legacy Small Batch Canadian Whisky

40% alc./vol.

André 88%
Nez de pommes et de rye mélangés, épices, cerises et chocolat noir. Le nez a quelque chose de singulier et d’agréable, les pommes peut-être qui sont vraiment insolites. En bouche, cannelle, cerises rouges, épices, sirop d’érable, sucre et vanille. La texture est huileuse et fluide, bien épicée, les saveurs bien équilibrées et variées. Quelques notes d’orange s’ajoutent à l’ensemble après quelque temps. Finale moyenne en longueur, épicée, beaucoup de cannelle et de poivre, de cerises marasquin, de chocolat.

Patrick 92%
Si Taylor Swift était un whisky, ca serait ce Legacy : Complexe, raffiné, savoureux, alléchant voire même excitant! Il ne lui manque qu’une paire de jambes élancées, des yeux de biche et une voix d’ange (rien que ça!). Mais tout le sex-appeal y est! Nez : Intriguant mélange de sucre et d’épices, avec des notes végétales et de café. Bouche : Surprenante. A l’arrivée, j’avais presque l’impression d’avoir affaire à un vieux rhum. Sucre profond, herbes, épices, chêne brûlé, tout se bouscule pour faire la fête à nos papilles gustatives. Finale : Dune belle longueur, savoureuse et complexe. Tout comme les jambes de Taylor Swift, il vous laissera dans un état contemplatif.

Martin 89%
Nez: Cassonade, poivre noir et touche de café. Un peu de fruits des champs, un peu de rye, un peu de bois. Raffiné, élégant et intrigant à la fois. Bouche: Sirop d’érable, pommes, caramel et un peu d’épinette. Tout en douceur, un peu de planche de chêne, à peine poivré. Finale: Belle complexité, belle longueur, les notes de caramel et de poivre nous offrent une belle danse avec celles de baies et de chocolat. Équilibre: Une bien belle surprise pour un dram envers lequel je n’avais aucune attente. Encore une petite licorne canadienne, j’en recommande chaudement l’achat.

Wiser’s Red Letter 2013 Release

45% alc./vol.

André 84%
Poussière de céréales de seigle passées sous la meule, épices, fruits rouges, un peu de poivre et de sucre. La bouche offre de belles nuances de seigle et de poivre, les fruits rouges sont abondants et se mêlent de façon agréable avec les oranges bien sucrées et le chocolat noir. Je le trouve assez diffus en bouche, malgré ses vagues de sirop d’érable et beaucoup d’influences du fût, ça goûte le chêne assaisonné de vanille à pleine bouche et je n’aime pas particulièrement. Finale d’agrume et de seigle épicé.

66 Gilead Wild Oak Whisky

47% alc./vol.

Patrick 75%
N’importe qui pourrait faire mieux dans sa cuisine avec un alambic home made posé sur la cuisinière. Nez : Sent le métal le soufre. Pointe de fruits rappelant des cerises. Bouche : C’est mééééchant!! Agressif mélange de métal et d’épices, avec une pointe de chêne. Finale : Trop longue, libérez-moi de ce calvaire.

66 Gilead Crimson Rye

47% alc./vol.

Patrick 79%
Un whisky qui tire partout. En fait, me presque plus penser à un new make qu’à un whisky. Le sucre est aussi trop intense, à croire qu’on a profité de la législartion canadienne un peu laxiste à ce sujet pour en ajouter pour cacher les défauts. Nez : seigle et sable. Pas dégueu, mais pas invitant non plus. Bouche : Très sucré, et porté sur les fruits. Quelques épices et des notes de chêne brûlé viennent compléter le tout. Finale : Une belle longueur, marquée par le chêne brûlé et les épices.

Martin 81%
Roux-orange foncé, à l’image de son label. Nez: Seigle et fruits bien présents, mais derrière un solide rideau de jeunesse du new-make. Bouche: Poids intéressant avec de belles épices caractéristiques du rye, mariées à un léger sirop de fruits. Finale: Fruitée et métallique à la fois, avec des épices qui viennent sauver la mise. Équilibre: Débalancé et jeune, malgré qu’on peut y voir un effort honnête.

Forty Creek Evolution 2014

43% alc./vol.
Bouteille 1742 de 9000.

André 92%
Fruits secs, dattes, raisins secs, épices (rye), vanille. Pleine intégration du wine cask, beaucoup de cannelle partout en bouche. Un whisky où l’on sent le travail bien fait, la minutie. Bouche douce et soyeuse, superbe texture à l’approche fruitée et épicée. Si rye il y a , sa présence est agréable et épicée, puis le whisky migre vers les notes de vin rouge, les fruits rouges et la cannelle qui s’est vraiment bien développée au nez d’ailleurs. La finale est vineuse et le fruit bien développé, de belles saveurs de chocolat noir émergent aussi peu à peu. Finale moyenne en longueur mais à la douceur exceptionnelle. Encore une fois, John Hall joue au Star Trek de l’expérimentation du whisky, il repousse les frontières et impose de nouvelles dimensions méconnues au Whiskies Canadiens. Si Temple de la renommée du whisky Canadien il y avait, John serait intronisé right away !

Patrick 79%
John a eu une crampe de cerveau en se disant « je vais essayer de faire un whisky canadien traditionnel, mais au lieu de tricher comme les autres en ajoutant simplement les essences voulues (dixit Dark Horse), je vais faire compliqué avec des vieillissements et mélanges tordus dont moi seul à le secret ». Bref, malgré tous les efforts, le résultat final ne vole pas haut. Du moins, pas dans ma palette : Je dis souvent que la meilleure façon de juger un whisky est de voir si la bouteille se vide vite, et bien ici, j’ai beau en donner à tout le monde, le niveau de la bouteille ne semble pas baisser. Nez : Parfum riche en fruits divers, tels que raisins, mûres et prunes, le tout avec de la cannelle, quelques noix et une touche de cigare trop humide. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par les fruits cités plus haut, mais enveloppés de chocolat et de vanille, avec une petite touche de bois brûlé et de noix de Grenoble. L’ensemble demeure typiquement canadien, c’est-à-dire très sucré. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur du sucre réchauffé et des notes boisées.

Martin 93%
Coloris d’un orange bruni tirant sur le sable égyptien avec d’onctueuses jambes un brin dodues. Nez: Riche caramel dès le départ, suivi de fruits juteux et d’une forte impression de xérès. On complète l’assiette avec quelques notes parsemées de chocolat, d’amandes et d’anis étoilé. Bouche: Épais caramel et sirop de table, relents de cabernet sauvignon et de chêne épicé. Sucre d’érable collé au fond de la poêle. Un peu de muscade saupoudrée sur des pointes de chocolat noir ici et là. Finale: Retour en force via un vent de dulce de leche ou de lait condensé. D’une douceur irréprochable malgré sa courte durée. Feuille de tabac et retour du chocolat noir. Équilibre: Complexité exceptionnelle, du beau savoir-faire en effet. Une expérience pour Hall, mais aussi pour nous tous. Le confort d’une tasse de vin chaud de Noël orné d’un gros bâton de cannelle.