Glenfiddich 18 ans (embouteillage US)

43% alc./vol.
Version embouteillée pour les États-Unis à 43% d’alcool, le reste de la planète devant se satisfaire de 40%, à l’instar du Macallan 12 ans.

Martin 91.5%
Couleur brun sherry, comme la bouteille. Nez: De la vanille boisée saute au nez en partant. À peine salé, un curieux mais séduisant mélange de sucre caramélisé, de toffee, d’orange sanguine, de mélasse et de pétrole. Bouche: Orge et dattes trahissent tout de suite le fût de sherry, mais ce n’est pas long avant que le fût de bourbon se montre le bout du nez par le biais de cassonade, marmelade et Golden Grahams. Extrêmement doux. Finale: Fumée de charbon. Pruneaux et poires. Moelleuse et savoureuse. C’est comme les matins d’hiver où l’on est si bien au chaud dans son lit et que juste l’idée d’en sortir est épouvantable. Équilibre: Remarquable. Supérieur à ses petits frères. Très abordable pour un malt de 18 ans. Définitivement à mettre sur ma liste d’épicerie de la SAQ.

Macallan 18 ans

43% alc./vol.

André 89.5%
Fruits secs, caramel croquant brûlé, beurre. Très sherry et boisé avec un soupçon de fumée en finale.

RV 81%
Un whisky qu’on boit sans s’en rendre compte. Et sans goûter. Encore du malt un peu douillet et légèrement boisé qui s’approche des canadiens, à la manière des distilleries anonymes. L’arrivée est fruitée avec du sucre cassé, rien pour déplaire mais beaucoup trop conservateur, à la limite un peu austère. Une coche au-dessus des single malt sans nom, un beau sucré bien wavé, mais rien d’excitant.

Patrick 91%
Se boit tellement facilement. Du vrai bonbon. Très doux, sucré et fruité. Marqué par le sherry de façon très intense. Caramel et vanille.

Martin 88.5%
Couleur ambre roux, acajou. Nez: Le vent de sherry est moins présent à mon avis que dans le 12 ans, mais on accorde rapidement son pardon à son aîné quand il nous prend au dépourvu avec des arômes de raisin, vanille, fruits secs et mélange à gâteau, sans oublier le caramel, le miel et une délicate pincée de coriandre. Bouche: Caramel, crème brûlée, beurre. Poivre noir. Moins complexe que ce que le nez nous annonçait. Se boit pourtant très bien. Finale: C’est enfin ici que le sherry fait son apparition et s’étire doucement main dans la main avec le malt et les épices, pour finir avec une pointe de fumée qui vient délicieusement nous chercher. Équilibre: Je m’attendais malheureusement à plus. Il me semble manquer de colonne pour un Macallan. On dirait qu’il a laissé un je-ne-sais-quoi dans les six années de plus passées dans le tonneau. Pas mal dispendieux pour ce que c’est. 46% d’alcool l’aurait-il aidé?

Macallan 12 ans (embouteillage US)

43%% alc./vol.
Version embouteillée à 43% d’alcool uniquement pour le marché américain.

Martin 88%
Entre auburn, henne et acajou se situe le choix de la teinte la plus appropriée. Nez: Explosion d’épices et de xérès. Raisins secs, pruneaux et toffee. Miel et bois de chêne. Une touche de zeste d’orange vient couronner le tout. Bouche: Cerise, caramel à peine salé, très doux, onctueux et velouté. Vague de canneberges et d’essence de vanille. Finale: Douce et épicée à la fois. Pointe de feuille de tabac. Impression restante de beurre et de gingembre. Équilibre: Un solide Macallan. Un excellent sherry d’entrée de gamme. Un de mes whiskies de semaine aux États-Unis, quand le taux de change le permet.

Benromach Round the World Yacht Race

57% alc./vol.
Embouteillage commémoratif pour la « Round the World Yacht Race » de 2007-2008, Single Cask distillé en octobre 2000 et embouteillé en avril 2008.

André 91%
What a fucking sherry beast ! Noix, Christmas Cake, fruits secs, un peu d’épices, pruneaux. Très fort en bouche, le sherry en avant-plan et les fruits secs en accord avec le sherry. C’est très chaleureux en bouche, puissant et concentré. C’est d’ailleurs cet ensemble de saveurs qui exploseront en bouche avant de s’assécher tout juste avant la finale qui offrira quant à elle un retour plus prononcé sur les épices et l’alcool. Finale très longue surfant sur des vagues de sherry épicé. Un benromach « A’bunadh style » ! J’adore.

Macallan Forties

40% alc./vol.

André 82%
Miel, vanille, crème brûlée. Très linéaire comme odeurs et arômes. En bouche, la texture est trop éparse, même avec les notes de caramel brûlé, le sucre et le miel, l’ensemble est évasif et hautement volatile. En respirant, le whisky dégage maintenant de belles vagues chocolatées. La finale est très courte, sans aucune variante d’arômes que celles livrées précédemment. Un whisky dont le nez est vraiment agréable mais dont la texture et la finale ne sauront livrer les charmes et subtilités.

Glenfarclas 105 – 20 ans

60% alc./vol.

André 88.5%
Deux pelletées de raisins secs… et encore plus… Raisins secs, gâteau aux fruits dans son jus. Le sherry est concentré et sans aucune ambigüité, c’est bold and thick, massif. Figues, pâte de fruits. En fait, le sherry est si puissant qu’il relègue bien des subtilités à l’arrière-plan. La bouche étonne tout de même de par sa douceur malgré son 60% d’alcool. Les mêmes saveurs du nez se retrouveront en bouche mais s’additionnent de chocolat noir un peu épicé. La texture est sirupeuse et goulue, très enrobant et longue en bouche. Il y a aussi une léger feeling poussiéreux en fond de bouche qui rappelle l’âge du whisky. Si tu n’aime pas le sherry, tu est définitivement cuit… Finale; Soutenue et fruitée, directe et franche. Ma Glenfarclas adorée, ma sherry butt, tu m’as servi toute qu’une volée alcoolisée.

Patrick 84%
Parfum de caramel fruité avec… Heu, une fausse note que je n’arrive pas à identifier. En bouche toutefois, aucune fausse note! Très chaleureux caramel épicé et fruité. La finale est moyennement longue et s’étire sur les épices. Un bon whisky, sans plus. Toujours est-il qu’il est très intense, mais qu’on sent très peu la force de l’alcool.

Glendronach 15 ans Tawny Port

46% alc./vol.
Issue d’une série simplement baptisée Wood Finishes, composée de versions de Glendronach affinées dans différents types de fûts, cette édition se rapproche davantage des versions originales marquées par un élevage en fûts de xérès. Après une première période de vieillissement en ex fûts de bourbon, ce dernier a séjourné le reste de son temps en fûts de porto Tawny dont il tire sa couleur rosée.

André 86%
Bizarre de couleur cuivre-saumon, le Port Cask est très affirmé au nez, si on prend bien le temps de le laisser respirer. Les odeurs apparaissent progressivement en crescendo; raisins mauves très mûrs, pruneaux secs, un peu de sherry peut-être. En bouche, c’est encore mieux; beaucoup de fruits et de vanille, goût de pâtisserie ou de fourrés aux fruits. La finale est étonnamment longue pour un whisky si doux, celle-ci est aussi un peu trop rectiligne. Dans sa niche, un whisky bien construit et bien représentatif du style.

Patrick 89%
Délicat parfum de Tawny avec un fond de caramel… En bouche, une belle chaleur provenant du riche fruit du porto, un peu de caramel écossais et de chocolat. La finale s’étire sur un riche sucre de cassonade et de fruits. Ces deux alcools semblent vraiment fait l’un pour l’autre! Une recette réussie, que demander de plus?

BenRiach 12 ans Sherry Cask

46% alc./vol.
Élevée en fût de sherry de premier remplissage cette version constitue une très belle alternative aux distilleries du Speyside spécialistes de ce type d’élevage. Réservée au marché asiatique uniquement, cette expression de Benriach élevée à 100% en ex-fûts de sherry nous est proposée en exclusivité par la distillerie. Elle vient compléter la gamme existante composée principalement de whiskies élevés en ex-fûts de bourbon, tourbés ou non, et d’affinages spécifiques.

André 88%
Richement fruité, huileux, chocolats blanc et fruits secs, nougat et oranges. Bouche très axée sur le sherry, s’accompagnant de crème brûlée, de fraises et de fruits confits. La simplicité bien livrée. Comme on dit; « beau, bon et pas cher ».

Patrick 90%
Parfum de figues et bon fond de xérès. En bouche, toujours les figues et le xérès, mais mariés habilement par un doux chocolat. La finale, d’une belle longueur, s’étire sur le chocolat et un soupçon d’épices. Très bien balancé et surtout un rapport qualité/prix qui fait qu’on a aucune raison de s’en priver.

Martin 89%
Sherry orangé et d’apparence fruitée. Nez: Xérès, pas étonnant, cerise noire, noix, caramel salé, et dattes. Simple, mais plaisant et bien construit. Bouche: Raisins juteux, caramels crémeux Kraft, belles épices comme cannelle et poivre blanc. Nougat, orge et bois de chêne. Un vrai délice qui nous fait en redemander. Finale: Chaude et intéressante. Ses notes de xérès, de paprika fumé et de cacao s’allongent pour notre plus grand plaisir. Équilibre: Simple et efficace, un sherry cask de cette qualité à ce prix-là mérite qu’on fasse le détour en SAQ.

Benromach Peat Smoke Batch #5

46% alc./vol.
Distillé en 2004, embouteillé en 2012 à partir de fûts de bourbon de premier remplissage.

André 89%
Un jeune whisky à l’allure effrénée, la tourbe est intense et un peu crasseuse mais amadouée par les notes de fruits tropicaux. La texture en bouche est ce qui trahira son âge, mais rien de désagréable, même si un peu fougueux. J’aime bien le peppermint et le tar de la bouche. Finale directe et uniforme, beaucoup de tourbe encore et une pointe de craie pour tableau noir d’école. Un superbe whisky, qui saura étonner le plus féru des amateur de tourbe. Je salue aussi le passage à 46% d’alcool par rapport aux premières versions Peat Smoke qui étaient à 40% d’alcool.

RV 88%
Pour soirée devant le feu, accompagné d’une blonde ou d’une guitare plutôt que des boys et des histoires de chambres de hockey. Très belle représentante du Speyside fumé, la tourbe est douce, soyeuse et légèrement fumée. L’arrivée est cendreuse, vineuse et bien dosée, et la finale surprend avec une explosion d’éclisses de bois de cèdre et du miel qui tire sur le caramel. Un peu jeune au niveau de l’aftertaste mais une très belle mesure, un peu à l’image du Benriach Curiositas, que la tourbe est exportable d’Islay.

Patrick 88%
Nez: Tourbe fraiche et… Heu, agréable. Bouche: Fumée intense et tourbe juteuse. Finale: Fumée. Balance: Simple et efficace, un whisky à apporter avec soi à la pèche!

BenRiach 12 ans Horizons

50% alc./vol.

RV 82%
Uncork and sniff. Parce qu’à peine une minute suivant l’ouverture, le petit côté intéressant de bière et d’agrumes s’éclipse, échangé pour du sucre et de la cassonade qui dissimule toute trace de grain. Heureusement, en bouche il est plus végétal, avec des saveurs de navet et de carotte sucrée. Phantomatique en gorge, on ne le sent descendre ni en ressent l’aftertaste. Dommage, ce sprinter avait bondi si spectaculairement de son stalle.