Pittyvaich 20 ans

57.5% alc./vol.

RV 70.4%
Superbe démonstration d’échecs. Kasparov en moins. Petit, vraiment petit grain & PlayDoh. Suivi de délicieuse rouille, de métal et de bois passé date. Rien pour faire recracher ce sous-produit, mais la finale de feuilles mortes mouillées avec des conserves de métal elles aussi rouillées est simplement désagréable. Le tout coiffé par un prix encore moins digestible, c’est inévitable: à tout point il s’agit d’un mauvais whisky.

Patrick 69%
Nez: Pas particulièrement agréable.  Il y a un fond d’agrumes et un peu de maïs mouillé.  Le tout baigne dans un parfum de lait qui est sur le point de cailler.  Bouche : Pour une rare fois, j’aurais aimé que le whisky soit dilué à 40%, afin que le goût soit moins intense.  D’abord le lait caillé (ou de vomi de bébé?), puis une touche de moufette, qui glisse sur une touche métallique.  Finale : Assez longue et métallique.  Balance : Dire que notre monopole d’État a le culot d’exiger 405$ pour cette horreur.  Pire encore, dire que Diageo a le front de demander de l’argent pour que nous les débarrassions de ce whisky.  Diageo a tout de même pris une excellente décision ici : On comprend rapidement pourquoi cette distillerie fut celle avec la vie la plus courte (1975-1989) en Écosse.

Martin 61%
D’une teinte extrêmement pâle, on dirait un vinho verde. Nez: Légère vanille, gazon, ne fait pas son 57%. Floral, semble doux et sans danger. MAIS C’EST UN PIÈGE ! Bouche: Le punch de son taux d’alcool ne tarde pas. Un mélange d’herbe humide et de petit cuir fruité tente de nous leurrer. Sa puissance cask strength a tôt fait de nous engourdir le palais et du coup masquer son mauvais goût. Finale: Cuir huileux ranci, telle une selle d’équitation qui n’aurait pas été changée depuis un petit bout de temps. Fort désagréable. Équilibre: Un whisky médiocre c’est une chose, mais à ce prix c’est carrément grotesque. Bref je dirais le Battlefield Earth des scotchs.

BenRiach 17 ans Solstice 2nd Edition

50% alc./vol.
Marqué par un affinage en fûts de porto, ce single malt très tourbé oscille entre l’ombre et la lumière. Baptisée Solstice, cette version porte bien son nom tant le passage des notes fumées hivernales aux notes fruitées estivales évoque le solstice d’hiver et le solstice d’été. A déguster dans une ambiance contrastée.

André 93%
Tourbe parfumée au porto, abondant et fruité tout en étant fort en bouche, bien soutenue par l’apport des fruits secs. En bouche; vague de tourbe appuyée par le port cask, influences fruitées de cerises, raisins mauves, fraises-framboises… Pour les amateurs d’ambigüité, le mélange est pour le moins exotique. De plus, le feeling poreux accentue la texture assez unique du whisky et la balance exacte des éléments rendent même agréable le taux d’alcool. J’adore l’audace de présenter des éléments si différents mais qui se complètent si bien en bouche.

Patrick 90%
Le scotch comme on l’aime : Robuste, savoureux et complexe. A inscrire sur ma liste de cadeaux de Noël svp. Nez : Fumée de tourbe crasseuse et cendreuse, avec une touche fruitée des plus subtiles. Bouche : Texture très huileuse de fumée de tourbe intense et portée par un jus de fruit sucré. Le tout, avec une bonne dose d’épices venant du fût de chêne. Finale : D’une longueur moyenne et portée par la fumée.

Martin 91%
Teinte dorée et orangée tirant dangereusement sur un rosé digne de son fût de porto. Nez: Relativement doux au nez. De joyeuses effluves de porto percent aisément son mince voile de tourbe et son taux d’alcool. Cerise, fraise et chêne complètent le nez. Bouche: Texture épaisse bardée d’un caramel riche et franc. Épices du xérès, bois et raisin. Dattes et tabac à pipe. La tourbe est très très subtile, mais supporte efficacement le tout. Finale: Très soutenue sur une proéminence de tourbe, suivi de dattes, de cerise et de chêne sec épicé. Cacao. Équilibre: On pourrait chiâler que c’est plutôt timide pour un embouteillage qui s’affiche « heavily peated », mais c’est un pari si réussi qu’on peut presque tout lui pardonner.

Kim 85%
Ça sent les pneus recouverts d’une bonne couche de confiture aux framboises, mais l’odeur de pneus finit par s’adoucir. En bouche c’est intense, du poivre fumé sur une planche de bois, un goût qui dure longtemps, longtemps. Après quelques gorgées, on perd un peu du punch du début. La finale est un peu étrange, voire décevante, comparativement à son entrée tonitruante.

Glenfarclas 8 ans

40% alc./vol.

André 79%
Comme entrée de gamme, ce 8 ans d’âge se tire bien d’affaire mais y perdra quelque plumes au passage, surtout au niveau texture qui est presque inexistante, c’est liquide comme de l’eau, très passager comme whisky. Le sherry est là mais très atténué, timide, les raisins bleus, quelques fruits épars menant sur la finale sur laquelle il faudra se concentrer pour ne pas louper. J’ai de la difficulté à saisir le but d’embouteiller un 8 ans d’âge, surtout lorsque cette même distillerie distribue un 10 et un 12 ans qui savent beaucoup mieux représenter la ligne directrice et le style de Glenfarclas.

Benromach Origins Batch #2 Port Pipes

50% alc./vol.

André 84%
Fût de port/sherry bien en évidence mais n’impressionne pas de par sa finesse et sa rondeur et l’apport fruité habituellement présent dans de tels embouteillages. Les fruits, gâteau aux fruits, des épices, cerises marasquin, fond de chocolat et de brown sugar, cannelle. La qualité du fût laisse à désirer, il y a un fond de sherry oxydé pas agréable qui refait continuellement surface en bouche. Le whisky sera plus pointu en finale, les épices prendront de la force ce qui accentuera le taux d’alcool. La longueur en bénéficiera et sera de bonne longueur mais qui n’apportera rien de plus que senti et goûté précédemment.

Patrick 82%
Nez : Porto, chêne et céréales. Bouche : Une belle chaleur, fruits intenses et chêne. Finale : Assez longue et chaleureuse. Balance : Bien, mais sans plus.

Martin 86%
Très riche ton de roux absolu. Nez: On y découvre peu à peu des effluves de fruits séchés, de dattes et d’épices, encore une fois proches du xérès, même si l’on sait pertinemment que la finition est faite en fûtailles de porto. Bouche: On reste dans les fruits, mais confits cette fois-ci, toujours avec des dattes et des pruneaux épicés en puissance. Le chêne et l’orge continuent toutefois à chevaucher le tout avec grande aisance. Finale: Moyennement longue mais combien chaude, sur des notes d’agrumes, surtout d’orange. Équilibre: J’aime beaucoup, spécialement pour une première incursion chez Benromach, je veux y retourner. Dans la catégorie “porto”, on préfère le Glenmorangie Quinta Ruban, mais le Origins Port Pipes se défend tout de même exceptionnellement bien.

Macallan 12 ans

40% alc./vol.
Le vieillissement des whiskies se fait dans deux types de fûts. Une première série de fûts en provenance d’Espagne est utilisée. Ce sont des fûts fabriqués à la tonnellerie de Jerez à partir d’un bois riche en tannin. Ces fûts sont utilisés deux saisons pour la fabrication du sherry puis sont vidés et envoyés à la distillerie Macallan. La deuxième série de fûts est d’origine américaine. Ces fûts sont fabriqués dans une tonnellerie du Kentucky. Ils sont utilisés pour la maturation du bourbon pendant huit années. Ils sont ensuite vidés et envoyés à la distillerie Macallan.

André 85%
Mes attentes envers Macallan étaient grandes. Je n’ai pas été déçu mais surtout je suis heureux d’avoir gouté à ce scotch en ayant de l’expérience car c’est un scotch trop rempli de subtilité pour tout amateur. Doux, bien balancé, enrobant à souhait, fruité et boisé accompagné d’une finale très légèrement épicée / fumée.

RV 80%
Épices douces et légèrement herbeux, assez complexe. Les épices attaquent fortement, mais tombent un peu trop rapidement. Très beau début de finale, toute aussi complexe, mais s’éteint un peu trop rapidement dans un bazar de capharnaüm trop indéfini a mon goût. Complexe? Oui. Satisfaisant? Non. Enfin, un prix trop élevé, à environ 10$ de différence, le Cask Strength est un meilleur placement.

Patrick 86%
Fleurs et sherry, plus intense et riche que le 10 ans. Vraiment intéressant, un coup de foudre instantané. Riche et intense.

Martin 86%
Belle teinte de henné roux ou bien d’ambre diablement riche. Nez: Un tonneau de sherry dans les dents. On découvre un nez de bois de chêne et de vanille crémeuse, entrelacé avec des notes d’agrumes et de pruneaux. Bouche: Cerises, caramel onctueux suivi de vanille et de fruits des champs. Finale: Je pourrais faire un copier-coller de la finale américaine. En parlant de ça, finale douce et épicée à la fois. Pointe de feuille de tabac. Impression restante de beurre et de gingembre. Équilibre: Une belle bombe de sherry de semaine. Comme son frère américain, mais il est beaucoup trop dispendieux ici pour ce que c’est, en plus avec une coupe de 3% d’alcool, ça ne vaut vraiment pas le coup.

Glenfiddich 18 ans Ancient Reserve

40% alc./vol.

André 78%
Ma déception chez Glenfiddich. Je m’attendais à quelques chose de plus peaufiné, de plus « riche » en bouche, mais je cherches toujours.
2eme tasting 81% Nez très inoffensif avec des effluves de fumée de type Islay, mais très discrètes. Fruité timidement agrémenté d’arômes de zeste d’orange et de chocolat. Bouche pauvre, sans texture et hautement insipide. La fumée du nez est complètement disparue mais a entrainé avec elle le peu de senteurs agréables qui avaient osé se montrer. S’améliore de beaucoup en finale où les céréales se soulèvent, s’accompagnant du bon boost d’oranges épicées. Décevant, surtout si vous avez goûté au 15 ans Solera avant celui-ci.

Patrick 76%
Couleur rosé; Léger peat fumé; Rapport qualité/prix poche. Le scotch qui me déçoit le plus de cette distillerie.
2eme tasting 84% Nez huileux, avec des notes xérès, caramel et fumée. En bouche, la fumée est plus apparente, avec une belle chaleur provenant du xérès, le tout assemblé par un caramel écossais délicat et baignant dans un chêne robuste. La finale commence sur une note de malt, rapidement repris par la fumée. Une belle surprise par rapport à l’ancienne édition, dommage que le taux d’alcool soit aussi chétif, ce qui lui fait perdre de nombreux points.

Martin 92%
Les gars, je pense qu’on a pas bu la même bouteille… Vous avez tout intérêt à lui offrir un 3e tasting. Coloris entre un caramel doré légèrement rosé et un xérès brunâtre. Nez: Dattes et raisins sont accompagnés d’une puissante dose d’orge et de chocolat. Avec un peu de patience on parvient à déceler un fond de pomme Granny Smith, d’orange sanguine et de vanille. Bouche: Relativement huileux, doux et sucré. Nous ne demeurons pas loin du nez, avec des pruneaux, des raisins et des dattes baignant dans la cassonade, le tout étant un indicateur de l’influence marquée d’un fût de sherry, même si l’emballage ne l’indique pas. Finale: Derrière un mince rideau de cuir, de moka et de fumée, on profite de belles notes de pommes, de gingembre, de chocolat et de gousse de vanille. Franche, sèche et affirmée. Équilibre: Une belle rareté qui ne se fait malheureusement plus. Une généreuse coche au-dessus du 18 ans d’aujourd’hui, à l’instar des embouteillages pré et post-2006 de Highland Park 12 ans.

RV 76%
Herbeux, malt; Goût: céréales, épicé intéressant; herbeux; finish medium herbeux ordinaire.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Dailuaine 15 ans 1995

43% alc./vol.
Distillé en septembre 1995 et embouteillé en juillet 2011.

André 82%
Très crémeux avec de beaux atours fruités principalement poires et pêches. Arrivée citronnée, poudre de malt, sherry. Très vivifiant et désaltérant. Finale qui s’éteint par contre trop rapidement.

Patrick 82%
Un whisky relativement original, mais j’Aurais préféré y goûter à taux d’alcool plus respectable.  Dommage, une belle occasion manquée.  Nez : Parfum plutôt frais : Céréales, agrumes et fruits exotiques.   Bouche : Toujours les agrumes, quelques épices, mais pour reprendre les mots de Martin, l’ensemble est dominé par une sensation de pneus neufs.  Finale : D’une longueur moyenne et poussiéreuse.

RV 87.5%
Toujours agréable de découvrir une petite boulangère rétrograde pourvue de bonnes intentions. Bananes, pain aux bananes, bref un nez et une bouche doucement fruitée. Toutefois, la finale est très conventionnelle, avec du malt, du grain et une touche de miel; il faut quand même rester sucré après un pareil nez. Enfin, en aftertaste, les épices laisse un souvenir un peu différent, et avec une touche de muscade l’ensemble est bien ensaché, vraiment prêt à la consommation. Et 63$ pour découvrir une nouvelle place, un bon petit prix pour un bon petit whisky.

Martin 82%
Il arbore des reflets d’un ambre pâle et la belle clarté d’une paille riche. Nez: La céréale jeune et les cours d’eau du Speyside nous sautent tout de suite au nez, suivis d’une vague sucrée et fruitée qui se termine sur des notes de kiwi et de lychee poivrées de citron. On sent vraiment la jeunesse de ce malt au nez, et malheureusement ça ne lui fait pas. Bouche: Réchauffe la bouche avec du miel et du citron sur des accents de céréales légères très sucrées. Le fait qu’on soit ici à plus de 40% d’alcool est un trait un tantinet rédempteur. Si j’étais enrhumé et qu’un gros Saint-Bernard m’en apportait dans son petit tonnelet accroché au cou comme dans la pub de Neo-Citran, je suis certain que je serais pas mal plus prestement remis sur pied. Finale: Moyennement longue et baignant dans une salade de fruits dans son sirop, accompagnée d’un vent de parfum cheap de directrice d’école à saveur de pneu neuf. Équilibre: C’est un embouteillage honnête dans son ensemble, mais qui ne vaut certainement pas le voyage en Europe. C’est un vieillissement en fûts de xérès de deuxième remplissage, c’est-à-dire qu’un autre whisky y est déjà passé avant, et on dirait que ce Dailuaine y a laissé un petit peu de son âme…

Macallan 1824 Collection Estate Reserve

54.7% alc./vol.
Édition réservée au marché asiatique.

André 77%
La première snif du nez est très désagréable, bois pourrissant dans une forêt, du gros cuir naturel poli, toffee, du gingembre. La bouche livrera les habituelles notes de Macallan, de gâteau aux épices, de sherry goulu et de fruits sec mais il n’arrive pas à se débarrasser de ces flaveurs de bois pourri ou de fût de mauvaise qualité, je ne sais trop… La plus belle transition sont les notes de toffee et de caramel se mariant aux cosses d’oranges qui s’arrondissent avec le temps et qui tentent de sauver la mise. Finale relevée par les épices, le taux d’alcool est agréable ce qui aidera à digérer la déception. Après avoir goûté au Select Oak payé 60$ pour un litre… ouch !

Patrick 84%
Nez: Caramel à la confiture. Bouche: Le xérès de Macallan noyé dans le caramel. Finale: Courte et sucrée. Balance: Pas la complexité habituelle de Macallan. A ce prix-là, c’est simplement du vol. Allez porter la bouteille à la police et portez plainte.

Martin 79%
Son beau coloris orange profond nous crie sherry en pleine face. Nez: Une combinaison alléchante de cèdre, gingembre et fruits séchés, bardée d’un peu de chocolat à l’orange. Comme je le répète encore et encore, le xérès à fond la caisse, tel qu’attendu d’un Macallan, mais malheureusement terni par un côté cuivré métallique, comme si on donnait un bon coup de torchon sur le côté de l’alambic. Bouche: On y découvre zeste d’orange, épices, raisins secs, pruneaux, enveloppés d’une infime fumée de bois. irrévocablement meilleur qu’au nez. Finale: Durable avec des effluves d’épices et de dattes, mais encore une fois ternie par le cuivre, voire même de l’huile à trompette. Équilibre: Malencontreusement beaucoup trop cher pour un Macallan qui, blasphème, me semble inférieur. La marque nous a habitués à nous attendre à un produit définitivement exceptionnel. Ça ne vaut pas le voyage à Hong Kong. En lieu et place de cela, prenez donc votre 250 balles et passez en SAQ pour un excellent Macallan 18 ans.

Balvenie 16 ans Triple Cask

40% alc./vol.

André 88%
Tout à fait Balvenie avec les habituelles de miel, de vanille et d’amande. Bien rond et féminin. Les bananes apparaitront peu à peu et prendront une place de plus en plus importante. Il y a encore un fond fruité orange-mandarine vraiment agréable en background. Un peu sec en bouche, le chêne se démarque au départ, avant d’être balancé par les fruits secs et la vanille. Je n’aimes pas particulièrement le côté astringent en finale – la conjonction chêne sec et épices – qui tranchent abruptement avec l’aspect crémeux du whisky dans son ensemble. Néanmoins, le fait de ressentir l’effet de chacun des types de fûts ayant contribué à la conception de ce whisky est en soi un bel accomplissement.

Patrick 84%
Nez: Pointe de fruits et d’oranges, le tout servi sur une planche de bois. Bouche: Bois sec et vin. Finale: Courte, marquée par le bois et le vin. Balance: Vraiment trop dilué. Dommage.

Martin 88%
Le verre arbore un ambre léger qui nous amène presque à douter des ses multiples futailles. Nez: Un vent d’épices et de fruits secs évoquant le sherry entame la danse. Ça tombe bien, c’est un de ses trois fûts. Un peu de zeste d’orange vient compléter le tout. Bouche: Un raz-de-marée de céréales, de miel et d’amandes. Plus particulièrement l’orge juteuse baignant dans le xérès. Un brin de fumée tente un échappé, mais tombe un peu à plat. Manque un tantinet de mordant. Finale: Les épices astringentes du sherry font leur effet, mais en moins long que je l’avais escompté. Le sherry prend tellement de place que j’ai de la difficulté à percevoir les deux autres affinages. Équilibre: « Mais » est le mot d’ordre ici. Il y a toujours quelque chose qui met une ombre au tableau à chaque fois que j’y retrouve un aspect plaisant. Bel exemple de triple vieillissement, mais il manque de poigne au niveau de l’alcool. Bien que j’affirme que son degré d’alcool quelconque est un handicap, d’autres diront qu’il laisse place à une découverte plus aisée des trois différents fûts qui entrent dans sa composition. À vous de voir…

Balvenie 17 ans Madeira Cask Finish

43% alc./vol.
Le Balvenie Madeira Cask a vieilli exclusivement dans des fûts traditionnels en chêne américain avant d’être transféré dans des fûts initialement utilisées pour la production du vin de Madère. Première édition, embouteillée en 2009.

André 92.5%
Nez mielleux de douces céréales finement épicées au gingembre et cintrées de noix. Le nez est enrobant et rond, offre de belles notes d’orange, de tarte aux pommes (pâtisseries) de toffee et de caramel. Arrivée en bouche sirupeuse et huileuse, noisettes enrobées de miel, nectarines, certaines notes, en s’évaporant libèreront des nuages de toffee et de miel fort agréables. La finale est un peu sèche, parcimonieusement épicée et agrémentée de quelques fruit exotiques en finale de bouche. Encore une fois, j’adore Balvenie, une qualité d’exécution indéniable.

Patrick 89%
Nez: Parfum vineux et très boisé. Bouche: Très vineux, fruité, touche terreuse et boisée, avec une pointe de fumée. Finale: Le bois brûlé, mais surtout toujours le raisin du vin. Balance: Très bien, une complexité qui donne soif!

Martin 89.5%
On lève et on tourne le verre devant le sapin pour révéler une robe d’un orangé profond tirant sur un ambre résolument neutre. Nez: Une curieuse fumée s’efface doucement devant une poignée de fruits des champs et de miel. La fumée réapparaît ensuite, escortée de cuir, pour revenir sur des notes d’orge et encore de miel. Un nez qui tourne en boucle. Le whisky favori de l’Ouroboros. On laisse reposer un peu le verre pour débloquer un voile de Map-O-Spread. Achievment Unlocked! Bouche: Éruption d’un amalgame de céréales, de miel et d’amandes, chapeautée par une mince volute de douce boucane. Le taux d’alcool est pas mal sur la coche, juste assez pour donner un peu de torque, mais pas trop pour précipiter hâtivement les saveurs. Finale: Cuir, épices et fumée sont au rendez-vous, et s’en vont sans outrepasser la durée raisonnable de notre hospitalité. Équilibre: Ça donne le goût d’un verre de madère. Ce fût de finition est un excellent choix qui bonifie un malt qui est déjà tout aussi excellent en partant.