Bushmills 12 ans

40% alc./vol.
Le whisky est distillé trois fois à partir d’orge maltée à 100 % et vieilli pendant au moins 11 ans dans d’anciens fûts de sherry et de bourbon, avant d’être assemblé et affiné pendant 6 à 9 mois dans des fûts de vin de Marsala.

André 80%
Pour avoir visité la distillerie, où j’ai pu y gouter des choses vraiment extraordinaires, de voir ce qui se ramasse sur les tablettes ‘’grand public’’ est parfois décourageant. Nez habituel du style ; pommes vertes, poires, pêches et miel, sucre naturel, crème à la vanille, très estival comme entrée. La bouche affiche une belle texture pour un whisky si dilué, mais celle-ci s’effiloche rapidement à l’aération. En bouche, belles notes juteuses de raisins verts, la lancée de la poire, pomme verte et du melon au miel se poursuit. C’est sucré et agréable. Fruits tropicaux séchés, léger apport d’épices. Finale souple, langoureuse, fruitée et tropicale. À défaut d’originalité, on a affaire à une belle conception.

Patrick 79%
Manquant de balance, ce whisky ne m’a pas réellement impressionné bien que je sois généralement fan de Bushmills. Nez : Parfum présentant des fruits séchés, quelques épices et des pommes cuites. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par le bois grillé, puis viennent le miel, petits fruits ayant mijotés sur la cuisinière, du sucre brun et des noix. La texture en bouche est un peu mince et manque d’équilibre. Finale : D’une longueur moyenne, avec du gingembre et du bois grillé.

Kim 86%
Nez : Fidèle aux arômes Bushmills, mais avec un certain sérieux. Alors que les Bushmills plus jeunes sont juteux, faciles d’approche, fruités, celui-ci exprime une panoplie d’épices : cardamome, cannelle, muscade, sésame moulu. Le plus troublant, c’est que s’ajoute à ce mélange une impression de hamburger, avec ketchup, moutarde et oignons crus. Perturbant. Bouche : Heureusement, ça ne goute pas le hamburger. Noix rôties, confiture de mûres et framboises, un bon kick de bois. Finale très courte.

Sean’s Bar Luain Edition

40% alc./vol.
Distillé pour le plus ancien pub d’Irlande (fondé en 900 après J.-C.), le whisky irlandais Sean’s Bar Specially Blended est vieilli dans d’anciens fûts de bourbon. Ce blend de 3 ans est composé à 25 % de whisky irlandais single malt et à 75 % de whisky irlandais de grain.

André 66%
Avec un pauvre mélange de 3 parts de grain whisky pour une part de single malt, ça partait mal… Alors y’a aucune surprise lorsque l’on sent et goûte le whisky et que c’est juste mauvais. Quel nez bizarre, genre légumes fermentés, alcool de poires et zeste de citron. La bouche est… difficile à décrire. C’est rance, du genre reflux gastrique après avoir vomi, et ça mélange de saveurs alliant l’alcool à peine vieilli et les fruits du verger, le sirop de maïs, le caramel. Des notes de bois de chêne vert complètent cette palette aromatique déstabilisante. La texture est intéressante, quelques éléments gras malgré la forte dilution. Aucune pérennité des saveurs et arômes pour la finale, évidemment courte, sucrée et souhaitée.

Patrick 78%
Pour un whisky trop jeune, ça demeure quand même bien… Genre, je serais capable de la boire en shot si je voulais impressionner une fille (sérieux, est-ce qu’il y a encore du monde qui font ça?). Anyway, j’en prendrai volontiers quand j’aurai la chance de visiter le Sean’s Bar, mais d’ici là, je vais m’abstenir. Nez : Alcool de grain où on aurait fait tremper du bois pendant quelques minutes. Bouche : Alcool de grain, bois, caramel, pommes jaunes et de fugaces petits bonbons aux fruits. Finale : D’une longueur moyenne, avec un mélange d’alcool et d’épices.

Kim 64%
Nez : Choux de bruxelles poêlés, tombée d’épinards aux lardons, brocoli chinois sauté. On comprend le principe? Ça sent le légume vert cuit à pleines narines. On ajoute à ça un peu de nectar de pêche et ça fait un mélange franchement déplaisant. Bouche : Alors qu’au nez c’était dégueulasse, là c’est simplement déplaisant. Patates crues, encore du légume vert cuit, métal, impression de faire des shooters douteux dans un bar un peu crasseux.

The Quiet Man 8 ans

40% alc./vol.
Affiné en fûts de bourbon de premier remplissage suivant une maturation initiale en Ex-Bourbon barrel. Son nom ne provient pas du film avec John Wayne, mais du père du propriétaire de la marque, un barman qui, derrière son comptoir, entendait de nombreuses histoires sans jamais les raconter.

André 77%
Ennuyeux à souhait, pas original pour 2 cents. Nez s’ouvrant sur la compote de bananes et de poires, le miel chaud et les pommes vertes. Très fruits du verger dans l’ensemble. Bel apport du first fill bourbon. La bouche est très sucrée et fruitée. Sucre en bouche de confiserie, miel et vanille, une pincée de gingembre, même mélange de bananes et poires humées au départ, légère touche d’oranges et de poivre. Côté texture, c’est dilué et sans amour. Finale alliant le sucre naturel et les fruits à chair avec une touche d’épices. Entendons-nous. Ce n’est pas mauvais, ce n’est pas mal construit, juste ennuyeux et sans originalité aucune.

Patrick 77%
Manque de relief, d’équilibre et s’étire sur une finale qui nous donne le goût de se servir un verre de n’importe quoi d’autre. Nez : Sans être mauvais, le parfum n’est pas particulièrement engageant. Du miel, du chêne et des vieux fruits du verger, mais le tout semble manquer de balance. Bouche : La bouche manque aussi de balance, avec du chêne sec, du bois mouillé, du malt nappé de miel et de subtils fruits du verger. La texture en bouche est un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, boisée avec une touche de cannelle et d’agrumes. Après 1 ou 2 minutes, devient presque désagréable.

Pearse Lyons 7 ans

43% alc./vol.
Ce whisky a principalement été vieilli dans des fûts de bourbon, mais une petite partie a été vieillie dans des fûts de xérès pour faire bonne mesure. Le single malt de la distillerie est présent dans le mélange.

Patrick 84%
Un autre Irish blend classique, mais tout de même bien fait. Bref, on ne réinvente pas le style ici, mais on démontre sa maîtrise des bases du sujet. Nez : Parfum assez anonyme, avec des agrumes et de subtils fruits secs. Bouche : Le whiskey présente ici beaucoup plus de personnalité que le nez pouvait laisser présager. J’y retrouve de belles notes de poires sucrées, du chocolat au lait, des raisins verts, du chêne grillé, une goutte de vanille et de discrets fruits séchés. La texture en bouche est agréable. Finale : Plutôt courte, portée sur le bois grillé et des pommes cuites.

Kim 75%
Nez : Hallelujah, un irlandais qui ne sent pas la banane! La contrepartie, c’est qu’il ne sent pas grand-chose en fait. Épices à steak, feuilles de moutarde lactofermentées, duo cantaloup et proscuitto. Je ne pense pas avoir déjà utilisé ces termes pour décrire un whiskey (ni un whisky). Bouche : Pain de blé, astringence rappelant le blanc de peau de pamplemousse et de citron, sauté de brocoli chinois au gingembre et au piment. Je m’ennuie presque de la banane!

Jameson Tripe Triple

40% alc./vol.
Distillé trois fois, trois types de fûts

Patrick 81%
Un whisky un peu intéressant, avec un peu de saveurs et un peu de toute. Bref, j’aime un peu, mais vraiment seulement un peu. J’accorde 81%, car ça mérite tout de même un peu plus que 80%. Nez : Parfum assez évanescent, avec de la vanille, de subtils petits fruits rouges et une touche de vanille. Bouche : L’ensemble est un peu doux, avec un peu relief, un peu d’épices, un peu de fruits, un peu de sucre… Un peu, un peu, un peu. Finale : Un peu courte, un peu décevante, un peu…

Waterford Peated – Lagken 1.1

50% alc./vol.
Distillée à partir d’Arcadian Barley cultivée sur le domaine, l’orge a été séchée avec de la tourbe irlandaise. Fruit d’un mélange de 39% First Fill U.S. barrels, 20% Virgin U.S. barrels, 18% Premium French et 23% Vin Doux Naturel casks. Avec un taux de 57ppm il est le Irish whisky le plus tourbé jamais produit. À titre comparatif, le Connemara est tourbé à 14ppm. Édition de 8000 bouteilles.

André 84%
Grains de céréales Sugar Crisp dans le jus d’orange, poires, vanille crémeuse et sel de mer séché sur des galets au soleil. En bouche, c’est crémeux et la fumée de tourbe terreuse est bien statuée. Côté texture, ça me rappelle le Arran Bere Barley gouté voilà quelques années. Miel et vanille, grains de céréales séchés, fumée de tourbe terreuse, bois de chêne et caramel. Après 3-4 lapées, j’ai des notes de fermettes en bouche, à la limite des notes terreuses. La tourbe développe des saveurs de menthol. Finale minérale et maritime, sur les céréales séchées principalement.

Writer’s Tears Limited Edition Tequila Cask Finish

47% alc./vol.
Vieilli en fûts de bourbon avant d’être affiné en fûts de tequila Añejo produit par Amber Production Tequila de la ville de Tequila au Mexique, pendant neuf mois. Premier whisky Irlandais affiné en Ex-Tequila cask!

André 81%
La douceur du spirit de Writer’s Tears laisse beaucoup de place au fût de téquila afin d’affirmer son influence. Nez végétal et verdâtre, notes d’agave bien en évidence, mélange de vanille et de miel, d’agave et de douce fumée avec une pointe terreuse. La première impression en bouche est des notes de Cream Soda. Ensuite des notes d’abricots et de melon au miel, de sucre en poudre, d’agave, d’un mélange de zeste de citron et d’herbe verte coupée mélangée de piment et de poivre. Malheureusement, la texture fait défaut encore une fois, liquide et dépourvue d’éléments gras ou huileux. Finale herbacée et sucrée, avec un retour persistant sur l’agave.

Patrick 86%
Ma première expérience de ce whiskey, complètement à l’aveugle, fut plutôt mitigée. Mais une fois révélé son vieillissement en fûts de téquila, je dois admettre que je l’ai trouvé de plus en plus agréable à chaque gorgée. Le rapport qualité-prix n’est pas extraordinaire, mais le superbe packaging compense plutôt bien! Nez : Un parfum assez étrange où dominent des herbes terreuses et des petits bonbons rouges à la cannelle. Bouche : Un intéressant mélange de tabac et de poivre noir, avec des herbes, du café, de la vanille sucrée et du chêne craquant. Finale : D’une belle longueur, herbeuse et subtilement fruitée.

Kim 74%
Nez : Pelure de bananes, bois vert, raisins secs. Lorsque je l’ai gouté à l’aveugle la première fois, il m’a paru un peu trop étrange. Sachant que c’est un irlandais affiné en fût de tequila, je comprends mieux ce qui se passe. Bouche : Papaye, carambole, poire verte pas tout à fait mure. Il me rappelle aussi les anches en bois de clarinette au secondaire, un goût de roseau.

Writer’s Tears Limited Edition Inniskillin Ice Wine Finish

46% alc./vol.
Cette 23e expression des fondateurs de Walsh Whiskey, Bernard et Rosemary Walsh, est la dernière innovation de leur quête pour produire le taoscán [tay-scawn], la goutte de whisky parfait. Une expression créée en collaboration avec le magnifique domaine Inniskillin, péninsule du Niagara en Ontario, au Canada. Affinage de 12 mois en Ice Wine Casks. Édition limitée à seulement 3 500 bouteilles.

André 85%
Nez très doux encore une fois, parfumé de pêches, sirop de poires et abricots, miel, oranges, sur fond tropical licoreux et sucré. Très invitant. La bouche est complexe, sur les fruits à chair du nez, auxquels s’ajoutent la mangue et de belles tranches d’ananas juteuses. La texture est plus ronde que l’édition Double Oak. Plus pointue que le nez, la bouche offre des notes de bois sec, de poivre et de cannelle prononcées s’étirant sur une finale de longueur appréciable, à la fois vanillée et épicée.

Patrick 84%
Un whiskey honnête, mais je dois admettre que mes attentes envers un whiskey âgé en fûts de vin de glace étaient plus élevées. Nez : Chêne, céréales sucrées, abricots et discrètes épices. Bouche : Porté par du beau sucre blanc et chaleureux, j’y retrouve aussi des noix, des fleurs et des céréales Frosted Flakes. Finale : D’une longueur moyenne, boisée avec une touche subtile de mangues et de litchi.

Writer’s Tears Limited Edition Marsala Cask Finish

45% alc./vol.
Writers Tears Marsala Cask est une édition alliant les saveurs d’Hibernia et de Sicile. Affiné en fûts de Marsala Hogsheads du magnifique domaine Florio, en Sicile, pendant 12 mois supplémentaires.

André 78%
Très ennuyeux et plutôt mal construit. Nez rempli de pommes vertes et de poires baignant dans leur sirop, melon au miel, abricots, miel. Beaucoup de notes tropicales. La bouche est ponctuée de notes de bois et d’une touche métallique bizarre. Miel, pomme poire et melon au miel, teinté de cannelle et de poivre broyé. La texture en bouche est moche et liquide, pas vraiment de structure et d’éléments gras. La finale est précipitée, tropicale et sucrée, sans pérennité avec des notes fromagées en toute fin.

Patrick 82%
Un bon whiskey chaleureux et présentant un intéressant mélange de saveurs fruitées, épicées et herbeuses. Nez : Herbeux, boisé et sucré, avec une touche subtile de fruits séchés. Bouche : Les épices craquantes et chaleureuses du chêne, des pommes caramélisées, de l’herbe et une touche de miel. Finale : D’une longueur moyenne, chaleureuse, avec du miel et des épices.

Writers’ Tears Double Oak

46%
 alc./vol.
Writers Tears Double Oak marie à la fois des whiskies single malt et single pot still après une triple distillation, et est vieilli à la fois en fûts de chêne américain du Kentucky et en fûts de chêne français de Cognac de la tonnellerie française Allary, résultat d’une collaboration entre la famille Walsh et la famille Legaret à Cognac, en France.

André 82%
Beau mélange de fruits au nez; pommes, poires, oranges, raisins verts, melon au miel avec un léger accent rougeâtre. Nez très équilibré sans brusquerie. La bouche manque de raffinement, la texture est quelconque. Fruits tropicaux, gingembre, poivre, cannelle, fruits à chair divers, cerises et zeste de citron. À la seconde gorgées, notes de jujubes en gelée. L’influence du Cognac cask est bien perçue en bouche. La finale est courte, tannique, aux épices bien ressenties.

Patrick 83%
Un bon whiskey agréable à boire. Mais honnêtement, ça demeure un dram un peu anonyme, je risque de l’avoir oublié dans 15 minutes. Nez : Prunes, vanille et une touche de cannelle. Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par des agrumes, qui évoluent rapidement vers des prunes mûres, du chocolat au lait et les épices du chêne. Finale : D’une longueur moyenne et agréable, avec des épices et une touche de sève sucrée.