Millbrook Distillery – Founder’s Rye Reserve

45% alc./vol.
139 bouteilles

André 83%
Un autre ‘’sourced Whisky’’, il est grand temps que l’industrie légifère afin de donner l’heure juste aux consommateurs. Saveur de rye typique, savate rouge, pelures de pommes, de poivre concassé. Le nez est cireux, tout comme sa sensation en bouche, genre crayons de cire Crayola, les banane flambée, le caramel et des saveurs de fût légèrement carbonisé, de rye poussiéreux et une sensation terreuse. On dirait que certaines saveurs ressemblent aussi à des pickes, c’est bizarre comme ensemble de saveurs. La finale est épicée et grandement influencée par le bois carbonisé. Le whisky est débalancé et la ligne directrice difficile à suivre.

Patrick 85%
Un bon rye, encore un peu jeune, mais on a habilement compensé avec un bon fût de bois brûlé. Un très bon whisky qui sera probablement exceptionnel dans quelques années. Nez : Nez fruité et floral, marqué par les agrumes et me rappelant presque un gin! Le tout est complété par du délicieux bois brûlé. Bouche : Grosse planche de bois brûlé, épices, un bon trait de vanille et une petite note fruitée agréable vient compléter le tout. Finale : Longue et savoureuse, marquée par le bois brûlé.

Martin 79%
Nez: Un peu de rye, un peu de fruits, pommes et épices. Un peu diffus dans l’ensemble. Bouche: Banane, fruits rouges, vanille et bois. Un peu de jeune mélasse aussi. Finale: Chêne carbonisé, vanille, herbe verte et seigle. Équilibre: Ce whisky tire dans toutes les directions, et de surcroît atteint des cibles de goût qui ne me rejoignent pas du tout.

Jack Daniel’s 150th Anniversary – 50%

50% alc./vol.
Pour célébrer le 150e anniversaire de l’enregistrement de la distillerie Jack Daniel’s, le Master Distiller a créé un liquide unique et exclusif, alliant les techniques traditionnelles d’élaboration du whiskey au savoir-faire moderne et artisanal de la distillerie. Fidèle à la recette historique, le grain utilisé pour ce whiskey est le même que celui utilisé pour Jack Daniel’s Old No 7. Filtré goutte à goutte, à travers une couche de trois mètres de charbon de bois d’érable avant d’être mis en fûts de chêne neuf américain, ce liquide est un authentique Tennessee Whiskey. Pour l’occasion, les tonneliers de la distillerie ont revisité le toastage de fût tel qu’il était réalisé en 1866 : un toastage lent afin d’extraire toute la richesse des saveurs et des arômes du bois. Une fois remplis, les fûts ont été placés sur le « perchoir des anges » de l’un des plus anciens entrepôts situé à Coy Hill. Prisé pour son emplacement idéal, on y fait vieillir des fûts de Jack Daniel’s depuis des générations. L’altitude et l’exposition au soleil créent un climat parfait pour une interaction maximale entre le whiskey et le bois.

André 86.5%
Nez fruité, très typique des saveurs traditionnelles de JD et de bourbons également ; les petits fruits rouges sauvages, les oranges, nectarines dans leur jus, guimauves brûlés, charcoal et planches de chêne brûlées. Le taux d’alcool augmente l’intensité des saveurs. Superbe texture moelleuse et agréable. Finale épicée, portée sur le bois de charcoal, fruits rouges sur les stéroïdes, écorce de pommes rouges, beaucoup d’oranges et de nectarines dans du Jello. Un whisky de qualité indiscutable, à la trame distincte et saveurs intéressantes. En fait les distilleries comme Jack Daniels, Bowmore, Highland Park étant dans une classe à part se doivent d’être pratiquement comparées entre elles (les éditions d’une même distillerie je veux dire…). En ce sens, apprécies le taux d’alcool de 50% de cette édition à 150$ versus l’édition Sinatra à 45% et 300$, mais de vendre cette édition ‘’limitée’’ ne justifies en rien sa valeur versus les éditions Single Barrel à 55$ qui demeurent selon moi un meilleur achat global. Mais bon, si vous êtes fans…

Martin 87%
Nez : une fois une légère vague d’alcool passée, un caractère familier de JD nous revient au nez. Vanille, maïs, fumée et chêne sont des classiques au rendez-vous, avec de belles épices mises en valeur par le taux d’alcool. Bouche : beaucoup plus doux que ce à quoi je m’attendais. On reste principalement dans le charbon et le maïs. Vanille et épices emboîtent le pas pour nous emmener vers la finale. Cuir et bois chapeautent le tout. Finale : on reste sur le bois et la fumée, bien enrobés dans un sirop de fruits rouges inhabituel pour la distillerie. Équilibre : une belle surprise pour un Jack. Si le prix n’est pas trop prohibitif, ça peut être une sacrée belle addition à votre collection de Tennessee Whiskey.

Cedar Ridge Iowa Bourbon – Batch #331

40% alc./vol.

André 81%
Le piège dans le monde du bourbon, c’est que la recette de base, si on ne fait pas preuve d’un peu d’originalité, peu donner l’impression qu’on a souvent goûté le même whisky des dizaines de fois. Un bourbon d’environ 4 ans d’âge, pour 90$… disons que la table est mise et l’on espère que le repas sera généreux et un minimum singulier. Au nez, ça respire un peu le jeune whisky, presque du new make, malgré une texture duveteuse et une belle structure aromatique. On dirait presque que l’on retrouve aussi quelques saveurs de virgin oak au nez, ce côté craft distilling et d’odeurs d’agrumes citronnées, de sucre et de miel. Personnellement, je trouve le nez plutôt absent et hyper réservé. Heureusement, la texture en bouche est exquise, belle générosité, pulpeuse et bien duveteuse. Saveurs qui n’étonnent pas beaucoup, prévisibles et typiques dans le style ; fruits sauvages, confiture de fruits, quelques notes de chêne frais, une touche de rye épicé et une pincée de poivre en toute finale de bouche. Les épices et le poivre sont très persistants une fois le whisky avalé. Un bourbon prévisible avec un p’tit twist de micro-craft-distillery.

Patrick 84%
Un bon whiskey, intense sur les épices et les fruits. Ce whiskey semble encore un peu jeune, mais il est définitivement prometteur. Nez : Tonne d’épices, de chêne, de maïs et de seigle. Après avoir respiré quelques minutes, on sent aussi des notes sucrées et fruitées. Bouche : Belle arrivée en bouche boisée et fruitée, suivie par une vague d’épices et de bois brûlé. Le tout est complété par le sucre du maïs et les épices du seigle. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 85%
Nez: On sent le maïs attendu, mais ici l’influence du rye dans le mashbill est indéniable. Un peu de vanille, de chêne, de menthe et de bois épicé. Bouche: Belle texture grasse et sirupeuse, pleine de seigle, de fruits et de bois pulpeux. Finale: Fruitée, longue à souhait, boisée. Souligne l’importance du seigle. Équilibre: Impression un peu jeune, c’est certain que j’ai hâte de revenir à ce bourbon dans 3 à 5 ans…

Saint James Spirits Peregrine Rock 3 ans

40% alc./vol.

André 82%
Salade de fruits et poudre de gomme Bazooka, vanille crémeuse. Notes de céréales maltées et étrangement… de sherry et de fruits séchés. En bouche, le whisky est éventé et on constate rapidement que la complexité et l’équilibre ne sont pas au rendez-vous. Les saveurs dans l’ensemble sont liées par l’utilisation du bourbon cask; miel, carré de toffee, vanille. Les notes de poivre et d’eucalyptus nuancent un peu les saveurs dans qui sont dans l’ensemble relativement restreintes. La finale est courte et diaphane, sans surprises. Décevant et prévisible.

Patrick 90%
Un superbe whisky d’une qualité que la plupart des distilleries n’ont jamais atteinte. J’adore ce whisky, dommage qu’il ne soit plus disponible par ici. En fait, je n’ai pas réussi à retrouver de traces récentes de cette distillerie, ce qui m’inquiète un peu… Nez : Un peu de fruits, du bois brûlé et des épices. Bouche : Fumée, épices, fruits mûrs, bois brûlé, le tout porté par une surprenante texture huileuse pour un si jeune whisky. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 82%
Nez: Fruits frais dans un sirop sucré, eau d’érable, sucre en poudre. Vanille et gomme balloune, léger malt grillé. Bouche: Très sucré, fruits, vanille et bonbons. Le sucre détruit tout autre espoir de complexité. Finale: Belles épices, un peu de bois ressort ici. Mais le tout est étrangement enveloppé dans une balloune de gomme Bazooka. Équilibre: Trop fruité ou juste fade en général? On va juste dire: « pas prêt ».

Green Mountain Corn Whisky (~6 mois)

?% alc./vol.

André 86%
Très sucré, et smooth, presque mielleux, vanille, rappelle le maïs sucré qu’on mange en gang dehors au mois de septembre. On dirait que le distillat a été mis dans des anciens fûts de bourbon. En bouche c’est très sucré, beaucoup de vanille et crémeux, velouté. L’alcool est pas du tout détectable, pourtant cet échantillon est tiré directement du fût et sans dilution. La finition est longue et sucrée. Un corn whisky encore sous l’influence de son vieillissement en cours, très rectiligne au niveau saveurs et aromes, mais à la qualité certaine et l’équilibre étonnant.

Ole Smoky Harley Davidson Charred Moonshine

51.5% alc./vol.

André 84%
Première impression : Ce ‘’whisky’’ est le fruit d’un marketing opportuniste et plein de clichés. 2eme constat ; cette bouteille se vend entre 13 et 15$us aux States alors à presque 40$ ici, c’est simplement du vol pur et simple considérant que ce moonshine n’est vieilli qu’entre 3 et 5 mois. Alors une fois ces précisions mises de côté, je dois avouer que ce moonshine m’a simplement jeté sur le cul. Faudra tout de même garder en tête que ce n’est pas un whisky au sens propre du terme alors garder en tête cette notion tout au long de la dégustation. Nez plein de vanille et de bois fumé, fruité-sucré habituel du maïs, bonbons Wherters, full caramel et de toffee. Le caramel et le toffee sont par contre beaucoup trop présent dans le mélange ce qui aide à cacher le 51.5% d’alcool que l’on ne ressent pas du tout en bouche ou au nez. La bouche est très fruitée et de bonnes bouffées de poivre pétillent sur la langue. Le toffee s’agence bien avec les notes de charred oak et on ne ressent qu’une légère sécheresse épicée du fût de chêne en finale de bouche. Un whisky qui se boit sans prétention et pas besoin d’avoir un bike Harley pour être apprécié.

Patrick 85%
Exceptionnellement, j’ai évalué ce whisky en le buvant directement à la bouteille (en fait, un pot Masson) au lieu du glencairn que j’utilise habituellement. Il faut rendre justice à ce produit, il ne s’agit définitivement pas d’un whisky à savourer au salon au coin de l’âtre, mais plutôt au shack, dans le fond du bois, sur le bord d’un feu de camp, avec ses chums à qui on passe la bouteille à la ronde. Présenté ainsi, il est aussi bon que possible! Nez : Parfum sucré et caramélisé à souhait, avec une tonne de fruits et une note subtile de vanille et de rhubarbe brûlée. Bouche : Bois brûlé (je soupçonne des copeaux!), poivre, rhubarbe brûlée et charbon carbonisé intense. Finale : Courte et fumée.

Martin 84%
Nez: Caramel, vanille et plastique fondu, fruits et chêne. Sucre d’orge. Bouche: Caramel et fruits rouges en puissance, occultant le haut taux d’alcool. Finale: Épices, encore une explosion de caramel sur une planche de chêne fumée. Équilibre: Une belle expérience, mais sa vocation évidente et son emballage gimmicky en forme de pot mason veulent un peu trop en faire… Comme ses notes sucrées.

High West Double Rye Manhattan Finish

50.6% alc./vol.
Barrel 1805

André 85%
Très rye au nez, avec les épices et les cerises distinctives, cannelle, vanille et cire de chandelle parfumée aux fruits, poudre des paquets de gomme Bazooka, sucre. Le nez est liquoreux et la bouche confirmera cette sensation avec sa texture amoureuse et ronde, presque collante. En bouche ; cerises noires, fruits secs, cannelle et vanille. Poignée de bonbons en forme d’ourson en gélatine, cette texture moelleuse et le sucré intense avec ces saveurs de fruits intenses. Saveurs herbeuses, presque mentholées bizarre. Le taux d’alcool est plus présent en finale et avec les épices et la cannelle, cela laisse une sensation légèrement brûlante sur le bout de la langue et aux coins de la bouche. La finale est très épicée et poivrée, étouffant presque les fruits rouges et la cerise noire, très astringent. Un whisky au style intéressant mais a l’équilibre discutable.

FEW Spirits Rye Batch 15-09

47.3% alc./vol.
Mashbill de 70% de seigle, 20% de maïs et de 10% d’orge maltée.

André 92%
Nez sans ambivalence ; rye poivré et cireux, accents terreux, comme la terre séchée qui s’élève des champs avec le vent par une suffocante journée d’été. Fruits rouges traditionnels du style, cannelle, les cannes de Noël rouge et blanche, puis montée d’oranges fraiches. La bouche est franche et directe mais le cireux du grain calme un peu les saveurs légèrement tranchantes. Le rye est en avant-plan, suivi des fruits rouges, la pomme, beaucoup de poivre et de cannelle et des épices bien relevées. L’effet cireux est encore présent en bouche. Après quelque temps, savoureuses notes de cassonade, toute-épice. La finale est très poivrée et épicée, avec une sensation astringente apportée par les épices et une finale de bouche terreuse et sèche, mélange d’oranges et de caramel. Dans l’exécution du style, c’est très réussi, direct et sans ambiguïté aucune.

Patrick 90%
Pour ceux qui aiment le rye, mais qui ont aussi l’impression que toutes les marques se ressemblent. FEW nous offre ici encore un excellent produit, mais avec une saveur unique à Chicago! Nez : Au premier abord, les épices du seigle avec une bonne dose de bois brûlé. Mais ne vous fiez pas à cette description qui semble traditionnelle : Ce whisky est complètement différent! Peut être est-ce le charbon, la réglisse ou un je-ne-sais-quoi de végétal me rappelant un rhum agricole? Bouche : Toujours les épices, le bois brûlé et ce je-ne-sais-quoi-de-végétal-me-rappelant-un-rhum-agricole. Intense et savoureux. Finale : Longue et s’étirant sur les épices et le bois brûlé.

Martin 92%
Nez: Vent de seigle affirmé sans être violent. Herbe verte, menthe, sucre blanc, cire, fruits rouges, pomme de tire et oranges. Bouche: Bois frais, épices du rye, pommes mijotées, grain précis. C’est bon en sale. Poivre et cannelle bien dosés. Finale: Longue, chute et fraîche à la fois. Le seigle fait son travail, et plus encore. Bois de chêne poivré, fruits frais et sucre. Intense. Équilibre: Un solide rye comme il ne s’en fait que dans des micro-distilleries de la sorte. Buy, buy, buy.

Old Grand-Dad High Rye Mashbill

40% alc./vol.
Mashbill: 63% maïs, 27% seigle, 10% orge maltée.

André 79%
Nez cireux et voluptueusement fruité. Petits fruits rouges sauvages, cire de chandelle, réglisse rouge, oranges, cerises, pommes. Les épices du seigle sont bien là mais je m’attendais à plus de punch que ce qui est livré. La bouche confirme la dilution à 40%, la texture est flat et insipide malgré les superbes saveurs de réglisse rouge et de fruits sauvages, les épices et les grains de seigle concassés ainsi qu’une texture cireuse. Bel amalgame d’oranges et de pommes, de réglisse, de vanille et une touche de chêne séché, de clou de girofle et d’épices. La finale est de longueur appréciable et n’est soutenue que par les épices. Voici la façon de briser une recette gagnante en voulant économiser quelques degrés d’alcool supplémentaires. Shame!

Yellow Rose Double Barrel

43% alc./vol.
Bourbon affiné en anciens fûts de Cabarnet Sauvignon. Ce whisky est un ‘’sourced whisky’’ c’est-à-dire qu’il n’est pas distillé sur place mais plutôt acheté à un autre fournisseur/distillateur.

André 81%
Un bourbon très doux au nez mais sans amputer les arômes qui définissent son appellation. Livraison de sucre et d’épices, fruits rouges provenant du cask finish, les cerises et la pomme rouge. Bizarrement, on ressent avec plus de force les effets du new oak barrel, avec ses saveurs citronnées et artisanales de vanille fraiche. En bouche, beaucoup de fruits rouges, essence de fruits, vanille, cannelle, avec un crescendo de cerises très prononcées. Les saveurs tirées du fût de Cabarnet masquent un peu trop les autres saveurs et laissent une sensation tannique en finale de bouche qui déséquilibre un peu le whisky. Ce whisky est facile à apprécier mais possède une ambiguïté bizarre entre les saveurs du new oak et du cask finish. Pour être franc, la plupart des gens l’apprécieront mais le dégustateur plus attentif ne se laissera pas berner si facilement. À 70$ la bouteille, pour un whisky qui n’est pas distillé sur place, je crois que c’est cher payé pour un whisky acheté à une autre distillerie. Easy money comme on dit…